Bonjour à tous
EliamHL: Je suis en train de tester plusieurs choses pour les dialogues, j'essaie de voir ce qui gêne le moins à la lecture, mais pour le moment je suis pas convaincue donc je continue comme cela.
POur les scènes d'action, merci pour ton retour, je ne mettais pas rendue compte des passages plus flou pour la compréhension mais j'essayerais d'y être attentive lors de mes corrections.
Je comprends ton point de vue concernant les rebondissement. Je sais que ce n'es pas toujours réaliste (même si je pensais avoir déjà lu quelque part, l'histoire d'une traverser de rivière dangereuse, mais je ne me souvient plus d'où). Mais c'était pas forcément le but sur tous les points. Car cela reste une histoire et cela met les réactions aux services des émotions. Mais je comprends que cela puisse déranger. Et pour la grotte, merci pour l'info, car c'est totalement ce que j'aurais fais sous un orage si j'en avais croiser une. Je savais que ce qui était recommendée etait de ce mettre au milieu d'un espace vert, loin des armes et repliée sur soit même. Mais je pensais que la grotte protégerais bien.
Bonne lecture à tous !
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La sixième journée débute après une nuit réparatrice, durant laquelle j'ai eu la chance de tenir Lexa dans mes bras. Le temps est compté, mais je profite des dernières minutes avant le réveil général pour m'imprégner de la sensation de sa tête blottie contre mon cou. Sa respiration est lente et régulière, signe que, malgré la fatigue et les tensions accumulées, elle a réussi à se reposer un peu.
Bonjour, sunshine, murmure-t-elle, ses lèvres effleurant ma peau.
Un frisson me parcourt alors que je souris doucement.
Bonjour, mon cœur. Je regarde discrètement ma montre. On a encore cinq minutes avant de devoir tout emballer, soufflais-je avec un sourire complice. Je suis heureuse d'avoir pu dormir dans tes bras, même si je dois sentir horriblement mauvais après ces jours sur le terrain.
Hmm... C'est vrai, tu empestes, me taquine-t-elle en rigolant tout bas. Mais même dans ces conditions, je suis heureuse d'avoir partagé cette nuit avec toi. Merci d'avoir été là hier... Anya n'aurait jamais su me calmer comme tu l'as fait.
Je caresse doucement sa joue, son regard émeraude accroché au mien.
C'est normal, bébé. J'ai vu tout de suite que ça n'allait pas. J'étais obligée de faire quelque chose. Je veux que tu saches que je serai toujours là pour toi, quoi qu'il arrive.
Son regard s'adoucit davantage. Un silence complice s'installe entre nous, rompu par une voix espiègle derrière nous.
Mmmh Mmmmh...
Je sursaute légèrement et me tourne pour voir Anya, les bras croisés, un sourire amusé sur les lèvres.
Faut se lever, Lex'. Tu es toujours en mission, rappelle-t-elle gentiment.
Lexa soupire, puis dépose un dernier baiser rapide sur mes lèvres avant de se relever.
J'arrive, dit-elle en m'adressant un regard désolé.
Je la regarde s'éloigner à contrecœur, sentant un pincement de frustration. Mais l'heure n'est plus aux moments d'intimité. Rapidement, je rassemble mes affaires et enfile mon sac. L'équipe est déjà en train de s'organiser autour de moi. Après quelques minutes de préparatifs, Octavia et Raven viennent se positionner à mes côtés, leurs visages illuminés par un sourire complice.
Bien dormi, Griffin ? Demande Raven avec un éclat moqueur dans les yeux.
Ça va, merci, et vous ? Répondis-je innocemment.
Ça va, ça va... Sauf Bellamy qui ronfle comme un tracteur, ajoute Octavia en secouant la tête, un sourire amusé aux lèvres.
Je ris doucement.
Oh, je n'ai rien entendu cette fois-ci.
Ça, ça ne m'étonne pas, commente Raven, l'air taquin. Ta nuit n'a pu être que parfaite, blottie dans les bras de ta belle, hein ?
Je sens mes joues rougir légèrement.
Oh... Oui, disons que Lexa et les orages... On a eu une autorisation exceptionnelle. Et du coup, oui, ça m'a vraiment aidée à bien dormir, admis-je, un peu gênée.
Nous continuons de discuter ainsi quelques instants, allégeant l'atmosphère alors que la journée promet d'être éreintante. Finalement, je rejoins Logan en tête de groupe pour assurer notre progression. Les heures passent, et une impression de déjà-vu commence à me titiller.
