Bonjour à tous !

Constazz: Nan, je te promet que je les séparent plus. Par contre, je ne dis pas qu'il n'y aura pas d'autres obstacles ahah. Les chapitres sont écrit depuis un moment, ce serais donc difficile de modifier, mais Clarke va co-diriger avec quelqu'un d'autre dans l'avenir ;)

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La fin de semaine se déroula sans trop d'encombre. Étant donné que les exercices étaient plus longs, nous n'en faisions qu'un par semaine, en revanche, on s'entraînait sans relâche. Que ce soit du physique ou de la tactique, le rythme était soutenu.
En ce mercredi matin, le groupe était rassemblé au point de rendez-vous. L'exercice de la semaine se dessinait doucement : une simulation d'embuscade et de défense. La consigne était facile : on devait se défendre et tendre une embuscade. Cet exercice se déroulait en deux parties.
Aujourd'hui, je me tenais en retrait, j'observais l'échange entre Bellamy et Raven alors qu'ils mettaient en place la stratégie de défense par laquelle nous commencions. La tension avec l'autre section n'avait pas disparu, bien au contraire. Depuis la confrontation avec Lewis, la tension était accrue. Les réflexions de plus en plus nombreuses. Et cet exercice me nouait l'estomac. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un mauvais pressentiment. Comme si aujourd'hui était un test ultime.
Lexa et Anya nous observaient de loin, tout comme Lewis, Stone lui était occupé à gérer sa section.

Clarke, tu as des idées sur la manière de défendre le point C ? Demanda Bellamy, me tirant de mes pensées.

Je me redressai, essayant de paraître concentrée. On pourrait utiliser la végétation à notre avantage, camoufler nos positions et attendre qu'ils s'approchent. Ils ne s'attendront pas à ce qu'on soit si proche de la cible.

Bellamy hocha la tête, satisfait de l'idée. Mais alors que je parlais, je sentais le regard perçant de Lewis quelque part dans la foule, comme un poids invisible qui pesait sur moi. Peu importe à quel point j'essayais de me concentrer, il semblait toujours chercher la moindre faille, le moindre faux pas pour prouver que j'étais un problème.

La demi-journée passa rapidement alors que les équipes se préparaient. La section de Lewis avait reçu pour mission de tendre une embuscade, tandis que nous devions défendre un poste stratégique. Je savais que Bellamy et Raven prenaient cela très au sérieux, comme s'il s'agissait d'une véritable mission de vie ou de mort. Et c'était leur domaine, je ne sais pas comment ils en étaient arrivés là, tous les deux, mais la défense était vraiment leur point fort, et ils voulaient montrer de quoi ils étaient capables.

Une fois sur le terrain, les choses devinrent plus claires. La position que nous devions défendre était isolée, entourée de forêts épaisses qui offraient peu de visibilité. Tout semblait calme, presque trop calme. Mes sens étaient en alerte, mes muscles, tendus, prêtent à toute éventualité.

Clarke, tient cette position, murmura Octavia en se glissant près de moi. Raven et moi allons faire un tour du périmètre pour s'assurer qu'on n'a pas raté un point d'entrée.

Je hochai la tête, serrant mon arme fictive entre mes mains moites. L'exercice avait beau être une simulation, le stress était bien réel. Chaque craquement de branches ou souffle de vent me faisait sursauter. Je savais que Lewis attendait le bon moment pour frapper.

Soudain, tout éclata. Des bruits de tirs simulés, des cris d'alarme, et l'équipe de Lewis surgit des arbres comme des fantômes. Le chaos régna quelques minutes, mais nous parvînmes à repousser l'assaut. Ils avaient sous-estimé notre préparation. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de sentir que quelque chose clochait. Ce n'était pas juste une simulation pour eux. C'était un moyen de prouver que nous n'étions pas à la hauteur, que j'étais une faiblesse. Ils avaient été agressifs, plus que d'habitude, mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Après une pause repas assez rapide, nous échangions les rôles. C'était à nous de tendre une embuscade, et là, j'étais dans mon élément.
Je pris une grande inspiration, analysant rapidement la situation. L'assaut avait été intense, mais nous avions réussi à repousser leur première tentative. Bellamy et Octavia échangèrent un regard, prêts pour la suite. C'était maintenant à notre tour de riposter. Et nous étions prêts et déterminés.

