Bonjour à tous, chapitre un peu plus long que d'habitude mais nécessaire. ;)

Il y a un WARNING M au milieu du chapitre pour les plus sensibles je vous invite à passer cette partie. Je l'ai spécifié avant la scène. Sur ce Enjoy!

Chapitre 4: "Fractures invisibles"

House entra en scène avec une assurance presque théâtrale, sa canne résonnant sur le sol, attirant immédiatement l'attention. Cette fois, il ne se contenta pas de mener l'équipe ; il semblait s'intégrer comme une pièce manquante, harmonisant leurs efforts avec une fluidité instinctive.

L'un des internes, gribouillait des théories sur le tableau blanc tandis que House lançait des hypothèses, Cameron ajustant ses propres réflexions en réponse. Leur échange était rapide, précis, comme un duel intellectuel où chaque coup portait. Les autres membres de l'équipe, observaient avec une fascination mêlée de respect et de tension. Ils ne voulaient pas interrompre cette dynamique, mais sentaient le poids croissant de l'urgence.

« Si c'est une exposition chronique, on peut éliminer les toxines courantes, » lança Cameron, concentrée sur des analyses. Ses doigts tapotaient frénétiquement sur le bureau, un tic nerveux que House ne manqua pas de remarquer.

House hocha la tête et fit tourner sa canne entre ses doigts. « Bien. Certaines toxines agissent en synergie. Que savons-nous sur ce hangar abandonné ? »

David, légèrement hésitant, s'avança. « Les analyses du site montrent des traces de pesticides organophosphorés, mais pas à doses létales. Ça ne suffit pas pour expliquer son état. »

« Exact, » intervint l'une des internes. « Mais il y avait aussi des déversements anciens d'arsenic dans le sol. Une exposition prolongée à ces deux substances pourrait déclencher une réaction systémique?»

Cameron releva la tête, son regard brillant d'une lueur d'espoir mêlée d'appréhension. « Ça expliquerait pourquoi ses reins lâchent et la tachycardie. Mais pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui a déclenché la crise aiguë ? »

House esquissa un sourire satisfait, adossé à la table, il jouait distraitement avec sa canne tout en gardant un œil sur elle. « Vous voyez, vous commencez à penser comme moi. Qu'a-t-il mangé récemment ? Où a-t-il été ces derniers jours ? »

Les questions fusaient, les membres de l'équipe se précipitant pour obtenir les réponses. L'un des internes revint avec des résultats d'analyse complémentaires. Cameron, penchée sur l'écran, sentit l'adrénaline monter en flèche.

« C'est ça, » murmura-t-elle en désignant une valeur. « Il a ingéré une dose récente d'organophosphorés qui a réactivé la toxine dormante. »

House croisa les bras, son expression plus sérieuse qu'à l'accoutumée. « Alors, traitez le. Mais préparez vous au pire. »

Les traitements s'enchaînèrent. Cameron menait la danse, chaque membre de l'équipe exécutant les instructions avec une précision millimétrée. Ils administrèrent des antidotes pour contrer l'intoxication, stabilisèrent le rythme cardiaque, et mirent le patient sous dialyse pour ses reins défaillants. House, fidèle à son rôle, observait à distance, lançant de temps en temps une remarque cinglante ou un conseil précieux.

Mais l'état du patient empirait. Sa pression artérielle chutait brutalement, ses organes s'effondraient un à un et Cameron refusa toujours de lâcher prise.

House intervint: « Cela fait plus de vingt heures que vous êtes sur ce cas, Cameron. Combien de temps pensez-vous tenir avant de tomber d'épuisement ? » dit il en lançant un chips dans sa bouche.

Elle leva à peine les yeux de son écran.

« Si c'est pour me faire des remarques inutiles, je vous assure que j'ai déjà mon lot de distractions. »

House ignora la pique, s'installant sans invitation sur le canapé de son bureau.

« Vous n'avez rien mangé depuis hier midi. C'est fascinant, cette capacité à ignorer les besoins humains de base. Vous ne voulez pas savoir combien de temps il vous reste avant que votre cerveau ne cesse complètement de fonctionner ? »

Cameron soupira profondément, mais ne se détourna pas de ses analyses.

