Musiques : Fight Theme et Eren's Berserk Theme (Shingeki no Kyojin, OST), Nightmares (FMAB, OST 2), Kandatsu (FMA, OST 2), Kenja no Ishi (FMA, OST 1)


Note : Suite du chapitre 14, choix 2.


Choix 2 : « Envy, stop ! J'en ai assez ! »


« Envy, stop ! J'en ai assez ! » s'écria Pride en se redressant d'un coup.

C'était la première fois de toute sa courte vie qu'il ressentait ça. Une sensation cuisante qui partait de sa poitrine pour venir lacérer ses nerfs et la moindre veine de son corps. Une tension palpable qui le faisait trembler. Qui gonflait sa voix si puissamment qu'il avait l'impression que sa gorge allait exploser.

Du ras-le-bol.

De la colère.

Voilà ce que c'était.

Pride s'étonna lui-même de la souplesse de ses sourcils alors que, une fois n'était pas coutume, ils se fronçaient violemment. Il perçut également la rétractation de ses pupilles, commune à leur race dans majoritairement deux situations : la fureur et l'appel du péché, celui-ci entraînant avec lui une excitation systématique. Sa respiration s'accéléra sous le coup de cette dernière. C'était tout aussi plaisant… que dangereux.

La sensation était indescriptible. L'élève qu'il était osait tenir tête à son maître. Cependant, au-delà du plaisir de pouvoir s'exprimer, Pride avait surtout l'impression de se jeter à corps perdu sur du verre pilé. Envy n'allait pas apprécier son attitude, il le savait.

L'androgyne ne tarda pas à confirmer ses craintes. Il releva le menton pour le toiser d'un regard noir. Une veine palpita sur sa tempe.

« Répète ? »

Les pupilles de l'Envieux étaient si rétractées qu'elles étaient à peine visibles. Il était raide comme un piquet. Immobile. Mais Pride ne s'y trompait pas. Quand Envy affichait cette expression glaciale, cela présageait une correction exemplaire. Autrement dit, loin d'être statique, le brun était à deux doigts de se jeter sur lui d'une seconde à l'autre pour lui faire ravaler ses paroles. Tout le corps de son aîné, de sa posture légèrement de profil aux tressaillements presque imperceptibles de ses muscles, criait qu'il était rompu à l'exercice et prêt à en découdre.

L'Orgueilleux sentit son courage s'évanouir face à cette vision terrifiante qu'il ne connaissait que trop bien.

« Ne cède pas. Tiens-lui tête. »

Cette voix fut comme une bouffée d'oxygène. Elle ranima sa bravoure. Si elle l'exhortait à ne pas se laisser intimider, si elle le confortait dans l'idée qu'il avait quelque chose d'important à dire, c'était sûrement à raison.

Les mots qui lui faisaient si peur d'ordinaire devaient devenir ses armes, cette fois. Des armes qui lui serviraient à éviter que sa relation avec son frère ne se dégradât au fil de ces entraînements stériles. Des armes qu'il pouvait brandir pour faire entendre son avis.

Pride entrouvrit les lèvres à plusieurs reprises, tremblant. C'était bien joli de se convaincre qu'il était en droit de s'affirmer, mais que dire ? Il n'avait jamais su ni même aimé parler. C'était dans le mutisme qu'il était le plus à l'aise. Dans le langage des corps, les jeux de regards et les soupirs lointains. Sa voix, d'ailleurs, lui avait toujours semblé étrangère le peu de fois où il l'avait entendue. Alors, pourrait-il seulement s'en servir correctement pour répondre à la question d'Envy ? S'il y manquait, son aîné finirait par accueillir son silence comme une victoire. Pire, par le lui faire regretter.

La gorge du novice était sèche. Le moindre effort sur ses cordes vocales lui paraissait un supplice.

La peur le rendait muet.

« PARLE ! »

Pride inspira un grand coup et repartit à l'assaut :

« Je… Je veux arrêter. Ça ne…

— "Arrêter" ? On fait que commencer. Alors, tu changes de ton. Non, plutôt, tu fermes ta gueule et on reprend. »

Envy s'avança dangereusement vers lui.

