Chapitre24 : Alliance Inattendue
Alors qu'il s'étirait légèrement, une silhouette massive apparut dans son champ de vision. Arno leva les yeux et vit Cable, debout à quelques mètres de là, les bras croisés, le regard dur. L'homme du futur semblait le juger de ses yeux perçants, comme s'il avait attendu ce moment pour délivrer une leçon bien sentie. Arno ne put s'empêcher de lever un sourcil moqueur.
"Oh, salut Trunks du Futur. J'imagine que t'étais là tout ce temps à me regarder... euh... récupérer mes morceaux ?" Son ton, léger et provocateur, cachait l'amertume de la situation. Arno n'était pas du genre à accepter les conseils d'un homme qui passait son temps à le sermonner.
Cable, toujours aussi impassible, ne bougea pas d'un pouce. Il fixait Arno comme s'il évaluait encore son potentiel, ou plutôt ses erreurs. Arno, quant à lui, pouvait presque sentir la frustration bouillonner sous l'armure métallique de son nouveau "compagnon". "Ah, laisse-moi deviner... tu vas me dire que tout ça, c'était ma faute ?" lança Arno, étirant son dos dans un claquement sonore. "Parce que, pour être honnête, j'ai déjà entendu ce discours, et crois-moi, je suis pas d'humeur à jouer les boucs émissaires."
Le silence de Cable devint lourd, presque suffocant. Arno croisa les bras, sa posture défiant l'homme du futur. "D'accord, d'accord. On va faire semblant que je suis pas juste sorti d'une opération chirurgicale improvisée sur le terrain. Allez, crache ta frustration, Trunks. J'ai bien mérité mon sermon, non ?"
Cable décroisa lentement les bras, ses yeux toujours rivés sur Arno. La tension montait, mais Arno savait que ce n'était pas le moment de s'effondrer sous la gravité des événements. Il pouvait presque sentir l'accusation vibrer dans l'air.
"Bon, je suppose que c'est parti pour une autre partie de 'on critique le sorceleur', hein ?" murmura Arno pour lui-même, tout en se préparant à affronter cette nouvelle confrontation.
"Tu n'as vraiment aucune idée de ce que tu fais, n'est-ce pas ?" grogna Cable en s'arrêtant à quelques mètres d'Arno, son ton plein de reproches à peine dissimulés.
Arno, toujours en train de s'étirer après sa régénération, ne se laissa pas perturber par l'attaque verbale. Il leva simplement un doigt, l'air faussement pensif. "Hmm... Voyons voir... Déchiré en deux par un géant en armure, jeté dans une rivière, et maintenant, debout, presque intact... Ouais, j'aurais tendance à dire que ça va pas si mal. Mais merci de demander, hein. Toi, ça va ? Comment va l'avenir, toujours aussi... futuriste ?"
Cable plissa les yeux, visiblement peu amusé par l'humour désinvolte d'Arno. "Tu aurais dû m'écouter," cracha-t-il. "Je t'ai dit de neutraliser le gamin avant que tout ça ne dérape." Il fit un geste brusque de la main vers l'horizon, là où le Fléau et Julian étaient probablement en train de continuer leur sinistre association. "Et maintenant, non seulement le Fléau est en liberté, mais il a l'arme que je voulais éviter à tout prix. Julian est dangereux. Ce n'est plus seulement ton problème, c'est devenu une catastrophe."
Arno haussa les épaules, comme si tout cela n'était qu'un léger contretemps dans sa journée. "Ah, Julian ? Sérieusement, t'exagères, mon grand. C'est juste un ado qui peut... OK, carboniser des trucs. Mais entre nous, qui n'a jamais eu une phase rebelle ?" Il tapota sa propre poitrine, prenant un air faussement dramatique. "Je me souviens de mes 15 ans... J'ai aussi eu envie de tout faire cramer une ou deux fois."
"Ce n'est pas une blague, Arno," rétorqua Cable, la voix grondante. "Ce gamin est l'une des plus grandes menaces pour l'avenir. Chaque minute où il reste sous l'influence du Fléau, la situation devient plus critique. Si tu m'avais écouté dès le départ, on n'en serait pas là."
