Voici la suite de l'histoire. Comme d'habitude, petit disclaimer : il y a des passages entiers qui sont copiés/collés du livre de J. K. Rowling. J'ai simplement rajouté le personnage original de Mio Weasley.
Merci aux personnes qui ont lu les premiers chapitres. Vous êtres presque une centaine. Ça me fait vraiment plaisir.
Si vous voyez des erreurs ou des incohérences, n'hésitez pas à me le dire.
Bonne lecture !
Chapitre 4
La jeune Weasley sorti de sa torpeur. Elle se précipita vers la porte mais se stoppa. Avait-elle vraiment envie de voir ce qu'il se passait en bas? Et que faire? Défendre l'Ordre? Ça détruirait sa couverture si ce n'était pas encore fait! Comment arriver à combattre du bon côté sans rien laisser paraître?
Elle entama la descente des escaliers. Les escaliers en colimaçon tournaient encore plus la tête de la jeune femme. Arrivée en bas, elle n'eut que le temps de voir Harry se précipiter en direction du hall. Elle se mit à le suivre, enjambant le corps d'Amycus, ne prêtant pas attention à sa sœur Ginny ou son frère Ron combattant aux côtés de McGonagall, Lupin ou Tonks.
- Neville, qu'est-ce que... Le jeune homme au visage rond était contre le sol.
- 'a va, marmonna Neville, les mains crispées sur le ventre. Harry... Snape et Malefoy... Ils sont passés...
- Je sais, j'essaye de les rattraper! dit Harry, toujours par terre.
Se relevant rapidement en envoyant un sort contre un mangemort blond, il se remit à courir vers le hall, indifférent aux détonations qui résonnaient dans son dos, aux hurlements des autres qui lui criaient de revenir, à l'appel muet des silhouettes étendues à terre et dont il ignorait le sort... Il dérapa en tournant l'angle du mur, ses baskets rendues glissantes par le sang qui s'y était collé. Harry traversa le hall à toutes jambes et sortit dans le parc. Il distingua alors trois silhouettes qui couraient sur la pelouse, en direction du portail, au-delà duquel on pouvait transplaner... Il vit un gigantesque Mangemort blond et un peu plus loin devant lui, Snape et Malefoy... L'air froid de la nuit lui déchira les poumons tandis qu'il bondissait à leur poursuite. Il aperçut au loin un éclair de lumière qui dessina brièvement les contours des fugitifs.
Mio assista à la scène figée de peur, incapable de faire un mouvement. Harry tentait d'utiliser Endoloris contre le professeur Snape qui contrait aisément les attaques de l'élève. Draco, lui, s'enfuyait.
- Endol..., lança Harry pour la deuxième fois, visant la silhouette illuminée par l'incendie, mais Snape para à nouveau le maléfice.
Mio le vit ricaner.
- Vous n'allez quand même pas me jeter des Sortilèges Impardonnables, Potter ! s'exclama-t-il, sa voix couvrant le rugissement des flammes qui embrasaient la cabane du gardien non loin de là, les cris de Hagrid et les aboiements frénétiques de Crockdur, coincé dans la cabane embrasée. Vous n'en avez ni l'audace, ni la capacité.
- Incarc..., gronda Harry mais Snape dévia le sortilège d'un geste du bras presque désinvolte.
- Battez-vous ! lui cria Harry. Battez-vous, espèce de lâche...
- Vous m'avez traité de lâche, Potter ? hurla Snape. Lorsque votre père m'attaquait, c'était toujours à quatre contre un, alors je me demande comment vous l'appelleriez, lui ?
Mio avait la tête qui tournait. Elle n'arrivait plus à écouter les voix, elle les entendait toujours mais n'arrivait plus à se concentrer. Snape et Harry continuait d'hurler toute la rancœur qu'ils avaient l'un envers l'autre; Snape déviait encore et encore les attaques d'Harry, le faisant enrager.
- Non, Potter ! s'écria Snape.
Il y eut un BANG retentissant et Harry fut violemment précipité en arrière, tombant à nouveau sur le sol. Cette fois, sa baguette lui sauta des mains. Il entendit Hagrid vociférer et Crockdur hurler à la mort pendant que Snape s'approchait de lui et le regardait de toute sa hauteur. Harry était étendu par terre, sans baguette, sans défense, comme Dumbledore l'avait été lui-même. Le visage blafard de Snape, illuminé par la cabane en flammes, était baigné de la même haine qu'il avait laissée paraître avant de foudroyer Dumbledore.
- Vous osez m'attaquer avec mes propres sortilèges, Potter? C'est moi qui les ai inventés- moi, le Prince de Sang-Mêlé ! Et vous voudriez retourner mes inventions contre moi, comme votre ignoble père, n'est-ce pas ? Je ne crois pas que vous y arriverez... Non !