Pride se sentit désemparé. Mais son mentor avait raison. Ils avaient une mission, un objectif. Il… Il ne… Il n'avait pas son mot à dire.

« Mais moi, si. »

Alors qu'Envy marchait d'un bon pas vers Pride, ce dernier vacilla. Le jeune homonculus se rattrapa de justesse à la chaîne de montage derrière lui. Il porta sa main gauche à sa tête et l'agrippa, tremblant comme s'il souffrait. Et soudain, il releva le menton.

Il adressa à son aîné un regard terrible.

Un regard où l'androgyne retrouva de la vie.

Une lueur de défi.

« C'est toi qui vas la fermer, Envy. J'ai dit "stop". »

Le brun se figea instantanément.

C'était la première fois qu'il entendait si distinctement la voix du blondinet ; la première fois, aussi, qu'il n'avait pas besoin de s'échiner à deviner ses pensées ou son humeur. Tout transparaissait sur son visage avec une clarté inégalée à ce jour.

Abasourdi par ce brusque revirement, Envy cligna des yeux quelques secondes… et afficha un sourire dément. Celui-ci s'étira d'abord vers une oreille, puis vers la seconde.

Pride lui tenait tête ?

Très bien.

Envy fondit sur son élève récalcitrant et l'envoya au sol d'un seul coup de poing, avant de se jeter sur lui pour le battre comme plâtre. Il allait le remettre à sa place, et BIEN.

Dans leur « famille », une règle stricte s'appliquait : les aînés avaient toujours raison. Ils faisaient la loi et, en l'absence de leur père, ils étaient la loi. Les cadets devaient s'y plier, sauf contre-indication. Seuls Gluttony, Sloth et Greed étaient exempts de ce respect qui aurait dû leur être dû. Les deux premiers en raison de leur intellect limité, et le troisième parce qu'il avait perdu toute prérogative en abandonnant leur fratrie. Tout en se délestant de ses devoirs, il s'était aussi vu retirer ses droits. Imparable logique.

Alors que ce morveux osât remettre en cause cet ordre inaliénable des choses, surtout pour se permettre ce genre de réflexions insolentes…

Certainement PAS.

De plus, Envy avait eu la vague, mais terrible impression que le regard qu'il avait croisé n'avait en aucun cas été celui de Pride.

Il allait tuer son sursaut de rébellion dans l'œuf.

Sans même chercher à mesurer sa force, l'Envieux envoya de puissants coups à l'adolescent, qui peina à s'en protéger par ses bras ramenés au-dessus de sa tête. La superbe de ce dernier s'était vite évaporée. En à peine quelques secondes, Pride avait abandonné la lutte. Il laissa l'androgyne décharger sur lui colère et frustration. À plusieurs reprises, les os de ses avant-bras craquèrent. Heureusement, sa pierre fit bien son travail. Il la sentit frémir au creux de son torse et déverser son énergie jusqu'aux zones abîmées de son corps pour leur permettre de tenir le temps que son aîné se calmât.

Les yeux clos, retenant à peine ses cris, Pride était tout aussi incapable de comprendre ce qu'il lui arrivait que ce qu'il s'était passé. L'espace d'un instant, il avait perdu connaissance. Quand il avait repris ses esprits, il avait heurté le sol poussiéreux de plein fouet et s'était pris un crochet du droit. Le choc lui avait déboîté la mâchoire. Par réflexe, il avait lancé une riposte au hasard, sans succès. Ne récoltant que plus de coups encore, il s'était alors résolu à assurer simplement sa défense.

Il savait que ça ne durerait pas. Envy avait des coups de folie, mais ils ne dépassaient jamais la minute. Du moins en était-il persuadé jusqu'à ce que les heurts gagnassent en intensité. Tout à coup, le poing de son frère s'enfonça dans son diaphragme. L'air fut expulsé de ses poumons si puissamment qu'il en fut paralysé. La tête lui tourna.

Le monde bascula autour de lui et tout devint noir.

Un coup. Deux coups. Trois coups.

Envy le frappait encore. Sauf que, cette fois-ci, la main du polymorphe était couverte de sang. De son sang. Du sang qui s'envolait en suivant la trajectoire de son poing, qu'il enrobait avec amour.