Arno hocha la tête lentement, comme s'il absorbait les paroles de Cable. Puis, avec un sourire narquois, il répliqua : "Oh, tu veux dire que tout ça aurait pu être évité si j'avais juste suivi ton plan de 'neutralisons l'ado pyromane' ? Wahou. Je suis vraiment désolé, Trunks. Je devrais vraiment bosser sur ma tendance à ne pas tuer des enfants. Un vilain défaut, j'en conviens." Il marqua une pause, avant de rajouter avec un clin d'œil : "Mais hé, au moins, je suis immortel, donc j'ai tout le temps du monde pour apprendre de mes erreurs, non ?"
Cable serra les poings, sa frustration évidente. "Ton immortalité ne te rend pas invincible, ni capable de tout réparer, Arno. Ce que tu considères comme des 'erreurs' pourraient anéantir des vies, des mondes entiers. Et tu prends ça à la légère, comme si tout ça n'était qu'une farce."
"Et toi, tu prends tout ça comme si tu avais une barre en acier coincée quelque part," riposta Arno, levant les mains en l'air comme pour signaler qu'il était innocent. "Regarde-toi, tout est toujours une question de destin apocalyptique et de futur en ruines. T'as pensé à te détendre un peu ? Peut-être prendre des vacances dans ton futur dystopique, je sais pas… prendre un café, lire un bouquin ?"
Cable s'avança d'un pas encore, réduisant la distance entre eux. Son regard était froid, calculateur. "Chaque seconde que nous perdons ici te coûte plus cher que tu ne le réalises, Arno. Je n'ai pas besoin de ton humour, je n'ai pas besoin de tes sarcasmes. Ce que je veux, c'est éviter que l'avenir que j'ai vu ne se réalise. Et toi, tu continues de jouer le clown, comme si tout ça n'avait pas d'importance."
Arno soupira bruyamment, croisant les bras. "Ouais, ouais. L'avenir, la fin du monde, bla bla bla... T'as déjà essayé de prendre une pause pour respirer, Cable ? Je veux dire, sérieusement, t'es toujours à 200%. Pas étonnant que tu sois coincé dans un cycle d'ennui interdimensionnel." Il prit une posture faussement sérieuse, imitant une réflexion profonde. "Dis-moi, ça te fait quoi d'être le type le plus grognon du futur ? Une vocation ? Un héritage familial ?"
La tension monta encore d'un cran. Le regard de Cable était devenu dur, ses muscles tendus. Il n'était clairement pas là pour plaisanter, et chaque pique d'Arno ne faisait que renforcer son agacement. Cependant, il savait qu'il devait coopérer, malgré le mépris flagrant qu'il avait pour l'approche d'Arno.
"Si tu veux t'en sortir, Arno, tu vas devoir me suivre. Sinon, cette petite joute verbale sera la dernière chose que tu auras à offrir à ce monde." Cable parlait bas, mais chaque mot était tranchant, sa voix chargée de la gravité des événements.
Arno haussa simplement les épaules, toujours en contrôle, toujours décontracté. "C'est drôle, je me disais justement que ça me manquait de me faire menacer par un Terminator. C'est comme si c'était devenu une sorte de tradition, tu vois ? Mais bon, pour cette fois, je vais écouter, juste parce que t'as un joli jouet futuriste à me montrer. Fais-moi rêver."
La méfiance entre eux s'épaissit, mais une chose devenait claire pour Arno : malgré ses réticences, ils allaient devoir travailler ensemble. Il n'avait pas envie de l'admettre, mais il savait que ce combat contre le Fléau ne pourrait pas être gagné seul.
Arno s'appuya contre un arbre, le souffle court, mais son sourire en coin toujours bien présent. Son corps, encore douloureux de l'attaque du Fléau, se remettait lentement grâce à sa régénération. Non loin de là, Cable gardait son épée massive à portée de main, surveillant les alentours avec une vigilance militaire. Entre eux, un silence pesant régnait, le genre de silence où les mots manquent pour exprimer la situation surréaliste dans laquelle ils se trouvaient.
