Chapitre 6 : La spirale de la douleur

Le dixième jour depuis sa capture fut le début d'un nouvel enfer. Stitch avait perdu patience. Adler bien qu'affaibli, restait inflexible. Cela ne faisait qu'attiser la cruauté de son bourreau.

Stitch:

— Tu veux jouer les héros jusqu'au bout, hein ? (murmura Stitch en inspectant une longue dague. La lame, effilée et scintillante, reflétait la lumière vacillante de la pièce).

Il se pencha sur Adler, toujours attaché à la chaise. Le corps d'Adler était à bout. Cela faisait trois jours qu'il n'avait reçu ni eau, ni nourriture. Les jours sans nourriture ni eau avaient creusé ses traits, ses lèvres étaient sèches et fendillées, sa gorge sèche comme du papier, sa peau tirée sur ses pommettes. Malgré tout, son regard restait fixé sur Stitch, froid et défiant.

Stitch:

— Parfait ! (grogna t-il avant de planter la lame dans la cuisse gauche d'Adler).

Adler tressaillit, son souffle coupé par la douleur. Il serra les dents pour ne pas crier, son visage se contractant en une grimace silencieuse. Stitch fit lentement tourner la lame, appuyant sur le muscle, provoquant une douleur aiguë et lancinante.

Stitch:

— Rien ? Toujours rien ? Alors peut-être qu'un peu plus de pression suffira.

Stitch retira la lame brutalement, un flot de sang jaillissant de la plaie. Il posa sa main gantée sur la blessure, appuyant fermement pour accentuer la douleur. Adler émit un râle guttural mais resta muet.

Pourtant, Stitch ne ralentissait pas. Une nouvelle séance de torture commença avec des décharges électriques. Mais cette fois, Stitch utilisa une batterie militaire, beaucoup plus puissante que le petit appareil des premiers jours. Les électrodes furent attachées à ses tempes et à son torse.

Stitch:

— Voyons si ton esprit est aussi résistant que ton corps.

Un premier choc traversa Adler, provoquant une violente convulsion. Ses muscles se contractèrent si fort qu'il sentit une déchirure dans son épaule droite, déjà fragilisée. Une douleur sourde irradia jusqu'à sa poitrine, mais Adler refusa toujours de crier.

Stitch: (ricanant)

— Regarde-toi ! Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Il augmenta la tension. Cette fois, Adler sentit sa vision se brouiller, des points noirs dansant devant ses yeux. Son cœur battait violemment, comme s'il allait exploser. Mais Adler restait obstinément silencieux, une lueur de défi brillant encore dans ses yeux rougis.

Stitch décida ensuite de pousser son emprise mentale encore plus loin. Adler fut laissé suspendu par les poignets dans une pièce noire, sans lumière ni son. Il était seul avec sa douleur, son corps saignant, déshydraté, tremblant. Ses bras, tendus au-dessus de sa tête, semblaient sur le point de se disloquer.

Il n'avait aucune notion du temps. Les heures s'étiraient en une éternité silencieuse. La soif devenait une torture en elle-même, sa gorge brûlante comme un désert.

Quand Stitch revint, il portait un seau d'eau. Adler leva les yeux, la douleur et l'épuisement s'effaçant brièvement devant un besoin primal. Mais Stitch éclata de rire.

Stitch:

— Tu veux boire ? Tu n'as qu'à parler. Donne-moi ce que je veux, et je te donnerai tout l'eau dont tu rêves.

Adler détourna les yeux, refusant de répondre. En réponse, Stitch prit une serviette imbibée d'eau et la pressa juste au-dessus de ses lèvres sèches, laissant quelques gouttes couler. L'humidité fugace était une torture supplémentaire.

Stitch:

— Regarde-toi. Même un animal serait plus malin.

Stitch passa à la phase suivante. Adler fut ramené dans la salle principale, toujours suspendu. Cette fois, Stitch utilisa des instruments chauffés à blanc.

Stitch:

— Je t'ai dit que je voulais marquer ce moment. Alors, gravons-le.

Il appuya une tige métallique brûlante contre l'avant-bras d'Adler. L'odeur de chair brûlée remplit l'air tandis qu'Adler fermait les yeux, son visage tordu par la douleur. Stitch traça lentement une ligne, s'attardant pour maximiser la souffrance.

Stitch: (admirant son travail)

— Regarde ça, une cicatrice pour te rappeler ton échec.

Adler: (ouvrant les yeux et murmura faiblement)

— C'est toi qui perds ton temps.

Stitch: (frustré, lança la tige métallique contre le mur)

— Si tu crois que ton équipe va venir te sauver, tu es encore plus stupide que je le pensais.

Adler savait qu'il atteignait ses limites. Sa tête penchait légèrement en avant, ses cheveux collés par la sueur et le sang. Ses bras ne répondaient presque plus, sa vision était floue. Mais dans un coin de son esprit, il s'accrochait à une certitude. Il savait que son équipe chercherait un moyen de le retrouver. Il devait survivre, coûte que coûte.

Stitch: (se pencha à l'oreille d'Adler et murmura)

— Tu n'as plus rien Adler. Ni ta force, ni ton esprit. Alors dis-moi...pourquoi te bats-tu encore ?

Adler, malgré tout, trouva la force de sourire légèrement, un sourire douloureux mais chargé de défi.

Adler:

— Parce que tu ne gagneras jamais.