- Lumos.

- Lumos.

Deux baguettes magiques s'éveillèrent de l'obscurité, portées par deux sorciers que tout opposait.

- Tu n'as pas le droit de me traîner dans cette forêt! Protestait ardemment Krum, qui n'avait eu qu'une minute pour échanger son pyjama contre une tenue à toute épreuve. Je ne suis pas ton chien!

- Oh, vraiment? Demanda Chouta d'une voix voluptueuse, écartant les premières branches de leur passage. Ne me dit pas qu'un grand garçon comme toi a peur. Dans ce cas, ta réputation de dur à cuir se métamorphoserait subitement en celle d'une petite chochotte.

Dans les profondeurs de la nuit, à travers le voile de brouillard qui les enveloppait, ils entreprirent leur aventure dans la forêt interdite.

À peine avaient-ils fait leurs premiers pas que des ronces sauvages surgirent de l'obscurité, s'enroulant le plus fort possible autour de leurs chevilles.

Chouta riposta avec rapidité, tandis que Krum maudissait le nom de tous les enchanteurs possibles.

- Incendio! Incanta-t-elle.

Aussitôt, les plantes s'embrasèrent de l'intérieur et relâchèrent leur emprise.

- C'était quoi, ces choses? Se plaint Krum qui venait d'être libéré.

- De rien surtout, répond-t-elle en marchant à grande enjambée, ce fut un plaisir de te sauver la vie.

Ils avancèrent en silence, laissant le murmure des feuilles et les hululements des chouettes accompagner leur chemin. Un quart d'heure plus tard, ils atteignirent le cœur battant de la forêt, là où l'obscurité semblait la plus dense, entre les arbres qui avaient vécu plus de cents vies humaines. Tout deux se sentaient observé, mais ils ne se le dirent pas. Et pourtant, lorsqu'ils regardaient derrière eux, il n'y avait que des feuilles mortes et des chauve-souris chassant des mulots.

- Tu comptes un jour me dire ce qu'on est venu faire ici au beau millieu de la nuit? Demanda-t-il, toujours sur ses gardes.

- Je suis venue t'abandonner, mentit Chouta avec une voix sérieuse. Les créatures qui vivent ici se chargeront de toi.

Krum s'arrêta nette, poings fermés.

- Arrête ton numéro! S'écria-t-il, faisant un écho. Je n'ai pas peur de toi!

- La ferme, dit-elle à voix basse. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il vaut vieux se faire tout petit.

Mais il poursuit de sa voix grave, pointant sa baguette vers elle comme s'il allait l'attaquer.

- Ce que tu as fait à Poliakoff ne va pas m'arriver à moi! Tu penses que c'est courageux, de terroriser plus faible que soit?

- Baisse immédiatement ta baguette, ordonna-t-elle entre ses dents.

Bien qu'elle savait aisément se défendre contre lui, la forêt interdite n'était ni le lieu, ni le moment pour régler leurs comptes. Des créatures dangereuses peuplaient cet endroit, le genre de créatures qu'il valait mieux laisser paisibles dans leur sommeil.

- Dis-moi d'abord ce que tu as fait à Poliakoff!

- Je ne lui ai rien fait, d'accord? Je me suis accusée car je connais le plaisir que vous ressentez lorsque vous me pensez coupable.

- Menteuse, manipulatrice!

Dans sa colère, depuis l'ombre d'un sapin, Krum ne remarquait pas la silhouette délicate d'un bébé acromentule, descendue lentement d'un arbre, qui déposait avec une déconcertante douceur son corps sur son épaule musclée.

- Krum, ne bouge plus, dit-elle en voyant ce spectacle. Il y a un araignée sur ton épaule, je vais t'en débarrasser.

Un frisson parcourut le champion alors qu'il sentait soudainement la sensation des pattes de l'araignée se déplaçant de son épaule jusqu'à son cou... Des gouttes de sueur tombèrent de ses cheveux.

- Pétrifie-la, demanda Krum d'un air suppliant, faisant de son mieux pour rester calme.