"Alors, tu proposes quoi ? Un concours de bras de fer ? Parce que je te préviens, mon bras est vachement entraîné… pour, euh… manier une épée." Arno lança un clin d'œil espiègle, espérant faire réagir Cable, mais l'homme du futur resta de marbre, comme d'habitude.
Cable, les yeux toujours fixés sur un point invisible à l'horizon, finit par parler, sa voix grave et monotone rompant le silence. "Le Fléau n'est pas quelqu'un que l'on peut battre de front. Pas avec ta vitesse. Pas avec ma force." Il se tourna enfin vers Arno, son œil cybernétique brillant d'une lueur froide. "Il faut l'envoyer ailleurs."
Arno haussa un sourcil, amusé. "L'envoyer ailleurs ? Genre, tu proposes qu'on l'envoie en vacances ? Parce que s'il peut choisir une destination, je suggère les montagnes, peut-être qu'il apprendra à se détendre un peu."
Mais Cable ne réagit pas à la blague. "Je parle d'un portail. Un autre monde. Une dimension d'où il ne pourra pas revenir."
Cette fois, Arno se redressa légèrement, ses sourcils se fronçant sous le poids de la méfiance. "Oh, super. Un portail vers une autre dimension. C'est ta grande idée ? Je savais que tu venais du futur, mais là, ça devient franchement dingue. Tu comptes me dire que t'as une DeLorean cachée quelque part, ou c'est juste un portail magique sorti de ton… équipement high-tech ?"
Cable resta impassible. "C'est la seule option."
Arno fit mine de réfléchir, tapotant son menton d'un air exagérément sérieux. "Voyons voir… un portail interdimensionnel qui pourrait peut-être nous aspirer nous aussi, ou, qui sait, déclencher une invasion d'araignées géantes ? Ou alors, on pourrait simplement l'ignorer et laisser Julian devenir son apprenti Sith. Je vois pas pourquoi je m'inquiète."
Cable serra légèrement les poings, la patience semblant s'effriter face à l'attitude désinvolte d'Arno. "Je ne suis pas là pour plaisanter. Tu as vu ce que cet homme peut faire. Le Fléau ne se contentera pas de Julian. Il détruira tout sur son passage. Si tu as une meilleure solution, dis-le maintenant."
Le sourire d'Arno se dissipa légèrement. La vérité était que Cable avait raison. Le Fléau n'était pas une menace ordinaire. Même avec sa régénération, Arno savait que ce genre de force brute finirait par l'écraser, littéralement. Mais accepter une alliance avec Cable, après tout ce qui s'était passé, ne lui plaisait pas du tout.
"D'accord, d'accord, tu marques un point, Terminator," soupira Arno, jetant un coup d'œil vers la direction où le Fléau et Julian avaient disparu. "Mais attends, ce portail... tu comptes juste l'ouvrir et le balancer dedans comme un sac de patates ?"
Cable inclina légèrement la tête. "En simplifiant, oui. Il y a un endroit où les barrières entre les dimensions sont faibles. Je peux ouvrir un portail temporaire avec mes appareils. Si on l'attire là-bas, on peut l'envoyer dans un autre monde."
Arno fronça les sourcils, cette fois sérieusement. "T'es pas en train de nous envoyer dans un piège, hein ?" Son regard se fit plus perçant, cherchant une faille dans la façade de l'homme du futur. "Parce que, sérieusement, avec ton œil qui brille et ton attitude froide, ça crie 'Trahison à venir'. Et j'ai déjà donné."
Cable soutint le regard d'Arno sans ciller. "Je n'ai aucune raison de te trahir, sorceleur. Ma mission est d'éliminer Julian, mais si le Fléau n'est pas neutralisé, il causera plus de dégâts que n'importe quel pouvoir que Julian pourrait développer. Ce n'est pas une question de confiance. C'est une question de nécessité."
