Chapitre 2 : La Wyvern
Les Monts du Dragon avaient un charme étrange, du genre à vous faire douter de la décision de quitter le confort d'un bon feu de camp. Les rochers déchiquetés se dressaient comme des dents, prêts à avaler quiconque oserait trop s'approcher. La brume stagnante glissait entre les pics, telle une mer fantomatique à la recherche de sa proie. Un vent glacé, coupant comme une lame, sifflait à travers les crevasses, emportant avec lui l'écho lointain de bêtes inconnues.
Arno progressait prudemment, ses sens en alerte malgré l'apparence décontractée qu'il affichait. Ses bottes frappaient les rochers, un bruit sourd qui se perdait dans l'immensité de la montagne. « Pas vraiment le genre d'endroit où je me vois construire une petite maison avec un jardin fleuri... mais bon, chacun ses goûts, hein ? » murmura-t-il pour lui-même, jetant un regard autour de lui. Paulette et Claudette, ses fidèles compagnes, reposaient confortablement à ses côtés, prêtes à jaillir au moindre signe de danger.
Les Monts du Dragon n'avaient pas volé leur réputation. L'air était lourd, presque oppressant, comme si la montagne elle-même veillait jalousement sur ses secrets. Des crocs géants de roche surgissaient de la brume, créant un labyrinthe naturel où l'on pouvait facilement se perdre. Et Arno, malgré sa grande gueule habituelle, n'était pas vraiment d'humeur à explorer davantage cette toile géologique.
Il n'était pas seul, cependant. Cela faisait quelques heures déjà qu'il ressentait cette étrange sensation. Un picotement le long de la nuque, un frisson qui n'était pas seulement dû au froid mordant. Quelque chose était là. Tapie dans l'ombre. Et cela l'observait.
« OK, OK... Pas de panique, Arno. C'est peut-être juste ton imagination qui s'emballe. » Il s'arrêta un instant, écoutant attentivement. Rien, si ce n'était le sifflement du vent entre les pierres. Pourtant, un détail attira son regard : des empreintes énormes, enfoncées dans la terre et la neige. Pas vraiment celles d'un randonneur perdu. Non, c'était bien plus inquiétant que ça. « Ah... génial. J'imagine que ça n'appartient pas à un gentil écureuil des montagnes, hein ? »
Il suivit les traces, non pas par courage héroïque, mais par cette foutue curiosité qui avait tendance à le pousser dans des situations de plus en plus absurdes. Plus il avançait, plus les empreintes devenaient nettes, marquant le passage d'une créature imposante. Puis il entendit un bruit. Un grognement sourd, suivi d'un bruissement d'ailes. Arno s'immobilisa.
La brume se dissipa légèrement, juste assez pour qu'il puisse apercevoir l'immense silhouette qui se dressait devant lui. Une wyvern. Magnifique dans son horreur, avec ses ailes membraneuses et ses écailles aussi brillantes que l'acier. Ses yeux, rouges comme des braises, semblaient le fixer avec une intelligence animale.
Arno la contempla un instant, un sourire se dessinant sous sa cagoule. « Et voilà. Un dragon qui a raté son examen de cracheur de feu. Je parie qu'il a dû rendre sa flamme et se contenter de... ce look. »
La wyvern n'appréciait apparemment pas les plaisanteries. Elle rugit, un cri guttural qui résonna dans les montagnes, faisant vibrer l'air autour de lui. Arno esquissa un pas en arrière, levant la main. « OK, d'accord, j'avoue, t'as du potentiel. Mais franchement, tu pourrais travailler sur ta technique de présentation. Le rugissement, c'est un peu cliché. »
C'était le genre de créature qui ne discutait pas. Soudain, la wyvern se jeta sur lui, griffes en avant, ses ailes créant un tourbillon de vent et de poussière autour d'eux. Arno se jeta sur le côté, roulant sur le sol rocailleux pour éviter l'assaut. Le combat venait de commencer.
