Frégate d'assaut républicaine «Hoth's Revenge II», passerelle de commandement.
Youlia se sentit d'un seul coup très fatiguée. Elle était restée sur la passerelle à faire le point avec le commandant de la frégate et les autres vaisseaux, ce qui lui avait fait momentanément oublier tout ce qu'elle avait vécue. A la fin elle salua les officiers et descendit de la passerelle accompagnée du sous-officier des LRSS. Ce fut lui qui prit la parole :
-Colonel, vous avez une couchette attribuée ?
-Non. Je me suis réveillée dans un couloir, je ne pense pas qu'une cabine m'ait été réservée…
-Je peux vous laisser ma bannette. De toute façon le vaisseau est plein comme un œuf, ils ont déjà décalé les équipes pour faire de la place.
Il fut un temps ou elle aurait repoussé de façon hautaine ce genre de proposition. Mais elle était tombée de son propre piédestal et la décompression nerveuse se faisait sentir. Aussi répondit-t-elle :
-Merci. Je ne vous la prendrais que le strict nécessaire.
-Suivez-moi.
Elle le suivit en silence. Les coursives étaient bondées. Elle vit quelques membres d'équipage de «L'Emancipator», mais un seul la reconnut et la salua.
-Colonel… Vous avez pu vous en tirer ?
C'était un soldat de la sécurité intérieure. Youlia se dit qu'il avait du être fait prisonnier par les impériaux et laissé avec les blessés sur le « Destiny Blade ».
-Repos soldat ! Oui, je m'en suis sorti !
« Si on peut appeler cela s'en sortir… » Pensa-t-elle. Elle se reprit :
-Maintenant, il faut reprendre ce qui a été perdu !
-Oui colonel ! répliqua le soldat en claquant les talons.
Elle le salua et reprit son périple derrière le sous-officier. Les couloirs défilaient, ils changèrent deux fois de niveau… elle avait l'impression de sombrer dans un labyrinthe.
« Comment ça se fait ? Le croiseur était quatre fois plus gros et j'en connaissais tous les recoins » se dit-elle.
Ils arrivèrent enfin devant une porte non étanche qui fut ouverte sans frapper.
Il s'agissait d'une cabine de sous-officier, avec un lit superposé de chaque côté de l'entrée. Une table minuscule était fixée sur la cloison juste devant la porte et servait de bureau. Un matelas supplémentaire avait été posé sur la couchette de droite.
Deux sous-officiers étaient assis sur la couchette restée libre et levèrent la tête, un peu étonnés, en voyant les arrivants. Le plus âgé, un sergent chef de la sécurité intérieure héla le scorpion :
-Tu t'es levé une infirmière ?
-On peut sortir… renchérit son voisin, un caporal, avec un large sourire.
Youlia écumait. Kern, un peu gêné, toussota et répondit :
-Ce n'est pas une infirmière. C'est le colonel sécint de l'«Emancipator»…
Les deux hommes se levèrent aussitôt et saluèrent l'arrivante. Méprisante, elle les toisa d'abord d'un œil glacé, puis l'ordre claqua :
-Repos !
Les deux soldats observèrent un prudent silence. Youlia continua :
-Je ne viens que pour dormir. Ma place est sur la passerelle.
Elle tourna la tête vers le haut et conclut :
-Je prends la couchette du haut.
Elle allait monter par l'échelle intégrée au sommier lorsque le caporal lui demanda :
-Colonel, que s'est-il vraiment passé sur l'«Emancipator» ?
Youlia se figea. Elle n'avait pas encore fait de rapport ou justifié sa conduite jusqu'à ce moment. Tiraillée de sentiments contradictoires, Elle mit du temps à préparer sa réponse, ou du moins c'est ce qu'elle ressentit.
-On s'est fait surprendre. Trois fois.
Les trois hommes écoutaient en silence.
-D'abord, ils nous ont attiré sur leur terrain. Ensuite, on s'est fait aborder, et pour finir ils ont monté une opération commando contre la passerelle pendant que nous étions occupés à les repousser des hangars.