« Je n'ai pas le temps pour vos leçons de morale House. Chaque minute compte. »

Un bip strident interrompit leur échange. Une infirmière déboula, haletante.

— « Le patient fait un arrêt cardiaque ! »

Cameron entra en trombe dans la chambre du patient. Son équipe informait de la situation arriva peu de temps après.

« Massage cardiaque tout de suite ! » cria-t-elle

David, à ses côtés, ajustait le défibrillateur. « Chargez à 200. Prêt ? »

Le choc électrique parcourut le corps inerte. Rien. L'écran affichait toujours une ligne plate.

« Encore ! Augmentez la charge à 300 ! » Sa voix tremblait, mais sa détermination ne faiblissait pas.

House qui venait d'arriver, s'appuya contre le mur près de la porte et observait en silence. Son regard était perçant, mais il ne bougea pas. Il savait que Cameron devait arriver elle-même à la conclusion inéluctable. Obstinée et ignorant le regard appuyait de House, elle enfila une paire de gants et injecta une dose d'adrénaline.

Un massage cardiaque manuel s'alternait avec l'utilisation du défibrillateur. Chaque membre de l'équipe se relayait, s'efforçant de ramener à la vie le patient à travers des compressions précises et répétées, mais leurs efforts semblaient désespérément inutiles. Les minutes s'écoulaient, 20, puis 30, et une tension pesante envahissait la pièce. Finalement, l'un des internes brisa le silence d'une voix hésitante et presque inaudible : « Dr Cameron... je crois que... »

« Non ! » répondit elle avec une ferveur presque désespérée. Elle continuait, comme si sa volonté seule pouvait ramener le patient. Le silence de House résonnait plus fort que tout.

Après plusieurs minutes interminables qui semblaient des heures, Cameron s'arrêta, essoufflée, les mains tremblantes. Ses épaules s'affaissèrent alors qu'elle fixait le moniteur. Une ligne droite, sans fin.

House fit un pas en avant, brisant finalement son mutisme. « C'est fini. »

Cameron tourna lentement la tête vers lui, les yeux embués, mais refusant de céder à la douleur. Elle hocha la tête, presque imperceptiblement.

« Annoncez l'heure du décès, » dit-il, sa voix étrangement douce.

Elle avala difficilement sa salive, puis murmura. « Heure du décès : 22 h 47. »

Cameron se figea devant le moniteur, regardant l'écran afficher une ligne plate. Son cœur se serra dans sa poitrine. Elle était figée, incapable de bouger, un vide s'installant en elle. La défaite semblait l'engloutir, la culpabilité s'emparant de chaque fibre de son être. Comment avaient ils pu échouer ? Comment un homme pouvait il mourir sous leurs yeux, après tout ce travail, tous ces efforts ?

Ses doigts tremblaient légèrement tandis qu'elle congédiait son équipe, leur ordonnant de rentrer chez eux pour se reposer.

Elle enleva ses gants les jeta dans la poubelle, passa devant House sans un mot ni un regard et quitta la chambre.

Dans son bureau, Cameron ferma les stores avec une brutalité silencieuse, comme si elle voulait créer une barrière invisible entre elle et le reste du monde. Mais ce n'était pas de la fatigue physique qui la poussait à s'éloigner, c'était une incapacité à gérer la perte, un besoin de fuir les regards, de ne pas affronter la compassion d'autrui. Elle se retrouva seule, une pile de dossiers devant elle, sans pouvoir se concentrer sur rien. Ses gestes étaient devenus mécaniques, vides de sens, comme si le monde autour d'elle avait perdu sa couleur. La tristesse, l'anxiété et la colère se mêlaient en elle, la rendant presque étrangère à elle-même.

La porte s'ouvrit avec douceur, et House apparut dans l'embrasure. Il referma la porte derrière lui avec une lenteur calculée, comme s'il respectait l'espace fragile qu'elle avait créé. Son regard se posa sur Cameron, immobile et tendue, cette femme qui avait gagné en force et en assurance au fil des années, mais qui, à cet instant, semblait brisée, exposant une vulnérabilité qu'il ne s'était pas attendu à découvrir.