Bellamy, Raven, on doit changer de stratégie. Ils vont sûrement s'attendre à ce qu'on reste sur la défensive, mais on va les prendre par surprise. On se déplace en silence et on les attaque de flanc.

Bellamy me regarda avec un sourire en coin, impressionné. Tu prends les commandes ?

Je haussai les épaules, mais je savais qu'il me donnait sa confiance. Je sais exactement ce qu'on doit faire. Tendre, une embuscade demandait de la finesse, et je savais que nous avions une chance de gagner si nous jouions bien nos cartes.

Grâce à la végétation, nous pouvions nous déplacer sans soucis, mon cœur battait vite et fort à cause de l'excitation du combat à venir. Bellamy menait une partie du groupe avec Octavia, tandis que Raven et moi prenions une position légèrement en retrait pour coordonner l'attaque.

Alors que nous approchions de leur position, je repérai un groupe de leur section qui avançait prudemment, pensant sûrement que nous étions encore en défense. Ils ne se doutaient de rien. Je fis un signe discret à Bellamy et Octavia.

Maintenant ! Murmurai-je en pointant du doigt leur flanc exposé.

Bellamy et Octavia surgirent des arbres, ouvrant le feu avec leurs armes factices. Les tirs simulés retentirent, et l'effet de surprise fut total. L'autre équipe ne s'attendait pas à une contre-attaque si rapide. Ils se dispersèrent dans la panique, cherchant à trouver une nouvelle position.
Mais nous étions bien préparés. Chaque membre de notre section connaissait son rôle à la perfection, et je guidais les manœuvres avec des signaux discrets. Lewis et son groupe tentaient de reprendre pied, mais nous les surpassions en tactique et en coordination.
Alors que nous avions presque sécurisé la victoire, une chose imprévue se produisit. L'un de leurs membres, sous les ordres de Lewis, fit un mouvement désespéré. Un coup de Trafalgar. Il s'approcha de notre ligne arrière, contournant la zone de simulation pour tenter de nous prendre par surprise.

Attention ! Cria Raven en remarquant leur ruse.

Mais il était trop tard. Ils réussirent à atteindre une partie de notre équipe. Malgré cela, je ne laissai pas la panique me gagner. Je pris rapidement une décision.

Bellamy, Raven, on se replie légèrement, on les encercle. Ils pensent nous avoir piégés, mais on va inverser la situation.

Avec rapidité, nous réorganisâmes nos forces. En moins de quelques minutes, la situation tourna en notre faveur. Ce qui devait être un coup de Trafalgar devint leur défaite. Nous avions réussi à non seulement les repousser, mais à les encercler, les forçant à capituler.L'exercice terminé, les membres de notre section se félicitèrent, le sourire aux lèvres, et l'ambiance devint immédiatement plus légère. Pourtant, je sentais encore l'ombre de Lewis dans mon dos. Son visage fermé était la preuve qu'il n'acceptait pas la défaite.

Belle tactique, Griffin, lança-t-il finalement d'une voix rauque en s'approchant. Mais ne crois pas que ça fait de toi un leader. Tu as juste eu de la chance.

Je sentis la colère monter, mais avant que je ne puisse répondre, Lexa arriva à mes côtés, calme, mais son regard brûlait d'une colère froide. Ce n'est pas de la chance, Lewis. C'est du talent et du travail d'équipe. Clarke a prouvé qu'elle était un leader aujourd'hui.

Lewis sourit, un rictus tordu. On verra bien combien de temps ça dure. Il tourna les talons, la frustration évidente dans son attitude.

Lexa se tourna vers moi, l'inquiétude se lisant dans ses yeux. Tu vas bien ?