Elle conclut en se tournant vers le scorpion.
-Je me suis personnellement exposée et fait surprendre. C'est votre lieutenant qui m'a tiré d'affaire.
-Qu'est-il devenu ? demanda Kern.
-Je ne sais pas. La dernière fois que je l'ai vu, il était sous le feu de quatre Death Trooper.
Kern ravala sa salive.
-C'est là que vous avez été blessée ? demanda le sergent chef en regardant la bosse du pansement.
-Oui. Un couteau de lancer. Ils n'avaient pas de blaster.
-Pour ne pas abimer les consoles…
-Exactement. C'était bien monté.
Encore un silence.
-Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda le caporal.
-On les traque et on récupère le destroyer. Fin de l'histoire.
Et sur ces mots, elle grimpa dans la couchette et s'y étendit.
Vaisseau amiral RSV115 «Emancipator», couloir du hangar principal.
Le canonnier Vierbein était assis derrière la barricade du hangar, qui faisait face à sa réplique républicaine cinquante mètres plus loin. Il retournait pensivement une petite plaquette métallique, tordue à un coin, et semblait complètement fasciné par l'objet.
Le soldat en face de lui, qui soufflait dans ses mains pour tenter de les réchauffer, s'interrompit et finit par lui demander :
-Qu'est ce que tu lui trouve à ce bout de ferraille ?
-C'était la plaque de ma tourelle sur le «Destiny Blade».
-Et alors ?
-C'est notre ingénieur de tir qui l'avait emportée. Et il est mort.
Le soldat se tut, plus par politesse que par compassion, car des morts, il en avait aussi eu sa part.
Sans un mot, Virbein remis la plaquette dans sa poche de poitrine. De «Bunker Hill», le nom de leur tourelle, ils n'étaient plus que deux encore en vie, Josse et lui.
Ils avaient été affectés à la seconde vague d'assaut et avaient débouché par la cage de «Betelgeuse», l'ascenseur central, directement dans le hangar principal.
Hanson avait été le premier à mourir, fauché par une rafale de blaster lourd. Le reste du groupe s'était plaqué au sol, Virbein se serait fondu dans le plancher s'il avait pu.
Ils avaient ensuite senti une grande onde de choc, tandis que résonnait la voix forte d'un sergent des Death trooper :
-Bande de larves ! Debout et remuez vos culs !
Le ton était tel que tous se remirent instantanément debout.
Trente mètres devant eux, le poste de tir, détruit, grésillait encore. Le «noir», lance-grenade à la main, passa devant eux en trombe.
-Suivez-moi !
Ils coururent à la suite du sous-officier. Josse s'était déjà emparé du blaster qui gisait à côté du corps d'Hanson.
Toujours mené par le sergent, le petit groupe se faufila derrière l'épave d'un X-wing. Les décharges de blaster rendaient l'éclairage superflu. Le sergent, encore lui :
-Les grenades, tas de bâtards ! Sous l'épave du bombardier !
Josse et Haberg fouillèrent dans leurs sacs et en tirèrent chacun une. Ils en tirèrent la goupille et les lancèrent dans la direction indiquée. Celle de Josse atteint son but, mais les républicains visés avaient eu le temps de s'abriter. Haberg, par contre, rata complètement sa cible, et sa grenade explosa, inutile dans le no man's land.
-Espèce d'andouille ! Remet ça et tout de suite ! Rugit le «noir».
L'artilleur reprit une grenade, l'arma et s'apprêta à la lancer lorsqu'il s'effondra, touché par un tir adverse. La grenade roula par terre au milieu du groupe.
Le sergent se précipita sur l'objet clignotant et l'envoya au loin d'un grand coup de botte. Elle explosa avec un claquement sec au milieu du hangar. Il se retourna et ne put s'empêcher d'insulter encore une fois son détachement :
-Retenez bien ça bande de truffes ! C'est ce qui arrive quand on est trop lent !
