Bonjour,

Je vous souhaite un joyeux Noël ! Et ma foi ce chapitre fait 18 pages, il est donc excessivement long, cadeau de Noël.

Je suis en pleine rédaction du dernier Arc aventure, je l'ai débuté hier soir. J'espère que cela vous plaira.

Ensuite il y aura des chapitres qui finiront la fanfic, nous arrivons donc gentiment sur la fin.

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture.


WARNING :

Lemon sur le thème des anges et démons, tout est dans le titre.

Donc... profitez-bien ! =3


[POV Ariel]

Crocodile, Benn et moi on rentre gentiment vers la résidence, après avoir passé l'après-midi à être contre eux pendant qu'ils me faisaient la lecture.

- Benn, Crocodile… manger sans moi ce soir, je dois finaliser quelque chose. Ne posez pas de question faites juste ce que je vous dis.

Ils se regardèrent perplexe et curieux.

- … Bon d'accord, finit par dire Benn.

- Tenez-vous prêt pour 20h à peu près, dis-je simplement.

- Tu sais que tu nous rends curieux ? Tu as prévu une sortie ? On soit s'habiller en conséquence ? Demanda Crocodile.

- Vous verrez bien, interdiction de retourner dans ma chambre avant 19h30.

- Est-ce que…, commença Benn.

- J'ai dit pas de question, coupai-je. Allez ouste, en cuisine, préparez-vous à manger et dinez.

Je les fous littéralement hors de ma chambre, mais ils coopèrent, vu leurs regards tendancieux et leurs petits sourires ils doivent se douter fortement que je leur réserve quelque chose de coquin.

Bon il est 18h30, j'ai 1h30 devant moi pour finir de me préparer, manger rapidement avec Cléa… avant de les voir débarquer dans la salle.

Je récupère ma lettre d'instructions, je la pose au milieu du lit sur un coussin. Là vu la disposition cela va attirer leur attention.

Ensuite, je vais récupérer mes affaires de toilette pour me brosser les dents et prendre une douche rapide dans la chambre qui va nous accueillir pour la nuit.

Je lâche un soupir, car mon cœur s'emballe et mon intimité se tord de plaisir à cause de l'excitation grandissante.

Je file et passe discrètement prêt des cuisines, mes hommes sont en pleine discussion et élaboration de leur repas. Je souris et je me retire silencieusement pour rejoindre Cléa qui m'attend :

- Coucou ma belle, alors ? Prête ?

- Bien sûr que non, tu vois bien que je suis encore habillée.

- C'est vrai. Tient j'ai ramené le repas.

On s'installe avec Cléa et je dévore la salade de pâte composée qu'elle m'a faite, tout en lui donnant quelques détails croustillants comme promis.

- Et bien… je pense que tes chéris vont adorer. Bon je te laisse que tu puisses te pomponner comme tu veux.

- Merci Cléa, tiens la clé, ferme derrière-toi et tu la donnes à mes chéris.

- Oh… deux diables qui vont rendre visite à leur belle prisonnière j'adore.

Je rougis en me mordant les lèvres et elle part rapidement, je regarde l'horloge, il me reste une petite heure. Bon à moi de jouer.

J'ouvre tous les meubles et je sors tout ce que je veux qui soit utilisé. Déjà bougie et huile de massage, bandeau pour les yeux liens en satin pour les plus classiques et même une plume j'espère juste qui n'en abuseront pas, au pire je claquerai de mes doigts pour arrêter ces sadiques, souris-je.

Je trouve une balançoire sexuelle, je la sors, je vois une corde qui pend avec un mousqueton, je l'attache pour qu'elle soit suspendue. Je ne vois pas d'autres attaches… mais je laisse mes chéris juger de l'installation et mieux faire si besoin.

Je sors des bougies et les allument pour créer une ambiance tamisée particulière.

J'ouvre les autres tiroirs et je les referme aussi sec quand je tombe nez à nez avec des fouets, des tapettes et autres instruments de torture, très peu pour moi.

J'ai eu la main heureuse de tomber de suite sur ce qui me parle, je ne trouve que des accessoires SM/BDSM, bon en même temps vue la pièce je ne suis pas surprise.

Bon ma foi tout est prêt, je me déshabille, je range mes affaires dans les espaces libres et je fonce me doucher et me laver les dents avant de revêtir mon costume d'ange.

Il est composé d'une joli corset blanc avec des délicats motifs d'arabesques, le tout surmonter de plumes douces sur le bord du haut du corset, mettant joliment ma poitrine en valeur. J'ai une petite culotte en dentelle assortie, même si elle ne cache que peu de chose.

Je mets mes ailes, passant mes bras dans les fines bretelles blanches que je peux ajuster et régler, je mets mes escarpins blancs et me voilà transformée en ange.

Je prends ma brosse et je coiffe mes cheveux longs avant de les laisser cavaler le long de mon corps. Enfin je mets la touche finale : le collier en diamant et émeraude que j'ai réalisé lors du concours. J'ai toujours rêvé de faire l'amour en portant un bijou pour seul vêtement, donc je ne me prive pas.

Je regarde l'horloge… encore 20 minutes…. Je pars éteindre la lumière principale, il ne reste que les bougies qui éclairent la pièce comme je le souhaite.

Je m'installe dans le lit et je me saisis des chaines qui sont attachés aux quatre pieds, au dernier maillon, se trouve une petite chaine avec une clé au bout pour ouvrir les menottes. Avant de les mettre je teste la clé, on ne sait jamais, heureusement chaque menotte s'ouvre sans résistance.

Je mets donc les menottes à mes chevilles, puis aux poignets sans difficulté, car les chaines m'offrent beaucoup de jeu au niveau de mes mains. Ensuite je m'allonge et je ferme les yeux, j'espérais m'assoupir un peu, afin que mes hommes me trouvent endormie pour me réveiller de la plus délicieuse des manière.

Je me mets donc dans une position suggestive, passant quelques mèches de cheveux devant moi pour agrémenter le haut de mon corps et le lit. Je ferme les yeux et je me sens doucement partir, comme je digère un peu je n'ai aucune difficulté à m'assoupir.

[POV Narrateur]

Benn, Crocodile,

Cléa va vous remettre un paquet, je veux que vous mettiez son contenu, elle vous donnera en prime des capes et vous amènera à moi.