Logan... Est-ce que c'est moi où ? Cet endroit me semble familier ?
Il hoche la tête, l'air hésitant.
Je pensais devenir fou moi aussi, mais oui... Tu crois qu'on tourne en rond ?
Je secoue la tête.
Non, je ne pense pas. On avance droit depuis plusieurs heures. Ce n'est pas un cercle. On se rapproche de l'académie...
Puis, soudain, j'aperçois une colline au loin.
Logan, regarde ! Devant nous !
Oh mon Dieu... Le Mont Weather ! S'exclame-t-il, la voix teintée de soulagement. On est presque arrivés...
Ouais, mais il va falloir grimper ça. Il nous reste encore un dernier obstacle...
Après encore quelques heures de marche, nous arrivons enfin au pied de la colline. Le groupe est épuisé, mais l'espoir renaît dans les regards.
Trente minutes de pause, annonce-je en posant mon sac à terre. Reprenez des forces avant de l'attaquer.
On ne peut pas contourner ? Demande Ethan, la voix pleine de fatigue.
Je secoue la tête.
Non, malheureusement. Si on contourne, ça nous rajoute deux jours de marche supplémentaires. On serait hors délai. C'est le dernier obstacle. Après ça, il nous reste vingt kilomètres et on est arrivés. En fonction de notre état, soit on continue jusqu'à l'académie cette nuit, soit on campe ici et on repartira demain matin à l'aube.
Tout le monde opine, et nous profitons de la demi-heure pour nous restaurer et recharger les batteries. Puis, le moment tant redouté arrive : l'ascension. Les premiers mètres sont faciles, mais la fatigue accumulée alourdit chaque pas. Jasper, à l'arrière, titube de plus en plus. Son visage est livide, et je vois qu'il est au bout de ses forces.
Hey, Jasper, tient bon, l'encourage-je doucement. On est presque au sommet. Je sais que c'est difficile, mais il faut tenir.
Il secoue la tête, découragé.
C'est horrible, Clarke... Je veux travailler dans l'informatique. Qu'est-ce que je fous là, sérieux ?
C'est juste la formation initiale. Après ça, tu seras beaucoup plus tranquille, promis.
J'espère... Parce que ça, c'est pour les dingues.
Je souris et lui tends une barre de fruits.
Allez, prends un peu de sucre. Et surtout, n'oublie pas de boire. Si tu n'as plus d'eau, je partagerai la mienne.
Merci, Clarke, souffle-t-il avec un petit sourire reconnaissant.
Finalement, après quatre heures d'efforts, nous atteignons enfin le pied opposé de la colline. Il est presque 22 heures.
Que voulez-vous faire maintenant ? Demandai-je, essoufflée, mais déterminée. Trois options : soit on continue et on arrive à 3 heures du matin, soit on dort ici et on repart demain à 4 heures. La dernière option est de marcher encore un peu jusqu'à minuit et de finir demain matin.
Après un débat, nous choisissons de continuer jusqu'à minuit. Nous avançons encore, nos corps poussés à bout, avant de nous arrêter dans une zone d'entraînement connue, à sept kilomètres de l'académie.
Épuisés, mais fiers de notre progression, nous établissons un campement de fortune. Le sommeil vient vite, et à l'aube, nous sommes debout, prêts pour l'effort ès cette courte nuit, le réveil est difficile, mais la motivation reste intacte. Les premiers rayons de l'aube filtrent à travers les arbres, illuminant nos visages fatigués. Les sacs sont bouclés en un temps record, les vivres partagés équitablement. C'est notre dernier jour. Le bout du chemin. On peut le sentir dans l'air chargé d'adrénaline et de résilience. Nous ne sommes plus qu'à sept kilomètres de l'académie. Sept kilomètres, et cet enfer prendront regarde le groupe rassembler ses dernières forces. Leurs traits sont tirés, les yeux cernés, mais il y a une lueur indéniable de détermination. Nous savons tous ce que cela représente : réussir cette épreuve, c'est plus qu'une question d'endurance physique. C'est l'aboutissement de semaines de préparation, de dépassement de soi, et de volonté.
Allez, les gars, c'est le dernier sprint, encourage Logan d'une voix ferme, mais pleine de soutien. On reste groupés, on se relaie si besoin, mais on arrive tous ensemble.