Arno secoua la tête avec un sourire ironique. "Super. Rien de mieux qu'une alliance de nécessité. Ça me donne chaud au cœur. Vraiment." Il croisa les bras, son esprit toujours en pleine réflexion. "Mais ok. Disons que j'accepte. On attire ce tas de muscles à ton endroit spécial, tu ouvres ton portail, et pouf, il disparaît. Et après, quoi ?"
Cable hésita un instant. "Après, chacun reprend sa route. Toi, tu t'occupes de Julian. Moi, je retourne à ma mission."
"Ta mission de le tuer, tu veux dire," rétorqua Arno, un éclair de défi dans les yeux.
Le silence de Cable fut suffisant comme réponse. Arno leva les mains en signe de reddition. "Eh, ne t'emballe pas. On parlera de ça plus tard." Il tourna les talons, les mains sur les hanches, fixant la forêt sombre devant eux. "D'abord, on doit s'occuper du Hulkzilla en armure. Et j'imagine que tu as une idée de comment on l'attire à ton fameux portail ? Parce que, spoiler : il n'est pas du genre à accepter une invitation polie."
Cable rengaina son épée, fixant le paysage comme s'il calculait chaque détail. "Le Fléau se laisse guider par sa rage. Il pourchassera tout ce qui se dresse sur son chemin. Nous devons simplement le conduire jusqu'à la zone. Le reste se fera automatiquement."
Arno plissa les yeux, les bras croisés. "Facile, hein ? On se contente de se mettre en travers de son chemin, de courir comme des fous et de prier pour qu'il nous suive jusqu'à ton portail magique. On dirait un plan infaillible." Sa voix débordait de sarcasme, mais au fond, il savait qu'il n'avait pas vraiment d'autre choix. Cable n'avait peut-être pas tort. Face à un monstre de ce calibre, ils avaient besoin de plus que de la chance ou des épées bien aiguisées.
"Très bien, Terminator," finit par dire Arno, avec un sourire résigné. "Je suis partant. Faisons ça. Mais je te préviens, si ça tourne mal, je t'accuserai d'avoir gâché ma journée. Et ma journée est déjà bien pourrie."
Cable ne répondit pas, se contentant d'un hochement de tête. L'alliance, temporaire mais nécessaire, était scellée.
Quelques heures plus tard, Arno se tenait aux côtés de Cable, face à l'imposante silhouette du Fléau. L'air était lourd, chargé de la tension palpable qui précédait un combat inévitable. Le Fléau, vêtu de son armure noire, semblait plus colossal que jamais, chaque muscle de son corps trahissant une force inhumaine. Arno, bien sûr, ne pouvait s'empêcher de sourire, son humour mordant toujours prêt à sortir, même dans les situations les plus désespérées.
"Bon, je te préviens, grand gaillard," lança Arno en dégainant Claudette, son épée en acier. "Je suis peut-être immortel, mais je préfère éviter les séances de torture gratuites, alors si tu pouvais y aller mollo..."
À sa gauche, Cable restait impassible, ses yeux fixés sur le Fléau. Son épée massive était déjà dégainée, prête à frapper. Il ne partageait pas l'humour d'Arno, pas dans un moment pareil. "Concentre-toi, sorceleur," grogna-t-il, gardant un ton sec et froid. "Ce n'est pas le moment pour tes plaisanteries."
"Oh, mais c'est toujours le moment pour mes plaisanteries," rétorqua Arno avec un sourire en coin. "Sinon, on finirait tous par devenir aussi ennuyeux que toi, Terminator."
Le Fléau, ignorant complètement leurs échanges, poussa un rugissement bestial, et sans avertissement, il se lança à pleine vitesse vers eux. Chaque pas du géant faisait vibrer la terre sous ses pieds, et il n'y avait aucun doute dans son esprit : il allait les écraser.
"Eh, Terminator, je crois qu'il n'a pas reçu l'invitation au débat !" cria Arno en se préparant à esquiver.