Tout ce qui sera sorti dans la pièce peut être utilisé, par contre le reste non.

Voici donc ce que je vous propose :

Un jeu de rôle.

Vous êtes des amoureux transis de moi (mais ce n'est pas réciproque… pour l'instant) et vous m'avez enlevé et séquestré afin de me pervertir.

Il est possible que je vous résiste un peu pour le jeu.

Donc à part si je claque de doigts, vous êtes priés de continuer sans inquiétude.

PS : Il est possible que je dorme quand vous arriverez, alors… tirez s'en profit en me réveiller doucement, mais pas trop vite… il peut être bon d'éveiller mon corps au plaisir vous ne pensez pas ?

PS 2 : Ah et j'aimerai aussi garder ce que je porte au cou, le reste vous pourrez tout retirer au fils de l'eau.

Ariel.

Voici la lettre que lu Benn et Crocodile quand ils étaient revenus dans la chambre de leur belle :

- Un jeu de rôle… je me demande en quoi elle veut qu'on se déguise elle ne dit rien, réfléchit Crocodile avec un petit sourire aux lèvres.

- Que veux-tu, notre chérie aime le mystère… bon on va attendre Cléa… ou pas…

- Je vois que vous avez découvert le contenu de sa lettre, s'exclama Cléa qui apparaissait au pied de la porte.

Elle entra et ferma derrière elle :

- Alors ça ce sont les capes, car Ariel n'est pas du genre prêteuse, elle ne veut pas qu'on vous voit relooké… et je la comprends, gloussa Cléa. Quant à ceci, commande spéciale d'Ariel.

Cléa leur tendit à chacun un paquet.

Les deux hommes étaient intrigués et aussi terriblement excités de savoir que leur petite chérie avait manigancé quelque chose. Alors ils ouvrirent rapidement et se figèrent en dépliant les costumes :

- J'espère pour elle qu'elle n'est pas déguisée en ange, sourit Benn.

- Oh, hé bien… rien n'est moins sûr, sourit Cléa malicieuse.

- Ariel ne sait vraiment pas s'arrêter, rit doucement Crocodile. Je ne sais pas toi Benn mais j'en connais une qui va très, très peu dormir.

- Tu m'ôtes les mots de la bouche, j'ai hâte de retrouver notre petit ange.

- Bon je vous laisse vous changer et je vous accompagne, je serai derrière la porte, annonça Cléa.

Une fois seule, l'un alla se changer dans la salle de bain et l'autre dans la chambre :

- Crocodile… tu te rends compte que durant toute la journée Ariel devait être dans un état d'excitation pas possible en pensant à ce soir ? Lança Benn.

- Oh que oui et je vais adorer pervertir avec toi ce petit ange innocent.

- J'ai hâte de la découvrir. Je suis prêt pour ma part, lança Benn.

- Moi aussi… mais je t'avoue que j'ai un peu de mal avec mon reflet.

Les deux hommes se réunirent dans la chambre :

- Alors je serais Ariel, je te trouverai hautement chaud et désirable Crocodile.

- Calme tes ardeurs Benn je n'ai aucune attirance pour toi, coupa l'ex Corsaire amusé.

- Je m'en doute, mais si tu veux mon avis tu devrais changer un peu ta coiffure, laisse tes cheveux ne pas être si ordonnés, c'est peut-être ça qui te dérange.

- On en est là, je n'arrive pas à croire que j'ai des conseils de toi, blêmit Crocodile. Cela étant… tu as peut-être raison.

Crocodile passa sa main dans ses cheveux et ses secoua doucement, les faisant tomber sur les côtés, ce qui changeait complètement son visage :

- Cela te va bien, je pense que ça fera vibrer notre chérie, sourit Benn.

- Hum… c'est vrai que le costume me parait moins bizarre avec ce léger changement, admit Crocodile. Comme tu plaques toi aussi tes cheveux en arrière, n'as-tu pas envie de changer ?

- Non, j'aime bien mon reflet et puis, je pense que nous ne resterons pas coiffés bien longtemps, commenta taquin Benn.

- C'est vrai.

- Bon, allons retrouver notre douce proie, s'exclama Benn en se saisissant de la cape avant de la mettre dans un geste ample.

- Oui ne la faisons pas attendre plus longtemps, approuva son complice qui l'imita se couvrant de sa cape.

Ils se hâtèrent pour ouvrir la porte, signalant à Cléa qu'ils étaient prêts.

- Suivez-moi.

Les deux hommes talonnèrent Cléa pendant quelques petites minutes, avant qu'elle s'arrête devant une porte, elle se tourna vers eux et tendit à Benn une clé :

- Bien maintenant j'ai rempli mon rôle, alors passez une bonne soirée, chantonna Cléa amusée.

Cléa se retira, Benn observa la clé :

- Cela me donne l'impression qu'on a enfermé notre chérie dans une jolie prison, dit-il en agitant la clé.

- On ne l'a même pas vu qu'elle nous a bien mit dans le bain, confirma Crocodile.

- Allons-y.

Ils ouvrirent la porte doucement et entrèrent avant de refermer à clé derrière eux. Dans la pénombre, à la lueur des bougies ils virent un corps à la peau pâle et vêtu de blanc au milieu du lit rouge, on en voyait qu'elle, cette beauté lumineuse qui contrastait de manière saisissante avec le côté plus sombre de la chambre.

Ils haletèrent, la voir endormie, vulnérable et attachée, réveillaient chez eux des envies terribles.

Ils laissèrent glisser leurs capes qui trouvèrent leur place sur le sol, Crocodile marcha doucement vers le côté gauche du lit et Benn à droite. Tous deux posèrent leurs doigts sur la peau de leur belle. Ils effleurèrent celle-ci depuis les pieds, remontant lentement les jolies jambes offertes d'Ariel.

Ils allaient réveiller son corps au plaisir et se délectait de la vision que leur compagne offrait. Leurs doigts continuèrent leur exploration sur la peau douce et délicate de leur amour, quand ils arrivèrent à hauteur de ses hanches ils s'assirent. Ils se penchèrent et baisèrent le haut de la poitrine d'Ariel avec douceur, ils allaient tout faire pour ne pas la réveiller trop vite.

Ils profitèrent de ce corps détendu et endormit pour le cajoler de caresses.

