Il est possible que la publication de cette histoire déclenche bon nombre de cris de surprise... Dont j'assume l'entière responsabilité ;) En espérant qu'elle vous fait plaisir autant qu'à moi.

Si vous avez suivi la publication de La vigne et le rosier, cette histoire n'est autre que le miroir de l'histoire d'Isaura/Yseult, du point de vue de Tristan (ne partez pas trop loin si vous ne l'avez pas lue, cette fic peut être lue complètement indépendamment !) Elle ne devait au départ n'être qu'un OS, mais Tristan avait tant de choses à dire, j'ai cédé. Vous savez bien qu'il a volé mon coeur depuis longtemps, le bougre ! L'avantage, après des mois à le laisser parler, c'est que l'histoire est quasi complète, et que vous attendrez très peu entre les publications... ce qui est un exploit pour la procrastinatrice torturée que je suis !

Une petite dédicace à mes chères Sun Dae V et Tartopoir. Je n'ai jamais de mots assez doux pour vous dire à quel point leur soutien et leurs mots encourageants me sont précieux, alors je ne vais pas trop en écrire. J'espère tout simplement que cette petite surprise vous plaira ;)

Peut-être que je retrouverai des lectrices de La vigne par ici, et peut-être même d'Un Cognard (promis-juré-craché, la suite arrivera un jour), et si c'est le cas : gigantesque hug. Et si vous arrivez ici sans avoir lu La vigne, gigantesque hug aussi, et n'hésitez pas à aller y faire un tour si l'envie vous en prend. Mais pas comme je vous le disais plus haut, cette histoire ne nécessite pas d'avoir lu l'histoire d'Isaura/Yseult pour être comprise et appréciée, donc c'est tout comme vous le sentez ;)

Le début de cette fic se situe environ six ans avant les événements du film d'Antoine Fuqua. Vous savez tout comme moi que rien ne m'appartient, hormis les OC de cette histoire, et notamment ma douce Isaura. Voilà, vous savez tout !

Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture, et on se donne rendez-vous quelques lignes plus bas !

Prima luce

— Tu vois bien, que c'est à moi, qu'elle sourit.

— De pitié, mon cher Gauvain, de pitié.

Lancelot fanfaronne derrière son verre et a du mal à rester sérieux. Les yeux plein de défi, il fait un signe à la jolie brune qui leur plaît tant ce soir, à Gauvain et lui. La jeune femme rit, avec une pudeur sans doute longuement étudiée et, il faut le dire, diablement efficace. Terminant son verre d'un trait, le chevalier se lève pour la rejoindre.

— Regarde-le, cet idiot, grogne Gauvain alors que Lancelot chuchote à l'oreille de sa nouvelle conquête.

Tristan observe le manège de Lancelot du coin de l'œil, habitué comme les autres à ses manœuvres. Lui non plus n'a pas envie de rentrer seul ce soir et il a l'espoir d'avoir trouvé un peu de compagnie auprès de celle qui s'est assise près de lui.

— Tu as l'air de t'ennuyer, Tristan.

Il ne sait pas ce qui rend les nuits comme celle-ci plus lourdes, et pourquoi il s'y sent plus seul, malgré tout ce bruit autour de lui dans la taverne. Bors a l'air de rire en étant loin et Tristan a les oreilles qui bourdonnent un peu. Au milieu de ce murmure qui l'angoisse, la voix chaude de Mairenn a quelque chose de réconfortant. Il a déjà passé plusieurs nuits avec elle. C'est une femme bavarde à qui les silences ne résistent pas. A nouveau, les yeux de Mairenn rencontrent les siens, et, après une seconde d'hésitation, elle lui sourit un peu plus franchement. Ses cheveux ondulés semblent voler autour de son visage alors qu'elle se rapproche encore un peu plus de lui.

— Tu sais que je suis de bonne compagnie.