Comment était-ce possible ? On lui avait assuré que le précieux liquide ne quitterait jamais le corps si parfait dont on l'avait laissé disposer. Alors, que faisait-il en dehors de celui-ci, sur les jointures de la main du brun, qui le dévisageait avec une rage inhabituelle ?

« Ça fait mal, pas vrai ? »

Pride entendit la voix moqueuse de son partenaire de toujours ricocher en écho contre les parois poisseuses de ce qui semblait être un cachot. À en juger par l'humidité ambiante, il était souterrain. Une grille métallique, rouillée à cause des écoulements nauséabonds filtrant du plafond, le séparait de la lumière que projetait un couloir contigu. La prison en elle-même était sombre. Étriquée. Il y régnait une odeur fétide qui prenait à la gorge, en rien arrangée par l'amer goût de fer emplissant déjà la bouche de l'adolescent. Une violente douleur au visage lui indiqua qu'un coup de poing de trop lui avait éclaté la paroi interne de la joue contre sa canine.

D'où le goût de sang.

Pride voyait trouble.

Où était-il ? Qu'était cet endroit ?

Le nouveau-né devinait à l'aspect et la disposition des lieux qu'il devait se trouver dans l'une des branches annexes à la demeure de leur père. Mais que faisait-il ici ? Comment y était-il arrivé ? Pourquoi se sentait-il si mal ? Une sensation qu'il n'avait jamais éprouvée, aussi étrange que désagréable, lui compressait l'estomac. Sa gorge était horriblement sèche. Chaque respiration était un calvaire et son bras droit et sa jambe gauche étaient lourds… si lourds…

« T'en peux plus, hein ? »

Envy semblait possédé. Les cheveux de Pride, étrangement salis, lui cachaient en partie le visage impitoyable de son aîné, mais le peu qu'il distinguait le tétanisait. C'était la première fois qu'il décelait, en plus de la colère qui noircissait le regard de l'androgyne, une pure et simple envie de meurtre dans ses traits crispés. En tout cas, la première fois que cette dernière était clairement dirigée contre lui.

Le blondinet se mit à haleter de stress malgré lui. Il était acculé. À genoux face à un bourreau qui n'avait plus rien à voir avec l'homonculus qu'il connaissait. Envy était certes irascible, mais même au plus fort d'un accès de rage, même quand il lui arrivait de le battre, il ne lui avait jamais montré un tel visage.

Pride l'avait côtoyé deux mois durant. Il savait comment il était. Et Envy n'était pas comme ça. L'Orgueilleux se rendait bien compte que, pour une raison qui lui échappait, son compagnon se retenait de lui porter un coup assurément fatal, mais sans cette raison obscure, ses yeux criaient qu'il n'aurait pas hésité une seconde à le faire.

Mais ce qui estomaqua davantage le jeune homonculus fut de voir que son bras, loin de présenter les marques rouges fascinant tout son entourage, était recouvert d'une couche de métal pleine d'entailles. Un rapide mouvement lui confirma même le pire : ce n'était pas une « couche ». C'était du métal.

Il n'avait plus de bras.

Pride trembla plus fort que jamais. Ce n'était pas à cause du froid polaire qui régnait dans la pièce. Il avait juste peur.

Terriblement peur.

Où était-il ?

Que lui était-il arrivé ?

Il voulut appeler à l'aide. Se relever. Fuir.

Impossible.

Tout à coup, le cachot s'évapora. Des scènes complètement surréalistes se succédèrent à une vitesse invraisemblable sous ses yeux ahuris. Ces bribes d'images lui transperçaient le crâne. Elles ne restaient qu'une ou deux secondes, tout au plus. Puis, il se retrouvait téléporté à un autre moment, mais systématiquement au même endroit. Chaque fois, sa douleur et sa faiblesse s'intensifiaient.

Parfois, Envy réapparaissait, plus belliqueux encore.

Parfois, Pride était seul. Incapable de comprendre le moindre de ces mirages, quoiqu'il parût en être l'acteur principal. On eût dit les négatifs abîmés de photos délavées, ou des diapositives bombardées à un rythme effréné.