- Hum…, soupira Ariel en s'agitant faiblement.

Ils ralentirent un peu, pour la laisser replonger dans les bras de Morphée :

- Elle est belle, souffla Crocodile.

- Oui… terriblement belle….

Benn effleura le visage d'Ariel avant de dessiner le contour de ses lèvres :

- Elle dort si paisiblement…, souffla Benn.

- Oui un vrai régal et délice pour nos yeux.

Crocodile caressa le ventre d'Ariel à travers son corset, il devina aisément la peau chaude dessous, il se laissa aller, glissant son visage dans la chevelure de sa douce, respirant son doux parfum capiteux.

Petit à petit, ils s'allongèrent sur le lit, entourant de plus en plus Ariel de leurs corps, éveillant ce dernier, vient le moment où ils glissèrent leurs doigts contre le tissu de la culotte, ils sourirent. Ils pouvaient sentir la douce chaleur humide de l'intimité de la demoiselle, clairement son corps était prêt pour la suite, mais ils se lancèrent un regard silencieux, hochant faiblement la tête. Maintenant il fallait réveiller leur petit ange, alors ils passèrent d'effleurements à des caresses plus appuyées, mais toujours aussi chaudes et douces.

Leurs lèvres se perdirent sur le corps de la jeune femme, qui s'agita doucement, sa respiration devient plus sonore, la sortant de la douce léthargie de son sommeil.

Benn descendit pour caresser et effleurer les jambes d'Ariel, les embrassant, il ne voulait pas laisser une zone inexploitée.

[POV Ariel]

Hum…

Une douce sensation de chaleur et de bien-être m'envahit, je me tendis, le corps lourd et légèrement paralysé par mon endormissement. Quand je repris petit à petit mes esprits une autre sensation, croissante, prit possession de moi : le plaisir.

- Notre petit ange se réveille enfin, signala Crocodile.

- Merveilleux, nous allons enfin pouvoir l'aimer comme il se doit.

- Où suis-je ? Libérez-moi ! Ordonnai-je en me débattant.

Ils sourient, saisissant doucement mes poignets entre leurs mains :

- Te libérer petit ange ? Pas tout de suite, pas tant que ta voix douce et mélodieuse n'aura pas prononcé les mots libérateurs, répondit Benn.

- Et pas tant que ton corps n'a ressenti le plaisir le plus ultime, tant que ces deux conditions ne seront pas remplies…, continua Crocodile.

- Nous ne te libérerons pas, achevèrent mes deux hommes d'une même voix.

- Qu'attendez-vous de moi ? Demandai-je d'une voix faussement apeurée.

- N'ai pas peur petit ange, sourit Crocodile.

- Tu dois apprendre à te détendre petit ange…

- Et à nous aimer….

Je me mordis la langue, ce jeu de rôle pervers était en train de me plaire, j'aimais beaucoup leurs voix et leurs regards brûlant sur moi. Leur façon de se comporter, tels des félins autour de moi, leur proie faible et vulnérable.

- Jamais, je ne vous aime pas, cinglai-je en détournant sèchement mon visage d'eux.

- Tant mieux, tu seras plus délicieuse à conquérir, ronronna Crocodile en saisissant mon visage pour le tourner vers lui et planter son regard dans le mien.

- Et plus savoureuse à pervertir, soupira Benn ravi.

- Je vous en prie ne me faites pas de mal.

- Ne t'en fais pas petit ange, tu ne vas goûter qu'au plaisir, rassura Crocodile un sourire en coin.

- Ceux de la chair, tu vas aimer ça et tu vas bientôt nous supplier de continuer.

Je rougis vivement, aucune femme de ce monde qui aime les voix graves ne pourraient rester de marbre, ils savent déjà que j'adore leurs voix profondes et là ils en abusent.

Benn passe ses bras sous moi et me redresse pour que je sois assise, Crocodile se place derrière-moi et me ceinture la taille :

- Non ! Lâchez-moi, gémis-je en les repoussant faiblement de mes mains.

- Non… tu as osé conquérir nos cœurs lorsque tu t'es mise à danser, tu savais que tu risquais d'éveiller de l'intérêt, coupa Crocodile.

Hum j'aime bien qu'ils commencent à construire une histoire :

- Croyais-tu vraiment que nous résisterions à tes charmes ? Un si bel ange doit rester au creux des bras d'un beau diable épris qui saura t'apprendre bien des choses bien plus utile que de faire le bien dans ce monde, continua Benn.

Mon dieu, si j'avais vraiment face à moi deux vrais diables ce discours serait remplit de toxicité, mais pour le jeu, juste pour le jeu, je trouve cela terriblement excitant.

- Mais tu as de la chance nous sommes deux, tu auras le droit à deux fois plus de bonheur et de plaisir. Cependant pour cela nous allons devoir refaire ton éducation et à la fin tu ne voudras plus jamais servir ton paradis, acheva Crocodile.

Crocodile glissa ses doigts dans mon corset libérant mon sein droit :

- Ne me touchez pas, implorai-je.

- N'ai pas peur joli ange, tu vas aimer et tu vas en redemander, chuchota Benn.

Benn lui sortit mon autre sein et ensemble ils les pétrirent et malaxèrent, j'haletais toute fébrile, entre ça et l'ambiance…

- Humm…. Arrêtez…, gémis-je faiblement.

- Pas encore… tu commences à peine à goûter au plaisir petit ange, refusa Crocodile.

- S'il vous plait…

- Hum regarde-toi… ton corps te trahit, il demande plus de soins et d'attentions, tu devais être si frustrée, les anges doivent respecter leur chasteté comme c'est désolant, regarde ce que tes dieux que tu sers te privent comme plaisir, répliqua Benn.

- Dis-moi petit ange, ces sensations sont-ils si désagréables ? Sache que ce n'est qu'une petite mise en bouche, d'autres plaisirs plus intenses t'attendent, susurra Crocodile contre mon oreille.

Bon sang, j'adore leurs discours, en même temps, j'ai demandé dans ma lettre à ce qu'ils me pervertissent, clairement je voulais devenir un ange qui s'abandonne à la luxure, qui devienne corrompu :

- …

- Alors ? Est-ce désagréable ? Répéta Crocodile d'une voix chaude.

