.

"If I could break the spell,

I'd run to him today,

And somehow I know,

He's on his way to me,

You and I were meant to be."

.

C'était un mélange d'univers. Nous étions en 2025 et j'étais en couple avec Tom Hardy. (Yummy...)

Oui, mais Tom Hardy en mode Alfie Solomons dans la série "Peaky Blinders", dont j'ai écrit une histoire, sous le nom de :

"The Baker of Camden Town"

Dans ma série "La Saga de Buscarron".

Néanmoins, dans mon cauchemar, je ne l'appelais pas "Alfie" mais "Tom", donc je vais continuer à écrire ce prénom-là.

Merci - ou à cause - de mes Troubles de Stress Post-Traumatique, je me suis retrouvée dans ce sempiternel même "Refuge" dans le sud de la France. Néanmoins, aucun membre de ma famille ne s'y trouvait, et la maison était différente. Bien plus haute, bien plus grande et imposante. Tel un château hanté, la bâtisse se dressait devant mes yeux épuisés, les tours touchant les nuages noirs dans le ciel orageux. C'était onirique. Ou cauchemardesque. Tout dépend du point de vue, je suppose.

Je portais toujours une simple, mais élégante robe bleu azur, avec des Converses noires aux pieds. Mes longs cheveux châtains tombaient dans mon dos, noués en une épaisse tresse négligée.

Quant à Tom, il était un parfait mélange de lui-même et de son personnage de Mr Alfie Solomons : Il en imposait carrément. Il n'était pas bien grand pour un homme, mais il était plutôt large en musculature. Très bien bâti, avec d'épaisses épaules et une taille athlétique. Il portait un haut chapeau noir qui cachait son regard, sa barbe de trois jours rongeait son visage et il avait sur le dos une vieille chemise blanche, froissée, aux manches retroussées jusqu'aux coudes. Par-dessus, il portait un veston bleu marine, de la même couleur que ma robe. Aussi négligemment que ma coiffure, les bretelles de son pantalon tombaient sur ses cuisses, au lieu d'être enfilées sur son torse, il avait un anneau en or à son index droit (moi, j'ai un anneau en verre à ce doigt, IRL) et il portait plein de bracelets en cuir à ses poignets.

Et, surtout, il avait de magnifiques et perçants yeux bleus intenses...

Tom ne parlait - Dieu merci - PAS comme Alfie Solomons, mais plutôt comme Eddie Brock dans "Venom" (ah bah j'ai dit que c'était un mélange d'univers, hein !).

Et c'est dans ce contexte déjà bien étrange que commence notre histoire...

.

"Far longer than forever,

I'll hold you in my heart,

It's almost like you're here with me,

Although were far apart."

.

Certes, j'ai dit que Tom et moi étions en couple. C'est vrai et faux : oui, nous étions ensemble, mais pas officiellement, car nous devions cacher notre relation.

Pourquoi ? Eh bien, à cause des NOMBREUX ennemis de Tom. (Enfin, à cause des ennemis d'Alfie Solomons...).

Une journée normale, sous un ciel gris et menaçant, nous devions assister à une réunion soporifique dirigée par une bande de joyeux drilles pensant pouvoir changer le Monde en gueulant assez fort sur Internet et en faisant des conneries plus grosses que le vide intersidéral de leurs cerveaux. Et, déjà qu'être poursuivi par des super-méchants c'est horrible, mais être poursuivi par des super-méchants plus neuneu qu'un bulot mort, je trouve ça pire, personnellement.

Alors, bien sûr, leurs des petites pauses qui nous étaient octroyés entre deux réunions Tupperware des débiles, Tom et moi en profitions pour courir dans la salle de remise la plus proche et faire des trucs interdits au moins de 18 ans...

J'espère que vous n'avez pas besoin d'un dessin, car je ne suis pas à l'aise avec les choses de l'amour.