Il la laissa feindre l'indifférence un moment, la laissant ranger débout dos à la porte les papiers sur son bureau, avant de briser le silence d'une voix étonnamment douce.

« Vous n'avez pas besoin de faire semblant avec moi. »

Cameron continua de classer les dossiers, un masque d'indifférence sur le visage, bien qu'il fût évident qu'elle était en train de sombrer. Elle répondit, d'une voix étouffée, comme si chaque mot était une trahison de ses véritables émotions.

« Tout va bien. Je suis juste fatiguée. »

Mais House n'était pas dupe. Il avança d'un pas, se tenant droit devant elle, et son regard s'adoucit.

« Vous êtes en colère. Pas contre moi, ni contre votre équipe. Contre vous-même. Mais vous savez que ce n'est pas votre faute. »

La vérité qu'il énonçait avec tant de simplicité résonna en elle, mais le poids de la culpabilité était trop lourd. Elle se retourna brusquement, les yeux embués de larmes, une étincelle de rage éclatant dans son regard.

« Vous ne comprenez pas ! Nous avons tout exploré, toutes les possibilités… peut-être qu'en réalisant d'autres examens nous aurions trouvé un moyen de le sauver ! Et si...»

Mais House l'interrompit:

"Vous savez que c'est faux. Vous n'auriez rien pu faire"

D'un coup la colère qu'elle contenait explosa enfin, et elle se laissa submerger par ses émotions. Un mélange d'impuissance, de frustration, et de honte.

House resta silencieux un instant, le regard maintenant plus doux, presque protecteur. Il fit un pas vers elle et la fit se retourner.

"Regardez-moi " dit il

Cameron leva les yeux vers House, les joues encore humides de ses larmes. Son regard vacillait entre la colère, la douleur et une vulnérabilité qu'elle ne laissait que rarement paraître. Ses mains tremblaient légèrement, et pourtant, elle ne recula pas. Elle savait que le regard de House ne portait ni jugement ni condescendance, seulement une vérité brute, parfois cruelle, mais souvent nécessaire. Elle avait baissé les yeux de nouveau.

« Regardez-moi, » répéta-t-il doucement, sa voix dénuée de toute trace de sarcasme ou de moquerie.

Elle fixa son visage, cherchant une raison à cet étrange apaisement qu'il parvenait parfois à instiller malgré lui. Dans ses yeux clairs, elle vit quelque chose qu'elle ne s'attendait pas à trouver : de l'humanité. Pas cette façade distante qu'il projetait en permanence, mais une reconnaissance, peut-être même une compréhension intime de sa douleur.

House posa sa canne contre le bureau et s'appuya légèrement, réduisant la distance entre eux, mais sans envahir son espace. « Vous avez fait tout ce que vous pouviez, Cameron. Parfois, ce n'est pas suffisant. C'est ce qui rend ce boulot aussi insupportable qu'addictif. »

Elle secoua la tête, incapable de se détacher de cette spirale de reproches qui tournaient en boucle dans son esprit. « Je suis censée sauver des vies. Pas les regarder s'éteindre. »

House eut un petit rictus, non pas moqueur, mais triste. Il détourna brièvement le regard, comme pour cacher une pensée qu'il ne voulait pas exprimer. « Vous savez, la plupart des gens fuient ce métier précisément à cause de ça. Parce qu'ils ne supportent pas de voir l'échec. Mais vous êtes différente. Vous vous accrochez. Et c'est ça qui vous détruit, parce que vous croyez que c'est une faiblesse. »

Cameron ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun mot ne sortit. Elle restait là, à chercher ses mots, à tenter de contenir les vagues d'émotions qui l'ébranlaient. House, lui, restait immobile, ses yeux ancrés aux siens. Le silence entre eux n'était pas vide, mais chargé d'une tension presque palpable, comme si chaque respiration, chaque regard, contenait plus que des mots ne pourraient exprimer.