Tristan hoche la tête et finit son verre. La jeune femme prend sa main alors qu'il quitte la table des chevaliers, et à peine sont-ils sortis dans la rue qu'elle l'embrasse en riant.

— Tu connais ma condition, rappelle-t-elle en caressant sa joue. Tu m'héberges pour la nuit, d'accord ?

Le chevalier acquiesce silencieusement et l'entraîne en direction des quartiers des chevaliers. Mairenn serait bête de ne pas profiter du confort de sa chambre. Si elle n'est pas luxueuse, elle est plus qu'agréable. Lui demander de la quitter en pleine nuit serait cruel et de toute façon, même s'il se garde de le lui dire, Tristan ne veut surtout pas dormir seul.

— Tu as l'air un peu plus sérieux chaque jour. Tu devrais faire attention, tu vas finir par ressembler au prêtre Vopiscus.

Tristan ricane en refermant la porte de la chambre et Mairenn passe ses mains autour de sa nuque. A regret, il remarque que le contact de sa peau lui paraît encore trop lointain. Il se hait, de ne plus rien ressentir. Pourquoi faut-il que tout semble fade et loin ? Quand est-il devenu cet homme si las et si endormi ? C'est à croire que sa vie a fini par l'éteindre. Mairenn est belle et drôle. Elle ne fait que lui sourire. Son coeur devrait déjà s'accélérer à l'idée d'être l'objet de sa tendresse. Mais Tristan ne ressent qu'un vague réconfort, un drôle de sentiment encore un peu triste qui se mêle à l'ivresse du mauvais vin dont il a abusé.

— Et que ferais-je d'un prêtre ? dit-elle, en jouant avec le col de sa tunique. Tu as à boire ?

Le chevalier désigne la table d'un signe de tête en retirant ses bottes. Mairenn chantonne et danse un peu en se promenant dans la pièce, son verre à la main. Elle le regarde à nouveau, avant de commencer à défaire sa robe.

XXXX

Mairenn respire doucement à côté de lui, si doucement que Tristan ne comprend toujours pas pourquoi sa présence ne l'apaise pas plus. Le sommeil le fuit une fois de plus. Peut-être est-ce que parce qu'il a peur de dormir. Il n'aime pas beaucoup plus la torpeur dans laquelle il nage en était réveillé, pourtant. Il hait la nuit et ses longues heures qui vous font réfléchir si longtemps qu'elles finissent par vous perdre. Et il a peur de ce à quoi il finit par penser.

Ce sont des choses qu'il veut ignorer, voire oublier à tout jamais. Mais la nuit est cruelle, interminable et elle finit toujours par lui rappeler ce qu'il est.

Il aimerait bien avoir quelque chose à quoi rêver, la nuit. Quelque chose de beau, mais de réel, qu'il pourrait chérir même quand le sommeil ne veut pas de lui. Il voudrait pouvoir imaginer une vie, une vraie, loin des champs de bataille. Ill se risque à y penser parfois, mais la réalité le rattrape toujours. Toutes ces années qui restent à servir Rome, à éviter les épées des autres, et à planter la sienne dans leurs chairs. C'est une montagne qu'on ne gravit pas, et dont l'ombre ne s'éclaircit jamais.

Cette vie le tuera. Il ne le sait que trop bien, et c'est sans doute pour cela que la nuit est si dure avec lui. Rêver à une autre vie serait trop cruel, alors qu'il se doute que la sienne s'arrêtera bientôt.

XXXX

— Ne sois pas mauvais joueur, Gauvain. Personne ne peut rivaliser avec le charme de Lancelot, pas même tes jolis cheveux blonds.

Lancelot n'a même pas fini de rire à sa propre blague que le coup qu'il reçoit dans l'épaule de la part de Bors lui coupe le souffle.

— Merci, apprécie Gauvain.

Bors, occupé à manger le reste d'un morceau de pain, se contente de hocher la tête, satisfait.

— La jalousie ne vous amènera nulle part Messieurs, sachez-le, rétorque Lancelot en se massant l'épaule. Vous devriez avoir honte de l'exemple que vous donnez à Galahad.

