Beacon Hills semblait calme, presque trop calme après l'incendie qui avait dévasté la maison des Hale. Le ciel, d'un bleu pur, ne laissait rien présager des ombres qui se tramaient dans la ville. John Stilinski se sentait comme un étranger dans sa propre ville, l'esprit en ébullition à cause des événements récents. L'incendie avait laissé des questions sans réponses, et il ne pouvait pas s'empêcher de se demander si cela avait un lien avec la famille Hale, dont il ne savait presque rien. Tout ce qu'il savait, c'était que les Hale étaient une grande famille, unie, mais qu'il semblait y avoir des tensions qui échappaient à sa compréhension.
Le shérif Stilinski se tenait dans son bureau, feuilletant les rapports de l'incendie, les yeux rivés sur les documents. La scène du feu, la destruction, les corps retrouvés… Tout semblait trop précis pour être accidentel. Et pourtant, il n'avait pas encore de preuves concrètes. Une partie de lui se demandait si ce n'était pas simplement un accident, mais une autre partie de lui, plus instinctive, lui soufflait que ce n'était pas aussi simple. Quelque chose de plus sinistre se cachait derrière tout cela.
John n'avait pas eu l'occasion de parler à Talia Hale depuis l'incendie, mais il avait vu la douleur dans ses yeux. Il savait que cette famille était plus que ce qu'elle semblait. Il avait vu la détermination de Talia, la peur et la colère mêlées dans son regard lorsqu'elle avait demandé de l'aide. Ce n'était pas seulement une question de perte matérielle, c'était une question de survie. Il avait ressenti un lien, bien que flou, mais il n'avait pas encore compris ce qu'il signifiait.
Lors de ses visites à l'hôpital, il avait eu l'occasion de croiser Derek Hale. Le jeune homme semblait toujours aussi réservé, mais il y avait quelque chose dans son regard qui fascinait John. Derek semblait être en proie à une douleur silencieuse, une souffrance qu'il n'arrivait pas à exprimer. John se demandait comment une famille pouvait traverser une telle épreuve, et pourquoi il avait l'impression que cette tragédie n'était qu'une partie d'un puzzle beaucoup plus complexe.
Le lendemain de l'incendie, John se rendait au poste de police quand il aperçut une silhouette familière. C'était la femme qu'il avait vue à l'hôpital, près de la scène de l'incendie.
Elle se tenait là, près de la ligne de sécurité, parlant à des pompiers et à des policiers, mais ce n'était pas la première fois qu'il la voyait. Il avait déjà remarqué sa présence lors de l'incendie, mais il n'avait pas eu le temps de lui prêter attention à ce moment-là.
Cette fois, il se sentait plus observateur, plus attentif. Il savait qu'il devait en apprendre davantage sur cette femme, même si quelque chose en lui lui disait qu'elle n'était pas ce qu'elle prétendait être. Son attitude calme et son air détaché ne faisaient qu'ajouter à son mystère. Elle semblait trop calme, trop sûre d'elle, comme si elle était là depuis toujours, comme si tout cela faisait partie de son plan.
John s'arrêta quelques mètres plus loin, son regard s'attardant sur elle. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l'impression qu'elle avait un rôle à jouer dans tout cela. Il ne la connaissait pas, mais son instinct lui disait que cette rencontre n'était pas une coïncidence.
Elle semblait être liée à l'incendie des Hale, mais comment ? Il n'avait aucune preuve, juste un pressentiment.
Elle tourna la tête et croisa son regard. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, comme si elle savait exactement ce qu'il pensait. Elle s'éloigna alors de la scène, et John sentit une étrange sensation dans la poitrine. Il se sentit attiré, comme si une force invisible lui disait de la suivre, mais il secoua la tête pour chasser cette pensée. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser distraire par des impressions. Il devait rester concentré sur l'incendie, sur les Hale, et sur ce qui se passait réellement à Beacon Hills.
Plus tard dans la journée, John se rendit chez les Hale, espérant obtenir plus d'informations sur ce qui avait pu se passer cette nuit-là. Il avait besoin de comprendre. Talia l'accueillit dans ce qui restait de leur maison. Les murs étaient noircis par le feu, les fenêtres brisées, mais malgré la destruction évidente, Talia semblait calme, presque détachée. Elle avait l'air plus forte qu'il ne l'aurait imaginé. La douleur était là, mais elle semblait la maîtriser.
« Shérif, je vous remercie d'être venu, » dit-elle d'une voix douce, mais ferme.
John hocha la tête, s'assoyant en face d'elle. Il observa la pièce, les ruines de ce qui avait été une maison pleine de vie. Il savait que cette famille avait perdu bien plus que des biens matériels. Ils avaient perdu des membres de leur famille, des proches. La souffrance était palpable.
« Vous avez des idées sur ce qui a pu provoquer cet incendie ? » demanda John, son regard se fixant sur Talia.
Elle prit une profonde inspiration avant de répondre.
« Nous avons nos soupçons. Nous savons que cet incendie n'est pas accidentel. » Elle marqua une pause, cherchant ses mots. « Mais il y a des choses que je ne peux pas expliquer. Des choses que je ne peux pas vous dire pour l'instant. »
John sentit une tension dans l'air, une énergie qu'il ne pouvait pas comprendre. Il n'avait pas les réponses qu'il espérait, mais il savait qu'il devait continuer à chercher. Il avait l'impression que quelque chose d'important se cachait derrière cette tragédie, quelque chose qui allait bien au-delà de ce qu'il connaissait.
Alors qu'il retournait chez lui plus tard dans la soirée, John ne pouvait s'empêcher de repenser à la femme qu'il avait aperçue à plusieurs reprises depuis l'incendie. Elle avait un visage marquant, des cheveux blonds et un sourire qui semblait dissimuler quelque chose. Il ne savait pas qui elle était, mais elle semblait toujours se trouver là où il y avait des questions sans réponses : d'abord près de l'incendie, puis devant l'hôpital.
Il n'avait pas encore trouvé de raison légitime à sa présence. Elle n'avait pas parlé à la police, ni demandé à voir les Hale, mais elle avait ce comportement qui le mettait mal à l'aise, comme si elle observait tout en silence. Était-elle une journaliste ? Une voisine curieuse ? Ou autre chose ? Il n'en savait rien, mais il avait noté sa description dans son carnet, se promettant de chercher à l'identifier dès qu'il en aurait l'occasion.
John passa en revue les événements récents dans sa tête. Rien ne semblait s'aligner correctement. L'incendie des Hale n'avait pas été accidentel, il en était maintenant certain.
Les rapports des pompiers mentionnaient des accélérants, et la manière dont le feu s'était propagé suggérait une intention criminelle. Mais pourquoi ? Et surtout, pourquoi une famille comme les Hale aurait-elle été ciblée ?
Il se sentait frustré par le manque de réponses. Chaque fois qu'il pensait avancer, une nouvelle question surgissait. Il ne pouvait s'empêcher de se demander si cette femme mystérieuse était liée d'une manière ou d'une autre à tout cela. Peut-être qu'elle avait vu quelque chose, ou peut-être qu'elle savait quelque chose qu'elle ne voulait pas révéler.
De retour chez lui, il s'assit dans son fauteuil, le regard perdu dans le vide. Il savait qu'il y avait plus à cette histoire qu'un simple incendie criminel. Il le sentait dans ses tripes. Mais pour l'instant, il ne pouvait rien prouver. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était continuer à poser des questions et espérer que les réponses finiraient par émerger.