Benn se mit à lécher et à me téter mon sein et Crocodile pinça doucement le second, je me tendais fébrile et je gardais mes lèvres closes, luttant pour ne pas donner de réponse :

- On a dû te dire tellement d'inepties sur nous les diables… avais-tu imaginé des sensations si plaisantes entre nos mains ?

- Menteurs…, haletai-je, vous… vous essayez… juste de me tromper… je sais qu'après vous me tuerez.

- Il ne faut pas croire tout ce que dit tes maîtres, ronronna Benn. Pourquoi tuerions-nous notre petite ange adoré ? On ne vous a dit que des mensonges petit ange, les diables sont faits pour aimer les anges pas pour les tuer.

- Les anges comme toi doivent juste apprendre à s'abandonner dans nos bras. Accepte de te soumettre aux plaisirs charnels, accepte de te laisser dominer par ceux qui ne veulent que te donner du plaisir, chuchota Crocodile d'une voix sulfureuse.

Tout en disant cela leurs caresses sur mes seins s'intensifièrent :

- Dis-moi petit ange as-tu mal ? Si nous sommes réputés pour torturer nos victimes avec sadisme, alors tu devrais éprouver de la douleur, non ? As-tu mal quand nous touchons ton joli corps ? Demanda Crocodile.

- … Non…, finis-je par répondre faiblement.

- Bien, tu commences doucement à admettre la vérité, sourit Benn. Dans ce cas nous pourrions peut-être continuer.

Je vois Benn glisser ses mains le long de mes hanches, je frissonnai en sentant ses doigts effleurer mon corset avant de se perdre plus bas.

- Regarde-moi ça mon ami, si ce n'est pas triste d'enfermer des petits anges dans cette immonde ceinture de chasteté, reprit Benn.

Je butte un peu… je ne porte pas… attend il parle de ma culotte là ?

- C'est odieux que ces dieux osent demander à leurs anges de porter ça, cela les prive de tant de plaisir et de liberté, approuva Crocodile.

- Ne t'en fait pas notre petit ange, ton éducation va être entièrement refaite, tu vas tout voir et tout apprendre, rassura Benn.

Je rougis vivement, plus encore quand il défait les nœuds sur les côtés de ma culotte, qu'il retira, la laissant glisser sur le sol :

- J'imagine que tu ne t'es jamais touchée petit ange, reprit Benn.

- Que voulez-vous dire ? Osai-je d'une petite voix à bout de souffle.

- Et ils osent appeler ça « Paradis », soupira Benn d'une voix lassée. Laisse-nous te montrer petit ange.

Benn glissa ses doigts en moi, je me tendis et j'halète plus fortement, Crocodile resserra son emprise sur moi, jouant toujours avec mes seins, glissant son crochet autour de mon cou pour me garder près de lui :

- Elle est si sensible… c'est bien là la preuve que son corps n'attendait qu'une chose : les soins réparateurs de deux beaux diables. Il faut prendre des mesures immédiates mon ami, sinon son corps lâchera après avoir passé des années d'absence d'attention, fit Crocodile d'une voix grave.

- C'est fâcheux, mais oui on ne peut pas laisser ce petit ange dépérir.

- Quoi… vais-je mourir ? Demandai-je doucement en gémissant à cause du plaisir.

- Oh oui… si tu n'acceptes pas de te laisser aller, ton corps va se consumer à cause de toute cette chasteté forcée, répondit Crocodile contre mon oreille.

On est d'accord cela n'a ni queue ni tête, mais bon sang que j'aime ce petit scénario :

- Mais ne t'en fait pas petit ange, si nous t'avons enlevé c'est aussi pour te sauver de toi-même et de ton ignorance, souffla Benn avec un petit sourire.

Benn s'allongea sur le lit et me souleva mes jambes avant de coller sa bouche contre mon intimité, la taquinant, je poussais des cris de plaisir :

- Oui petit ange, laisse-toi enfin aller au bonheur, ronronna Crocodile.

- Je vous en prie…, suppliai-je en gesticulant.

- Chut, calme-toi, tu vas être sauvée grâce à nous et tu vas vivre très longtemps, tu nous adoreras comme nous t'adorons.

Je fixe Benn qui me dévore le bas ventre tout en me regardant avec des yeux de braises, qui sont aussi chauds que les paroles tendancieuses de Crocodile. Comme si cela ne suffisait pas Benn effleurent mes cuisses de ses mains chaudes, je m'agrippe au bras de Crocodile qui s'agite sous les caresses qu'il me donne de sa main valide :

- Oui c'est cela, laisse-toi bercer par le plaisir qui t'envahit, m'encourageant Crocodile.

Je ferme les yeux, serrant mes doigts autant du bras de Crocodile qui m'enserra plus fort, je me mordille les lèvres, la langue de Benn se faisait plus insistante. Mon bassin avait beau vibrer et bouger, Benn me tenait fermement pour ne pas que je lui échappe.

- Allez ma belle jouit pour tes deux diables amoureux, somma Crocodile.

J'ouvre les yeux et je jouis quand Benn introduisit ses doigts en moi pour les agiter furieusement.

- C'était un bel orgasme, ronronna Benn en se léchant ses lèvres.

Je suis à bout de souffle, je vois Benn sortir ses doigts et les lécher devant moi, Crocodile l'imite car lui aussi plonge ses doigts en moi pour me goûter, me faisant rougir de les voir faire.

- Toi aussi tu veux te goûter ? Demanda Benn.

Il me présenta ses doigts de nouveau détrempés j'ouvris doucement ma bouche avant de happer ses doigts, les léchant :

- C'est bien, savoure-toi, m'encouragea Benn d'une voix chaude et perverse.

Lorsqu'il retira ses doigts Crocodile me présenta les siens :

- Vas-y petit ange fais-toi plaisir.

C'était grisant mon bassin se tordait de plaisir à les voir me nourrir de cette manière pleine de débauche :

- Alors belle ange tu as aimé ta douce saveur ? Demanda Benn.

J'hoche doucement ma tête :

- Hum… utilise ta jolie voix mélodieuse, susurra Crocodile derrière-moi.

- Oui fais-nous entendre ta jolie voix, renchérit Benn en relevant mon menton de ses doigts.

- Oui… j'ai aimé…, répondis-je intimidée.