Nous hurlons un bref cri de ralliement, l'écho de notre énergie résonnant autour de nous. Puis nous nous mettons en marche. La cadence est soutenue, malgré la fatigue. Clarke mène le groupe d'un pas résolu, ses yeux fixés sur l'horizon. Chacun se concentre, trouvant la force de mettre un pied devant l'autre. Le silence règne, entrecoupé seulement par le bruissement des feuilles sous nos chaussures et le rythme régulier de nos respirations. L'académie est si proche... Chaque mètre parcouru nous rapproche de cette délivrance. Quand nous apercevons enfin l'entrée de l'académie, le soulagement est palpable. Les bâtiments se dessinent au loin, et un sentiment de fierté inonde chacun d'entre nous. Nous n'avons pas encore franchi la dernière ligne droite, mais déjà, les applaudissements des autres équipes résonnent à nos oreilles. Un petit groupe est venu nous accueillir, des sourires sur les visages.
Vous y êtes presque ! Crie quelqu'un, sa voix nous parvenant à travers le vent.
Je regarde autour de moi. Les autres lèvent la tête, les épaules redressées, puis, dans un dernier élan de courage, nous accélérons. Le terrain se transforme en une piste d'athlétisme, et malgré nos muscles engourdis, nous franchissons les grilles de l'académie sous un tonnerre d'applaudissements. Nous nous arrêtons, haletants, éreintés, mais des sourires radieux aux lèvres. Je vois Bellamy donner une tape amicale sur l'épaule de Jasper, Raven se retourner vers Octavia avec un clin d'œil complice. On l'a fait. On est allés au bout. Je me laisse tomber au sol, les jambes enfin libérées de ce poids constant, et ferme les yeux un instant. Les rires autour de moi, les exclamations de soulagement... Tout est flou, presque irréel. Un sentiment de fierté monte en moi, me remplissant d'une chaleur douce.
Félicitations à tous ! Lance Marcus Kane d'une voix forte, mais empreinte de respect. Je me redresse légèrement, le voyant se tenir devant nous, entourés des lieutenants et de plusieurs autres gradés. Nous essayons de nous lever par respect, mais il nous arrête d'un geste de la main.
Restez assis, exceptionnellement. Vous l'avez bien mérité, ajoute-t-il avec un sourire sincère. Vous avez été la promotion la plus rapide depuis l'instauration de cet exercice. Un grand bravo à vous !
Je sens une vague de fierté et d'incrédulité m'envahir. Nous sommes la promo la plus rapide ? C'est... Incroyable. Autour de moi, mes camarades échangent des regards surpris, puis se laissent aller à des expressions de bonheur pur. Bellamy lâche même un cri de victoire, levant le poing en l'air.
Non seulement, vous avez respecté les délais, mais vous avez également montré une coordination exemplaire, continue Marcus. Vos lieutenants m'ont rapporté un vrai travail d'équipe, un partage des tâches impeccable, et une endurance mentale admirable. Vous avez fait preuve d'un leadership de haute volée, Clarke, Logan, ajoute-t-il en se tournant vers nous deux.
Je hoche la tête, un sourire fatigué aux lèvres. Ce n'est pas moi seule. C'est toute l'équipe qui a accompli cela. Mais Marcus poursuit, son ton devenant légèrement plus sérieux.
Cependant, tout n'était pas parfait. J'ai entendu parler de quelques tensions, et de problèmes de gestion des ressources en nourriture et en eau. Ce sont des points que vous devrez améliorer pour la prochaine épreuve. Mais dans l'ensemble, c'est un sans-faute. Alors pour vous récompenser... Il fait une pause, laissant le suspense s'installer, un sourire en coin. Vous avez droit à une semaine de permission. Profitez-en pour vous reposer, car il reste deux exercices encore plus difficiles avant la fin de votre formation.
Les acclamations éclatent autour de moi. Une semaine de permission ! C'est inespéré. Je me laisse retomber en arrière, un rire incrédule m'échappant. Autour de nous, les discussions s'enflamment. Certains parlent déjà de rentrer voir leurs familles, d'autres de dormir jusqu'à midi. Moi, tout ce que je veux, c'est une douche et une vraie nuit de sommeil... Et peut-être, passer du temps avec Lexa. Mais avant cela, nous devons encore affronter un dernier débriefing. Marcus nous fait signe de nous regrouper, et je rejoins Logan, un peu nerveuse. Nous avons été leaders cette semaine. Quoi qu'il dise, ça nous concerne directement.
