Voilà maintenant quelques semaines que nous sommes de retour à l'académie et les exercices ne sont pas faciles. On se tire la bourre avec l'autre section, même si pour le moment, nous sommes premiers, tout comme moi au classement individuel, ce qui me rend très fière.
Dans l'ensemble, tout se passe bien, même si le rythme, c'est fortement accélérer.
La semaine dernière, nous avons fait un nouvel exercice qui consistait au transport de blesser, et cela, ne c'est pas très bien déroulé. Lexa nous as même mis une sacré engueulade suite à cet exercice et pour être honnête même à moi, elle m'a fait peur. En même temps, nous avions deux stratégies en concurrence, la mienne et celle de John et pour une raison que je ne comprends pas encore, on a écouté celle de John plutôt que la mienne… Et ce, fut un échec.
FLASH BACK
L'air était sec et brûlant sous le soleil de fin d'après-midi, alors que notre section se rassemblait autour de Lexa et Anya pour écouter les consignes du jour. La semaine avait été rude, comme toutes celles qui précédaient l'épreuve de transport de blessé, et la fatigue commençait à se faire sentir dans les regards. Pourtant, je me sentais confiante. Après tout, nous étions en tête depuis plusieurs semaines, et jusqu'ici, mes stratégies nous avaient bien servies. J'avais commencé à m'affirmer d'après les conseils de Lexa et cela semblait porter ses fruits.
La voix ferme d'Anya brisa le murmure général, captant immédiatement notre attention. Elle expliqua rapidement l'objectif de l'exercice : transporter un blessé fictif – représenté par un mannequin lesté de plus de 70 kilos – sur un terrain accidenté jusqu'à un point de secours situé à plusieurs kilomètres de là. Il s'agissait non seulement de force et d'endurance, mais surtout de coordination et de stratégie. Pour accomplir la mission, il nous faudrait fabriquer un brancard de fortune et réussir à traverser les différents obstacles, que l'on ne connaissait pas, nous étions sur un nouveau terrain à plusieurs kilomètres de la base. Pas de repère, pas de stratégies toute pré-faites, c'était à nous seuls de tout mettre en place pour réussir.
Je sentais la tension monter. Il s'agissait d'un exercice clé dans notre entraînement, et la rivalité avec la section de Lewis et Stone était à son paroxysme. Chacune de nos victoires et de nos défaites comptait double, non seulement pour le classement général, mais aussi pour l'estime que nos lieutenants respectifs portaient à leurs sections.
Anya et Lexa se retirèrent après nous avoir donné le signal de départ, laissant à chaque équipe un temps limité pour mettre en place leur stratégie et organiser la construction du brancard. C'est alors que les choses commencèrent à se compliquer.
Ok, on n'a pas beaucoup de temps, dis-je rapidement en m'approchant du centre de notre section. D'après ce qu'on a vu avec Indra, et au vu de la méconnaissance du terrain, mais de nos connaissances ; je pense que la meilleure solution serait d'utiliser les tiges métalliques et les vestes pour fabriquer un brancard rapide, léger, et suffisamment solide pour que quatre d'entre nous puissent le porter en alternance.
Je fis une pause, mes yeux parcourant le groupe. Bellamy acquiesça immédiatement, tout comme Raven et Octavia. Ils savaient que dans ce genre d'épreuves, la rapidité était essentielle, et plus le brancard serait léger, plus nous serions efficaces.
Cependant, John s'avança, l'air sceptique. Clarke, je ne suis pas sûr que ça tienne sur le long terme. Avec les obstacles qu'on va rencontrer, ce brancard risque de céder. Il vaudrait mieux renforcer la structure avec des cordes et des bâtons pour le rendre plus robuste, même si ça le rend plus lourd.
Je fronçai les sourcils, pesant rapidement le pour et le contre. Certes, un brancard plus solide pourrait mieux résister aux chocs, mais cela ralentirait considérablement notre progression. John, je comprends ton point, mais si on alourdit le brancard, on va perdre du temps à chaque obstacle.
Il croisa les bras, insistant : Oui, mais si le brancard cède en plein milieu de la course, on perdra encore plus de temps. Et crois-moi, ça ne tiendra pas.
