Chapitre 5: Hilda

C'était le soir. Freya était partie sur la terre d'Asgard avec toute sa famille. Sa petite fille se plaignait d'avoir froid et pleurait dans les bras de son père, qui était bien couvert et essayait de la réchauffer près de lui. Le château avait été rénové et était à présent beau et plus moderne.

Hilda, ma sœur, quel plaisir de te revoir!

Ma sœur, tu es gelée. Le froid ne vous a pas trop dérangés?

Non, ne vous en faites pas, Hilda, répondit Hyoga, reposant sa fille au sol.

Tante Hilda! s'écria joyeusement la petite blonde aux cheveux d'or.

Ma nièce adorée, j'ai de merveilleuses surprises pour toi.

Hilda, ma chérie, nous avons de la visite.

Camus, quel plaisir de vous revoir, dit Hyoga.

De même pour moi. Ma belle-sœur est toujours aussi belle, à ce que je vois.

Merci pour le compliment.

Oncle Camus?

Oui, ma petite boucle d'or?

Les bras!

Ma sœur, va donc te reposer un peu. Je parlerai avec toi dans le salon, d'accord? Pour l'instant, nous allons jouer avec la petite. Hyoga, veux-tu venir avec nous?

Euh…

Tu peux y aller, chéri. Je ne serai pas longue, je vous rejoindrai.

Bien, d'accord.

Accompagnée de son père, de sa tante et de son oncle, la petite découvrit le merveilleux sapin qui se trouvait dans le grand salon.

Papa, tu as vu le sapin?

Oui, il est joli. Je pense, ma chérie, qu'il y a de jolis cadeaux. Regarde.

La petite regarda attentivement et s'approcha pour prendre le premier qui semblait un peu lourd.

Alors, boucle d'or, qu'est-ce qu'il y a dans ce beau paquet cadeau?

Je ne sais pas.

Je vais t'aider, proposa Camus.

Wow! Une maison de poupée! Merci, tante Hilda et oncle Camus!

Me revoilà. Wow! Qu'est-ce que tu as là, ma chérie?

Une maison de poupée!

Hilda, tu as encore fait des folies.

Je ne l'ai pas vue depuis longtemps, et comme c'est bientôt Noël, pourquoi ne pas marquer le coup? Elle est tellement heureuse, ça me fait plaisir de la voir comme ça.

Maman, j'ai sommeil!

Nous allons dîner, ma chérie, et après, on ira faire un gros dodo.

Alors, à table, le repas est prêt.

Tout le monde dîna. La soirée se passa extrêmement bien, et la petite finit par s'endormir à moitié dans son siège. Hyoga s'occupa de la coucher. Il resta près d'elle un moment, puis la laissa dormir paisiblement.

Hyoga partit se reposer après être revenu près de sa femme et l'avoir embrassée pour lui souhaiter une bonne nuit. Les deux sœurs étaient enfin seules dans le petit salon.

Alors, Hilda, ta grossesse… parle-moi.

Freya, je ne sais pas quoi faire. Dois-je le garder ou avorter?

Qu'est-ce qui te bloque? demanda Freya.

Je pense que je ne suis pas prête à avoir un enfant. Je ne m'en sens pas capable.

Tu te trompes, Hilda. Tu m'as élevée dès mon plus jeune âge, et regarde aujourd'hui ce que je suis: je suis mariée et j'ai une adorable fille. J'ai une vie de rêve. Tu mérites de connaître le bonheur, ma sœur, et Camus sera là pour te rassurer et t'aider à surmonter les épreuves difficiles.

Ma sœur, tu as toujours les bons mots pour me rassurer et me redonner confiance. Tu ressembles tellement à notre mère. Tu as les mêmes yeux qu'elle, et tu as les mêmes cheveux bouclés qu'elle avait. Quand tu étais petite, tu t'amusais à les faire tourner dans tes doigts, et maman trouvait ça drôle.

Je voudrais tellement qu'elle soit encore là aujourd'hui. Ô Seigneur, ô Odin, protège nos parents de là-haut, je t'en supplie.

Je vais le garder. Si tu me dis que je serai une bonne mère, alors je vais le garder. Moi aussi, j'ai le droit d'être comme toutes les autres femmes.

Avoir quoi? demanda Camus.

Camus, viens t'asseoir, s'il te plaît.

Tu me fais peur, ma chérie. T'est-il arrivé quelque chose?

Je vais vous laisser. Bonne nuit, ma sœur, et à toi aussi, cher beau-frère.

Merci, très chère belle-sœur.

Hilda, alors, que t'arrive-t-il? Tu trembles. As-tu mal quelque part ou as-tu peur? Tu ne veux pas parler?

Si, mon amour, c'est juste que ce n'est pas simple de te le dire. Ce que je sais, c'est que toi et moi allons atteindre un nouveau tournant dans notre vie. Tu vas être papa!

Papa! Tu… tu es enceinte!

Oui, j'avais peur de te le dire et… Elle fut prise dans des bras forts.

C'est merveilleux, Hilda. Tu ne te rends pas compte que je suis l'homme le plus heureux, dit Camus, les larmes aux yeux.

Mon chevalier des glaces, j'avais si peur que tu refuses de vouloir être père, dit Hilda, les larmes coulant sur son visage cristallin.

Ma princesse aux cheveux d'argent, tu es la chose la plus merveilleuse. Rien au monde ne me fera changer d'avis. Tu auras notre bébé. Je me moque de savoir si c'est un garçon ou une fille, du moment que vous allez bien tous les deux.

Les deux s'embrassèrent. Après être restés dans les bras l'un de l'autre, les deux amoureux décidèrent d'aller se coucher et de commencer cette nouvelle étape de leur vie ensemble.