Le jeune chevalier lève les yeux au ciel et continue d'ajuster la selle de son cheval.

— Vous êtes tous d'une humeur massacrante ce matin...

Lancelot a toujours eu cette manie de trop parler lorsqu'il a peur. Comme lui, Tristan est terrorisé, même si personne ne le voit plus.

C'est une peur vicieuse, qui s'est emparé d'eux au fil des années. Elle ne les tétanise plus. Elle s'infiltre partout et ne se remarque plus. Ils plaisantent, ils rient et parlent encore. Mais au fond d'eux, il y a cette angoisse tapie au creux de leurs corps. Ce monstre qui murmure déjà à l'oreille de Tristan que peut-être qu'il ne reviendra pas au Mur. Que tant de leurs frères sont déjà tombés qu'il ne serait pas surprenant qu'il soit le prochain. Que le ciel est particulièrement sombre aujourd'hui, et que cela semble être un jour pour mourir. Des paroles idiotes, qui n'ont aucun sens, qu'ils n'avouent jamais entendre, mais qu'ils se répètent tous au fond d'eux-même. Alors, Lancelot parle trop, et Bors rit trop fort.

— On le serait sûrement moins si on n'avait pas à supporter...

— Mon insoutenable charisme ? Je comprends, Gauvain, je comprends. Pardonne-moi, je vais essayer de me maîtriser... le coupe Lancelot avant d'éclater de rire.

Gauvain sourit en flattant son cheval. Tristan ne prend pas part à leurs échanges. La peur qui le ronge est particulièrement difficile à repousser, ce matin. Un peu comme si la nuit n'avait pas renoncé à l'avaler.

— Tout va bien ?

Tristan entend à peine la voix calme de Dagonnet. C'est un peu comme s'il était plongé sous l'eau. Tout résonne et les rires des autres sont presque tordus, au milieu des vagues qui s'agitent en lui. Tristan hoche la tête, sans même oser regarder son ami.

— Tu as l'air sombre, lui dit-il simplement.

C'est bien Dagonnet, ça. Il parle peu tout en disant toujours beaucoup trop.

— J'ai trop bu hier, répond-il.

— Ah ça, je crois qu'on a tous fait cette erreur, intervient Bors en passant un bras autour de son épaule. A part Saint Arthur, bien sûr. Où est-ce qu'il est, celui-là d'ailleurs ? Encore en train de prier ?

Tristan ne sourit même pas. Une part de lui envie Arthur, d'avoir cette foi qui le guide chaque jour. L'autre moitié s'en moque, parce qu'il y a trop longtemps qu'il se sent seul pour croire à autre chose qu'à cette mort qui l'attend. Mais Arthur semble toujours prier sans réserve, sans méfiance : à genoux, les mains tournées vers le ciel, sans fierté, mais sans honte aussi. Il y a quelque chose de beau là-dedans, qu'il ne semble pas possible de pouvoir raisonner. Tristan a déjà entendu les prières d'Arthur. Ce sont des promesses pleines de bonté, des mots remplis d'humilité, qu'il aimerait être capable de dire et dont il s'est promis de ne jamais plaisanter.

— Ah ! s'exclame Lancelot. Quand on parle du loup...

Le visage grave, leur commandant semble encore perdu dans ses prières. Lancelot, qui le connaît mieux que personne, le ramène à la réalité.

— On se demandait si tu étais en train de dire au revoir à une jolie demoiselle aveuglée par la brillance de ton armure, commandant Artorius.

Arthur sourit doucement.

— Je priais.

— Quoi ? Les bras m'en tombent, vraiment.

Les chevaliers rient sans méchanceté aucune. Tous savent qu'Arthur prie pour eux avant de prier pour lui.

— En tout cas, j'espère que ton Dieu t'a entendu, dit Bors en montant en selle. Parce que je vous préviens que si l'un d'entre nous meurt aujourd'hui, Vanora va nous tuer.