Un silence pesant s'installa entre nous, les regards de nos camarades passant de John à moi, attendant que je tranche. J'aurais dû m'imposer à cet instant, dire que ma stratégie était la meilleure et qu'il fallait la suivre. Mais quelque chose en moi hésita. John avait souvent des opinions contraires, mais parfois, elles étaient justes, et l'idée de m'opposer frontalement à lui devant tout le monde me paralysa l'espace d'un instant.
Finalement, je laissai tomber mes bras, jetant un coup d'œil à Bellamy, qui haussa les épaules, visiblement indécis. D'accord, John, on va faire comme tu dis. Mais on doit se dépêcher.
Mon cœur se serra en prononçant ces mots, une partie de moi sachant que c'était une erreur, mais je n'avais pas assez de certitudes pour insister. Nous savions tous que cette épreuve serait difficile, mais la rivalité avec la section de Stone et Lewis ajoutait une pression supplémentaire. Il n'y avait pas de place pour l'erreur. Et pourtant, dès le moment où nous avons commencé à assembler le brancard selon la stratégie de John, je savais que nous allions dans la mauvaise direction.
L'épreuve débutait sur un terrain relativement plat, une zone de sable mou parsemée de petits rochers, avec une distance de plusieurs centaines de mètres avant d'atteindre les premiers obstacles. Le coup de sifflet retentit dans l'air, déclenchant immédiatement une frénésie de mouvement. Mon cœur battait à tout rompre tandis que nous soulevions le mannequin sur notre brancard. La section adverse, déjà en action, semblait calme et déterminée, leurs mouvements précis et synchronisés. Cela ne faisait qu'augmenter la nervosité qui bouillonnait en moi. Je sentais le poids du brancard dès les premiers pas. À ma droite, Bellamy serrait les dents, tenant fermement son coin, tandis qu'Octavia, Raven et Jasper se positionnaient aux autres angles. Le mannequin, lourd et encombrant, bougeait légèrement avec chaque pas. Les secousses étaient inévitables, et je pouvais déjà voir qu'il serait difficile de maintenir une stabilité.
On est trop lents, marmonna Octavia en nous jetant un regard. Elle avait raison. Le brancard, renforcé par des cordes et des bâtons comme l'avait proposé John, pesait bien plus que ce que j'avais imaginé. Chaque pas semblait nous enfoncer davantage dans le sol sableux, et notre cadence ralentissait déjà alors que nous n'avions parcouru qu'une centaine de mètres.
Continuez ! Cria John derrière nous, ignorant les regards inquiets des autres membres de l'équipe. Il croyait encore que son plan tiendrait le coup.
La première partie du terrain ne présentait pas de difficulté majeure, mais la combinaison de l'inconfort et de la surcharge du brancard nous fatiguait bien trop tôt. Chaque pas sur le sable demandait un effort supplémentaire, et je pouvais voir les premières gouttes de sueur perler sur les fronts de mes camarades. J'essayais de ne pas penser à la section de Stone et Lewis qui progressait bien plus vite sur le côté. Leur brancard léger et minimaliste glissait presque sur le sable, tandis que nous nous battions contre chaque grain. Après ce qui me sembla être une éternité, nous arrivâmes à la première vraie épreuve : des troncs d'arbres empilés les uns sur les autres, créant une barrière naturelle à environ un mètre cinquante du sol. Il allait falloir soulever le brancard au-dessus, et c'était là que notre stratégie montrerait ses faiblesses.
Ok, on soulève à trois et on fait passer doucement, ordonna Raven, sa voix tendue, mais résolue.
Bellamy et moi, nous mîmes en position avec elle pour soulever le mannequin tandis que John, Octavia et Jasper stabilisaient l'ensemble. Le premier tronc nous parut insurmontable. Le poids combiné du brancard et du mannequin se révéla immédiatement être un cauchemar à déplacer.
On ne tiendra jamais ce rythme, marmonnai-je entre deux inspirations, mes bras déjà en feu après avoir soulevé ce poids immense.
Malgré tous nos efforts, chaque mouvement était lourd, lent, épuisant. Nous n'avions même pas franchi le premier obstacle que je voyais déjà les signes d'épuisement chez chacun d'entre nous. Bellamy soufflait bruyamment, Octavia secouait la tête de frustration, et John... John, qui avait proposé cette stratégie, ne disait rien, trop absorbé à essayer de gérer l'échec qui se profilait.