La wyvern fondit sur Arno avec la fureur d'une tempête, ses griffes déchiquetant l'air dans un sifflement terrifiant. Arno roula de côté, esquivant l'attaque avec la fluidité d'un danseur, et se redressa en un instant, les pieds fermement ancrés dans la neige rocailleuse. « Paulette, ma belle, c'est enfin ton moment. » Il dégaina son épée en argent avec un sourire. L'épée scintillait faiblement dans la brume, comme si elle savait que sa chance de briller était enfin arrivée.
Il jeta un regard rapide à la créature massive. « J'te préviens, elle est du genre jalouse. Donc si tu te prends un coup, c'est personnel. » Paulette vibrait dans sa main, prête à mordre dans les écailles de la wyvern.
La bête lança une nouvelle attaque, ses ailes créant un souffle puissant, tentant de déséquilibrer Arno. Mais au lieu de se faire repousser, il se baissa rapidement et se faufila sous son flanc, Paulette à la main. D'un geste précis, il frappa. Le métal argenté s'enfonça dans la chair tendre sous l'aile gauche de la wyvern, provoquant un rugissement de douleur.
« Aïe, ça pique, hein ? » lança Arno en bondissant en arrière pour éviter la riposte brutale de la créature. La wyvern tourna sa tête massive, ses yeux brûlant de rage, et frappa avec sa queue, dans une tentative d'écraser ce petit insecte qui l'agaçait.
Arno esquiva de justesse, se jetant au sol dans une roulade fluide, mais pas sans un léger coût. « Ouh, elle est plus rapide que je pensais... Tu as vu ça, Paulette ? Elle a de la réactivité pour une brute de cette taille. » Il se remit sur ses pieds, ses jambes fléchies, prêt à esquiver à nouveau. Paulette brillait dans la brume, impatiente de continuer à prouver sa valeur.
Il observait maintenant chaque mouvement de la wyvern, ses yeux rivés sur ses muscles tendus, essayant de deviner ses prochains gestes. Il y avait quelque chose de mécanique dans ses attaques, une prévisibilité qui rendait ses charges violentes mais maladroites. « T'es un peu comme un boxeur du dimanche, toi. Toujours à balancer des coups larges sans penser à la suite. Je parie que t'es le genre à attaquer tête baissée sans réfléchir. »
La wyvern répondit par un rugissement assourdissant, ses griffes labourant le sol alors qu'elle préparait une nouvelle charge. Arno se redressa, prêt à bondir à nouveau. « Ouais, c'est bien ce que je pensais. Agressivement prévisible. »
Mais la bête semblait avoir un plan cette fois. Elle leva sa queue et, d'un coup sec et imprévisible, frappa Arno en plein flanc. Le choc l'envoya voler plusieurs mètres en arrière, s'écrasant lourdement contre un rocher. Il sentit la douleur éclater dans ses côtes, son souffle coupé net.
Arno haleta, son corps protestant contre la violence du choc. « Oh... OK... celle-là, je ne l'ai pas vue venir. Bravo, tu montres des signes d'amélioration. » Il essaya de se relever, mais la douleur était bien réelle. Ses côtes étaient probablement fracturées, et son souffle court l'empêchait de se redresser complètement.