Je hochai la tête, épuisée, mais satisfaite. On a gagné. C'est tout ce qui compte.

Tu as fait un excellent travail, Clarke, ajouta Bellamy, arrivant avec Octavia et Raven. On n'aurait pas pu mieux s'en sortir sans toi.

Je les remerciai, mais au fond, je savais que cette bataille n'était pas terminée. Lewis avait encore des cartes à jouer, et malgré notre victoire, il n'abandonnerait pas si facilement.

La fin de semaine se déroula de la même manière, entraînement intense et messe basse à mon encontre. Par chance j'avais pu avoir des moments seule a seule avec Lexa ce qui me rassura.

En ce mardi matin, un nouvel exercice se profilait pour nous, et bizarrement, c'était l'un de ceux que je redoutais le plus. Une marche de 24 heures en tenue complète, soit avec un équipement faisant presque trente kilos, sur 24 heures, même si avec l'alimentation cela baisserais, cela restera lourd. Aujourd'hui, nous étions en duel face à la section de Stone et Lewis, mais ce n'était pas une course. Ceux qui tenaient gagnaient leur point. Nous avions le droit d'abandonner si cela était trop difficile, mais ce n'était pas mon objectif.

Dès le départ, le regard de Lewis était posé sur moi. Comment s'il attendait la moindre faille, la moindre erreur pour s'infiltrer. Après plusieurs heures de marche, dans une chaleur relative pour un mois de mai, la situation me semblait compliquée. Chaque pas était difficile, à cause du poids de l'équipement, mais également à cause de ce malaise persistant et de cette épée d'Amocles au-dessus de ma tête. Mes muscles brûlaient, mon souffle était court, et pourtant, c'était surtout ma tête qui me faisait souffrir.

C'était la première fois depuis les épreuves de natation que je semblais en difficultés et les autres membres de ma section le remarquaient. Bellamy me lançait des coups d'œil inquiets de temps en temps, et Octavia restait près de moi, silencieuse mais attentive. Même Lexa, qui marchait un peu en avant, me jetait des regards rapides. Ils étaient tous là, présents et prêts à me soutenir, mais malgré tout, j'avais l'impression de m'effondrer petit à petit.

À un moment donné, le terrain devint plus difficile, accidenté, et mes jambes lâchèrent. Je tombai à genoux, mes mains s'enfonçant dans la terre. Raven arriva aussitôt à mes côtés, me tendant la main. Clarke, ça va ?

Je hochai la tête, les dents serrées, essayant de cacher ma douleur. Je me relevai avec son aide, j'avais vraiment mal au genou. Et je repris la marche serrant les dents en boitillant.

Clarke, je vois bien que tu ne vas pas bien, murmura Raven en me lançant un regard perçant. Elle savait que quelque chose n'allait pas. Tu peux parler, tu sais.

Je lui fis un petit sourire. Je suis juste fatiguée et je me suis fait mal au genou. Mais ça va, on va y arriver. Mais je savais que je mentais, et Raven aussi.

Raven me scruta un instant, puis fila très rapidement sans rien rajouter de plus. Je la regardais partir, surprise, et continua à marcher tant bien que mal, avec mon genou douloureux. Je fixais le sol pour éviter une nouvelle chute. Cependant, quelques instants plus tard, je vis Lexa arriver, elle semblait inquiète. J'étais persuadé que Raven était allée la chercher. Elle ne dit rien pendant quelques instants, mais elle me fixait, elle savait pertinemment que j'avais mal, elle m'a vue tomber et elle me voit boitée. Elle regarda autour d'elle, avant de voir qu'il n'y avait personne.

Bébé, dit-elle doucement, mais avec une fermeté qui laissait transparaître sa préoccupation. Tu ne peux pas continuer comme ça.

Je relevai la tête pour la regarder, malgré la douleur, je devais continuer. Je vais bien, mon cœur. Murmurais-je ; sachant très bien qu'elle verrait que ce n'était pas vrai.