Pendant ce temps, la section adverse avançait avec une fluidité presque déconcertante. Ils avaient déjà franchi la barrière de troncs d'arbres avec une rapidité impressionnante, et leur équipe paraissait presque coordonnée sans effort. Leur brancard léger se soulevait avec une facilité que je ne pouvais qu'envier. Ils étaient déjà loin devant, et je savais que nous étions en train de perdre. L'angoisse d'un échec cuisant commençait à me ronger. Nous continuâmes notre progression, mais c'était comme essayer de courir dans de la boue. À chaque nouvel obstacle, je sentais nos forces s'amenuiser. Après les troncs d'arbres vinrent les fossés boueux, où la véritable désorganisation de notre section se révéla. Le poids du brancard l'enfonça dans la boue dès que nous essayâmes de le transporter, le rendant presque impossible à soulever.
Allez, bougez les gars ! On ne lâche rien ! Cria Bellamy en essayant de sortir l'une des branches du brancard de la boue.
C'était le chaos. Chaque membre de la section essayait de trouver une solution, mais le brancard trop lourd nous empêchait de progresser efficacement. Nos pieds s'enfonçaient dans la boue avec chaque pas, et le mannequin semblait devenir de plus en plus lourd. Nous perdions des minutes précieuses, et je sentais l'échec se rapprocher à chaque seconde.
Finalement, après un combat acharné pour sortir le brancard de la boue, nous reprîmes notre chemin, mais l'autre section était maintenant hors de vue. Leurs mouvements rapides et agiles les avaient déjà menés bien plus loin. Il ne restait que des traces de pas dans la terre battue et le silence oppressant de la défaite.
Mon esprit était en ébullition. Je regrettais déjà d'avoir cédé à la stratégie de John. Chaque pas que je faisais avec ce brancard encombrant me rappelait que j'aurais dû m'imposer. J'aurais dû écouter mon instinct. Mais il était trop tard.
Lorsque nous franchîmes enfin la ligne d'arrivée, l'épuisement était palpable dans chaque fibre de mon corps, mais ce n'était rien comparé au poids de la défaite qui pesait sur mes épaules. L'autre section, sous les ordres des lieutenants Stone et Lewis, avait déjà terminé depuis plusieurs minutes. Ils étaient debout, leurs bras croisés, observant notre lente progression avec un air de satisfaction triomphale. Leur brancard, léger et bien conçu, était propre et sans dommages, posés soigneusement à côté de leur section. De notre côté, notre brancard abîmé, couvert de boue et de débris, témoignait de notre échec. Nous étions en sueur, essoufflés, couverts de terre, et surtout, humiliés. Un silence pesant s'était abattu sur notre section. Personne n'osait parler, comme si le fait de dire quelque chose rendrait la situation encore plus réelle, plus douloureuse. Nous étions tous affalés sur le sol à essayer de reprendre notre souffle.
C'est à ce moment-là que Lexa et Anya arrivèrent. Elles marchaient côte à côte, et malgré leur allure calme et posée, je pouvais voir la colère sourde dans leurs yeux. Lexa, en particulier, semblait plus contrariée que je ne l'avais jamais vue. Elle s'arrêta devant nous, ses bras croisés, son regard tranchant balayant chaque membre de notre section comme un faucon scrute ses proies. La tension dans l'air était palpable. Elle prit un instant pour nous observer, et le silence qui régnait devint de plus en plus oppressant. Chacun de nous savait ce qui allait suivre. Aucun de nous n'était prêt à affronter ce qui allait être dit, mais il n'y avait nulle part où fuir.
Qu'est-ce que c'était que ça ?! Hurla soudainement Lexa, sa voix froide et tranchante comme une lame. Elle résonna dans l'air, frappant chacun d'entre nous comme un coup de fouet. C'est ça votre idée de la coordination ?De la stratégie ? Vous avez eu tout faux !
Je sursautai sous l'impact de sa voix, et je n'étais pas la seule. Le choc se lisait sur les visages de mes camarades. Bellamy baissait la tête, évitant son regard, tandis que Raven jetait des coups d'œil furtifs à Lexa, comme pour essayer de jauger l'ampleur de sa colère. John, celui dont la stratégie avait été adoptée, semblait particulièrement nerveux, ses doigts s'agitant inconsciemment. Anya, qui se tenait à côté de Lexa, restait en retrait. Elle n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit. Son expression sévère en disait déjà long. Elle observait avec des yeux perçants, comme si elle évaluait non seulement notre performance, mais aussi chacun de nos mouvements. Chaque regard que je croisais me rappelait à quel point nous avions échoué.