Il regarda la wyvern, qui se rapprochait lentement, ses griffes labourant le sol. « Bon, je pense qu'il est temps d'activer le super pouvoir de régénération... parce que, ouais, ça commence à faire mal. »
Sous ses vêtements, Arno pouvait déjà sentir ses os se réajuster, ses plaies se refermer. Mais le processus n'était jamais agréable. « Et voilà... la magie de l'autoguérison... Toujours un peu douloureux, mais eh, qui a dit que c'était facile d'être immortel ? »
Il se remit lentement sur pied, se tenant le flanc tout en observant la wyvern avec un regard perçant. « D'accord, la pause est finie. Je crois que je vais t'achever avant que tu ne deviennes trop intelligente pour moi. »
La wyvern, après avoir encaissé les premières attaques, semblait comprendre que ce petit humain était bien plus dangereux que ce qu'elle avait initialement estimé. Son regard rouge, perçant, se concentra davantage sur Arno, et ses mouvements se firent plus calculés, plus méthodiques. « Ah, voilà que tu commences à réfléchir... Bravo ! Mais tu sais, si je te tue maintenant, je n'aurai jamais l'occasion de voir jusqu'où va ton potentiel. »
Arno observait la bête, prêt à esquiver. Paulette, encore dégoulinante du sang noir de la wyvern, vibrait dans sa main, impatiente d'en finir. Mais Arno savait que la précipitation était son ennemie. La créature était devenue plus attentive, ses attaques plus fines, moins brutales mais plus ciblées. Elle essayait de coincer Arno, de limiter ses mouvements, et il devait redoubler de prudence pour ne pas tomber dans son piège.
La wyvern se rua vers lui à une vitesse surprenante, ses ailes battant puissamment dans l'air glacé des Monts du Dragon. Arno plongea sur le côté, effectuant une roulade, puis se redressa aussitôt, Paulette prête à frapper. « Hé, tu vois, moi aussi je peux jouer à ce jeu ! » lança-t-il en riant, bien que son rire fût teinté d'une pointe d'épuisement.
Il bondit sur un rocher proche pour prendre de la hauteur, puis sauta dans les airs, espérant atteindre un point vulnérable sur la nuque de la créature. Paulette fendit l'air dans un arc gracieux, mais les écailles de la wyvern étaient plus dures que prévu. Son coup glissa sans causer de dommages significatifs.
Arno atterrit souplement, mais il serra les dents. « OK, d'accord... Plan B : frapper plus fort. » Il esquiva de justesse un coup de griffe qui aurait pu le déchiqueter en deux. La wyvern, dans sa rage grandissante, faisait preuve d'une agilité que l'on n'aurait pas cru possible pour une créature de cette taille. Chaque mouvement de ses pattes ou de sa queue semblait calculé pour forcer Arno à reculer.
« Bon sang, t'es une vraie tête de mule... » Il tenta de nouveau d'attaquer, visant cette fois les jointures des ailes. Si Paulette ne pouvait pas percer directement ses écailles, alors il devait trouver les points faibles. Le bord de l'aile était plus fragile, moins protégé. Il plongea sous la bête, se faufilant dans un espace étroit entre ses pattes massives, et frappa. Paulette s'enfonça cette fois avec succès, déchirant la membrane de l'aile droite.
La wyvern rugit, son cri emplissant la montagne d'un écho terrifiant.
Arno ne pouvait pas s'empêcher de sourire. « On n'abandonne pas maintenant, Paulette... Pas après tout ce qu'on a traversé. » Mais la fatigue commençait à se faire sentir, même pour lui. L'autoguérison, aussi efficace soit-elle, demandait un prix en énergie, et Arno sentait son corps lutter pour se maintenir à flot.
Il observa la wyvern, toujours en furie. Elle boitait légèrement, sa blessure à l'aile droite l'empêchant de voler correctement, mais cela ne l'empêchait pas de rester un adversaire redoutable. « OK, j'avoue, tu m'as surpris... » Il jeta un coup d'œil à ses propres blessures, puis haussa les épaules. « Mais tu sais, je suis encore debout, donc techniquement, je gagne. »
La situation devenait de plus en plus critique. La wyvern, enragée par ses blessures, redoublait d'agressivité. Elle avait pris l'avantage, ses attaques devenant plus précises et plus impitoyables. Arno, malgré son agilité et son humour inébranlable, ne pouvait plus esquiver aussi rapidement. Il esquiva de justesse un coup de griffe, mais trébucha sur un rocher dissimulé sous la neige, chutant lourdement sur le sol glacé.