Elle fronça les sourcils, et je savais très bien à quoi m'attendre. Je t'ai vue tomber princesse. Tu es blessée et tu boites sans interruption depuis plusieurs minutes.

Je ne m'arrêterais pas Lexa, c'est hors de question. Ce n'est rien de grave, j'ai un peu mal. Ça fait tellement longtemps que l'on marche, donc ça fait tout de suite plus mal, mais ce n'est rien. Je continue.

Laisse-moi au moins regarder ton genou. S'il te plaît. Sa voix était douce, elle sait comment m'amadouer.

C'est bon Lex', on est bientôt arrivée, je peux tenir.

Ce n'est pas une question de tenir ou pas, répliqua-t-elle rapidement, son ton légèrement plus tranchant. Il ne s'agit pas de prouver ta force. Tu t'es blessée, et tu dois te reposer. Elle posa une main sur mon bras, une tentative de me rassurer, mais aussi de m'arrêter.

Je serrai les dents, mes émotions se bousculant dans ma tête. Je... Je ne veux pas abandonner. Je refuse de laisser tomber l'équipe.

Personne ne te demande d'abandonner, rétorqua-t-elle calmement. Mais continuer dans cet état pourrait aggraver ta blessure.

Je sentais ma gorge se serrer sous le poids de la frustration. Je ne voulais pas être un fardeau, pas pour elle, pas pour la section. Mais Lexa me regardait avec une telle insistance, son amour et son inquiétude mêlés dans ses yeux, que je sentis mes défenses s'effriter.

Si je m'arrête maintenant, qu'est-ce que ça montre ? Demandai-je, ma voix à peine plus qu'un murmure. Que je ne suis pas assez forte pour ça ? Que je ne peux pas gérer la pression ?

Lexa secoua doucement la tête. Non, ça montre que tu es assez intelligente pour savoir quand prendre soin de toi.

Je sentis les larmes monter, mais je les retins. Je ne peux pas, Lexa. Je dois finir cette marche. Je dois prouver que je peux le faire.

Elle soupira doucement, comprenant que je ne céderais pas, mais elle n'abandonna pas pour autant. Clarke, je ne vais pas te forcer. Mais promets-moi que si ça devient trop difficile, tu t'arrêteras. Tu n'as rien à prouver. Pas à moi, pas à eux, pas à toi-même.

Je hochai lentement la tête, trop épuisée pour continuer à débattre. D'accord... Mais je vais finir cette marche. Je dois le faire.

Lexa resta un instant silencieuse, puis elle fit un pas en arrière, me laissant de l'espace, même si je pouvais voir à quel point cela lui coûtait de ne pas insister davantage. Très bien, dit-elle finalement. Mais fais attention, Clarke. Je t'attends à l'arrivée.

Elle se tourna ensuite pour rejoindre les autres, jetant un dernier regard inquiet derrière elle avant de continuer. Je restais là, mon cœur battant à toute vitesse, à la fois soulagé et tendu. Je savais que je devrais continuer, coûte que coûte, mais le soutien de Lexa, même silencieux, me donnait la force dont j'avais besoin pour terminer cette épreuve. La fin de la marche fu douloureuse et compliquée, mais j'avais réussi. De toute façon sur le terrain, perdue au milieu de nulle part, blesser ou non il faudrait continuer et cela me permet de travailler mon mental. En revanche une fois arriver à l'académie, je m'écroulai douloureusement, mon genou était uniquement égratigner, Lexa s'en était assurer, mais j'aurais un bleu et des douleurs pour plusieurs jours.

La fin de semaine approchait et la situation était toujours aussi pesante, les murmures autour de moi de ne se taisait pas. Peut importe ce que je faisais, où j'étais, ils étaient présents et me suivaient comme mon ombre.
Clarke a reçu un traitement de faveur.
Elle n'aurait pas dû finir cette marche dans cet état.
Lexa la protège toujours.