DEBOUT ! Crias t'elle et nous nous relevions comme un seul homme en moins de seconde qu'il n'en fallait pour le dire. Lexa continua, la colère dans sa voix désormais mêlée de déception. Vous saviez que cet exercice demandait de l'endurance, de l'agilité et surtout une coordination impeccable. Vous saviez que chaque seconde comptait. Et pourtant, vous avez choisi une stratégie qui vous a non seulement ralentis, mais qui a mis en péril l'intégrité de toute la section.
Le silence qui suivit était suffocant. Je sentais le poids de chaque mot s'écraser sur mes épaules. Elle avait raison, bien sûr. Dès le début, j'avais su que la stratégie de John ne fonctionnerait pas, mais je n'avais pas trouvé le courage de m'imposer. J'avais laissé mes doutes et mes hésitations me contrôler, et maintenant, nous en payions tous le prix. Lexa marqua une pause, et je savais que ce qui allait suivre serait encore pire. Son regard se posa sur moi, et je sentis mon estomac se nouer.
Recrue Griffin, dit-elle d'une voix plus basse, mais tout aussi tranchante. Je relevai les yeux, mon cœur battant à tout rompre. Son regard ne quittait pas le mien, et je pouvais voir dans ses yeux non seulement la colère, mais aussi la déception. Elle attendait plus de moi. Elle avait toujours attendu plus de moi. Tu aurais dû t'imposer, déclara-t-elle, et chaque mot me frappait comme un coup-de-poing. Tu savais que la stratégie de Murphy n'était pas la bonne, et tu l'as laissé faire. En tant que leader potentiel, c'est inacceptable. Si tu n'as pas la force de défendre tes décisions, comment veux-tu mener cette section à la victoire ?
Je baissai la tête, sentant la honte monter en moi. Elle avait raison. J'avais échoué, non seulement en tant que membre de la section, mais aussi en tant que leader potentiel. C'était ma responsabilité de m'imposer, de défendre ma stratégie. J'avais laissé mes camarades tomber. Les autres membres de la section avaient peut-être suivi la mauvaise stratégie, mais c'était moi qui n'avais pas su dire non. John, debout à côté de moi, resta silencieux. Son visage était tendu, et je savais qu'il ne dirait rien. Lexa ne s'adressait plus à lui. Son regard revenait constamment sur moi, comme pour marteler l'idée que j'aurais dû prendre les rênes. Que j'avais échoué à les diriger.
Elle se tourna finalement vers le reste de la section. Apprenez de cette erreur, dit-elle froidement. Parce que la prochaine fois, ce genre d'échec ne sera pas toléré. Vous avez le droit d'échouer, nous sommes en période d'entraînement, mais pas à ce point ! On dirait qu'on ne vous a rien appris bon sang ! Là, c'était un exercice, mais en zone de combat avec un vrai blesser cela aurait pu tourner au drame !
Son regard glacial fit frissonner tout le monde. Puis elle se retourna brusquement et marcha vers Anya, qui hocha la tête en silence. Ensemble, elles nous laissèrent là, seuls avec notre honte. Après plusieurs minutes, on se regroupe pour discuter de ce fiasco. John s'excuse, moi également, on essaie d'apprendre de nos erreurs, même si ce n'est pas facile. On a compris notre erreur et nous savons que nous ne recommencerons pas. Je ne veux pas être leader, ils le savent, cependant avec mes résultats et mon expérience, ils me le proposent un peu malgré tout. Cependant, je préfère qu'on en discute tous ensemble comme une équipe, plutôt que je prenne toutes les décisions, et c'est validé par le groupe. Ce n'est pas parce que je suis première, que je sais tout, je pars du principe que tous les avis sont bon, et qu'il est nécessaire d'écouter chacune des personnes afin de faire les meilleurs choix possibles pour la section et pour la réussite des épreuves.
Le soir même, après l'entraînement, alors que tout le monde commençait à se disperser pour la soirée, Lexa s'approcha de moi. Son visage était redevenu plus calme, mais je pouvais encore voir la colère sous-jacente dans ses yeux.