Finalement, c'est elle qui brisa cette barrière invisible. D'un geste instinctif, presque désespéré, elle franchit la distance entre eux et posa ses lèvres sur les siennes. Le baiser était à la fois hésitant et intense, comme si elle libérait un flot d'émotions refoulées depuis trop longtemps.

House resta figé une fraction de seconde, pris au dépourvu par son audace. Mais il ne recula pas. Lorsqu'elle s'écarta brusquement, le souffle court et les yeux écarquillés, la culpabilité l'envahit immédiatement.

— « Je suis désolée, » murmura-t-elle, la voix brisée. Elle fit un pas en arrière, son visage rougissant, et se détourna pour attraper ses affaires sur son bureau. « Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Je… je dois y aller. »

Elle commença à se diriger vers la porte, mais avant qu'elle n'ait pu faire un pas de plus, House la rattrapa. Sa main ferme saisit doucement son bras, l'arrêtant dans son élan. Elle se retourna, surprise, et vit une lueur dans ses yeux qu'elle n'avait jamais vue auparavant, une sorte de détermination qu'il masquait si bien d'habitude.

— « Attendez » dit-il simplement, sa voix grave mais dépourvue de sarcasme.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Doucement, presque avec retenue, il la rapprocha de lui et captura ses lèvres dans un baiser. Mais cette fois, il n'y avait aucune hésitation. C'était un baiser déterminé, imprégné de toute l'intensité qu'ils avaient longtemps réprimée. Le monde sembla se figer autour d'eux, chaque seconde étirée comme si le temps refusait de reprendre sa course.

Quand ils se détachèrent enfin, leurs regards se croisèrent, et ce qu'ils y virent leur coupa presque le souffle : un mélange brut et tumultueux de désir, de douleur, de frustration et, quelque part, la lueur fragile d'un espoir naissant.

House rompit le silence, sa voix basse et rauque effleurant encore ses lèvres :

— « Et si, juste pour une fois, on arrêtait de faire semblant? »

Cameron ne répondit pas. Elle n'en avait pas besoin. D'un mouvement instinctif, elle se rapprocha de lui, capturant à nouveau ses lèvres. Cette fois, le baiser devint plus fiévreux, comme une urgence impossible à ignorer.

Sans rompre leur étreinte, House la guida doucement en arrière. Cameron sentit le bord du bureau contre son dos et s'y assit, presque mécaniquement, ses mains glissant sur son torse avec une hésitation fiévreuses. Le contact entre eux semblait vibrer d'une intensité retenue, comme si un fil invisible et fragile les maintenait à la limite entre contrôle et abandon.

Leurs respirations, haletantes et désordonnées, rompaient le silence de la pièce. House s'immobilisa, ses mains encadrant sa taille, son regard scrutant chaque détail de son visage. Ses yeux, d'habitude si pénétrants et intransigeants, semblaient adoucis par une émotion qu'il peinait à contenir. Il leva lentement une main, ses doigts effleurant sa joue, capturant une larme solitaire.

Cameron frissonna sous ce geste inattendu, son souffle se suspendant l'espace d'un instant. Ses yeux accrochèrent les siens, un échange muet où se mêlaient doute, douleur et une reconnaissance silencieuse. House, pourtant d'ordinaire si assuré, paraissait presque hésitant, comme s'il craignait de franchir un point de non-retour.

Il se pencha enfin, ses lèvres frôlant de nouveau les siennes avec une douceur qu'elle n'aurait jamais imaginée. Ce baiser n'était pas pressé, ni emporté ; il portait en lui un mélange d'appréhension et de désir, une reconnaissance de ce qu'ils avaient longtemps évité.

Cameron laissa échapper un gémissement de plaisir. Leurs langues se retrouvèrent dans une danse ardente, chaque mouvement nourrissant une passion dévorante. Ses mains s'agrippèrent derrière son cou, cherchant à réduire encore la distance entre eux. Tout autour d'eux semblait s'effacer : il ne restait plus qu'eux, emportés dans cet instant hors du temps.