Puis, soudain, une douleur aiguë, plus vive que toutes les autres, mordit la joue du spectateur.

Pride rouvrit les yeux.

Des larmes y perlaient.

Le jeune homonculus se redressa d'un bond. Déboussolé, il regarda tout autour de lui. Il était entouré de cartons mités et de tables en métal, allongé sur un sol de béton glacé. Au-dessus de lui s'étendait un haut plafond où grésillaient quelques néons paresseux. L'odeur de la poussière et du cirage le disputait à celle de l'air frais de la nuit.

Il était revenu dans l'usine. Près d'Envy.

Pride hurla et se recula brusquement. Dans sa panique, il patina jusqu'à heurter violemment la chaîne de montage derrière lui. Les pupilles dilatées, il dévisageait son frère avec une frayeur extrême. Celui-ci lui retourna un regard étonné avant de lever les yeux au ciel.

« Quoi, encore ? »

Vu la désinvolture de son frère, Pride comprit vite la situation. Il avait de nouveau « perdu connaissance », comme disait Envy… à cela près que, cette fois-ci, il avait vu des choses étranges. Des images hautement perturbantes sur lesquelles il ne parvenait pas à mettre de mots. Qu'étaient-elles, au juste ? Des hallucinations ?

« Hey ! » s'agaça son aîné avant de s'accroupir à ses côtés. « Je suis désolé si je t'ai frappé un peu fort, mais n'en rajoute pas non plus. C'est pas la peine de baliser comme ça. »

Il poussa un soupir significatif et tendit la main à son cadet.

Pride ne la saisit pas. Envy haussa un sourcil.

« Qu'est-ce que t'as ? D'abord ton pétage de câble, ensuite ta déconnexion, puis ça ? C'est quoi, le problème, maintenant ? »

Pride le jaugea du regard. Avait-il rêvé ce qu'il avait vu ?

« J'espère au moins que t'auras retenu la leçon : plus jamais tu me parles comme ça. »

Pas besoin d'être devin pour comprendre qu'Envy était toujours remonté. Néanmoins, le blond notait aussi qu'il était plus calme et, s'il ne s'avançait pas trop, légèrement inquiet.

Le novice ne put s'empêcher de se demander quelle mouche avait bien pu piquer son chaperon. Un instant, son aîné se jetait sur lui, et celui d'après, il lui proposait une main secourable et lui parlait… bon, pas « normalement », mais au moins plus cordialement ?

« "Déconnexion" ? » releva enfin le nouveau-né.

Il ne souhaitait pas s'étendre sur leur dispute plutôt musclée, de peur d'avoir droit à un second round, et préféra se concentrer sur l'essentiel : son frère parlait-il de sa perte de conscience ?

« T'es resté une heure dans le coaltar, donc ouais, on peut dire que tu t'es déconnecté », confirma l'éphèbe.

Une heure ?

Pride fixa une tâche indéfinie à ses pieds.

Si longtemps que cela ? Ça ne lui avait paru être qu'une minute ou deux, pourtant.

« Qu'est-ce que c'était, cette fois ? »

L'androgyne se hissa sur un carton proche et s'assit, sans pour autant quitter des yeux son protégé. Pride sentit peser le regard de son professeur sur lui. Intensément. Mais le jeune homonculus était perdu.

Entre le Envy qui l'avait battu ici même, celui qui l'avait lynché dans cet endroit lugubre et celui avec lequel il s'entretenait à présent calmement…

Lequel était le « vrai » ?

Pride décida de jouer franc-jeu pour obtenir ses réponses.

« Tu m'as frappé.

— Ça, je sais », grogna le polymorphe. « Et fais pas genre, tu l'as pas volé. Ne nie pas où t'auras le droit à une seconde tournée. T'es prévenu.

— Avant », souffla l'adolescent d'une voix énigmatique.

Envy se redressa lentement, intrigué par cette précision.

« C'était dans un endroit sombre. Chez Père. »

L'Envieux fit mine d'entrouvrir la bouche, mais la referma précipitamment. Il resta silencieux un instant, puis répondit :

« Tu délires. J'ai jamais fait ça. »

Le brun descendit de son carton et se dirigea vers son cadet. Pride leva sa garde, angoissé. Toutefois, la précaution fut inutile. Envy lui envoya simplement une chiquenaude sur le front. Il secoua ensuite lentement la tête de droite à gauche, désapprouvant l'accusation.