Clarke, suis-moi, dit-elle simplement, avant de se tourner et de marcher en direction de son bureau. Je la suivis en silence, mes pensées tourbillonnantes dans ma tête. J'avais redouté cette conversation toute la journée, mais je savais qu'elle devait avoir lieu. Il fallait que nous parlions de ce qui s'était passé, et je savais que ce ne serait pas facile.
Une fois dans son bureau, Lexa referma la porte derrière nous. L'atmosphère était lourde, et je pouvais sentir la tension dans l'air. Elle s'adossa contre son bureau, les bras croisés, et me fixa de son regard intense.
Clarke, commença-t-elle, sa voix plus douce, mais toujours empreinte de sévérité. Tu es l'une des recrues les plus intelligentes et stratégiques de cette section. Mais tu dois apprendre à t'imposer. Je sais que tu n'aimes pas ça, mais c'était nécessaire aujourd'hui. Sur le terrain, quand tu as la bonne solution, tu ne peux pas rester en retrait par peur de froisser les autres. Aujourd'hui ce n'étais qu'un exercice, personne ne risquait rien, mais dans la vraie vie, cela aurait pu être un camarade qui avait besoin de soin, et vu comment vous vous êtes débrouillés, faut mieux pas que ce soit grave, sinon ces chances de survie auraient été grandement diminué. Je baissai les yeux, sentant la honte me brûler le visage. Je savais que j'avais échoué. Mais entendre Lexa le dire ainsi rendait la réalité encore plus difficile à accepter.Aujourd'hui, tu as laissé passer une occasion de montrer ton leadership, continua-t-elle. Ce n'est pas parce que tu as des doutes que tu dois te laisser marcher dessus. Tu as des qualités, Clarke. Tu es capable de prendre les bonnes décisions. Mais si tu ne les défends pas, si tu laisses les autres te dicter ce qu'il faut faire, c'est toute la section qui en paiera le prix.
Je relevai lentement les yeux, cherchant à formuler une réponse. Je... Je sais, Lexa, dis-je finalement d'une voix faible. J'aurais dû insister, mais...
Lexa me coupa, se redressant et s'approchant de moi. Ce n'est pas une question de regret, Clarke. C'est une question de responsabilité. En tant que leader, tu ne peux pas te permettre d'hésiter. Tu dois avoir confiance en tes décisions.
Elle posa une main sur ma joue, son geste à la fois réconfortant et plein de gravité. Tu as encore le temps de corriger ça. Mais il faut que tu le fasses maintenant, avant que ça ne devienne une habitude.
Je hochai la tête, sentant une vague de détermination monter en moi. Lexa avait raison. J'avais laissé la peur et l'hésitation me guider, mais cela devait changer. Il en allait non seulement de ma propre réussite, mais aussi de celle de toute la section.
Je ne te décevrai plus, murmurai-je finalement.
Lexa me fit un léger sourire, tu ne m'as pas déçu mon cœur. Voilà, il est là, le passage entre mon lieutenant et ma copine. Tu es en apprentissage, c'est normal que tu fasses des erreurs, mais ne te laisse pas marcher sur les pieds juste parce que tu as peur de froisser les autres. Tu n'es pas première au classement individuel pour rien Clarke, tu dois te faire confiance. Dit-elle alors qu'elle me prend dans ses bras.
Je ne veux juste pas me mettre tout le monde à dos, en imposant mes décisions. Dis-je en resserrant mon étreinte
Tu ne te mettras personne à dos si tu as raison mon cœur, et je sais que ce n'est pas facile de s'imposer, mais aujourd'hui, la seule raison pour laquelle vous avez choisi la solution de John, c'est parce qu'il a parlé plus fort que toi. Et si tu ne veux pas prendre la décision à 100 %, il y a toujours le vote à main levée, chacun expose son idée et ensuite vous voter, d'accord ?
Hum… Oui… Encore désolée… Dis-je en baissant la tête.
Ne t'excuse pas mon cœur, tu ne referas plus la même erreur, me dit-elle en relevant mon visage pour m'embrasser tendrement. Allez, va rejoindre les autres, à demain princesse, dors bien. Dit-elle en desserrant son étreinte, mais je la ressers, j'ai besoin de la sentir près de moi ce soir. Elle ne dit rien, mais m'emmène dans son canapé pour que l'on soit plus à l'aise, et après quelques papouilles, je finis par m'endormir dans ses bras, sans m'en rendre compte, jusqu'à ce qu'elle me réveille quelques heures plus tard pour m'amener à ma chambre.