Leur étreinte devint plus urgente, leurs gestes plus pressés. C'est alors que Cameron entreprit de déboutonner sa chemise, ses doigts glissant sur le tissu avec une impatience contenue. Lorsqu'ils durent interrompre leur baiser pour reprendre leur souffle, ce ne fut qu'une brève parenthèse avant de se retrouver à nouveau, leurs lèvres brûlantes reprenant là où elles s'étaient arrêtées.

Chaque chaque geste était empreint d'un désir insatiable. Ils avaient soif l'un de l'autre, un besoin primale qui effaçait toute pensée, les laissant entièrement abandonnés à cette fièvre partagée.

Après s'être débarrassé de la chemise de House et de son tee-shirt. Ses mains glissèrent lentement sur son torse, savourant la chaleur de sa peau sous ses doigts. Un gémissement s'échappa de ses lèvres, étouffé contre les siennes, tandis qu'elle se délectait de chaque contact. En réponse, il fit glisser sa blouse de médecin de ses épaules avec une précision lente mais assurée, avant d'ôter son haut. Ses gestes reflétaient la même intensité que les siens, comme un écho parfait à leur désir partagé.

Ils marquèrent une pause, leurs souffles courts et irréguliers. Leurs regards s'accrochèrent, un échange silencieux où se mêlait passion, vulnérabilité et une tension presque palpable.

Les gestes parlaient pour eux, sans besoin de mots. Cameron se libérait de son fardeau, laissant sa détresse s'échapper dans leur étreinte. Il le voyait dans ses yeux : elle en avait besoin, mais surtout, elle en avait très envie. Et lui aussi.

Après un instant, les doigts de House glissèrent sur son ventre, remontant lentement, savourant chaque instant. Sa bouche se posa sur son cou, effleurant sa peau chaude de désir. Il voulait s'imprégner de son parfum, l'extirper de ses pensées sombres, lui redonner confiance en elle.

Un frisson la traversa lorsque ses lèvres effleurèrent sa nuque, le contraste de la douceur de ses baisers et de la rugosité de sa barbe la faisant frémir. House la fixait intensément, guettant chaque réaction, asphyxié par le besoin constant de son approbation.

Cameron, d'un geste habile, défit sa ceinture, la faisant tomber au sol, bientôt suivie par les autres vêtements éparpillés autour d'eux. House rompit leur baiser, son regard se posant sur elle. Sa poitrine se soulevait fiévreusement, son corps vibrant d'envie, et dans ses yeux brillait un désir sans aucune hésitation ni doute. Les faibles rayons de la lampe de bureau dansaient sur sa peau satinée, et même s'il ne l'avouerait jamais, à cet instant, elle lui semblait irrésistiblement magnifique.

Cameron retrouva les lèvres de House, se détachant du bureau, frôlant sensuellement leurs corps. Dans un mouvement précipité, il la plaqua contre lui, et leurs baisers devinrent plus doux, plus tendres. Ils se laissèrent guider vers le canapé gris, leurs respirations saccadées, incapables de se séparer l'un de l'autre. Arrivés, elle le poussa doucement contre le dossier, glissant ses mains le long de son torse avec une immense sensualité.

Alors qu'elle le chevauchait prudemment, Cameron se retrouva à califourchon sur lui, mais House, dans un besoin de contrôle permanent, la fit basculer sur le dos, se retrouvant au-dessus d'elle.

« House la porte... » murmura-t-elle entre deux baisers, tentant de reprendre son souffle.

« Je l'ai fermée en entrant. Je voulais que personne ne vienne t'importuner ce soir, » répondit il, sa voix basse et assurée.

Elle le fixa intensément, un sourire fugace apparaissant sur ses lèvres, le premier qu'elle affichait depuis des heures. Puis, leurs baisers reprirent, aussi ardents qu'avant, l'exploration de leurs corps se poursuivant.

WARNING M

Au bout de plusieurs minutes, ils s'arrêtèrent, leurs respirations lourdes résonnant dans la pièce. Ils se perdirent dans le regard de l'autre, échangeant en silence tout ce qu'ils n'avaient pas pu dire depuis des mois, voire des années. À cet instant, aucune pensée ne venait perturber leur étreinte ; seules leurs présences comptaient, l'instant présent étant tout ce qui importait.