Au lieu de cela, Chouta tendit sa main et la laissa grimper sur elle avant de la déposer délicatement au sol. Ils reprirent le chemin...

- Moi je trouve ça sympa les araignées, dit-elle simplement alors qu'ils longaient un ruisseau. Tu savais que cette espèce était protégée?

- Tu vas enfin me dire où on va? Coupa Krum qui n'en avait que faire de ce qu'elle disait.

- Nous allons rendre une petite visite de courtoisie à tes futurs adversaires, ils sont arrivés aujourd'hui, balança Chouta. Tu seras peut-être le seul à avoir le droit à cette avant-première, j'espère que tu as conscience de ta chance.

Cent mètres devant eux, les couleurs vives des flammes de dragon éclairaient l'endroit où ils se trouvaient. C'est là qu'ils réalisèrent qu'il y avait des acromentules tapi dans chaque coin et recoin... Ils échangèrent un regard... Chouta n'avait peut-être pas peur des araignées, mais en si grand nombre, ce n'était tout de même pas la chose la plus rassurante du monde.

Aussitôt les flammes s'évanouirent dans le ciel, plongeant de nouveau la forêt dans un noir complet en un instant.

Le grognement des dragons devenait de plus en plus audible à mesure qu'ils se rapprochaient... Ils distinguèrent quatre grosses cages : un dragon par champion. Cachés parmi les hautes herbes, ils observèrent les bêtes se débattre avec une force titanesque pour tenter de se libérer des chaînes qui les emprisonnaient. Quelque part au dessus d'eux, un nid de frelons asiatique bourdonnait...

Alors qu'ils pensaient être seuls à venir ici, un homme imposant et barbu, dépassant largement les trois mètres, passait d'une cage à une autre pour distribuer de la viande fraîche aux dragons.

Chouta fit signe à Krum de se baisser, consciente qu'ils ne devaient surtout pas être repérés ici. Parmi les dragons, un grand dragon rouge à crête avait remarqué leur présence et tentait de les brûler à distance.

- C'est un boutefeu chinois, murmura Krum. Ça sera lui, mon adversaire...

- Comment peux-tu en être aussi sûr? Chuchota-t-elle.

- Je le sais, c'est tout.

- Alors essaye de lui bruler les yeux, je connais le contre-sort...

- Bien. Après, on part.

Krum rampa au sol pour se rapprocher de sa cible tandis que l'homme barbu était occupé devant une autre cage. Pour la première fois, une expression de concentration se dessina sur son visage, et il tenait fermement sa baguette magique.

- Conjonctivictus, lança-t-il.

Mais le dragon cracha du feu pour parer le sortilège, attirant ainsi l'attention de l'inconnu qui, un très bref instant,

cessa de lancer de la viande en direction de la première cage... Une fois la situation revenue à la normale, à la grande surprise de Chouta, il réessaya une deuxième fois.

- Conjonctivictus, essaya-t-il encore.

Un jet de lumière bleu transperça la nuit, brûlant les yeux de la bête qui poussa un cri de mécontentement.

- Bien joué, dit Chouta en rampant jusqu'à lui, lançant en même temps le contre-sort.

Cette fois-ci, percevant quelque chose d'inhabituel, l'homme barbu se précipita vers le boutefeu et constata l'agitation qui régnait.

- Qui est là? S'écria-t-il d'une voix courageuse. Montrez-vous! Personne, à part moi et le professeur Dumbledore, n'a le droit de se trouver ici.

Toujours dissimulés dans les hautes herbes, Chouta et Krum retenaient leurs souffles et ne bougaient plus d'un poil. Celui qui nourrissait les dragons sorti un parapluie rose de son gros et vieux manteau et le pointa devant lui comme si c'était une baguette magique.

- Je vous préviens, je suis armé! Menaça-t-il en agitant son parapluie.

Malgré la situation tendue, les deux adolescents eurent un rire moqueur. Pour qui se prenait-il, avec ce parapluie de vieille dame? Mais leur amusement se dissipa rapidement lorsque l'homme, ayant discerné l'origine de leurs voix, se dirigea droit sur eux.