Chaque murmure était comme une petite piqûre, je pouvais sentir des regards en coin, des doutes qui se formaient.
Après un exercice particulièrement simple mais épuisant, quelque chose en moi craqua. Ce n'était pas tant la difficulté de l'entraînement, mais la somme des murmures, des doutes et des tensions accumulées. J'en avais assez d'être jugée. Assez de cette pression invisible mais constante. Je me dirigeai t'elle une furie vers les quatre lieutenants qui discutaient et prit la parole.

Testez-moi ! Dis-je d'une voix forte qui fit taire les conversations alentour.

Les quatre lieutenants tournèrent brusquement la tête vers moi. Anya, la première à réagir, fronça les sourcils, son regard sombre transperçant le mien.

Pardon ? Recrue Griffin, qu'est-ce qu'il te prend ? Demanda-t-elle d'un ton sec.

J'étais tellement en colère que je n'hésitai même pas. Je sentais leur attention rivée sur moi, et pour la première fois depuis des jours, je ne me souciais plus des conséquences. Lieutenant Lewis, lançai-je en le fixant droit dans les yeux, trouvez-moi un exercice, n'importe lequel, sans que les lieutenants Woods et Ray soient au courant. Et je le ferai. Je sentais le poids des regards autour de moi, celui des autres recrues, des membres de ma section, mais aussi de Lexa, quelque part derrière. Je refusai de la regarder. Tout ce que je voulais, c'était leur prouver à tous que j'étais là par mérite, pas à cause de ma relation avec Lexa. J'en ai marre des murmures, des insultes, des sous-entendus. Vous croyez tous que je suis avantagée parce que je sors avec Lexa ? Très bien ! Je vais vous montrer que je mérite ma place. Choisissez n'importe quel exercice, et je le réaliserai, seule !

Un silence glacé s'abattit sur le terrain. Lewis, les bras croisés, un sourire en coin, fut le premier à réagir. Il semblait savourer l'occasion. Très bien, dit-il calmement, presque avec une pointe de défi. Si tu insistes, Griffin. Je vais te tester.

Clarke…Murmura Anya, les bras croisés et le regard sévère, je ne crois pas que…

Mais Lewis l'interrompit. Non, non, Anya. Si Recrue Griffin veut prouver qu'elle mérite sa place, qui sommes-nous pour l'en empêcher ? Il me regarda comme s'il venait de gagner une bataille invisible. Je soutins son regard, refusant de montrer la moindre peur, même si une part de moi réalisait que je venais de me mettre dans une situation impossible.

Après avoir craché ma colère aux lieutenants, je retournai auprès de ma section, mes muscles encore tendus d'adrénaline. Je n'avais fait que quelques pas avant qu'Octavia et Raven ne m'attrapent.

Qu'est-ce qui te prend, Clarke ?! S'exclama Octavia, son visage contracté par l'inquiétude et l'incompréhension. Tu as complètement pété un plomb ou quoi ?

Raven, habituellement plus posée, était visiblement furieuse. Elle me prit par le bras, me forçant à la regarder. Tu réalises ce que tu viens de faire ? Tu t'es jetée droit dans la gueule du loup avec Lewis ! Il va choisir l'exercice le plus tordu possible juste pour te voir échouer. Et il sait exactement où frapper pour te faire mal.

Je serrai les dents, essayant de me contenir.

Je m'en fous ! Dis-je en les regardant, le visage encore marqué par la colère. J'en ai assez de devoir prouver ma valeur à tout le monde. Je suis ici pour une raison, et ce n'est pas à cause de Lexa ! Je vais leur montrer à tous qu'ils ont tort.

Octavia leva les mains, exaspérée. Mais à quel prix, Clarke ?! Tu ne te rends même pas compte du danger !