- Tu as aimé et… as-tu envie d'en découvrir plus ? Demanda Benn avec un large sourire.

Il pose son pouce sur mes lèvres et en dessine les contours, ce contact m'électrise :

- …

- Ne lutte pas, nous pouvons te donner tant de bien, chuchota Crocodile.

- Ne sois pas timide joli petit ange.

- Vous… vous ne m'abandonnerez pas ? Demandai-je d'une petite voix.

- D'aucune façon, on te gardera à nos côtés jusqu'à la fin de tes jours, répondit Crocodile.

- Avec des journées remplit de plaisirs, renchérit Benn.

- … Je… je crois que j'ai envie… d'en découvrir plus…

Je pouvais les voir sourire et rire doucement, j'étais en train de m'enfoncer dans leur douce corruption :

- Alors tu devras nous écouter et nous obéir, commença Benn.

- Et t'offrir sans la moindre résistance, ajouta Crocodile.

- Vous ne me ferez aucun mal ? Demandai-je doucement.

- Aucun, si c'était ce que nous voulions, tu serais dans un état différent tu ne crois pas petit ange ? Lança Benn en saisissant d'une mèche de cheveux pour l'embrasser.

- D'accord… montrez-moi tout ce que je dois voir, soufflai-je transit de désir.

- Très bien petit ange, puisque tu parles de voir, alors…, lança Crocodile.

Je vis sa main et son crochet défaire avec une aisance et une facilité fascinante mon corset, me révélant à leur vue, pendant qu'eux étaient toujours habillés.

- Hum voilà… laissons cette belle peau respirer, dit-il en jetant le corset sur le côté.

- Comme tu es belle….

Mes hommes posèrent leurs mains sur ma peau, la palpant avec douceur et envie, je m'agitais me tendant sous leurs taquineries :

- Peut-être devrions-nous lui donner plus de liberté, souffla Benn en direction de Crocodile.

- On peut.

Je les regarde intriguée, Benn se baissa, parsemant mes jambes de baisers adorateurs, je sursautai à chaque doux contact avec ses lèvres, pendant je le voyais glisser jusqu'à mes pieds et là je tiltai. Benn saisit délicatement ma cheville gauche dans sa main gauche, il se saisit de la clé qui pendait et ouvrit la menotte. Ensuite il apposa un baiser sur le dessus de mon pied me faisant devenir écarlate en un instant, il gloussa avec Crocodile :

- Notre petit ange est très réceptive, constata Benn amusé.

Il reposa avec douceur mon pied et se dirigeant vers le second pour le libérer, avant de déposer sur celui-ci aussi un baiser. Ensuite Benn s'avança à quatre patte sur le lit tel un félin, je reculais me collant à Crocodile :

- On joue les petites timides ? Sourit Benn se plaquant contre moi.

Je me retrouvai serrée entre leurs corps, Benn glissa ses doigts sur mon poignet gauche et Crocodile s'occupa de celui de droite, effleurant ma peau avec délicatesse :

- On va encore te laisser ces jolis bracelets aux poignets, pour que cela t'aide à t'abandonner, souffla Crocodile.

Je me disais aussi.

Je frisonne, Crocodile rassemble mes cheveux sur le côté et sentir son doux contact contre ma peau me fit me tendre de plaisir, plus encore quand je sens ses lèvres possessives taquiner le haut de mon dos :

- Si sensible…, ronronne mon corsaire.

- Voyons voir jusqu'à quel point.

Benn plongea sa tête contre ma gorge, la taquinant de coups de langue douce et chaude. Je n'étais plus que frisson, m'abandonnant à leurs caresses délicieuses et à cette sensation grisante d'avoir des mains, des lèvres, leurs souffles partout sur mon corps.

Je laissai échapper de doux gémissements :

- Vous êtes si bons…, soupirai-je.

- Et toi délicieuse, lèves tes bras, m'ordonna Crocodile.

J'obéis et aussitôt il dépose des baisers sur l'intérieur de mes bras suivi de près de Benn, tous deux trop heureux d'avoir plus de peau à cajoler.

Je sursaute et rougis vivement quand je vois Benn lécher ma peau avec lenteur :

- Hum… tu as un goût divin.

- Hum ce n'est pas une mauvaise idée, approuva Crocodile.

Et voilà que mon corsaire se met à imiter Benn, je pourrais presque croire qu'ils sont en compétition, mais non ils s'inspirent mutuellement, trouvant chez l'autre de bonne idée qu'ils ont juste envie d'essayer.

D'ailleurs ils me prennent mes poignets et baisèrent mes bras avant d'embrasser mes joues :

- Est-ce que… je peux aussi vous toucher ? Demandai-je timidement.

Je pouvais sentir leurs sourires contre mes joues.

- On devient moins intimidée ? Chuchota Benn.

J'hochai ma tête et je les vis se lancer des regards, décidant s'ils me détachaient ou pas, puis ils me fixent avec de grands sourires :

- Donne-nous tes jolis poignets, somma Crocodile tendrement.

Je tendis mes deux poignets à mes deux hommes, chacun me libérant une main dans un doux cliquetis métallique. Puis avant que je récupère mes mains, ils embrassèrent mes poignets et l'intérieur de mes paumes.

J'ai l'impression que mon costume d'ange les a fait doucement glisser de la domination sulfureuse à la vénération romantique, je souris à cette pensée. Je relève mes yeux vers leurs regards, me mettant sur mes genoux pour gagner quelques centimètres pour mieux atteindre leurs torses de mes doigts.

Je les regarde alternativement, tout en effleurant leurs tablettes de chocolat :

- Tu aimes ce que tu sens ? Demanda Crocodile.

- Oui… c'est… chaud… et dur…, osai-je avec le ton le plus doux et innocent possible devant ce double sens évident.

- Oh oui c'est chaud et dur, confirma Benn en se rapprochant de moi.

- Très chaud et dur, répéta Crocodile haletant.

- Est-ce que je peux vous faire plaisir d'une façon ou d'une autre ? Demandai-je doucement.

- Oui, descends tes jolies mains, murmura Crocodile.

Je les descendis et je sentis qu'ils l'accompagnèrent avec leurs mains, je me sentis terriblement connectée à eux, c'était si intime qu'ils se joignent à moi. Ils m'aidèrent en plus à déloger leurs pénis qui devaient être douloureux à rester coincés dans leurs pantalons.