Il prit en grenade dans le sac d'Haberg, l'arma et la lança vers les républicains. Elle arriva au but, mais rebondit contre une traverse et explosa en dehors du retranchement.
-Bouse ! s'exclama le «noir». Tant pis, on va passer sur le côté !
Virbein rampa vers Haberg, qui était tombé face contre terre. Il le retourna, et comprit tout de suite que son ingénieur de tir avait cessé de vivre.
Il entendit Josse derrière lui :
-Ça dit quoi ?
-Il est mort.
-Ça n'a pas traîné… soupira le pointeur.
Virbein vit un objet métallique saillir de la poche de poitrine du corps. Il la prit et vit que c'était la plaque qu'Haberg avait démonté en quittant sa tourelle. Un coin avait été tordu par la décharge qui l'avait tué.
La voix du sergent retentit à nouveau :
-Laisse-le ! Tu vois bien qu'il est mort ! Prends son sac !
Virbein aurait bien essayé d'étrangler le «noir», mais le formatage des casernes impériales avait fait son œuvre, et l'obéissance était tellement intégrée qu'il se saisit immédiatement de la musette.
-En route bande de lopettes ! On prend à gauche…
La voix de son voisin le ramena à la réalité.
-Eh ! Ça bouge devant !
L'ex canonnier tourna la tête et jeta prudemment un coup d'œil au-dessus de la barricade.
-T'es sûr ? Je vois que dalle…
Le soldat leva la tête à côté de lui.
-Ben mince alors… J'avais pourtant bien entendu crier «Alerte, trooper » ou quelque chose comme ça…
-Ils doivent rêver en face… ils sont comme nous, ils ne doivent plus être très frais... répondit Virbein.
-Ouais, peut-être…
Le soldat était un peu vexé et ne voulait pas passer pour un membre du club « J'entends des fantômes ».
Nuba–class «Gontchard», amas planétaire de Dvar.
Thérèsia se tourna vers Shi.
-Tu peux naviguer jusqu'à Dathomir ?
-Non, le poste de pilotage est troué comme une écumoire.
-Et ?
-La coque ne tiendra pas. Si je passe en hyperdrive, le vaisseau va éclater.
La jedi fit la grimace. A chaque pas en avant, il y avait toujours un obstacle pour la ralentir.
Elle réfléchit, mais ne trouva pas de solution.
-Je pense que le retour vers Dvar est inéluctable…
-Pas sûr… répondit Yil.
Tout le monde tourna la tête vers le radariste improvisé.
-Il nous reste les contrebandiers… ils ne dédaigneront pas quelques passagers payants…
-Hum… leurs vaisseaux sont capables de faire le grand saut ?
-Certains le peuvent. Ils ne nous conduiront pas jusqu'à Dathomir, c'est sûr, mais ils pourront nous déposer sur un astroport.
-Ce sont des crapules ! dit Loth. On ne peut pas leur faire confiance.
-Ça aussi, c'est sûr. Mais je doute qu'ils prennent des risques avec deux jedi.
Thérèsia avait fait son choix.
-Tu peux les contacter ?
-Sur bande K. J'ai un code de reconnaissance.
-Fait-le.
Ils bouclèrent tous leurs casques pour permettre au pilote et à Yil d'atteindre le poste de pilotage. Les deux hommes passèrent le sas. Loth allait le refermer, mais Thérèsia lui fit signe.
-On ne pressurise pas. Il faut économiser l'air.
-Ça fait suer… On ne peut vraiment pas colmater ? dit-il en se dirigeant vers l'avent du vaisseau.
Il revint quelques instants plus tard.
-Non. On ne peut pas, commenta-il sobrement.
Elle entendit ensuite la voix de Yil au comlink :
-C'est parti. Il n'y a plus qu'à attendre la réponse.
Mimbres. Astroport de campagne impérial.
Il y eu à nouveau du bruit à l'intérieur de la navette. Un bref moment passa et une silhouette s'encadra dans l'ouverture.
-Pas d'armes ! Cria-t-elle. Pose à terre ou je tire !