- Expelliarmus, lui lança Krum.

L'homme au parapluie fut immédiatement propulsé dans les airs avant de s'écraser la tête la première contre unes des cages...

- Ça, ce n'était peut-être pas nécessaire... murmura Chouta à Krum. Viens, rentrons, il ne faut pas que le professeur Karkaroff remarque notre absence. Sinon, il pourrait faire le lien entre cet incident et le fait que nous n'étions pas dans notre lit...

A toute allure, ils rebroussèrent chemin, bondissant par-dessus l'eau du ruisseau... Mais, hélas, arrivés au cœur de la forêt, une terrible surprise les attendait : ils étaient encerclés par des milliers d'acromentules.

- Je suis Aragog, père de tout ceux que vous voyez ici, lança soudain une voix inhumaine...Et vous, manifestement, n'êtes que des humains insensibles.

Mangez-les, mes enfants, Ils ont osé, eux, agresser notre ami.

Ils se retournèrent vivement, leur cœur battant la chamade, et aperçurent l'origine de cette voix. Ils étaient face à une créature monstrueuse, une araignée aussi haute qu'une colline. Ses crochets étaient énormes, inquiétants... Quant à ses yeux, la créature en avait au moins une centaine, étincelant d'une lueur malveillante dans l'obscurité de la forêt.

- Adieu, ennemis de Hagrid, termina-t-il en s'éclipsant, laissant place à encore d'autres araignées prêtes à les dévorer tout crus.

- Bravo, merci Krum d'avoir attaqué l'ami des araignées, pesta Chouta.

...

Protego!

- Protego Totalum!

- Expelliarmus!

Dos contre dos, Chouta Byrne et Viktor Krum se battaient sans relâche dans ce combat sans merci. Les araignées arrivaient comme les vagues d'une marée haute, déferlant en un nombre infini.

- Krum, invoque ton patronus! Cira Chouta tandis qu'elle lançais des boucliers magiques qui ne tenaient que quelques secondes à peine.

- Pas le temps, répond-t-il sur la même intonation. Et je ne suis pas assez concentré! Pourquoi est-ce que tu ne lances pas des avadakedabra?

- Les acromentules sont une espèce protégée, au cas où cela t'aurait échappé ! Ce n'est pas le genre de maléfice qui se lance à tout bout de champ!

- On s'en cogne! Grogna-t-il en écrasant encore une nouvelle araignée avec la semelle de sa chaussure.

Leur duel magique se prolongea dans une lutte acharnée, le temps semblant se prolonger jusqu'à l'indéfinissable, leur détermination les poussant à se battre comme des gladiateurs...Elle remarqua alors qu'ils se tenaient sous un noisetier, cet arbre vénéré par les sorciers pour sa connexion avec les balais volants les plus performants.

- Accio grosse branche de noisetier, invoqua Chouta d'un geste désespéré.

Dans un bruit de déchirement, une branche massive, pesant plus de vingt kilos, chuta de l'arbre, écrasant impitoyablement un groupe d'araignées qui rampaient à proximité...

- Qu'est-ce que tu fais? Demanda Krum en créant de nouveaux boucliers.

- Je nous sauve la vie! Debout, ordonna-t-elle à la branche comme s'il s'agissait d'un balais d'école.

Péniblement, la branche se traîna jusqu'à eux, flottant dans les airs.

- Comment tu veux conduire ça, tu es folle? Il n'est pas taillé, c'est dangereux!

- Ce n'est pas toi, le champion de Quidditch de l'équipe de Bulgarie? En selle! Dit chouta, déjà assise à l'arrière,

ses pieds ne touchant plus le sol.

N'ayant pas d'autre choix, Krum monta sur le balai improvisé juste à temps, alors que leurs boucliers fraîchement conjurés se brisaient. De toutes leurs forces, ils s'accrochèrent, faisant de leur mieux pour ne pas chuter alors qu'ils décollaient maladroitement. Ce moyen de transport semblait avoir sa propre volonté, bougeant dans tous les sens imaginables, défiant toute tentative de contrôle.