Il retrouva son cou et ses lèvres lui déposant des baisers légers mais brûlants. Cameron inclina la tête en arrière, frappant doucement cette dernière sur l'accoudoir, un gémissement de plaisir s'échappant de ses lèvres. Les yeux mi-clos, elle se laissa aller aux caresses délicates qu'il lui offrait, savourant chaque instant.

Elle lui ôta son pantalon, devenu un obstacle, et il fit de même pour elle, leurs baisers ne cessant de se mêler à leurs gestes.

House poursuivit sa longue torture par ses baisers, les faisant descendre lentement le long de son buste. Elle se tenait là, exposée devant lui, en sous-vêtements. Il savourait l'instant, chaque parcelle de sa peau douce et délicate éveillant ses sens. Il défit d'une main avec soin l'agrafe de son soutien-gorge, ses yeux toujours ancrés dans les siens, prenant un instant pour apprécier sa vulnérabilité. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

Lorsque ses lèvres se posèrent sur un de ses seins, il les observa longuement avant d'y goûter, l'autre main venant caresser sensuellement le second. Les doigts de Cameron plongèrent dans ses cheveux. Ne pouvant plus contenir le plaisir qu'il lui procurait, elle rejeta la tête en arrière, son dos s'arquant avec une sensualité bouleversante.

Les lèvres de House poursuivirent leur trajet le long de son ventre plat, arrivant à la bordure de sa culotte. Il releva la tête vers elle, ne pouvant capter son regard tellement elle était sous l'emprise du plaisir. Il fit glisser fiévreusement de nouveau ses mains le long de sa poitrine, s'appliquant à la faire frissonner et déposa un tendre baiser à travers le tissu de sa culotte. Les longs cheveux blonds de Cameron tombant sur ses épaules se mouvaient au même rythme que sa poitrine se soulevait, sa respiration était anarchique, son dos cambré, sa tête rejetée en arrière, les yeux clos. Les lèvres du diagnosticien s'étirèrent de nouveau en un fin sourire. Il aimait la voir ainsi. Libérée, instinctive et spontanée.

Doucement, il descendit ses mains le long de son ventre, s'apprêtant à retirer le dernier tissu qui se dressait entre eux. Il chercha son regard alors qu'elle redressait légèrement la tête, ses yeux emplis de désir, d'une envie qu'il n'ignorait pas. Sans rompre le contact, toujours en quête de son consentement silencieux, il fit glisser sa culotte le long de ses jambes, frôlant sa peau délicate de ses doigts.

Une fois fait, il remonta jusqu'à elle, déposant un baiser sur ses lèvres humides. Cameron mêla sa langue à la sienne. House profita de cet instant pour descendre sa main à l'intérieur de ses cuisses il se dirigea vers son intimité et effleura de ses doigts la base de son sexe. Cameron laissa échapper un gémissement qui entraina House a former des cercles de plus en plus rapide. Il continua sa délicieuse torture quelques minutes puis il inséra un doigt puis quelques instants après un deuxième. Il prit conscience, à cet instant, du plaisir qu'il lui procurait et à quel point elle était prête à l'accueillir. Cette action eut pour effet de l'électriser encore plus. Avide de plaisir et n'y tenant plus elle l'embrassa fougueusement, frénétiquement, passionnément.

Elle fit courir ses doigts le long de son dos pour arriver enfin à l'objet de tous ses désirs, elle entreprit de lui retirer son boxer. Il s'écarta d'elle et se mit debout devant le canapé lui laissant libre accès. Une fois le dernier rempart contre sa nudité à terre. Elle l'observa et prit pleinement conscience de la situation. House était là face à elle complètement nu.

Ils restèrent là, figés un instant, se scrutant en silence, cherchant à comprendre l'émotion qui brûlait dans les yeux de chacun. Était-ce seulement de la passion ? Un désir longtemps enfoui ? Ou bien quelque chose de plus profond, de plus intense, qui émergeait soudainement ? Aucun d'eux ne pouvait le dire. Tout ce qui comptait à cet instant c'était le moment présent. Cameron, les yeux ancrés dans les siens, chercha son approbation, une simple validation pour continuer.