Un vieux DL-18 et un poignard furent posés sur le plancher.
-Descends maintenant !
La silhouette sauta du vaisseau et entra dans le faisceau de la torche. Jay vit alors apparaitre un Balosar entre deux âges, vêtu d'un patchwork d'uniformes usagés. Il semblait épuisé et surtout très nerveux.
-Que fais-tu là ? demanda Jay.
L'humanoïde répondit en basic d'une voix tendue avec un fort accent de la bordure extérieure :
-On est toute une bande, on récupère la ferraille…
-Les vaisseaux ? Vous les recyclez ?
-Pas vraiment… surtout les pièces.
«C'est sûr que de la façon dont ils s'y prennent…», pensa Jay.
-Les corps dans le bungalow, c'est de ton équipe ?
-Oui…
-C'est arrivé comment ?
-Je ne sais pas. J'étais en train de finir de découper la porte du vaisseau lorsque j'ai entendu des bruits et des hurlements. J'ai fermé la porte du hangar et je me suis planqué dans la navette.
-C'est le premier vaisseau que vous avez… «Ouvert» ?
-Oui. On venait juste d'arriver…
Jay étouffa un profond soupir. Les autres navettes étaient intactes…
-Et le scanner ? Le Tokol ? C'est vous aussi ?
-Oui. Pour ne pas se faire surprendre…
«Effectivement. Piller des postes de secours…»
Impériaux comme républicains, les belligérants n'étaient pas tendre avec les pillards. C'était en général l'exécution sur place, par pendaison ou au poignard s'il n'y avait pas le temps. On ne servait pas de blaster pour économiser les munitions.
«Qu'est-ce que je vais bien pouvoir en faire ? » pensa-t-elle.
Elle n'avait pas de solution pour l'instant, aussi elle lui dit :
-Je suis officier impérial. Obéis et tu vivras. Compris ?
-Oui.
-Ou sont les autres navettes ?
-Il y a deux containers de l'autre côté de la base.
-Pourquoi avez-vous commencé par celui-ci ?
-C'était le plus près de la cantine…
Jay ne put s'empêcher de sourire. Elle récupéra le blaster et les poignards.
-En route. Il faut atteindre ces navettes le plus vite possible. Passe devant.
Ils sortirent. Le crépuscule commençait à tomber, le ciel prenait la teinte de la terre. Ils marchèrent d'abord en silence, puis l'oreillette de Jay s'activa.
-Major, vous n'êtes plus seule ?
-J'ai récupéré un survivant.
-Je détecte des mouvements.
-Rallume tes propulseurs.
-Ça vient de partout. C'est très nombreux.
Le silence retomba. Jay avait trouvé que la voix de l'astromech avait changé. «Un droïde peut-il avoir peur ?... éprouver des émotions ?...»
-Grouille-toi ! dit-elle au pillard.
Sans comprendre la conversation, il avait du sentir que quelque chose n'allait pas, car il pressa la cadence.
-C'est à cinq cent mètres…
Le pas s'allongea encore et ils commencèrent presque à courir.
L'oreillette encore.
-Major, ça se rapproche !
-Quelle distance ?
-Trois cent mètres.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Je ne sais pas. C'est comme une brume...
Les containers apparurent enfin au bout le la grande allée qu'ils avaient emprunté.
Malgré sa petite taille le Balosar courait maintenant comme un dératé, Jay à ses trousses. Elle soufflait fort par la bouche, son masque la gênait pour respirer complètement par le nez.
«Pourvu qu'il soit intact...»
Elle était environ quinze mètres derrière son compagnon de circonstance lorsqu'il arriva devant la porte. Il s'arrêta net et se mit sur le côté. Elle alors vit que le boîtier semblait intact. Poussiéreux, mais intact.
En nage, elle stoppa à son tour devant la porte.
-Couvre-moi ! ordonna-elle au pillard.
«Il faut que ça marche...» «Que ça marche...»
Elle posa son avant-bras gauche sur la surface sensible. Un bref instant trop long s'écoula, puis l'afficheur s'éclaira.