Les deux adolescents furent assaillis par plusieurs branches, qui leur fouettèrent le visage avant qu'ils ne parviennent enfin à apercevoir la Forêt Interdite depuis leur hauteur. Malgré cette distance de sécurité, ils continuèrent d'entendre les cris aiguë des créatures frustrés d'avoir manqué un festin.

Mais le balai n'avait pas dit son dernier mot : il fondit en piqué vers la pelouse du parc, à quelques mètres seulement du bateau.

- Reprend le contrôle, Krum! S'exclama Chouta qui avait manqué de tomber plusieurs fois. On va se casser un os!

- J'essaye, mais il ne m'écoute plus!

Chouta tenta le tout pour le tout : elle pointa sa baguette vers le lac de Poudlard, espérant amortir le choc en plongeant dans une bulle d'eau.

- Aquaboulelus, incanta-t-elle.

Comme un gigantesque bras bleu, l'eau quitta son lit et forma une immense boule tourbillonnante à seulement quelques mètres de l'endroit où ils étaient sur le point de s'échouer balai volant.

- Retiens ta respiration, conseilla Chouta avant qu'il ne soit trop tard.

Ils plongèrent dans cette bulle d'eau froide, qui ensuite, sans aucune précaution, éclata au sol. Pendant un bon moment, ayant avalé de travers de l'eau par accident, ils toussèrent violemment. Les aventuriers étaient trempés jusqu'aux os et ensanglantés à cause des multiples blessures infligées par les araignées et les branches d'arbres.

Chacun de leurs côtés, ils lancèrent des sortilèges sur eux-mêmes pour retrouver leur apparence normale. Ils se séchèrent et guérirent leurs blessures, heureusement superficielles.

- Je suis comment? Demanda Krum pour s'assurer que tout dans son apparence étaient revenue à la normale.

- Tes cheveux sont décoiffés, ricana-t-elle alors qu'il était presque chauve. Et moi, je suis comment?

- Ton mascara à coulé, dit avec ironie, sachant qu'elle ne se maquillait jamais.

Elle n'en revenait pas d'échanger quelques mots plutôt détendus avec lui, mais après ce qu'ils venaient de vivre, après avoir frôlé la mort de si près, la légèreté était la bienvenue. Ils se dirigèrent vers le bateau, accompagnés par le son du clocher de Poudlard qui annonçait déjà deux heures du matin.

Mais hélas, lorsqu'ils arrivèrent dans le couloir des cabines, le Directeur Karkaroff était là, assis sur une chaise en plein milieu, un verre de vin rouge à la main. Merlin seul savait depuis quand il était là à les attendre...Celui-ci arborait ce sourire malveillant qu'il adoptait lorsqu'il était sur le point d'infliger une punition. Cette fois-ci, ils étaient fichu, le directeur était très à cheval sur le respect du couvre-feu.

- Professeurs Karkaroff, dit Chouta d'une voix craintive.

Elle s'attendait à ce que Krum fonce sur lui, blâmant son rôle dans l'incident, affirmant qu'elle avait mis sa vie en danger. Cependant, il resta silencieux. Les deux se tenaient simplement devant lui, dans une attente tendue, guettant le moindre mot de la part du Directeur Karkaroff.

- Moi-même, répondit-il simplement. Je sais où vous étiez...

- On peut tout vous expliquer, monsieur, intervint Krum.

- La tricherie est interdite, annonça-t-il avec sévérité. Uniquement pour ceux qui ne sont pas assez astucieux pour éviter d'être découverts...

À l'attente de sa dernière phrase, Chouta et Krum s'échangèrent un regard complice. Les deux étaient ô combien soulagé par cette réponse.

Le professeur Karkaroff enchaîna :

- Comment étaient-ils, ces dragons?

- En pleine forme, professeur, dit Krum d'une voix forte. Ils mangent beaucoup et leurs flammes sont des plus puissantes.

- Notre champion sait à présent comment s'occuper d'eux, compléta Chouta avec sincérité. Il est prêt pour son épreuve.

