Je ne possède aucun des personnages des films ou des comics.
Ce texte a été écrit pour l'anniversaire de Famke Janssen le 5 novembre 1964
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Au chevet de Scott
Jean Grey était assise dans la pénombre de la chambre, une lumière tamisée filtrant à travers les rideaux tirés. Scott Summers, le visage pâle, dormait d'un sommeil agité. Des bandages recouvraient une partie de son torse et sa respiration, bien que régulière, était ponctuée de légers soubresauts qui trahissaient la douleur sous-jacente. Jean suivait le rythme de sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait, le cœur serré par l'inquiétude.
Elle se remémorait chaque instant où elle avait veillé à ses côtés, depuis qu'ils l'avaient ramené grièvement blessé de cette mission qui avait failli lui coûter la vie. Sa main effleura délicatement la joue de Scott, là où une fine cicatrice commençait à se dessiner, témoin des épreuves passées. Un frisson lui parcourut l'échine alors qu'elle se demandait tout en lui prenant la main comment elle trouverait la force de continuer si jamais il ne se réveillait pas.
Dans son dos, le bruit familier d'une porte qui s'ouvrait doucement la tira de ses pensées. Le professeur Charles Xavier entra dans la pièce, ses yeux d'un bleu profond posant sur elle un regard empli de bienveillance. Il approcha son fauteuil sans bruit, s'immobilisant à ses côtés sans prononcer un mot. Le silence qui s'installa entre eux était apaisant, presque complice.
- Jean, tu veilles sur lui depuis des heures, dit Charles d'une voix douce, rompant finalement le silence. Il est en sécurité et hors de danger. Il est important que tu te reposes aussi.
Jean détourna à peine le regard de Scott.
- Je ne peux pas, professeur. J'ai l'impression que s'il ouvre les yeux et que je ne suis pas là, il pourrait croire que je l'ai abandonné. Je sais que c'est irrationnel, mais...
Sa voix s'étrangla et elle ferma les yeux pour retenir ses larmes. Charles posa une main rassurante sur l'épaule de la jeune femme, y transmettant la chaleur et la stabilité qu'elle peinait à retrouver.
- Il sait que tu es là, Jean. Il le sent, même dans son sommeil. Votre lien est plus fort que ce que tu imagines.
Jean hocha la tête, mais une tristesse farouche brillait encore dans ses yeux. Elle se tourna enfin vers le professeur, luttant contre la peur qui lui nouait la gorge.
- Vous savez, il me dit souvent que c'est mon amour qui l'a sauvé. Que c'est ce sentiment qui l'a arraché aux ténèbres, qui l'a fait renaître après ces six mois de torture, quand il n'était qu'un adolescent terrifié, perdu dans l'obscurité et sacrifié à la cruauté des humains normaux, mais ce qu'il ne comprend pas, c'est que c'est lui qui m'a donné cette force.
La voix de Jean se brisa tandis qu'elle poursuivait, ses mots tremblant d'émotion.
- Sans lui, je ne sais pas comment je pourrais continuer à vivre. Il est ma lumière, mon ancre. Si je le perds... je crois que je serais la première à sombrer dans ces mêmes ténèbres.
Charles écouta en silence, sentant le poids des émotions de Jean lui traverser l'esprit. Il savait que Scott et elle partageaient un lien unique, quelque chose de plus profond qu'un simple sentiment amoureux ou de l'affection. C'était un amour forgé dans l'adversité, né de la douleur partagée et de la résilience commune. Il comprenait maintenant à quel point leur union était cruciale, non seulement pour eux, mais pour toute la famille qu'ils avaient construite à l'Institut.
- Jean, dit-il avec tendresse, les liens que nous tissons dans la souffrance et l'amour sont ceux qui nous rendent capables de surmonter l'impensable. Scott se battra pour revenir vers toi, tout comme tu te bats maintenant pour lui. Et, en fin de compte, c'est cette force mutuelle qui vous portera tous les deux.
Un soupir tremblant échappa à Jean, et elle sentit une vague de réconfort se répandre en elle. Elle comprit que le professeur avait raison, et que tant qu'elle et Scott se battraient l'un pour l'autre, ils continueraient à avancer et à trouver leur chemin même dans l'obscurité la plus totale.
Jean serra la main de Scott avec une conviction renouvelée, ses yeux se posant à nouveau sur son visage endormi. La douleur ne disparaîtrait pas du jour au lendemain, mais ils n'étaient pas seuls. Ensemble, ils affronteraient les ombres du passé et, main dans la main, bâtiraient un avenir éclairé par l'amour qu'ils partageaient.