Clarke, Logan, vous avez été désignés comme leaders pour cette épreuve, commence Marcus. Clarke, comment te sens-tu après cette expérience ?
Je laisse échapper un rire fatigué. Épuisée, monsieur, mais... Satisfaite, admets-je en cherchant mes mots. Ce n'est plus du tout la même dynamique que de simplement suivre les ordres. Il y a tellement de choses à gérer, tout le temps... J'avais déjà eu l'occasion de le faire sur de courtes missions, mais sur une semaine complète, c'est... Intense.
Il hoche la tête, compréhensif. Et Logan, comment as-tu vécu cela ?
Épuisé aussi, monsieur, mais... je voudrais souligner que Clarke a été la vraie leader. Elle a pris la majorité des décisions. Je l'ai seulement assistée. Franchement, elle mérite sa place en première position du classement.
Je le regarde, abasourdie. C'est vrai que j'ai pris le rôle à cœur, mais je ne m'attendais pas pour entendre cela de la part de Logan. Une chaleur monte dans ma poitrine, mélange de fierté et de reconnaissance.
Très bien, dit Marcus avec un sourire en coin. Continuez comme ça. Vous êtes sur la bonne voie.
Avec ça, nous sommes enfin libres. Je n'attends pas une seconde de plus pour foncer sous la douche. L'eau chaude coule sur moi, emportant la crasse, la sueur, et une partie de la fatigue. Une heure plus tard, je suis propre, changée, et je me dirige vers le bureau de Lexa. Je frappe doucement, attendant son signal avant d'entrer. La voir là, assise à son bureau, concentré, fait naître un sourire automatique sur mon visage. Elle lève les yeux, et l'instant d'après je suis dans ses bras, installés sur ses genoux, poussant un soupir de contentement.
Par pitié, dis-moi que tu as aussi une semaine off... Murmurais-je, enfouissant mon visage dans son cou.
Elle rit doucement. Nous avons aussi marché ces 300 kilomètres, princesse. Bien sûr que j'ai une semaine off.
Meilleure nouvelle de la journée, soufflais-je en me blottissant encore plus.
Meilleure que le fait que vous soyez arrivés ? Demande-t-elle avec un sourire malicieux.
Oh, sans aucun doute, dis-je avant de l'embrasser tendrement, savourant enfin la paix de ce moment retrouvé.
Je prolonge le baiser, mes doigts se glissant dans ses cheveux sombres et soyeux. Pendant une semaine entière, cette simple proximité m'a manqué. Et maintenant, blottie contre elle, tout le stress, toute la fatigue accumulée semble s'évanouir peu à peu. Lexa me serre contre elle, sa main caressant doucement mon dos, comme si elle aussi s'accrochait à cette intimité retrouvée. On reste ainsi, dans le silence, profitant de ce moment volé avant que le tourbillon de la vie militaire ne nous rattrape à nouveau.
Tu m'as manqué même si tu étais à côté de moi, murmurais-je en laissant mon front reposer contre le sien.
Tu m'as manqué aussi, Clarke, répond-elle d'une voix douce, ses yeux vert brillant de tendre. Vous avez vraiment fait un bon travail, félicitations.
Je hoche la tête, fatiguée, mais une pointe de fierté dans la poitrine.
On a fait de notre mieux. Mais... c'était plus difficile que ce que j'imaginais.
Lexa m'observe, son regard scrutant chaque trait de mon visage. Ses yeux captent la fatigue qui pèse sur mes traits, les cernes sous mes yeux, et elle fronce légèrement les sourcils. Tu as besoin de repos, souffle-t-elle en effleurant ma joue du bout des doigts.
On a tous besoin de repos, dis-je avec un sourire taquin. Mais oui… j'avoue que je rêve d'un lit moelleux. D'un lit… Et de toi, ajoutais-je dans un murmure.
Elle me regarde intensément, un sourire à peine perceptible effleurant ses lèvres. Sa main remonte le long de ma nuque, et elle me tire doucement vers elle pour un autre baiser, plus profond, plus langoureux. Tout autour de nous disparaît. Il n'y a plus que nous deux, la chaleur de ses lèvres contre les miennes, la sensation de ses mains sur moi. Pour la première fois depuis des jours, je me sens pleinement vivante.