Une fois notre petite - longue - affaire terminée, nous sommes retournés le plus normalement du monde dans l'immense salle de réunion. Nous étions assis sur des chaises pliables inconfortables et nous devions écouter un neuneu au Q.I négatif qui s'amusait à se réjouir de la mort d'une personnalité connue.

Ah, d'accord...

Tom croisa les bras sur sa poitrine et rongea son frein pour ne pas se lever et casser la gueule du crétin qui vociférait sur l'estrade. Surtout que, vu la musculature de Tom, une pichenette suffisait à mettre l'autre K.O. Malgré les paroles immondes proférées par l'hôte, tout le public semblait agréer à ses propos.

- Ainsi s'éteint la liberté, sous une pluie d'applaudissements... marmonnais-je à Tom.

Il acquiesça en soufflant un coup, tout en gardant la mâchoire et les dents serrées.

.

"Far longer than forever,

As constant as a star,

I close my eyes and,

I am where you are."

.

À la fin de cet interminable meeting, nous avons quitté la grande salle pour nous rendre vers la cuisine commune. Tom et moi faisions très attention de ne pas nous toucher, ni de nous parler ou de nous regarder pour ne pas éveiller les soupçons chez les gens autour de nous. Alors, j'étais à l'autre bout de l'immense table rectangulaire en bois, qui croulait sous les dizaines de boissons et de victuailles différentes pour remplir l'estomac des invités que nous étions. IRL, j'en suis à 325 jours de sobriété (bientôt un an !) et dans mon songe, je me suis donc machinalement dirigée vers une bière sans alcool. Je tenais mon verre en plastique rouge, typique des gobelets américains, lorsqu'une dame se dirigea vers moi. Je l'ai reconnu de suite comme étant une de mes anciennes professeures de lycée, qui n'avait pas vraiment changé.

- Alisone ?! Ça alors ! Je ne m'attendais pas à te voir ici !

- Ouais, moi non plus... marmonnais-je en buvant ma Guinness 0%.

- Toi non plus tu ne t'attendais pas à me voir ici ?

- Non, moi non plus JE ne m'attendais pas à ME voir ici.

Mon amertume était aussi criarde que celle de ma bière, mais ça m'était égal. Parce que je voyais Tom qui lorgnait un groupe de gens non loin de lui et je les ai reconnus facilement, puisqu'il s'agissait de ses fameux ennemis. Le genre d'ennemis qui aiment torturer et tourmenter ceux qu'ils haïssent. La raison pour laquelle nous cachions notre relation, pour éviter que ces psychopathes ne me kidnappent en représailles contre Tom.

Mon amant tenait lui aussi un verre rouge dans sa main droite, mais de sa main gauche, il signait en langue des signes dans ma direction. Une phrase que je compris très facilement, étant notre nom de code à distance. Ma professeure continuait de me parler, alors que je ne l'écoutais pas, j'ai posé mon verre sur la table et je suis sortie la première de la cuisine commune. Je me suis dirigée vers le parking.

Quelques minutes plus tard, Tom me rejoignit. Il souffla de soulagement en me voyant, puis se dirigea vers moi pour m'embrasser langoureusement. Nos langues dansèrent entre elles, durant un long moment.

Le parking souterrain était mal éclairé, mais juste assez pour voir à quelques mètres devant. Une fois notre baiser terminé, Tom glissa sa main dans la mienne et nous progressâmes dans le garage angoissant. Puis, comme Rose et Jack dans "Titanic" nous cherchions une voiture ouverte pour nous engouffrer à l'intérieur. Nous avons trouvés un grand Espace bleu T.A.R.D.I.S. Tom me fit entrer la première, je me suis glissée sur la banquette arrière, puis il s'installa à côté de moi, tout en fermant la portière derrière lui, aussi doucement que possible.

Dans le vide et la noirceur du parking, le moindre bruit résonnait jusque dans le cosmos...

.