Le choc fit tomber Paulette de sa main, l'épée argentée glissant quelques mètres plus loin. « Oh super, c'est le moment idéal pour une petite sieste... » Il roula sur le dos, le souffle coupé, et leva les yeux vers la wyvern qui approchait lentement, ses griffes raclant le sol. Arno n'avait pas de doute : cette fois, elle comptait bien en finir.
Il grogna, tentant de se relever, mais son corps protestait. Son autoguérison se mettait encore une fois à l'œuvre, mais la fatigue commençait sérieusement à peser. « Eh, tu es vraiment têtue, hein ? » lança-t-il à la wyvern, qui semblait savourer son avantage. « Un peu comme un boxeur maladroit mais persévérant. Tu sais, celui qui continue à lancer des coups larges même après s'être pris un K.O. technique. »
La wyvern rugit, visiblement insensible à ses moqueries. Elle leva une patte griffue, prête à écraser Arno. « D'accord, c'est maintenant ou jamais, mon grand... » Arno se força à bouger, roulant de côté pour éviter l'attaque qui fit trembler le sol à l'endroit où il se trouvait. Il aperçut Paulette, encore brillamment étincelante dans la neige, juste à quelques mètres.
Se relevant avec peine, Arno jeta un coup d'œil autour de lui. Il devait improviser. Pas le temps pour un plan élaboré, mais assez pour une stratégie simple : prendre de la hauteur, surprendre la wyvern, et frapper où ça fait mal. Ses yeux se fixèrent sur un rocher surplombant le champ de bataille. S'il pouvait grimper là-haut et bondir sur la bête avec Paulette... ça pourrait marcher.
« Eh bien, on va voir si tu as des réflexes aussi bons que ton rugissement, ma grande. » Arno courut vers le rocher, évitant un nouveau coup de queue de la wyvern qui lui effleura les jambes. Il grimpa rapidement, utilisant toute son agilité pour atteindre le sommet. Chaque muscle de son corps hurlait de fatigue, mais il ne pouvait pas s'arrêter. Pas maintenant.
Une fois en haut, il prit une profonde inspiration, jeta un regard vers Paulette en contrebas, puis vers la wyvern qui cherchait frénétiquement sa proie. « Prête pour le saut de la foi? Désolé, on n'avait pas le budget pour la paille. » Murmura-t-il à lui-même avant de bondir dans les airs. Le vent siffla à ses oreilles tandis qu'il plongeait en piqué, tel un aigle.
Au moment où il atteignit la wyvern, il saisit Paulette d'un geste précis, et avec toute la force qu'il pouvait encore rassembler, il planta l'épée en plein dans un point vulnérable, juste sous la gorge écailleuse de la créature.
La wyvern rugit de douleur, se cabrant violemment, mais le coup avait touché une zone sensible. Arno, accroché à son épée, fut secoué comme une poupée de chiffon, mais il tenait bon. « Allez, Paulette, ne me lâche pas maintenant ! » Il serra les dents, sentant ses forces l'abandonner petit à petit. Le sang de la wyvern éclaboussait la neige autour d'eux, tandis que la bête vacillait sous l'impact.
Arno se laissa finalement tomber au sol, épuisé, mais il savait qu'il avait réussi à infliger une blessure sérieuse. Il tenta de se relever, mais son corps protestait violemment. « OK, peut-être qu'une petite pause ne serait pas de refus... » Il haleta, jetant un dernier regard vers la wyvern, qui titubait sous la douleur. Elle n'était pas encore vaincue, mais elle était grandement affaiblie.
La wyvern, bien qu'affaiblie, n'avait pas encore dit son dernier mot. Son rugissement rauque résonnait encore dans les montagnes, et ses yeux brûlaient d'une rage primitive. Chaque pas qu'elle faisait la rapprochait d'Arno, ses griffes traînant dans la neige ensanglantée. Elle boitait, mais cela ne la rendait que plus dangereuse, comme une bête acculée prête à tout pour survivre.
