Chapitre 8: le petit isak

Le bébé de Hilda était né huit mois après l'annonce de sa grossesse. La princesse d'Asgard avait accouché, et sa fidèle servante Lyfia restait constamment à ses côtés. Freya, sa sœur, était venue pour veiller sur sa santé. Pendant ce temps, Hyoga et Thémis étaient restés au Japon, leur visite étant prévue pour seulement un semaine.

Dame Hilda, voulez-vous de l'eau chaude pour soulager vos douleurs? demanda Lyfia avec douceur.

Ne t'en fais pas, Lyfia. Je vais mieux. Mon fils, Isak, se porte bien, répondit Hilda avec un faible sourire.

Très bien, madame. Je vous laisse vous reposer alors, dit Lyfia en s'inclinant.

Dame Lyfia, préparez tout de même un bain pour Dame Hilda, je vous prie, ordonna Camus en entrant.

Bien, monsieur, répondit Lyfia avant de s'exécuter.

Quelques jours plus tard, Hilda retrouvait des forces et profitait de chaque instant avec son bébé. Isak avait de petites joues rouges, des yeux cristallins et des cheveux d'un bleu très clair, exactement comme son père. Sa peau légèrement bronzée rappelait également celle de son père.

Ma sœur, comment vas-tu? demanda Freya en entrant dans la chambre.

Freya, viens donc t'asseoir, répondit Hilda avec un sourire.

Je vais bien. Tu veux le tenir dans tes bras? proposa Hilda en tendant son bébé.

Oui, il est si mignon. Dire que ma petite Thémis était aussi petite que ça! dit Freya avec nostalgie.

Comment va-t-elle? demanda Hilda.

Elle va bien, mais elle traverse une période compliquée. Elle essaie de s'affirmer et n'écoute pas vraiment, expliqua Freya.

Oh, je vois. Elle a du caractère, alors.

Oui, parfois j'ai l'impression de me revoir à son âge. Elle a le même tempérament que moi, constata Freya avec un sourire.

Dis-moi, Thémis va bientôt avoir trois ans, non? demanda Hilda.

Oui, dans un mois. Pourquoi?

J'aimerais venir te voir au Japon pour son anniversaire.

Dans ton état? Tu es sûre que ce sera sans risque pour le petit? Je ne veux pas que tu prennes de risques, répondit Freya, inquiète.

Ne t'en fais pas. J'ai demandé à Lyfia de s'occuper du château en mon absence, et le petit dormira pendant tout le voyage, rassura Hilda.

D'accord. Je vais te laisser te reposer maintenant, ma sœur.

Merci, Freya.

Freya quitta la chambre, mais elle restait préoccupée pour Hilda. Une fois seule, elle alla dans sa propre chambre et tenta d'appeler Hyoga pour prendre des nouvelles. Aucune réponse. Cela l'inquiéta, car Hyoga n'était pas du genre à ignorer ses appels. Finalement, il décrocha.

Désolé, mon amour, je n'ai pas pu répondre tout de suite. Thémis m'a fait une crise de colère, expliqua Hyoga.

Une crise? Que s'est-il passé? demanda Freya.

Elle m'a mordu et frappé parce que je ne voulais pas lui donner une casserole dans la cuisine, répondit-il, amusé.

Une casserole? s'étonna Freya.

Oui, elle voulait l'utiliser pour s'amuser et la mettre sur sa tête.

Freya éclata de rire au téléphone.

Elle a vraiment des idées farfelues, cette petite! dit-elle en riant encore.

Maman! Reviiens, s'il te plaît! s'exclama une petite voix au loin.

Thémis, tu es censée être punie, rappela Hyoga.

Laisse-moi lui parler, s'il te plaît, demanda Freya.

Allô, maman? dit la voix de Thémis.

Alors, tu fais des bêtises? Maman n'est pas très contente. Il faut écouter papa, dit Freya d'un ton doux mais ferme.

Oui, maman. Pardon, répondit la petite d'un ton contrit.

Tu vas bien, mon petit cœur? demanda Freya.

Oui, maman. Mais je veux que tu rentres, supplia Thémis.

Maman sera bientôt rentrée. Et puis, tu as papa avec toi. Tu n'es pas toute seule, ma chérie.

Papa n'est pas gentil avec Thémis, dit-elle d'une petite voix mignonne.

Ma chérie, tu aimes bien embêter papa, hein? Sois sage, surtout. Maman t'aime très fort. Tu veux rendre le téléphone à papa? demanda Freya avec tendresse.

Oui, maman. Bisous, maman!

Je te laisse, mon amour. Thémis va aller prendre son bain, annonça Hyoga en reprenant le téléphone.

D'accord. Je serai de retour après-demain. Prends soin de notre fille, répondit Freya.

Ne t'inquiète pas. Je t'aime, ma princesse, dit Hyoga avec affection.

Je t'aime aussi. Bisous, répondit Freya avant de raccrocher.

Rassurée, Freya se détendit. Tout allait bien à la maison, et sa sœur Hilda semblait également en meilleure forme. Elle pouvait enfin profiter de ces instants précieux en toute sérénité.