Chapitre 12 : Une tentative désespérée

De retour dans la salle, Stitch s'approcha, un sourire cruel déformant son visage. L'homme jouait avec le fouet entre ses mains, savourant la peur qu'il inspirait. Adler sentait ses forces l'abandonner. Il peinait à respirer, chaque inspirations brûlaient sa poitrine. Les coups de fouet avaient laissé des plaies ouvertes sur son corps, ses poignets étaient enflés et abrasés par les liens et ses forces s'amenuisaient rapidement.

Pourtant, au milieu de cette agonie, une lueur de défi brillait dans ses yeux. Il luttait pour rester conscient mais lorsque Stitch s'approcha pour frapper de nouveau, Adler saisit sa chance, sa main, encore enchaînée, agrippa fermement le tournevis dissimulé qu'il avait réussi à récupérer plus tôt. Il ne restait plus de place pour l'hésitation, c'était maintenant ou jamais. Dans un mouvement rapide et précis, il planta le tournevis profondément dans la cuisse de Stitch. Un hurlement déchirant s'échappa de la gorge du bourreau, il recula en titubant, sa main lâchant instinctivement le fouet pour saisir sa blessure.

Une traînée de sang s'écoula sur le sol poussiéreux, marquant ses pas désordonnés. La confusion et la douleur éclipsaient pour un instant sa rage meurtrière. Profitant de cette ouverture, Adler concentra toutes ses forces sur son autre main, encore attachée. Le boulon qu'il avait méthodiquement desserré auparavant céda enfin. Il s'écroula au sol, ses membres engourdis et tremblants. Son corps protestait contre chaque mouvements, mais l'adrénaline qui inondait ses veines le força à se relever, chancelant.

Stitch, furieux, les dents serrées, s'agrippa à un mur pour reprendre son équilibre. Le tournevis toujours planté dans sa chair, il leva un regard empli de haine vers Adler. Puis, dans un geste brutal, il arracha l'outil de sa cuisse, ignorant la douleur et libérant une vague de sang. Il s'approcha en boitant, il sortit une arme de poing de sa ceinture déterminé à mettre un terme à cette rébellion.

Stitch: (rugit-il, sa voix tremblante de rage)

— Espèce de rat ! Je vais te faire regretter ça !

Adler, à genoux, son regard balayait la pièce à la recherche d'un objet, d'un espoir. Dans un coin sombre, une barre de fer rouillée, probablement abandonnée là depuis des années. Tremblant, il tendit une main pour la saisir, la barre était lourde, mais c'était sa seule chance. Stitch approchait boitant et son arme levée, dans un effort ultime Adler lança la barre avec le peu de force qu'il lui restait. Le projectile frappa Stitch à l'épaule avec un fracas sourd, déséquilibrant son attaque, sous l'impact, l'homme vacilla.

Tandis que Stitch tentait de retrouver son équilibre, Adler rampa lentement vers la sortie, le poids de son corps était presque insupportable. La lutte n'était pas terminée, mais il savait que chaque seconde gagnée était une chance de survie supplémentaire. Il respirait avec difficulté, chaque inspirations brûlaient ses poumons comme un feu ardent.

Adler savait que son temps était compté. La douleur, la fatigue, la perte de sang, tout le rattrapait. Sa vision se brouillait sous l'effet de l'épuisement et du froid glacial de la pièce. Il sentit ses forces le quitter pour de bon, tout semblait vouloir le submerger. Mais dans son esprit, une pensée claire persistait: il ne devait pas s'arrêter ici. Pas maintenant.

Stitch, malgré sa blessure à la cuisse, avançait lentement, son regard flamboyant de colère pure. La barre de fer avait roulé hors de portée, et l'arme dans sa main de était une menace bien réelle. Mais Adler ne montrait aucun signe de soumission. Stitch s'arrêta à quelques mètres de lui, un sourire tordu étirant ses lèvres ensanglantées.

Stitch:

— C'est terminé, Adler. Tu aurais dû rester à terre.

Adler ne répondit pas. Avec un cri rauque, il se propulsa vers l'avant, frappant Stitch à la taille. Le mouvement était maladroit, alimenté par le désespoir, mais suffisant pour déstabiliser son ennemi déjà affaibli. Les deux hommes s'écrasèrent lourdement sur le sol. L'arme de Stitch glissa sur le sol dans un bruit métallique. Adler se jeta dessus, mais Stitch fut plus rapide. Avec une force brute, il agrippa Adler par les épaules et le projeta en arrière. Le corps d'Adler heurta violemment un pilier, le souffle coupé.

Stitch:

— Tu veux te battre ? Alors allons-y ! (grogna t-il essuyant le sang de son visage avec une main tremblante.)

Le combat devint chaotique, une lutte désespérée entre deux hommes épuisés. Stitch, blessé mais plus massif, utilisait sa force brute pour dominer, tandis qu'Adler, plus agile malgré son état, cherchait à exploiter les failles. Chaque coup échangé résonnait dans la pièce comme un écho de leur haine mutuelle. Adler esquiva un crochet maladroit et répondit par un coup de coude à la tempe de Stitch. L'homme recula, grognant de douleur, mais il riposta rapidement, attrapant Adler par le col et le plaquant contre le mur.

Stitch:

— Tu ne t'en sortiras pas vivant, Adler !

Adler, le souffle coupé, se débattit avec tout ce qu'il lui restait. Il frappa Stitch au genou, là où la plaie béante saignait abondamment. Stitch hurla de douleur et relâcha légèrement sa prise, ce qui permit à Adler de se dégager. Mais leurs forces s'épuisaient. Les mouvements devenaient plus lents, moins précis.

Stitch parvint à attraper une chaîne abandonnée au sol et la balança en direction d'Adler, qui l'esquiva de justesse. Cependant, la chaîne fouetta son bras, laissant une marque rouge vive. Les deux hommes s'écroulèrent presque simultanément, à bout de souffle, incapables de continuer à se battre. La pièce semblait tourner autour d'eux. Le silence était interrompu seulement par leurs respirations saccadées et le goutte-à-goutte régulier de l'humidité de la pièce sur le sol.