« Ton esprit a fait un amalgame entre ce qui vient de se passer et ta vie d'avant. Encore une autre réminiscence, mais biaisée. Ça arrive. »

Il tapota le haut du crâne de son cadet en arborant un sourire tout particulier, engageant et débordant de confiance. Pride, perplexe mais un chouilla soupçonneux, chercha à y déceler le mensonge.

Impossible.

Son esprit se serait embrouillé, alors ?

« Ma vie "d'avant"… »

Envy acquiesça.

« Parfois, nos esprits ont du mal à faire la part des choses. Mais de toute façon, est-ce que tu crois que j'aurais pu te frapper, toi, sans avoir une bonne raison ? Bien sûr que non. Allez, arrête un peu de te monter la tête ! »

Il le ramena contre lui dans un geste fraternel, puis conclut :

« Je me suis peut-être emporté tout à l'heure… »

À vrai dire, je pensais pas pouvoir aller jusqu'à te projeter dans le passé…

« Mais t'avoueras que tu l'avais cherché. Je ne veux plus que tu me parles comme ça. Et puis, j'ai quand même réfléchi à ce que tu m'as dit – en même temps, j'ai eu plus que le temps de le faire… et bon, O.K., j'admets, on n'arrivera pas à grand-chose avec ces conneries d'études. »

Pride sourit, aussi agréablement surpris que soulagé. Malgré tout, ses efforts avaient payé. La voix mystérieuse avait bien fait d'insister. Envy se rangeait enfin à son avis ! Son frère était buté, mais pas stupide. Sans compter qu'après avoir pris un peu de recul, le blond devait s'avouer qu'il n'était pas non plus tout blanc, dans cette histoire. Il avait conscience d'avoir dépassé les bornes. Il s'était montré impertinent. Normal que son aîné eût réagi si violemment… Alors bon, si la situation était arrangée et que chacun reconnaissait ses torts, que demander de plus ?

Envy n'avait pas de raison de lui mentir à propos de ce à quoi il avait assisté. En plus, c'était un fait, il avait plus d'expérience que lui question souvenirs intempestifs. Pride décida par conséquent de se fier à son expertise. Après tout, qu'importait ce qu'il avait pu voir ou cru vivre ? Envy avait reconnu s'en vouloir de ne pas y être allé de main morte avec lui. Quant à cette hallucination… L'Orgueilleux était intimement convaincu que ce regard meurtrier n'aurait jamais pu lui être adressé par son frère aîné.

Jamais.

« Du coup, je me suis dit qu'on pourrait aller en parler çà Père », poursuivit Envy. « On risque un retour de bâton, c'est clair, mais mieux ça que de laisser traîner les choses. Là, on en prendrait encore plus pour notre grade. Le vieux aura peut-être quelques suggestions, qui sait ? Histoire que tu puisses réellement progresser et qu'on évite de se mettre sur la gueule pour des conneries ? »

Pride laissa un nouveau sourire éclairer son visage. Un sourire délicieux qu'Envy lui avait rarement vu, traduisant un profond soulagement.

Il le lui rendit.

« Allez, on y va. »

Envy emmena son élève, se jurant à lui-même que, cette fois-ci, il ne toucherait pas le moindre mot de cette réminiscence à leur géniteur.


À suivre…


Eh ben ! Vous aimez le risque, vous ! Tenir tête à Envy, il fallait oser. Courageux que vous êtes… Mais rappelez-vous quand même que notre cher palmier à la main leste :p D'ailleurs, au cas où ce ne serait pas très clair (si vous n'avez pas joué au jeu, il se peut que vous soyez perplexes), sachez que la réminiscence en question correspond aux trois jours de détention d'Edward dans le repaire des homonculi, avant que Roy et Al ne viennent à son secours. Envy était particulièrement remonté, à ce moment-là (jalousie oblige).

Bref, j'espère que vous aurez été content de votre choix, et je vous dis à très vite pour la suite ! ~


White Assassin