Elle n'eut même pas le temps de pousser un soupir de soulagement. Le Balosar et l'oreillette claquèrent en même temps dans ses oreilles.
-Major, mettez-vous à l'abri ! Ça arrive au contact !
-Là ! Là ! Hurla l'humanoïde.
Elle ne tourna pas tout de suite la tête, occupée à taper les codes sur le clavier. Les chiffres défilaient sur l'afficheur. Le compte à rebours de l'ouverture. Il fallait équilibrer les pressions avant de déverrouiller les accès.
Enfin elle se retourna. Et sentit l'acidité remonter dans le bas de sa gorge.
C'était bien une brume rosâtre, ondulant doucement à environ un mètre du sol. De temps en temps une ondulation fulgurante figeait un instant ce brouillard pour disparaitre aussitôt. Le lent mouvement de vagues reprenait alors, poussant par saccades le nuage vers eux.
Cent mètres. Trois minutes.
«Trois minutes... trois heures… trois vies…»
Elle tendit le DL-18 au pillard.
-Ne tire qu'à mon commandement.
L'humanoïde s'en saisit sans un mot. «Il est déjà à moitié mort de trouille…»
Elle jeta un coup d'œil rapide au compteur. Encore deux minutes et demi. La marée s'étendait de seconde en seconde n'était plus qu'à cinquante mètres.
-Met ton blaster en tir continu ! cria-t-elle à son voisin.
Elle fit de même. C'était un modèle compact, elle savait qu'il surchaufferait au bout de cinq secondes consécutives de tir.
«Il faudrait au moins trois E-Web… et encore…»
Cinquante mètres. Deux minutes.
Elle entendit les évents s'ouvrir. Ils servaient à relâcher le gaz neutre anticorrosion dont le container était rempli.
La vague progressait de tous côtés les encerclant contre la paroi du container.
Trente mètres. Une minute et demie. «Pas plus près !»
-Feu !
Les dards de lumières fouaillèrent la multitude. Jay compta jusqu'à trois dans sa tête et relâcha la détente. Griller son blaster maintenant était une très mauvaise idée.
Une poussière grésillante tomba au sol. La marée se retira de quelques mètres.
Jay jeta un rapide coup d'œil au compteur.
Une minute maintenant.
La vague resta un bref instant immobile, puis, d'un seul coup elle se dressa comme un tsunami, cachant la lumière diffuse du crépuscule. Jay et le Balosar se retrouvèrent dans l'obscurité, juste percée par les lucioles clignotantes de l'afficheur de la porte.
«Foutus… à trente secondes près…»
Elle entendit alors un sifflement aigu et le R-wing surgit au-dessus de la falaise vivante qui les surplombait. Il resta un instant en stationnaire, puis d'un seul coup le nez se dressa vers le ciel.
«Il se met en décrochage ? Mais…»
A ce moment son oreillette s'activa.
-Major ! Au sol !
Sans réfléchir, elle empoigna le pillard et le jeta à terre.
Subitement, elle comprit. «Il se sert des propulseurs pour disperser le nuage…»
Le souffle brulant des quatre réacteurs du R-wing tailla de monstrueuses tranchées dans la masse informe. La brume s'étala alors de tous cotés, comme pour s'enfuir au ras du sol. Certains vagues passèrent en trombe devant eux sans s'arrêter, d'autres, plus agressives ou avançant simplement dans leur direction furent carbonisées par Jay et son compagnon.
D'un seul coup, la crosse de son blaster devint brûlante et elle le lâcha précipitamment.
«Ça devait arriver… Je n'ai plus qu'à compter sur le l'arme du pillard»
Elle sentit sous son sein gauche le manche du sabre-laser qu'elle avait pris dans le cockpit. Elle le saisit et l'alluma.
Juste à ce moment, le claquement des verrous de la porte résonna. La voie était libre.
-Contre la cloison ! Rampe !
Elle se plaqua aussi contre le container et se redressa prudemment, sabre en avant.