"Sure as the dawn brings the sunrise,

We've an unshakable bond,

Destined to last for a lifetime and beyond,

Far longer than forever,

I swear that I'll be true,

I've made an everlasting vow,

To find a way to you."

.

Tout comme Rose et Jack, et la fameuse scène dans la voiture du paquebot, Tom se pencha au-dessus de moi pour m'embrasser amoureusement. Nous étions tellement concentrés sur nos embrassades, que nous avions entendu qu'au dernier moment les bruits de pas dans le parking. Les sons résonnaient en écho, et lorsque nous avons compris que des gens se trouvaient dans le garage, nous avons stoppé nos baisers passionnés. Tom releva la tête, les oreilles aux aguets, essayant de décoder le tapage sonore. Je compris en même temps que lui qu'un groupe d'hommes marchaient entre les véhicules, cherchant quelque chose...

... Ou quelqu'un.

Lorsqu'une voix résonna dans la nuit, Tom murmura à mon oreille.

- Ce sont eux. Ils nous ont retrouvés !

Nous ne pouvions pas quitter la voiture, au risque de nous faire repérer, puisque nous ignorions réellement où ils se trouvaient. Donc, Tom chuchota simplement :

- Cachons-nous sur le sol !

Alors, oui... Nous étions sur la banquette d'une grosse voiture, mais même par terre, ce n'était pas assez large pour Tom. Bon, pour moi, oui. Je passais facilement sous le siège côté passager en laissant ma tête dépasser sur la moquette arrière, mais l'imposante silhouette de Tom avait du mal à se faire tout petit dans le véhicule. Il essaya quand même de se fondre dans le noir du sol.

Puis plus rien.

Nous ne bougions plus.

Nous ne respirions plus.

Le souffle en apnée, le cœur à l'arrêt, les oreilles tendues, nous attendions que les ennemis passent entre toutes les autos garées, sans nous voir.

Mais... Vous êtes dans un de mes cauchemars...

.

"Far longer than forever,

Like no love ever known,

And with your love I'll never be alone,

Far longer than forever,

Much stronger than forever,

And with your love I'll never be alone."

.

J'avais les yeux fermés. Je pensais que, si je ne voyais pas les monstres, les monstres ne pouvaient pas me voir.

Toc, toc, toc.

Trois coups retentirent contre la vitre au-dessus de Tom. Ce dernier paniqua, mais ne bougea pas d'un pouce, pensant être invisible dans le noir. Mais une voix amusée révéla :

- On vous voit...

Mon cœur tomba.

Tom me jeta un coup d'œil perdu.

Puis, un énorme fracas retentit.

Un des hommes tira sur la poignée de la voiture, mais, comprenant que c'était verrouillé, déplia sa matraque pour exploser la vitre du côté de Tom.

Il n'eut cependant pas le temps de se jeter sur moi pour me protéger, car un autre homme fit de même au-dessus de ma tête.

Du verre brisé s'étala sur la banquette et des cristaux tombèrent dans mes cheveux.

Tom hurla lorsqu'un des ennemis passa sa main à travers le trou pour ouvrir la portière de mon côté et qu'un autre m'attrapa de ses deux mains gantées.

- NON ! hurla mon chéri.

Mais lui aussi venait d'être alpagué par trois individus vindicatifs. Il donna plusieurs coups de poings qui mirent K.O un méchant, mais les autres le frappèrent avec leurs matraques et un taser. Quant à moi, les deux horribles me tenaient fermement contre la voiture et le plus grand d'entre eux avait une longue seringue entre ses doigts. L'aiguille se rapprochait de plus en plus de moi, tandis que je me débattais pour m'échapper. Dans la fureur, j'ai donné un violent coup de pied dans les parties de mon assaillant le plus proche. Il se plia en deux de douleur, mais riposta par vengeance avec un crochet du droit en plein sur ma tempe. Le coup m'assomma et je tombai sur le sol du parking, à moitié sonné.