Le Fléau arriva sur eux avec une violence incontrôlée. Arno plongea sur le côté au dernier moment, tandis que Cable, usant de sa force brute, para le coup avec son épée géante, créant un choc qui fit trembler les arbres autour d'eux. Les deux combattants résistèrent un instant, l'un contre l'autre, avant que Cable ne soit forcé de reculer sous la puissance inhumaine du Fléau.
Arno, déjà debout, en profita pour frapper rapidement, sa lame cherchant une ouverture dans l'armure du géant. Mais le métal du Fléau était solide, presque indestructible. Claudette rebondit avec un bruit sourd, sans laisser la moindre marque.
"Super. Il est blindé comme un tank. Parfait." Arno leva les yeux au ciel, l'air exaspéré, mais avec son éternel sourire. "À croire que ce mec est sponsorisé par une usine de métal."
Le Fléau, sans prêter attention à Arno, se tourna rapidement vers lui, balayant l'air de son bras massif. Arno esquiva de justesse, se roulant à terre pour éviter un coup qui aurait brisé ses os. "On est bien d'accord que tu n'es pas le genre à jouer au frisbee, hein ?" lança-t-il en se redressant.
Cable, de son côté, reprit position, son épée prête à frapper à nouveau. "Il est trop puissant pour qu'on le combatte de front," déclara-t-il d'un ton sec, sans quitter le Fléau des yeux.
"Oh, vraiment ? Je n'avais pas remarqué !" Arno se plaça à côté de Cable, reprenant son souffle. "Tu proposes quoi, alors ? On lui lance des compliments pour le déconcentrer ?"
Le Fléau, visiblement agacé par leurs esquives répétées, rugit à nouveau et se prépara à charger une seconde fois. Ses mouvements étaient lourds, mais d'une puissance terrifiante. Arno et Cable échangèrent un regard rapide, leur méfiance mutuelle palpable, mais ils savaient qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de coopérer pour l'instant.
"D'accord, grand gaillard," murmura Arno en se préparant à bouger à nouveau. "Montre-moi ce que t'as d'autre en réserve."
Le combat ne faisait que commencer.
Le Fléau, furieux, ne perdit pas de temps. Il se lança à nouveau sur Arno et Cable, ses mouvements brutaux déchirant l'air autour de lui. Ses poings, massifs comme des marteaux, frappaient avec une telle violence que même le sol se fissurait sous les coups. Arno bondissait de côté, esquivant les attaques avec l'agilité d'un chat, mais chaque coup manqué soulevait un nuage de poussière et de débris qui l'aveuglait brièvement.
"Sérieusement, Terminator, où est-ce qu'ils l'ont fabriqué ? C'est pas un gars, c'est une catastrophe naturelle avec des jambes !" cria Arno en se glissant sous un coup qui aurait probablement réduit sa cage thoracique en miettes.
Cable, de son côté, gardait son calme, malgré la puissance de l'ennemi. Il bloquait les coups du Fléau avec son épée massive, chaque impact résonnant comme un tonnerre, mais même lui sentait le poids de chaque choc dans ses bras. Le Fléau ne ralentissait pas. Au contraire, il semblait gagner en force à chaque échange.
"Concentre-toi, Arno ! Il cherche à nous briser. Garde tes distances !" aboya Cable en parant un autre coup titanesque qui faillit le faire trébucher en arrière.
Arno, toujours prêt à sortir une réplique, se redressa rapidement. "Oh, tu crois ? Et moi qui pensais qu'il voulait juste nous inviter à prendre le thé !"
Le Fléau, totalement insensible aux blagues d'Arno, leva son poing une fois de plus, frappant cette fois le sol avec une telle force que le choc fit voler les deux combattants en arrière. Arno roula sur plusieurs mètres avant de s'arrêter, secouant la tête pour reprendre ses esprits. Ses muscles criaient de douleur, mais sa régénération travaillait déjà à réparer les dommages.