XXXX

Tristan serre les mâchoires en évitant de justesse la dague qui veut lui trancher la gorge. D'un geste qu'il veut sûr, il plante brusquement son épée dans les côtes de la silhouette qui a surgi pour le tuer. Il trébuche.

Il faut qu'il se concentre. Une seconde d'inattention et il est perdu. Tous les hommes autour de lui sont remplis de rage. Ils ne veulent pas tomber, et tous, ils crient pour faire peur à la mort.

Tristan ne crie pas, lui. Il n'a pas la férocité de Bors, pas plus que la fougue de Gauvain. Il a peur d'attirer la nuit, en criant, en la narguant. Alors il est discret et silencieux. Il tue dans un silence assourdissant, qui lui vrille les oreilles, parce que ce n'est que le sien. Il faut qu'il se taise, qu'il évite, qu'il frappe encore.

Tristan regarde à peine ceux qu'il fait tomber. Il a appris à ne plus s'attarder dans leurs regards, afin qu'ils soient plus faciles à ignorer la nuit. Il va vite, le plus vite qu'il peut, et il est précis.

Bors est en difficulté. Les bretons se jettent sur lui comme s'il fallait à tout prix l'abattre pour les détruire tous. Tristan le rejoint, et il attaque sans hésiter, projetant un des hommes à terre. Mais soudain, quelque chose l'arrête.

Un choc dans son ventre, qui rend tout plus lent comme si le temps s'étirait soudainement. La douleur ne vient pas tout de suite, pourtant. Son souffle se coupe sous l'effet de la surprise. La flèche est fichée dans sa peau comme dans une cible en paille. Il est déconcentré. C'est une erreur. Il le sait, mais il est comme endormi et il ne bouge pas.

L'homme surgit comme un éclair au milieu des ombres. Tristan est toujours discret : il se tait, comme à son habitude, mais il n'évite pas, pas plus qu'il n'a le temps de frapper. La douleur est plus rapide à venir, cette fois. Elle lui transperce l'épaule, avant de lui déchirer les côtes. Il faut qu'il frappe, mais son corps veut tomber. Tout est lourd et lointain. Les yeux déjà voilés par un drôle de brouillard, il voit Bors se jeter sur le breton en rugissant comme un ours.

Tout le monde hurle, et Tristan lui, n'a plus de voix, plus de souffle. L'odeur du sang lui envahit les narines, et il ne sait même pas si c'est celle du sien. Il y a un mort, deux morts à côté de lui. Ils ont la peau sale de la boue dans laquelle ils sont tombés.

— Tristan !

Bors cherche à le rejoindre. Il entend le bruit des armes qui s'entrechoquent, les gémissements des hommes en train de mourir et les cris de ceux qui s'y refusent.

XXXX

Il fait atrocement sombre et Tristan peine à ouvrir les yeux. Il croit voir la lumière d'une bougie, mais elle est si faible qu'il se demande s'il ne la rêve pas. Mais avant qu'il ait le temps de se demander s'il est mort, une main se pose sur bras. Il cligne encore des yeux, jusqu'à voir le visage de Lancelot apparaître près du sien.

— Bon retour parmi les vivants. Tout le monde va bien. Tu as été le plus gravement blessé, et il semblerait que tu aies décidé de survivre, lui sourit le chevalier.

Tristan déglutit. La douleur se réveille et sa gorge est sèche. Lancelot sourit encore.

— Nous sommes dans la maison de Angus, le romain qui a épousé une fille de chef breton, tu te souviens ? Celui dont Marcus veut épouser la fille. C'est elle qui t'a soigné. Les médecins et les guérisseurs étaient introuvables et la maîtresse de maison ne voulait pas trahir son sang en te sauvant. Sa fille et sa servante ont eu moins de scrupules.

