Et voilà le chapitre 3.

Comme toujours, je rappelle que j'ai juste inclus Mio dans l'histoire et qu'il est donc normal de retrouver des "copié/collé" du livre.

Également, si l'histoire est en Rated M, ce n'est pas pour rien.

N'hésitez pas à me donner votre avis !

Bonne lecture !


Chapitre 3

Un martèlement de pas retentit dans l'escalier. Quelques secondes plus tard, Mio et Draco furent violemment repoussés par quatre personnes vêtues de robes noires qui firent irruption au sommet de la tour. Toujours paralysé, sans même pouvoir ciller des yeux, Harry regarda avec terreur les quatre nouveaux venus : apparemment, les Mangemorts avaient remporté le combat qui s'était déroulé au- dessous.

Un homme massif, le regard oblique, les traits étrangement de travers, pouffa de rire d'une voix sifflante.

- Dumbledore coincé ! s'exclama-t-il.

Il se tourna vers une petite femme trapue, au sourire avide, qui donnait l'impression d'être sa sœur.

- Dumbledore sans baguette, Dumbledore seul ! Bravo, Draco, bien joué !

- Bonsoir, Amycus, dit Dumbledore, très calme comme s'il recevait des amis à dîner. Tu es venu avec Alecto... C'est charmant...

La femme eut un petit rire courroucé.

- Tu crois que tes fines plaisanteries vont t'aider sur ton lit de mort ? ricana-t-elle.

- Des plaisanteries ? Oh, non. C'est ce qu'on appelle les bonnes manières, répliqua Dumbledore.

- Vas-y donc, dit l'homme qui se trouvait le plus près de Harry, un personnage massif aux longs membres, avec des cheveux et des favoris gris en bataille, et dont la robe noire de Mangemort paraissait trop serrée pour lui.

Jamais Harry n'avait entendu une telle voix, on aurait dit une sorte d'aboiement rauque. Une puissante odeur de terre, de sueur et, à n'en pas douter, de sang, émanait de lui. Ses mains crasseuses avaient de longs ongles jaunes.

- C'est toi, Fenrir ? demanda Dumbledore.

- En effet, répondit l'autre de sa voix râpeuse. Ça te fait plaisir de me voir, Dumbledore ?

- Non, pas vraiment...

Fenrir Greyback sourit, montrant des dents pointues. Du sang coulait sur son menton et il se léchait lentement les babines, avec une expression obscène.

- Tu sais à quel point j'aime les enfants, Dumbledore.

- Dois-je en conclure que tu n'attends même plus la pleine lune pour attaquer, désormais ? C'est très inhabituel... Tu as donc un tel goût pour la chair humaine qu'il ne lui suffit plus d'être satisfait une fois par mois ?

- Exactement, répondit Greyback. Ça te choque, n'est-ce pas, Dumbledore ? Ça te fait peur ?

Mio ne put retenir un frisson de sueur froide entendant cette discussion. Elle n'était que trop consciente de ce dont Greyback était capable. Combien de fois avait-elle du ruser pour lui échapper?

- Je ne peux pas prétendre en tout cas que ça ne me dégoûte pas, répliqua Dumbledore. Et en effet, je suis un peu choqué que Draco t'ait amené dans cette école où habitent tous ses amis...

- Ce n'est pas moi qui l'ai fait venir, dit Malefoy dans un souffle.

Il ne regardait pas Greyback, ne voulait même pas lui jeter un coup d'œil. Il s'était rapproché de la jeune femme blonde.

- Je ne savais pas qu'il serait ici...

- Je ne manquerais pour rien au monde une visite à Poudlard, Dumbledore, lança Greyback de sa voix rauque. Il y a ici tant de gorges à lacérer... Délicieux, délicieux...

Il leva un ongle jauni avec lequel il se cura les incisives, lorgnant Dumbledore.

- Je pourrais m'occuper de toi en guise de dessert, Dumbledore...

- Non, dit sèchement le quatrième Mangemort. Il avait une tête aux traits grossiers, brutaux. Nous avons des ordres. C'est Draco qui doit le faire. Vas-y, Draco, dépêche-toi.

Malefoy semblait moins résolu que jamais. Il avait l'air terrifié en regardant Dumbledore, dont le visage encore plus pâle n'était pas à la même hauteur que d'habitude, car il s'affaissait de plus en plus contre le rempart de la tour.

- En tout cas, il n'en a plus pour très longtemps, si vous voulez mon avis ! dit l'homme au visage de travers, provoquant le rire sifflant de sa sœur. Regardez-le. Qu'est-ce qui t'arrive, Dumby ?

- Oh, une moindre résistance, des réflexes plus lents, Amycus, répondit Dumbledore. Bref, la vieillesse... Peut-être que ça t'arrivera aussi un jour... Si tu as la chance de parvenir jusque-là...

