Chapitre 9: petit moment mère et fils
Au Cinq Pic, en Chine, la petite famille avait repris son rituel. Le petit garçon Rihyo était sorti de l'école, et Shunrey était allée le chercher. Ensemble, ils avaient prévu d'aller au marché. Le petit adorait faire les courses avec sa maman et découvrir les produits sur les étals. Les vendeurs étaient tous très gentils, et souvent ils revenaient avec un sac de fraises.
L'école s'est bien passée, demanda Shunrey.
Oui maman, aujourd'hui on a fait de la peinture avec les mains. C'était très rigolo, dit le petit.
Ho, j'aurais aimé être là pour voir ça.
Si tu veux, je pourrai te faire un beau dessin à la maison, proposa le petit.
J'aimerais énormément, mon petit artiste, dit Shunrey avec affection.
Shunrey le prit dans ses bras et lui fit un câlin affectueux. Les petits bras de son fils la serrèrent à leur tour, et il lui dit : Je t'aime, maman, tu es la plus gentille des mamans.
Merci, mon fils, tu es le plus beau garçon de cette terre. Je t'aime, mon bébé. Je suis heureuse de vous avoir, toi et ton père.
Elle reçut un petit bisou sur la joue de la part de son fils, touché par la réponse de sa maman.
Maman, on peut aller au marché ? demanda Rihyo.
Oui, on y va.
Voudrais-tu que je t'achète quelque chose que tu aimerais goûter ?
Une mangue, maman. À la cantine, on a goûté ce fruit, et c'était très bon.
Une mangue ? Bien, allons voir s'il y en a.
Shunrey le reposa au sol, et ils marchèrent jusqu'au marché. Le petit Rihyo voulait tout voir et faire comme les grands. Il demanda à sa maman s'il pouvait donner la monnaie.
Bonjour Madame, que voulez-vous ? demanda le vendeur.
Je voudrais des cerises et des tomates, dit Shunrey.
Maman, prends des bananes aussi, réclama le petit.
Et des bananes pour le grand garçon. Autre chose ?
Hum… Avez-vous des mangues ? demanda Shunrey.
Des mangues, bien sûr. Combien en voulez-vous ?
Deux ! demanda le garçon.
Bien, alors deux. Et avec ceci ?
Ce sera tout, dit Shunrey.
Ça vous fera un total de 15 yuan.
Tenez, Monsieur, dit le jeune garçon en tendant l'argent.
Merci. Tiens, prends ça, ce sont des petits raisins pour te récompenser de l'aide que tu apportes à ta maman.
Merci, Monsieur, dit le jeune garçon.
Maman, tu as vu ? C'est pour moi, dit joyeusement le petit.
Shunrey caressa les cheveux fins de son fils et lui proposa de goûter les raisins tout en continuant de marcher.
Tiens maman, mange-en un, proposa le petit.
Merci, mon fils.
Les courses continuèrent. Ils achetèrent plein de bonnes choses : de la viande pour la semaine, du riz et des nouilles pour le repas du soir. Le petit Rihyo voulait porter le sac de fruits acheté au début. Shunrey le lui donna pour qu'il puisse montrer qu'il était aussi fort que son père.
Nous avons trouvé tout ce qu'il fallait. Veux-tu aller voir ton papa aujourd'hui ? Il quitte plus tôt du travail. On pose tout ça à la maison et on va le chercher. Qu'en penses-tu ?
Oui ! Je veux voir papa.
Très bien, alors rentrons et allons le voir.
Shunrey et Rihyo déposèrent et rangèrent les courses à la maison, puis repartirent pour attendre Shiryu devant l'entreprise où il travaillait.
Tu es fatiguée, maman ?
Non, ne t'inquiète pas. Maman va bien. Comment pourrait-elle être fatiguée avec un fils aussi gentil et serviable que toi ? dit Shunrey avec tendresse en le prenant dans ses bras.
Tu es la plus belle des mamans. Tu sais, parfois à l'école, mes copains me posent des questions sur toi.
Ah bon ? Et que réponds-tu ?
Que tu es ma maman et pas la leur. Je ne te partage pas, dit Rihyo en souriant.
Shunrey posa son front contre celui de son fils et dit : Je serai toujours ta maman, uniquement ta maman. Personne ne changera ça.
Maman, je t'aime, dit-il en posant ses mains sur les joues de sa maman.
Regarde qui est là, mon bébé, dit Shunrey.
Rihyo tourna la tête et courut jusqu'aux bras de son père qui le souleva du sol et lui fit un bisou sur le front. Shunrey s'approcha, embrassa son mari et lui prit la main.
Ils marchaient tous les trois, heureux de leur vie et de leur petit trésor qui marchait main dans la main avec eux.