Harry avait plongé vers sa baguette mais Snape lança un maléfice et elle fut expédiée quelques mètres plus loin, hors de vue dans l'obscurité.
- Alors, tuez-moi, dit Harry, la voix haletante.
Il n'éprouvait aucune peur, simplement de la rage et du mépris. Ces mots eurent l'effet d'un coup de fouet sur Mio qui se précipita vers le jeune homme à terre.
- Tuez-moi comme vous l'avez tué lui, espèce de lâche...
- NE ME TRAITEZ PAS DE LÂCHE ! hurla Snape. Son visage était devenu soudain dément, inhumain, comme s'il éprouvait la même douleur que le chien jappant, gémissant, coincé dans la cabane en feu de Hagrid.
Pendant un instant, le professeur aux cheveux noirs se stoppa, son regard croisa celui ce Mio, aux côté d'Harry. Une lueur que Mio ne saurait décrire, brillait dans le regard de l'homme.
- Professeur Snape … Severus … l'appela-t-elle si doucement qu'elle doutait qu'il l'ait entendu.
Celui-ci leva sa baguette et fendit l'air avec.
- NON! cria la blonde.
Harry sentit quelque chose de brûlant, comme un fouet chauffé à blanc, lui frapper le visage en le plaquant brutalement contre le sol et envoyant à la renverse une fois de plus la jeune femme. Puis ils entendirent au-dessus d'eux un bruissement d'ailes et virent une forme gigantesque obscurcir les étoiles : Buck avait fondu sur Snape qui recula en chancelant sous les serres aiguisées comme des rasoirs qui essayaient de le lacérer. Lorsque Mio se redressa, assise dans l'herbe, la tête lui tournant encore après son dernier choc, elle vit Snape s'enfuir à toutes jambes, l'énorme bête battant des ailes derrière lui et hurlant comme jamais personne ne l'avait entendue hurler...
Ayant à peine le temps de se relever, ils virent l'hippogriffe voler en cercle au-dessus du portail : Snape avait réussi à transplaner, juste derrière l'enceinte de l'école.
- Mio, tu dois les suivre! Tu ne peux pas laisser Draco seuls avec eux! Il n'a pas tué Dumbledore! lui dit alors Harry. Sa voix avait comme déraillé à cette dernière phrase.
- Harry … voulu l'interrompre la jeune blonde.
- Il ne l'a pas tué, c'est Snape! reprit-il. Il sera furieux! Voldemort va surement le punir, le… le … tuer.
- Non, Harry, il ne fera rien! Il sera trop concentré sur la victoire d'avoir supprimé son ennemi de toujours! De toute façon, rien ne te dit qu'il retrouvera Draco!
- Mais sa mère est toujours au manoir avec les mangemorts! Il ne voudra jamais la laisser! Après tout, il a tout fait juste pour protéger ses parents!
- Harry, tu ne pourras pas l'en empêcher!
- Je sais! Moi je suis impuissant, je le sais, et ça ne me plait pas! Toi par contre, tu as toujours ta couverture! Tu peux toujours le sortir de là!
Entre temps, Hagrid s'était approché. Jetant un dernier regard d'acquiescement à Harry, elle partit rapidement en direction du portail. Les images et Dumbledore, de la bataille, le regard de Snape défilaient toujours dans sa tête.
Il y a quelques mois, Harry lui avait fait la même demande qu'à l'instant: protège Draco! Cela ne l'avait pas vraiment surprise. Elle avait bien vu le comportement des deux jeunes hommes. Harry, obsédé par le moindre fait et geste du blond, ne cherchait plus à lui nuire. Draco l'avait laissé faire, faisant mine de l'ignorer, trop absorbé par sa mission. Jusqu'à ce fameux jour où Harry avait trouvé Draco, pleurant dans les toilettes des filles. La violente bagarre qui s'en suivit fut punie d'heures de colles hebdomadaires sous la surveillance des professeurs, qui se relayaient. Au début, Draco était terriblement froid avec le rouge et or. Mais sa colère ou sa honte, ressurgirent et les éclats de voix s'élevaient à chaque retenues. Progressivement, semaine après semaine, les disputes laissaient place aux explications de chacun. Et les retenues avaient permis, au final, au serpentard de s'ouvrir un peu au gryffondor. Un peu au début, et beaucoup plus ensuite. Tellement, que les deux se mirent à passer du temps ensemble en dehors des retenues en cachettes. Plus Draco avançait dans la réparation de l'armoire, plus lui et Harry se rapprochaient. C'est cette amitié qui avait poussé Harry à vouloir protéger Draco par le biais de Mio.
Perdue dans ses pensées, Mio avait continué de marcher au-delà du portail. Où Draco avait-il pu aller? Comment devait-elle s'y prendre pour lui faire éviter le pire?
Voilà pour le quatrième chapitre. J'espère qu'il vous plait ! Le cinquième arrive très vite (la semaine prochaine).