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Hein ? Qu'est-ce que ça veut dire? s'écria le Mangemort, soudain violent. Toujours pareil, avec toi, pas vrai Dumby, tu causes et tu ne fais rien, rien de rien. Je ne comprends même pas pourquoi le Seigneur des Ténèbres se donne la peine de te tuer ! Allez, Draco, vas-y !

Mais à cet instant, d'autres bruits de lutte retentirent un peu plus bas et une voix cria :

- Ils ont bloqué l'escalier ! Reducto ! REDUCTO !

Le cœur de Harry fit un nouveau bond dans sa poitrine. Ces quatre-là n'avaient donc pas neutralisé toute opposition, ils avaient simplement réussi à monter jusqu'au sommet de la tour et, d'après ce qu'on entendait, avaient dressé derrière eux une barrière invisible...

- Vite, Draco, maintenant ! dit avec colère l'homme aux traits grossiers.

Mais la main de Malefoy tremblait toujours tellement qu'il était incapable de viser. A ses côtés, Mio avait glissé sa main dans la main libre du jeune homme, autant pour le dissuader que pour le rassurer.

- Je vais m'en occuper moi-même, gronda Greyback en s'avançant vers Dumbledore les bras tendus, les dents découvertes.

- J'ai dit non ! s'écria l'homme aux traits grossiers.

Il y eut un éclair de lumière et le loup-garou fut projeté en arrière. Il heurta les remparts et vacilla, l'air furieux. Le cœur de Harry, prisonnier du sortilège de Dumbledore, lui martelait les côtes avec une telle force qu'il semblait impossible que personne ne l'entende... Si seulement il avait pu bouger, il aurait lancé un maléfice sous sa cape...

- Draco, vas-y ou alors écarte-toi pour que l'un de nous..., vociféra la femme d'une voix perçante. Weasley, lâche-le, tu le gènes!

Mais au même instant, la porte s'ouvrit une nouvelle fois et Snape apparut, la main crispée sur sa baguette. Ses yeux noirs balayèrent la scène, allant de Dumbledore, affalé contre le rempart, jusqu'aux Mangemorts, y compris le loup-garou enragé et Mio tenant toujours fermement la main de Draco.

- Nous avons un problème, Snape, dit Amycus, l'homme à la silhouette massive, dont le regard et la baguette étaient dirigés l'un et l'autre vers Dumbledore. Ce garçon ne semble pas capable de...

Mais quelqu'un d'autre avait prononcé le nom de Snape, d'une voix très faible.

- Severus...

Rien, au cours de cette soirée, n'aurait pu autant terrifier Harry : pour la première fois, Dumbledore avait un ton suppliant.

Snape resta silencieux. Il s'avança et repoussa brutalement Malefoy obligeant la jeune femme à le lâcher. Celle-ci tomba à la renverse. Les Mangemorts reculèrent sans un mot. Même le loup-garou paraissait intimidé.

Snape observa Dumbledore un moment, et l'on voyait la répugnance, la haine creuser les traits rudes de son visage.

- Severus... S'il vous plaît...

Snape leva sa baguette et la pointa droit sur Dumbledore.

- Avada Kedavra !

Un jet de lumière verte jaillit de la baguette de Snape et frappa Dumbledore en pleine poitrine. Le cri d'horreur que Harry aurait voulu pousser ne parvint pas à sortir de sa gorge. Silencieux et immobile, il ne put que regarder Dumbledore qui fut projeté dans les airs comme par une explosion. Pendant une fraction de seconde, il sembla suspendu sous la tête de mort étincelante puis retomba lentement en arrière, par-dessus les remparts, telle une grosse poupée de chiffon, avant de disparaître dans le vide.

- Non… souffla Mio imperceptiblement en se relevant.

- Vite, filons d'ici, dit Snape.

Il attrapa Malefoy par la peau du cou et l'obligea à franchir la porte, en passant devant les autres.

Greyback, ainsi que l'homme à la silhouette massive et sa sœur trapue, les suivirent, ces deux derniers haletant d'excitation. La jeune femme, elle, était restée dans la tour, semblant attendre quelque chose… ou plutôt quelqu'un.

Harry, qui avait rejoint le groupe quelques temps auparavant, rejeta sa cape d'invisibilité au moment où le dernier Mangemort, l'homme aux traits grossiers, franchissait la porte et disparaissait dans l'escalier. Mio leva alors sa baguette:

- Petrificus totalus !

Le Mangemort se cambra comme s'il avait reçu un coup dans le dos et tomba par terre, raide comme une figure de cire, mais à peine avait-il touché le sol que Harry l'enjambait déjà et dévalait l'escalier obscur sans un regard ou une parole pour la jeune femme.

Restée seule, Mio était comme paralysée. Dumbledore ne pouvait pas être mort, non? Elle n'osait pas s'approcher des fenêtres. Que faire? Sa couverture d'espionne pour l'ordre était-elle tombée? Draco l'avait-il dénoncé?


Et voilà pour le chapitre 3. Je poste le 4ème chapitre samedi prochain. D'ici là j'attends vos retours !