Il lui fit un petit signe de tête et elle se mit à le toucher. Elle prit possession de son membre dur. Ses doigts se mouvant avec ardeur sur ce dernier. House rejeta sa tête en arrière et ses yeux se fermèrent appréciant les mouvements qu'elle créait puis elle le guida jusqu'à elle. Ils avaient envie de plus. Beaucoup plus. Après un regard profond échangé. House fit allonger Cameron sur le canapé et se positionna au dessus d'elle.

-"Tu en es certaine?" House cherchait toujours à s'assurer du consentement de Cameron.

Cameron le regarda intensément une étincelle dans les yeux.

-"La ferme House". Il sourit et elle l'embrassa fougueusement tout en collant son bassin à lui. House la pénétra avec douceur.

Il se délecta de l'expression de la jeune femme au moment où il commença à rentrer en elle. Les yeux mi-clos, les lèvres pincées, le souffle court elle luttait pour reprendre sa respiration, jouissant du plaisir qu'il lui apportait. D'un geste ferme et inattendu, elle le plaqua un peu plus contre son corps, le faisant rentrer complètement en elle. Un long soupir de contentement s'échappa de la bouche de House alors qu'il commençait des mouvements de va-et-vient.

Il l'embrassa avidement. Répondant à ses baisers, Cameron enfonça ses ongles dans son dos alors qu'il prenait un rythme plus élancé. Il descendit une main jusqu'à sa cuisse droite et attrapa sa jambe afin de rentrer encore plus profondément. Rompant le baiser pour récupérer sa respiration, elle prit part aux mouvements, collant davantage son bassin au sien.

Soudain, Cameron interrompit leur échange, choisissant de reprendre les rênes. D'un geste ferme, elle le fit s'asseoir sur le canapé. Le dos plaqué contre le dossier.

Il l'a regarda intensément un sourire au coin. Il aimait la voir ainsi sûr d'elle, directive. House avait en cette instant cette envie irrésistible de se retrouver de nouveau en elle. Elle le chevaucha et se positionna au dessus de son sexe qu'elle prit d'une main et qu'elle guida vers son entrée. D'un coup elle s'enfonça sur lui.

« Hmmmm» Laissa-t-elle échapper, haletante de plaisir, alors qu'il rentrait encore plus profondément . A cet instant House, ce dit qu'il n'avait jamais vu une scène aussi sensuelle et érotique de sa vie.

Se regardant profondément dans les yeux, il continuèrent leur rythme endiablé, luttant pour ne pas craquer ni l'un ni l'autre. La respiration saccadée, Cameron se laissa finalement aller et atteignit l'orgasme, poussant un cri de satisfaction. A la vue du plaisir qu'il lui procurait, il ne put attendre davantage et la rejoignit instantanément, se déversant en elle, et en poussant un soupir de libération.

FIN DU WARNING M

Ils se laissèrent emporter par la tempête intérieure, oubliant le monde autour d'eux, oubliant la perte du patient, le travail, les règles. Il n'y avait plus que ce moment, suspendu dans le temps.

La lumière tamisée du bureau baignait la pièce d'une lueur douce, presque apaisante, comme si elle cherchait à adoucir la gravité de l'instant. Le tumulte de leur étreinte s'était dissipé, laissant place à un silence lourd, empreint de significations non dites. Cameron était allongée sur le canapé, un plaid recouvrant son corps nu, le souffle calme, les yeux perdus dans le vide, fixant le plafond sans le voir vraiment. Ses pensées tourbillonnaient entre culpabilité et réconfort, un enchevêtrement d'émotions contradictoires qu'elle n'arrivait pas à démêler.

Le téléphone de House sonna, brisant le silence. Il fit mine de l'ignorer, mais le correspondant persista.

« Tu devrais répondre, ça pourrait être important. »

Cameron le regarda, insistante. House soupira et attrapa son téléphone.

« C'est Wilson. Ça attendra. » Il déposa l'appareil à côté de lui sur le canapé.