"Bon, si quelqu'un avait des doutes, je peux confirmer qu'il frappe comme une montagne," marmonna Arno en se relevant tant bien que mal, une main sur ses côtes douloureuses. "Et je n'ai pas signé pour ce genre de douleur aujourd'hui."
Le Fléau, lui, ne relâchait pas la pression. Il se tourna vers Cable, visant désormais l'homme du futur avec une série de coups rapides. Cable parait du mieux qu'il pouvait, mais même sa force et sa technologie ne pouvaient compenser la brutalité pure du Fléau.
Arno observa le combat avec une grimace. "Ok, ok, il est temps de sortir le plan magique, non ? Parce que je commence à me lasser de ce jeu de boxe où on est les sacs d'entraînement."
Cable ne répondit pas tout de suite. Son regard fixé sur le Fléau, il calculait. Il savait que la seule façon de s'en sortir serait d'utiliser la grenade magique, mais trouver une ouverture dans ce chaos était presque impossible. Le Fléau ne leur laissait aucun répit.
Finalement, après avoir esquivé un coup de plus qui fit voler des pierres autour d'eux, Cable lança un rapide coup d'œil à Arno. "Je vais ouvrir un portail. Il faut l'attirer à un endroit dégagé pour qu'il soit pris dans l'explosion. Prépare-toi."
Arno hocha la tête, tentant de reprendre son souffle. "Super. Un portail interdimensionnel pour un gars qui pourrait probablement survivre à une chute dans un volcan. On adore !" Mais derrière ses sarcasmes, il comprenait l'urgence de la situation. Si le Fléau continuait à les dominer comme ça, ils n'auraient pas de seconde chance.
Le Fléau, toujours aussi implacable, rugit une nouvelle fois et se jeta sur Cable. Ses poings abattirent l'épée de l'homme du futur, brisant la garde et envoyant Cable valser en arrière. Le choc fut tel que même l'épée de Cable vola à quelques mètres de lui, s'enfonçant dans le sol.
"Bon, c'est là que je dois faire quelque chose d'héroïque, non ?" siffla Arno, les muscles crispés par la tension. Il se précipita vers le Fléau, Claudette levée, espérant au moins détourner l'attention du monstre pendant que Cable se remettait.
Le Fléau se tourna vers lui, ses yeux brûlant de colère. "Tu crois vraiment que tu peux m'arrêter, sorceleur ?" Sa voix résonnait comme le grondement d'un orage. "Je vais vous écraser tous les deux, et personne ne pourra m'en empêcher."
"Ouais, ouais, tout le monde dit ça. Et pourtant, regarde-moi, je suis encore debout," rétorqua Arno en esquivant un coup. Il frappa rapidement, mais une fois de plus, l'armure du Fléau absorbait tout.
Pendant ce temps, Cable récupéra son épée et se redressa, sa respiration haletante. Il n'y avait plus de temps à perdre. Il activa un petit dispositif à sa ceinture, et un objet ressemblant à une grenade apparut dans sa main. Le plan était simple : ouvrir un portail et envoyer le Fléau dans une autre dimension. Mais le faire sans être eux-mêmes aspirés dans le vortex allait être un défi en soi.
"Arno ! Il va falloir l'amener ici, près de cette zone," cria Cable en pointant un endroit dégagé à quelques mètres de là. "Dès qu'il est assez proche, je balance la grenade."
Arno hocha la tête tout en continuant d'esquiver les coups mortels du Fléau. "Bien sûr, amène-le près de l'endroit dégagé. Comme si c'était aussi facile que de promener un chien… Un chien géant, super énervé, et qui peut te détruire en un coup. Simple, vraiment."
Le Fléau semblait sentir qu'un piège se formait, mais il n'en avait que faire. Sa rage pure prenait le dessus, et il continuait de marteler le sol et l'air autour de lui, cherchant à abattre ses adversaires.
Le moment de vérité approchait. Le Fléau, aveuglé par sa soif de violence, se rapprochait de la zone dégagée, tandis qu'Arno et Cable, bien que fatigués, étaient prêts à déclencher leur dernière carte.