Je les pris doucement en main, j'allais les cajoler pour les remercier et leur montrer combien je les aimais.

- Tu fais ça si bien petit ange, soupira Benn.

- Tu es si douce… continue, haleta Crocodile en penchant sa tête en arrière.

- Mes deux diables ont pris soin de moi, j'ai envie de faire pareil, répondis-je dans un murmure.

Je les enserrai dans mes mains, faisant des mouvements de va et vient, d'abord lent, avant d'accélérer le rythme, puis de ralentir sans crier gare. Je ne voulais pas qu'ils s'habituent à un tempo, je voulais les faire devenir fou de désir.

- Joli petit ange… s'il te plait, j'aimerai que tu fasses quelque chose pour moi, commença Benn tendu.

- Quoi donc ?

- Peux-tu faire glisser mon désir entre tes seins doux ?

- Tout ce que vous voudrez, répondis-je trop heureuse.

Benn se mit debout sur le lit, je m'approchai et saisis doucement de mes seins avant de les presser contre le pénis de Benn. Je me tourne vers Crocodile qui me dévisagea avec envie :

- Je veux la même chose après, mais en attendant, est-ce que tu veux bien user de ta jolie bouche sur moi ?

Pour simple réponse j'happe la lance de chair de Crocodile entre mes lèvres, le sentant jouer avec mes cheveux, massant mon cuir chevelu.

Je gémis doucement, me concentrant pour m'occuper de Benn et de Crocodile en même temps. Crocodile m'aida en guidant ma tête, c'est quelque chose qu'il ne fait pas habituellement, ni Benn, me laissant la liberté totale lors de mes fellations. Cependant là j'admets que ça m'aide bien, même Benn ondule son bassin pour m'épauler, car c'est vraiment dur d'être concentrée sur mes deux hommes.

- Tu fais ça très bien, m'encouragea Benn.

Je pressais un peu plus fort mes seins pour augmenter sa sensation d'emprise :

- Hum… c'est si bon… ta peau si douce… tes seins si tendres…

- Tu as vraiment… des lèvres parfaites….

Je relève mes yeux vers Crocodile, qui effleure ma joue de sa main :

- Tu es belle…

Je rougis avant de sentir Crocodile reculer et Benn s'éloigner, ils échangèrent leurs places me permettant de poursuivre mes caresses buccales :

- Seigneur… cette bouche est faite pour donner du plaisir, haleta Benn tendu au possible.

Je souris trop heureuse d'un tel compliment, alors je continue :

- C'est si beau de te voir si bien t'occuper de nous, tu seras récompensée ma belle, m'avertit Crocodile.

Je zieutai sur le côté, il nous fixait Benn et moi, avec des yeux aussi fascinés que Benn qui me regardait faire.

- Tu es si excitante bel petit ange, souffla Benn.

Et vous aussi mes beaux diables.

D'ailleurs je me tortille un peu sur place, mon entrejambe est en feu, je voudrai qu'on s'en occupe :

- Arrête-là petit ange, stoppa Benn.

Je suis toute essoufflée et transi de désir :

- Alors petit ange, veux-tu qu'on s'occupe de toi ? Demanda Benn.

- Oui… j'ai mal…

- Où as-tu mal ? Demanda Crocodile.

- Mon ventre se tord…, répondis-je en me mordant les lèvres.

- Oh je vois, sourit doucement Crocodile.

- Ton corps nous réclame, on va s'en occuper petit ange.

Crocodile s'écarte de mes seins, il me contourne et m'ôte mes ailes et aussitôt Benn me prend dans ses bras et nous quittons ensemble le lit, je le vois se diriger vers la balançoire, là mon sang s'échauffe.

Crocodile lui s'approche aussi et vérifie la solidité du dispositif :

- Cela sera parfait, sourit mon corsaire.

Benn me posa sur la balançoire, Crocodile se saisit de mon poignet droit et me le passa dans une des menottes au-dessus de moi et en fit de même avec celui de gauche. Quant à Benn il saisit mes chevilles, il retira mes chaussures et me fit passer mes pieds dans les sangles pour immobiliser mes jambes :

- Voilà… posée ainsi tu es toute mignonne, il n'y a pas à dire cela te va bien d'être toute attachée, tu parais si frêle, ça réveille notre côté protecteur et dominant, ronronna Benn.

- Oh oui… regarde-moi ces magnifiques courbes, cela met en appétit.

Je pousse un petit cris de surprise quand Crocodile et Benn régule la taille de la balançoire pour que je sois à hauteur parfaite.

- Cela est suffisant, bon j'ai vu des petites choses là-bas, il faut les exploiter.

Je regarde Crocodile qui dit ça, me demandant de quoi il parle et là il ramène aider de ses pouvoirs toute la panoplie de produits et autres accessoires que j'avais laissé sorti.

- Hum, j'ai bien envie d'essayer ceci, fit Crocodile en agitant la plume avant de revenir derrière-moi.

- Tu as raison notre petit ange mérite beaucoup de douceur.

Je me mords les lèvres tout en m'agrippant aux sangles de la balançoire, j'ai envie d'eux !

- Quant à moi, je vais lui administrer cela, pour éveiller ses sens.

Benn agite l'huile sensibilisante, il ouvre le flacon devant moi et en verse dans sa paume avant de poser la bouteille :

- Prête petit ange à découvrir d'autres plaisirs ?

J'hoche la tête tout fébrile et excitée au possible, je veux qu'ils me touchent !

- Use de ta belle voix mélodieuse, m'ordonna Benn d'une voix chaude.

- Oui…

- Oui quoi ? Rétorqua Crocodile.

Sadiques !

- Oui… je veux découvrir d'autres plaisirs, gémis-je frustrée et impatiente.

Je pousse un cri quand Benn me pénètre de ses doigts huileux :

- Jolie note, attend ma belle petite chose que le produit fasse effet.

Je le regarde désespérée, j'ai tellement besoin de plus…

Le crochet de Crocodile entre dans mon champ de vision et il attrape mon cou avec :

- Penche-toi petit ange.

Je me penche tractée aussi par mon corsaire, jusqu'à avoir les bras tendues à cause de mes menottes qui ne me permettent de me pencher davantage.