Je baissai les yeux, consciente que mes amis avaient raison, mais trop enfoncée dans ma frustration pour le reconnaître. Je sentais leur déception, leur inquiétude. Et soudain, je me rendis compte que Lexa n'avait pas encore réagi. Je relevai les yeux et la cherchai du regard. Elle se tenait un peu à l'écart, le visage fermé, mais ses yeux brillaient d'une colère silence qui régnait autour d'elle me glaça davantage que les réprimandes de Raven ou Octavia. Lexa ne m'avait pas encore confrontée, mais je savais que ça viendrait. Je savais que Lexa allait réagir, je pouvais presque sentir l'électricité dans l'air. Elle se déplaça vers moi avec une lenteur mesurée, ses pas résonnant sur le sol comme des tambours de guerre. Les membres de la section et les recrues alentour semblaient se faire tout petits, la tension palpable entre nous.

Quand Lexa arriva enfin à ma hauteur, elle me fixa de ses yeux perçants, la colère et l'inquiétude se mêlant dans son regard. Elle prit une profonde inspiration avant de parler, chaque mot pesé avec soin.
Clarke, avec moi, dans mon bureau. Sa voix était froide, trop froide. Je fis un signe aux autres pour leur dire au revoir, et la suivis dans son bureau. J'étais stressé, elle était en colère et je savais que cela allait mal se passer.

Une fois dans son bureau, elle se retourna vers moi, les bras croisés. Clarke, qu'est-ce que tu as fait ? Sa voix était froide mais empreinte d'une profonde inquiétude.

Je détournai le regard, mal à l'aise sous sa question, mais je savais que je devais répondre. J'ai fait ce qu'il fallait pour prouver ma valeur. Je tentai de garder un ton ferme, mais ma voix trahissait mon stress. J'en ai assez des sous-entendus et des jugements.

Lexa secoua la tête, ses traits marqués par une intense frustration. Et tu penses que te lancer dans une épreuve choisie par Lewis, va résoudre quoi que ce soit ? Sa voix montait en intensité, et je pouvais sentir la tension dans chaque syllabe. Ce que tu viens de faire, c'est te mettre en danger.

Je serrai les poings, essayant de contenir ma colère. Je n'avais pas le choix. Dis-je, ma voix brisée. Je voulais juste montrer que je suis capable, que je mérite ma place ici.

Lexa me regarda avec une intensité qui me fit presque reculer. Je comprends que tu sois frustrée, mais ce n'est pas la manière de résoudre le problème. Elle se rapprocha encore, son regard plein de douleur et d'inquiétude. Tu aurais pu en parler, chercher du soutien. Mais là, tu te mets en danger en faisant ce que Lewis veut.

Je baissai les yeux, consciente qu'elle avait raison, mais trop fière pour l'admettre sur le moment. Tu crois que je ne le sais pas ? Répondis-je, ma voix tremblante. Mais tu ne comprends pas ce que c'est, d'être constamment sous pression, d'être jugée à cause de ma relation avec toi.

Le silence qui suivit fut lourd, rempli d'une tension palpable. Lexa se redressa, et pour la première fois, je vis une véritable colère dans ses yeux. Tu crois que c'est facile pour moi non plus ? Sa voix était rauque, les émotions débordantes. Je dois faire face à des accusations, à des doutes, tout comme toi. Mais ce n'est pas en mettant ta vie en danger que tu vas résoudre quoi que ce soit.

Je la regardai, mon cœur se serrant à ses paroles. Je savais qu'elle avait raison, mais ma frustration et ma colère avaient pris le dessus. Je suis désolée, murmurai-je finalement, ma voix brisée. Je voulais juste prouver quelque chose.

Lexa posa une main sur ma joue, ses yeux s'adoucissant un peu malgré tout. Je comprends, Clarke. Mais la meilleure façon de prouver ta valeur est de ne travailler ensemble, pas à te mettre en danger inutilement.

Elle me regarda avec une sincérité douloureuse. Je hochai la tête, essayant de contenir mes larmes. Je… Je suis désolée. Dis-je faiblement. Je ne voulais pas…
Je pris une profonde respiration, essayant de me calmer. Mon genou me lançait encore, mais il était trop tard pour faire machine arrière. Je mettais engager et je ne reviendrais pas dessus. Elle m'embrassa tendrement, essayant de me rassurer, avant de me laisser repartir pour rejoindre les autres.