Tristan hoche la tête pour montrer qu'il a compris, même si les informations glissent sur lui sans qu'il parvienne à y réfléchir vraiment. Lancelot approche un verre de ses lèvres, et le goût du vin coupé ne lui a jamais semblé si fort. Il se souvient. Le bruit des flèches qui sifflent, l'odeur du sang et de la boue, les bretons autour de Bors.

— Bors ?

— Il se porte comme un charme. Il t'a veillé pendant des heures, il va t'en vouloir d'avoir attendu qu'Arthur l'envoie se reposer pour que tu te réveilles.

Tristan observe la pénombre autour d'eux. Tout est affreusement silencieux, bien trop, alors que le vacarme de la bataille veut encore résonner dans ses oreilles.

— Repose-toi. Et si ça peut t'aider à faire de beaux rêves, crois-moi, tu vas être ébloui par les femmes de cette maison.

La main de Lancelot est toujours sur son bras. Elle est vraie, tout comme ce lit et la douleur qui meurtrit son corps. Ce n'est que le sommeil qui veut le prendre, la mort s'est éloignée. Il peut céder un peu à la nuit, pour cette fois.

XXXX

Le chevalier se réveille à plusieurs reprises, tiré de son sommeil par la fièvre et des cris qui n'existent pas. A chaque fois, Lancelot a ce sourire tranquille. Il semble sûr qu'ils vont tous bien. Lionel l'a rejoint, et il en semble tout aussi certain. Tristan sombre encore, alors que les premiers rayons du soleil commencent à se lever.

Lorsque Tristan se réveille, des heures plus tard, la lumière lui parait si forte qu'il peine à ouvrir les yeux. Il croit entendre une porte se refermer, à moins qu'il s'agisse d'une arme qui cogne sur un bouclier. Tout est trop blanc et lui fait mal, comme s'il venait de venir au monde. Il a soif, encore, et un peu de mal à respirer, aussi. Il ne sait plus où il est. Ni Lancelot ni Lionel ne sont là. L'angoisse le prend et ses doigts se serrent autour des draps.

Quand, enfin, ses yeux s'habituent à la luminosité, il doit encore un peu cligner des yeux. Une autre lumière, plus chaude, attire son regard. Le brouillard blanc se dissipe et Tristan ne voit plus que la silhouette dorée à l'autre bout de la chambre. C'est une jeune femme, et elle parle à une autre.

— Qui êtes-vous ?

Elle se tourne vers lui, surprise. Ses cheveux ont la couleur du miel et les rayons du soleil s'y prélassent. Elle se remet vite de son trouble, mais pas lui : il est si fatigué, encore. Ses bijoux tintent au fur et à mesure de ses pas et sa robe bleue danse autour d'elle. Là encore, le soleil court sur le tissu et c'est un peu comme voir la mer.

— Bonjour chevalier. Je suis Isaura, la fille d'Angus et voici Brangien, qui travaille dans la maison. Nous vous avons soigné cette nuit. Comment vous sentez-vous ?

C'est difficile de ne pas la dévisager. Il s'entend répondre quelque chose avec une voix plus rauque que d'ordinaire. Celle d'Isaura est douce et fait taire un peu la migraine qui cogne contre les murs de son crâne. Elle le fixe avec un mélange de timidité et de soulagement : peut-être peine-t-elle aussi à croire qu'il est vivant.

Tristan observe encore ses cheveux dorés comme du miel. Le souffle court, il respire aussi ce drôle de parfum sucré et chaud qu'il ne connaît pas, et dont il devine qu'il habille sa peau. Les cris s'affaiblissent, et le sang et la boue s'effacent encore un peu. Il ne peut pas la quitter des yeux. La nuit est loin et il veut qu'elle le reste.


"Prima luce" est locution latine qui signifie "A la première lumière". Je crois que je n'ai pas besoin d'en dire plus !

J'espère que ce premier chapitre vous a plu et que vous avez autant de plaisir que moi à retrouver nos chevaliers préférés. A très bientôt ;)