Je sens Benn me tirer légèrement à lui, j'ai presque peur de tomber, mais je suis harnachée de partout, cependant je réalise que l'inclinaison que j'ai va me procurer des sensations très différentes et je crois que ce n'est pas pour rien que mes amants m'ont disposés ainsi.

- Maintenant petit ange tu vas nous faire entendre la plus belle de tes sérénades, somma Crocodile.

Je vois la plume devant moi et de sa main habile Crocodile pose la pointe de celle-ci du haut de mon cou avant de glisser, je m'agite et me tend.

Benn sourit, je le vois se mettre de l'huile sensibilisante sur son pénis :

- Je m'en voudrais si cela ne glissait pas bien, dit-il.

Menteur ! Tu veux juste être certain que le fond de mon être tremble de plaisir !

- Hum… tu es si mouillée… cela doit être terriblement douloureux, allez assez patienté.

Benn se saisit de mes jambes et me pénètre :

- Ah !

Mon corps est pris de spasmes, Benn a tapé à je sais quel endroit de mon vagin… mais…

- Oh… tu as rarement crié ainsi petit ange, aurais-je trouvé une zone secrète ?

Je le vois sourire perversement et je suis presque sûre que Crocodile derrière-moi arbore le même sourire :

- Ne t'en fait pas chérie, on te donnera tout le plaisir dont tu as besoin.

Traduction : ils vont en abuser pour me rendre folle.

Je pousse un cri car Benn vient de débuter, je gesticule, mon dieu… c'est si… puissant.

Je le regarde aller et venir en moi, avant de me tortiller davantage quand Crocodile me rappelle son existence avec sa plume qui me taquine la pointe de mes seins ultrasensible :

- Détends-toi voyons, ricane Crocodile, peut-être devrai-je t'aider.

Crocodile use de ses pouvoirs et me mets un bandeau sur les yeux :

- Tu vas te concentrer maintenant uniquement sur les sensations… d'ailleurs… on va aller plus loin, je vais t'isoler de tout bruit.

Je sens quelque que chose contre mes oreilles et je n'entends plus rien.

Être coupée de même de l'ouïe me fait réaliser que je ne peux rien anticiper, je suis complètement à leur merci… et je me sens mouiller plus encore.

Je sais que je crie, car plus le temps passe plus je sens mes sensations être décuplées du fait que je ne vois et n'entend plus. Je réalise aussi autre chose mon odorat s'affine, je peux sentir un mélange du parfum de mes hommes, de l'huile, du sexe et aussi de la sueur, toutes ces notes ensembles me paraissent électrisantes et harmonieuses.

Toute cette ambiance accroit les coups de rein de Benn qui s'acharne à taper au même endroit, me faisant tordre, trembler et hurler de plaisir.

Soudain je sens qu'on m'insère dans ma bouche un tissu et qu'on me l'enfonce :

- Tu fais beaucoup trop de bruit petit ange, alors tu es priée de garder ta petite culotte en bouche, sinon nos autres amis diables vont vouloir te goûter et nous ne sommes pas partageurs, ricane la voix grave de Crocodile l'espace d'un instant.

Je redeviens sourde, mais l'avoir entendu ça m'a fait jouir.

Quant à la culotte… je dois admettre que l'avoir limite ma respiration et que par conséquent cela accroit mon plaisir. Je décide de la garder en bouche, mais j'admets que si cela devient inconfortable je la recracherai, car c'était une première pour moi cette nouveauté, même si je n'y suis pas opposée.

N'empêche… je dois donner une belle image de débauchée, on est bien loin de la gentille Ariel sage, silencieuse et soumise qu'ont modelé mes bourreaux d'autrefois… et j'adore cela. J'aime dans mes jeux de séduction et dans nos rapports charnels, pouvoir être moins sage, c'est si libérateur.

Alors quand Benn m'assaille de son dernier coup de rein et Crocodile d'effleurements frénétiques de sa plume, je pousse un gémissement sonore tout en me cambrant en jouissant en fontaine. Je sens mon corps convulser, trembler avant de se relâcher enfin.

Je gémis de désespoir quand Benn se retire de moi, je me sens vide… je m'agite pour montrer mon désaccord… et là je les entends rire, je crois qu'on m'a rendu mon ouïe.

- Du calme petit ange, nous n'avons pas fini ne t'en fait pas, moi aussi je veux goûter à ton corps tout tremblant sous mes coups de reins.

Je sens le crochet de Crocodile se saisir de ma cuisse droite et sa main de ma hanche avant de me pénétrer. Je gémis fortement en me tortillant, les sensations de mon vagin sont ravivées de manière trop intense, lui aussi s'est mis de l'huile. Je vais mourir !

Je sursaute en sentant un liquide se répandre sur moi… ça sent…

Je gémis et me tends en sentant les doigts de Benn m'étaler l'huile sur le haut de mon corps :

- Maintenant petit ange on va te faire découvrir une nouvelle pratique : la surstimulation.

Je déglutis difficilement, les doigts de Benn sont huileux à souhait et ils pétrissent mes seins :

- Elle est toute luisante, quelle vision… terriblement érotique, contempla Crocodile qui me donnait des coups de reins très bien placés.

- N'est-ce pas ? Maintenant chérie goûte au plaisir de l'enfer.

Benn titille mon téton droit de sa main, celui de gauche avec sa bouche et je sens sa main gauche descendre dangereusement vers mon bassin et quand il pose ses doigts sur mon clitoris je m'entends pousser des cris sonores malgré ma culotte en bouche.

Et comme si cela ne suffisait pas Crocodile adoptait un rythme frénétique très soutenu. Je me tendais essayant d'échapper à leurs caresses qui me rendaient folle.

Mon corps ne m'appartenait plus, c'étaient mes amants qui avaient les pleins pouvoirs dessus, taquinant tous mes points faibles avec insistance pour que je jouisse en continue, sans répit :

- Comme tu es belle, tu mérites encore plus de plaisirs, s'exclama Crocodile.

Je croyais arriver au maximum du plaisir, mais non, il a encore de la réserve et surenchérit.

Je sens que Benn me retire ma culotte, j'halète lourdement, avant de pousser des cris, ignorant jusqu'à maintenant que c'était possible de produire des notes pareilles, j'ai du mal à croire que c'est bien moi, mais… c'est bien moi :

- Quelle belle symphonie angélique, ronronna Benn.