Arno, à bout de forces, savait que c'était le moment décisif. Son souffle était court, son corps épuisé par les blessures qu'il avait subies, et même son autoguérison peinait à suivre le rythme. Il observa Paulette dans sa main, l'épée argentée tachée du sang noir de la wyvern. « Allez, Paulette, encore un effort... Juste un coup de plus, et on pourra rentrer à la maison. »
La wyvern attaqua, lançant sa queue comme un fouet. Arno, malgré sa fatigue, parvint à esquiver de justesse, roulant sur le côté avant de bondir sur ses pieds. « Tu ne lâches vraiment pas l'affaire, hein ? » Il fit un geste rapide, frappant la créature sur le flanc, mais ses écailles restantes repoussaient encore la plupart de ses coups.
Il savait que cette confrontation ne durerait pas longtemps. Soit il l'achevait maintenant, soit il finirait écrasé sous son poids colossal. Arno jeta un coup d'œil rapide à la créature, cherchant une ouverture, un point faible qu'il n'aurait pas encore exploité.
Puis, il le vit. Un éclat argenté sous la gorge de la wyvern, là où il avait déjà frappé plus tôt. C'était la faille. L'endroit où il devait porter le coup final. Rassemblant toutes ses dernières forces, il courut vers la bête, esquivant les griffes qui tentaient de l'arrêter. Il grimpa rapidement sur une saillie rocheuse, prenant de la hauteur pour une dernière attaque.
« Et c'est là que l'on termine notre danse, ma belle. » Avec un cri de guerre exagéré – plus pour se motiver que pour intimider la wyvern – Arno plongea une dernière fois. Paulette scintillait dans les airs, et dans un mouvement acrobatique digne des assassins de l'École de l'Aigle, il planta l'épée profondément dans la gorge de la créature.
La wyvern tituba, son rugissement se transformant en un gargouillement de douleur. Elle s'effondra lourdement sur le sol, agitant faiblement ses ailes une dernière fois avant de rendre son dernier souffle. Arno, encore accroché à Paulette, se laissa retomber sur le sol, épuisé mais victorieux.
« Eh bien... » Arno haleta, regardant la créature massive devant lui, « tu aurais pu être ma dragone, et moi ton fidèle âne, mais... t'as tout gâché. » Un sourire fatigué se dessina sur son visage sous sa cagoule, et il fit un clin d'œil invisible au lecteur. « Oui, je sais, vous ne l'avez pas vue venir, celle-là. »
Il se laissa tomber sur le dos, ses poumons brûlant d'effort, et observa un instant le ciel gris au-dessus de lui. « Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours à combattre des monstres gigantesques, seul ? Ça manque de rousses par ici, sérieusement. » Il leva un bras vers le ciel, comme s'il attendait une réponse. « Triss aurait peut-être pu m'aider à finir cette galère plus vite. Mais non... toujours pas de rousses en vue. »
Arno se redressa lentement, grimaçant de douleur. Il observa les dégâts sur son corps : des plaies béantes, des contusions, et une jambe encore à moitié inutilisable. « Ah, les joies de l'autoguérison... Ça fait mal, mais au moins je ne finirai pas comme une crêpe sous une wyvern. » Il posa la main sur son flanc, sentant les plaies se refermer lentement, ses côtes se réaligner.
Se relevant péniblement, il jeta un dernier regard à la carcasse de la wyvern, désormais inerte. « Bien joué, Paulette, tu t'en es sortie comme une championne. Claudette ? Ne sois pas jalouse, tu auras ta chance une prochaine fois. » Il rengaina ses épées, jetant un coup d'œil aux montagnes qui l'entouraient. Le chemin était encore long, et malgré la fatigue, Arno esquissa un sourire.
« Allez, on continue. Peut-être que la prochaine fois, je trouverai un adversaire un peu moins... têtu. Ou au moins une rousse. »
Avec un dernier regard derrière lui, il reprit sa route, un sourire en coin, prêt à affronter les prochaines absurdités que la montagne lui réservait.