Tom hurla derechef.

- NOOOOON ! ALIIISONE !

J'essayais de me relever au moment où je sentis l'aiguille déchirer la peau de ma nuque pour s'enfoncer violemment dans ma veine la plus proche. Le liquide émeraude se répandit dans mon système plus rapidement qu'une Fake News sur Internet, et j'ai rapidement senti mon esprit partir.

Les cris de Tom devenaient de plus en plus lointains.

Mon corps commençait à se raidir et à vouloir dormir.

Lentement, mes paupières se sont fermées, sous les hurlements de Tom.

- ALISONE !

Sa voix s'éloignait de moi. De plus en plus loin, de plus en plus profondément. Je sombrais. J'entendais encore les coups qu'il donnait pour se débattre et ses ennemis l'insulter en le frappant pour l'arrêter. Une flaque de sang se formait sur le sol du parking, mais ce n'était pas mon sang.

Mon corps s'envola. Un des vilains venait de me prendre dans ses bras pour m'emmener Dieu seul sait où. Mais, à mon avis, ce n'était pas à Disneyland...

Je partais.

Je partais loin, dans les bras de cet horrible personnage.

Je partais.

Je partais dans l'espace, en entendant l'écho des cris de Tom résonner dans le garage...

.

.

.

Puis, je me suis réveillée.

J'étais emmitouflée dans mon lit, entre Mack et Brendan. Il faisait froid, le gel et les -3°C de dehors se faisaient ressentir.

J'ai regardé l'heure : 5h50.

Je suis restée au chaud jusqu'à 6h10, puis je me suis levée pour promener le petit monstre.

.

Note 1 :

Chanson : "Far Longer Than Forever" du dessin animé "The Swan Princess", parce que j'avais regardé cette vidéo la veille au soir.

Cependant, je me suis levée avec la chanson "Space Oddity - Venom: The Last Dance" en tête, qui passait en boucle sur "Radio Alisone".

"This is Ground Control to Major Tom,

You've really made the grade,

And the papers want to know whose shirts you wear,

Now it's time to leave the capsule if you dare,

This is Major Tom to Ground Control,

I'm stepping through the door,

And I'm floating in a most peculiar way,

And the stars look very different today."

.

Note 2 :

Je pourrais reprendre la série "La Saga de Buscarron", car j'ai actuellement chez moi deux DVDs avec Tom Hardy que je n'ai ni vu, ni écrit à leurs sujets. ("Child44" & "The Bikeriders").

.

Note 3 :

Sur ma chaîne YouTube AlisoneDAVIESWorld, je me suis amusée à créer une petite vidéo avec Venom 1 & 2 : "I am Venom and you are mine".

Dans la description, j'explique pourquoi le montage et la qualité sont un peu - beaucoup - balbutiantes.

.

Notes 4 :

Si ma série "La Saga de Buscarron" reprend tous les personnages de Tom Hardy dans les films que j'ai vu de lui, il y a cependant deux films qui manquent. Deux films que j'ai vus de lui, mais dont je n'ai - pas encore - écrit d'histoires à ce sujet. Il s'agit de "Dunkirk" et de "The Revenant". Pour la simple raison qu'il me serait un peu compliquée - mais pas impossible - de créer une histoire entre moi et le personnage de Tom Hardy dans "Dunkirk" et que le film "The Revenant" et, certes, un des films préférés de ma mère, mais je le trouve personnellement très très très difficile à regarder. Ça prend aux tripes, la scène de l'attaque de l'ours j'ai dû la passer en accéléré, etc, etc. Donc, j'ignore si je suis capable d'écrire une histoire dans cet univers bien hardcore. Je dois vous avouer d'ailleurs, que je n'ai pas encore réussi à aller au bout du film... Mais... Peut-être aujourd'hui ?

.

10.01.2025

Copyright © 2025 by Alisone DAVIES – All rights reserved.