Il reprit ses coups de langues et palpa fiévreusement mon corps.

- Je vous en prie ! M'écriai-je.

Je n'ai jamais été aussi bruyante, je vais rameuter tout Piacere à ce rythme.

- Crocodile tu pourras arrêter de la frustrer et lui donner sa jouissance tant désirée, gronda faussement Benn.

- Tu as raison j'ai été trop cruel !

J'écarquille les yeux, le dernier coup de bassin de Crocodile m'arrache un orgasme puissant, qui me traverse et m'assomme complètement, m'achevant.

Quand je reprends connaissance je suis sur le côté, allongée prise en sandwich entre mes hommes qui dorment à poing fermé, Crocodile me tient face à lui et Benn est dans mon dos. Leurs jambes ceinturent les miennes comme leurs bras, toute tentative de fuite est vouée à l'échec, pensai-je en riant doucement.

Du coin de l'œil, je vois au loin la balançoire… faut qu'on investisse dans ça… c'était beaucoup trop bon. Je souris à cette petite pensée avant regarder Crocodile en face de moi. J'effleure doucement sa cicatrice et je souris tendrement, je me tourne autant que possible et j'embrasse le front de Benn…. Mes amours…

Je ferme les yeux, le sourire aux lèvres et je me rendors doucement, j'avais hâte de retrouver mes chéris au réveil.

Quand j'ouvris de nouveau mes yeux, je rencontrai ceux acier de Crocodile qui me sourit :

- Bonjour beauté fatale, alors comment va notre petit ange du sexe, de la débauche et de la luxure ?

Je rougis à ce titre sulfureux à souhait :

- Epuisée… mais terriblement heureuse de ses diables.

Je l'attrape et l'embrasse furieusement avant de le quitter de me retourner vers Benn, qui fut plus rapide que moi, il m'attira à lui et captura mes lèvres pour un baiser tout aussi passionné :

- Bonjour jolie pêcheresse, roucoula Benn.

- Bonjour, gloussai-je. Vous êtes des vicieux quand même… m'attacher, me bander les yeux, me rendre sourde et même me mettre une culotte dans la bouche.

- Cela t'étonne venant de beaux diables séduisants ? Demanda Crocodile.

- Qui ne connaissent que la perversion ? Compléta Benn.

- Hum… c'est vrai, admit-je en souriant.

- Plus sérieusement, tu as aimé ? Demanda Benn.

- Oui, culotte dans la bouche comprise, j'avais la possibilité de la cracher je ne l'ai pas fait et je n'ai pas souvenance d'avoir claqué des doigts. Vous vous inquiétiez ?

- Oui et non… on a bien vue que cela semblait t'avoir fait beaucoup d'effet, c'est juste que nous sommes des hommes très attentifs et qu'on aime avoir des retours d'expériences, sourit tendrement Benn.

- Merci de me demander, j'ai tout aimé… d'ailleurs faut qu'on ait notre propre balançoire, pas envie de devoir réserver la salle pour l'utiliser.

- C'est qu'elle en redemande, rit Crocodile.

- Pourquoi vous ne voulez pas ?

- Bien sûr que si ! Coupèrent en cœur mes hommes m'arrachant un rire.

- Je suis contente de vous avoir mes amours… et vous… vous avez tout aimé de cette nuit ?

- On a adoré chaque petite seconde, sourit Benn.

- On les a toutes dévorées et savourées, ta petite surprise a fait mouche.

- Je suis contente de le savoir.

- Et donc tu avais passé commande à Cléa, reprit Benn.

- Oui… j'avais terriblement envie de devenir un ange et que deux diables forts et sexy m'apprennent tout du sexe, avouai-je en me mordillant mes lèvres.

- Tu auras été servi, petite dévergondée, susurra Crocodile.

- Pas ma faute… vous étiez trop convainquant et persuasif que pouvais-je faire ?

- Pas grand-chose, admit Benn en gloussant doucement.

- Puis-je quitter les bras de mes deux diables ? J'aimerai leur donner quelque chose.

- Quelle tristesse de te voir déjà t'éloigner de nous, soupira Crocodile.

- Je reviendrai vite.

- Bon d'accord, rétorqua tout aussi vite Crocodile.

- Allez file avant qu'on ne t'enferme de nouveau dans nos bras, somptueuse créature.

Je me lève en titubant un peu :

- Sadique ! Vous avez volé toute mon énergie !

- Nous étions des diables, fallait bien qu'on soit réaliste, répliqua Benn.

Je pouffe de rire devant ce raisonnement, qui ma foi se tient.

Je récupère dans l'armoire les paquets contenant leurs lingeries.

- Bon… j'ai aussi demandé à Cléa de me réaliser des petites choses pour vous, donc… j'espère que les prochains jours vous voir avec.

Je m'approchai et je leur tends leurs cadeaux.

Ils se redressent et ouvrent avant de prendre délicatement leurs nouvelles lingeries :

- Il y a de tout… on va pouvoir bientôt combler tes envies petite coquine, lança Crocodile un sourire en coin.

- J'adore cette chose transparente, j'ai hâte de tout essayer.

- C'est vrai qu'il y a des choses très intéressantes, il y a de quoi te chauffer et contenter tes beaux yeux, sourit Crocodile.

- J'espère bien, en tout cas Cléa a tellement adoré qu'elle va faire une collection sur la base de cela.

- Mais ce sont tes idées... tu es rémunérée au moins ? Demanda Crocodile.

- Oui, 40% de ses bénéfices.

- Tu as négocié ?

- Même pas.

- Même quand elle ne négocie pas elle arrive à bien tirer son épingle de jeu, grommela Crocodile.

Je pouffe de rire avec Benn :

- Bref si vous avez aussi des idées pour vous et non pour moi, allez la voir ça l'intéressera fortement… et moi aussi, fis-je tout sourire.

- Tu es vraiment devenue un ange corrompu, venez ici petit ange, somma Benn en agitant son index.

Je me mordis les lèvres avant de me laisser capturer de nouveau.


Après avoir présenté les coquineries qu'Ariel à commander à Cléa fallait bien les tester ^^.

C'est chose faite.

Je vous dis à dimanche.

Passez de bonne fêtes !