« House, réponds lui. »

Exaspéré, il saisit son téléphone et répondit d'un ton sec :

« Wilson, j'espère que tu as une bonne raison pour m'appeler à 3h du matin ! »

« Moi aussi, je suis content de te parler, House. Juste pour te dire que tout le monde te cherche depuis 24 heures. Cuddy me rend la vie impossible. Elle m'a dit qu'elle avait essayé de te joindre une quinzaine de fois. »

House lâcha un « Oups, mince alors, j'avais un problème de batterie. »

« Ne me fais pas marcher, House. Je te couvre depuis des heures, et je sais très bien où tu es. Ton équipe a besoin de toi. Les constantes de ton patient chutent. Ils ne savent plus quoi faire sans toi. »

House soupira, agacé.

« Ok, tiens Cuddy à l'écart. Je serai de retour dans quelques heures. »

Il raccrocha et se leva, complètement nu. Cameron comprit alors que ce moment intime touchait à sa fin, que House allait à nouveau endosser son rôle habituel.

Il enfila son boxer, son pantalon et son tee-shirt. Toujours debout, il ajusta sa chemise avec une lenteur presque calculée, replaçant chaque bouton comme si ces gestes méthodiques l'aidaient à retrouver son ancrage dans la réalité. Il attrapa sa veste posée sur une chaise, et s'immobilisa un instant, le regard glissant sur Cameron. Quelque chose dans son expression vacilla.

— « Tu n'as pas l'intention de revenir à Princeton, n'est-ce pas ? » dit-il d'une voix grave, dépouillée de sarcasme.

Cameron tourna doucement la tête vers lui. Son visage, baigné par la lumière tamisée, exprimait une tristesse profonde.

— « Non, » murmura-t-elle.

House hocha la tête, comme s'il l'avait toujours su. Un sourire étira ses lèvres, teinté d'ironie, mais aussi de mélancolie.

— « J'imagine que tout le monde ment. »

Elle sentit une boule se former dans sa gorge. Fermant un instant les yeux, elle laissa échapper :

— « Je suis désolée, » dit-elle, la voix empreinte d'une douleur sincère.

Il resta figé, sa canne tenue légèrement de travers. Pendant un instant, ses yeux se perdirent quelque part au-delà d'elle, au-delà du bureau, dans un coin où il n'aimait pas s'aventurer. Puis il posa sur elle un regard qui, malgré lui, trahissait une pointe de tendresse.

— « Tu n'as pas à l'être. »

Un silence. Il reprit, comme si les mots lui brûlaient les lèvres :

— « Tu es devenue un excellent médecin Cameron peu importe ce qui s'est passé avec ce patient . » Il hésita, cherchant ses mots. « Je suis fier de toi, pour tout ce que tu as accompli ses dernières heures et ses dernières années. »

Cameron, surprise, sentit une chaleur monter en elle, une chaleur qui semblait apaiser, au moins temporairement, le chaos de ses émotions.

— « Merci, House, » dit-elle, sincère, presque émue.

Il haussa légèrement les épaules, comme pour chasser toute gravité de la conversation.

— « Il faut croire que l'élève a dépassé le maître. »

Cameron rit doucement, un rire triste mais authentique.

— « Peut-être pas totalement, » répondit elle, le regard brillant d'une émotion qu'elle contenait tant bien que mal.

House fit un pas vers la porte, mais s'arrêta avant de l'ouvrir, sa main posée sur la poignée.

— « Bonne chance Cameron, » murmura-t-il, presque inaudible.

— « Au revoir House, » répondit elle, sa voix empreinte de douceur.

Il hocha la tête, comme pour sceller cet échange, et ouvrit la porte. La lumière extérieure inonda brièvement la pièce avant qu'il ne la referme doucement derrière lui.

Cameron resta immobile, les derniers mots de House résonnant dans son esprit. Elle se sentit légère et lourde à la fois, comme si elle portait encore un poids qu'elle avait pourtant commencé à déposer. Ce qu'ils avaient partagé resterait une parenthèse. Une parenthèse dans le temps, belle, imparfaite, et éphémère.

Elle prit une profonde inspiration. Le monde réel l'attendait.