Krum parut surpris d'entendre Chouta parler ainsi de lui ; c'était bien la première fois qu'elle évoquait son nom sans le critiquer.

- Parfait, jeunes gens, dit-il en regardant l'heure sur sa montre à gousset. Je me retire, n'allez pas dormir trop tard. Et n'oubliez pas que lorsque vous unissez vos pouvoirs, c'est moi que vous honorez.

- Oui, naturellement, professeur Karkaroff, dirent-ils en même temps.

Le concerné se leva péniblement, cela faisait certainement plusieurs heures qu'il devait être là à attendre leur retour, tel un père de famille inquiet.

- Merci, de m'avoir sauvé la vie, lui dit Viktor une fois le Directeur parti.

- Et toi merci de savoir piloter n'importe quel bout de bois.

Spontanément, Viktor lui tendit la main. Dans une école telle que Durmstrang, cela signifiait beaucoup. C'était un geste d'amitié, voir d'alliance. Ils se firent une bonne poignée de main, ce moment avait quelque chose d'historique...

- Donc, si ce n'est pas toi qui a fait peur à Poliakoff, qui est-ce, d'après toi? Lui demanda-t-il en montrant que cette question le préoccupait beaucoup.

- Eh bien c'est moi, bien-sur, menteuse comme je suis...

- C'est bon, je te crois maintenant, dit-il d'une voix grave. Tu es diabolique mais tu n'as rien de cruel.

- Et qu'est-ce qui te fait dire ça, au juste?

- Dans la forêt, tu as refusé d'assassiner ces araignées...

- C'est plutôt bien vu, Krum, remarqua Chouta qui ne le croyais pas capable de faire des liens pareils. Je sais ce qui s'est passé, oui, mais je ne peux pas t'en révéler d'avantage, j'ai fait une promesse à Poliakoff. Cela va faire des jours que je cherche des solutions...

- Qui pourrait en vouloir à Poliakoff? C'est un gentil garçon, il a juste un poil dans la main. Puis déjà, depuis quand c'est à toi qu'on vient demander de l'aide?

- Tout ce que j'ai le droit de te dire, c'est qu'il est victime d'un blocklang, soupira Chouta qui savait que son enquête en était au point mort. Il ne sait plus ouvrir sa bouche, ses lèvres sont cousues par la magie noire.

- Ça explique beaucoup de choses. Nous pensions qu'il était juste traumatisé...Si nous avions su qu'il avait perdu la parole, nous n'aurions pas insisté pendant des jours pour qu'il prononce ne serait-ce qu'un mot...

Il eût un silence après quoi le visage de Krum s'illumina brusquement, mêlé à une sorte de confusion...

- Blocklang, j'ai déjà vu ça, inscrit quelque part...

- C'est impossible, dit-elle avec fermeté.

J'ai été à la bibliothèque, relus tous mes cours de maléfices...Tu dois te tromper, comme c'est souvent le cas.

- Tu as vu, toutes ces salles de classes laissées à l'abandon dans le château?

- Oui, mais pourquoi tu me parles de ça? Demanda Chouta qui voulait juste aller dormir pour avoir les idées claires demain.

- Olga, Irina et moi on en a trouvé une assez branché, c'est une ancienne classe des potions. On y va tous les jours après le soupé, et hier, je suis tombé sur un manuel de potion avancé et je suis certain d'avoir vu ce sort noté dans les premières pages.

- Tu peux m'expliquer ce qu'un sortilège pareil ferait dans un manuel de potions? Questionna Chouta, dubitative.

- Je n'en sait rien, Chouta, d'accord? Dit Krum en perdant patience. Je ne suis pas stupide, je sais lire et je sais ce que j'ai vu!

- Et tu en as fait quoi, après l'avoir ouvert?

- Je l'ai remis à sa place, il est malfaisant, ce manuel...

- Demain, après le souper, je viens avec vous et nous verrons bien qui a raison.

- Très bien, on n'aura qu'à manger ensemble, proposa-t-il.

- Une fois n'est pas coutume, c'est d'accord, Viktor.