Chapitre 10 : Le sursis d'Adler

Au cours d'une session de torture, Stitch fit une erreur. En frappant Adler avec la crosse d'un fusil, il laissa tomber un petit tournevis de sa ceinture. L'objet glissa sur le sol, s'immobilisant près de la chaise d'Adler.

Adler, à moitié conscient, remarqua l'objet. Il savait que c'était une chance infime, mais il devait la saisir. Lorsque Stitch quitta la pièce, Adler commença à bouger discrètement, ignorant la douleur dans ses membres meurtris. Avec des efforts herculéens, il réussit à faire glisser le tournevis vers lui en balançant ses pieds.

Chaque mouvement envoyait une vague de douleur dans tout son corps, mais il refusa d'abandonner. Une fois l'objet entre ses mains tremblantes, il entreprit de dévisser l'un des boulons qui maintenait ses chaînes. La tâche était presque impossible. Son corps était trop faible, ses doigts trop engourdis. Mais il n'avait jamais été du genre à abandonner.

Le tournevis glissait dans les mains tremblantes d'Adler. Ses doigts étaient raides, presque incapables de saisir correctement l'outil à cause des blessures et de l'épuisement. Pourtant, il ne pouvait pas s'arrêter.

Chaque rotation du petit boulon semblait durer une éternité, mais le bruit sourd de métal qui se desserrait alimentait sa volonté.

Il entendait des bruits dans le couloir, les pas de Stitch et de ses hommes. Ils allaient revenir bientôt, et Adler devait être prêt. Une fois le boulon libéré, il sentit un éclat de satisfaction monter en lui. L'une des attaches de ses poignets était presque libre.

Avant qu'il ne puisse terminer, la porte s'ouvrit brusquement. Stitch entra, un sourire cruel sous son masque.

Stitch:

— Adler, toujours debout ? Je dois dire, je suis impressionné. Mais ne t'inquiète pas, je vais m'occuper de cette étincelle d'espoir.

Stitch ne remarqua pas immédiatement l'état des chaînes. Il s'approcha, tenant un objet lourd dans ses mains : un fouet métallique, ses extrémités renforcées de pointes acérées.

Stitch:

— Tu connais cet outil ? Il est parfait pour arracher la peau sans tuer...enfin, pas tout de suite.

Stitch balança le fouet, et les pointes s'enfoncèrent dans le flanc d'Adler, déchirant la chair. Cette fois, Adler laissa échapper un cri guttural, une explosion de douleur trop intense pour être contenue. Stitch recula, satisfait, observant le sang qui coulait lentement sur le sol.

Mais Adler avait un plan. Tandis que Stitch savourait sa domination, Adler dissimula discrètement le tournevis dans sa main libre.