Bonjour à tous
Constazz: Oui, enfin un peu de relâchement, on se détends, avant de reprendre à fond ahah
EliamHL: tous les deux jours, je trouve c'est un bon rythme quand même, même si je comprends l'impatience
Bonne lecture, un chapitre, un peu plus tranquille, avant d'amener la suite de leurs aventure !
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Je ne pouvais pas détacher mes yeux du sol, mes pensées tourbillonnantes sans fin autour des mots que je venais de prononcer. J'avais tout révélé, sans détour, et maintenant, il était impossible de revenir en arrière. J'errais dans les couloirs après cette foutue réunion. Les mots de mes supérieurs résonnaient dans ma tête : des retours positifs et des critiques constructives. Cependant, une seule chose accaparait mes pensées : Lexa.
La culpabilité me rongeait, comme un poison lent, s'infiltrant dans chaque recoin de mon être. J'étais terrifiée. Terrifiée de l'avoir blessée, de l'avoir trahie. Je pouvais à peine respirer en attendant sa réaction. Ce que j'avais écrit… Ce que j'avais dit… Je devais absolument parler à Lexa.
Après quelques minutes de marche, je me retrouvai devant la porte de la chambre de Lexa. J'hésitai quelques instants, avant de frapper doucement, espérant peut-être intérieurement qu'elle n'entendrait pas.
Entrez. Je poussai la porte et entrai timidement. Lexa était assise à un bureau, un carnet ouvert devant elle, mais elle tourna immédiatement son attention vers moi, avec un léger sourire, mais voyant mon état, ce sourire disparu vite et ses sourcils se froncèrent très rapidement.
Hey Babe, comment s'est passé ton entretien ? Demanda Lexa alors qu'elle me tendait la main pour que je vienne m'installer proche d'elle.
Je m'approchai lentement, hésitant à trouver les mots qui correspondraient à la situation. Je m'assis sur ses genoux, le regard toujours perdu vers le sol, mais je l'ai pris instantanément dans mes bras et la serrai comme si c'était le dernier câlin que je pourrais lui faire. La culpabilité me rongeait et j'allais devoir lui expliquer.
Ça s'est bien passé… Je crois, commençais-je, ma voix incertaine. Ils ont lu mon rapport, ils ont apprécié la plupart de mes retours. Mais il y a une chose que… je dois te dire.
Lexa me fixa, je le sentais, elle remonta doucement mon visage pour que nos yeux se rencontrent. Elle attendait la suite.
Je… J'ai parlé de toi, je devais faire un rapport sur tout le monde… Dont toi , avouais-je doucement, sentant ma gorge se nouer. J'ai mentionné l'incident lors de l'assaut, quand tu t'es figée sous le feu ennemi. J'ai… J'ai dit que tu ne pouvais pas retourner sur le terrain pour l'instant, que tu étais un danger pour toi-même et pour les autres dans ce genre de situation.
Un silence pesant tomba dans la pièce. J'avais rebaissé les yeux, n'osant plus la regarder, trop effrayée par la réaction qu'elle pourrait avoir sur son visage.
Je suis désolée… Ajoutais-je dans un murmure, me mordant la lèvre pour contenir ses émotions. Je… Je ne voulais pas te blesser, mais je devais dire la vérité.
Après ce qui sembla une éternité, Lexa me releva une nouvelle fois la tête. Elle déposa un baiser sur mes lèvres délicatement. Son expression n'était ni de la colère ni de la déception, mais une douce compréhension.
Mon cœur, murmura Lexa en prenant doucement mes mains dans les siennes. Tu as bien fait. Tu as dit la vérité, et c'est ce que j'attendais de toi.
Je fronçai les sourcils, incapable de comprendre. Mais… je t'ai fait du mal. J'ai dit que tu n'étais pas prête pour retourner sur le terrain, et je sais à quel point c'était important pour toi.
Lexa secoua doucement la tête, un petit sourire aux lèvres. Ce qui est important, c'est que tu aies été honnête. Et tu avais raison. Sur le terrain, je me suis figée… Et si c'était une vraie mission, cela aurait pu coûter des vies. Je ne veux pas être un danger pour mon équipe.
Je sentis mes yeux se remplir de larmes, à la fois soulagée et émue par les paroles de Lexa. Mais tu es une si bonne tacticienne… Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi brillant pour organiser des stratégies, anticiper les mouvements ennemis.
Lexa hocha doucement la tête. J'ai aimé être en retrait pendant cet exercice. Organiser, coordonner… C'est là que je me sens vraiment utile. Être sur le terrain n'est peut-être plus pour moi, pas pour l'instant en tout cas. Je le comprends maintenant. Elle serra un peu plus fort mes mains, son regard se faisant plus tendre, elle ne semblait vraiment pas m'en vouloir. Et tu n'as pas à te sentir coupable d'avoir dit ce que tu as dit. C'était nécessaire, Clarke. Tu as été une leader, et tu as fait ce qu'il fallait.
Je laissai échapper un léger sanglot, incapable de retenir plus longtemps mes émotions. Lexa me serra encore plus fort dans ses bras.
Je suis fière de toi, mon amour, murmura Lexa. Tu es une leader incroyable, et tu as montré aujourd'hui à quel point tu es prête pour cette responsabilité.
Je restai un moment blottie contre Lexa, apaisée par sa présence. Le poids de la culpabilité qui pesait sur mes épaules semblait s'évanouir peu à peu. Lexa l'avait compris, et cela suffisait.
Je ne voulais vraiment pas te blesser, murmurais-je une dernière fois.
Lexa me caressa doucement les cheveux. Tu ne m'as pas blessée. Tu m'as aidée à voir la vérité, et pour ça, je te remercie. Et puis, je leur ai dit moi-même avant que tu n'as à le faire.
Tu as quoi ? Dis-je choquée.
Je devais également faire un rapport sur ma situation, et j'ai été honnête. Je crois que j'apprécie encore plus d'être en retrait et en coordonnée. Aujourd'hui, peut-être que ma place n'est plus aux avant-postes. Et je me devais d'être honnête avec moi-même et avec eux. Si je retourne sur le terrain de cette manière, je serai un danger, pour moi et pour les autres et ce n'est pas envisageable. Je t'aime Clarke, plus que tout, mais avec cet exercice, je t'ai mis en danger, et s'il t'arrivait quelque chose par ma faute, je ne me le pardonnerais jamais. Ce que tu as fait sur le terrain, et en réunion malgré notre relation est honorable. Je suis fière de toi.
Nos regards se croisèrent, et je sentis une vague de soulagement et de reconnaissance me traverser. Doucement, je me relevai de ses genoux malgré son regard plein de réticence. Je pris sa main, glissant mes doigts entre les siens, et la guidai vers le lit. Un sourire doux apparut sur ses lèvres à ce geste, et je le lui rendis. Sans un mot, je la poussai délicatement sur le matelas, m'allongeant doucement sur elle. Nos regards se croisèrent une dernière fois avant que je ne me penche pour l'embrasser tendrement, nos lèvres se rejoignant dans une douceur infinie.
Je suis folle amoureuse de toi, Lieutenant Woods, murmurai-je contre ses lèvres, mon cœur débordant de tendresse. Et je suis incroyablement fière de toi, mon amour.
Elle répondit à mes baisers, ses mains glissant dans mes cheveux, ses doigts effleurant ma peau.
Je t'aime aussi, Princesse, répondit-elle finalement, d'une voix douce, mais puissante.
Je me penchai pour l'embrasser doucement, savourant la chaleur de ses lèvres contre les miennes. C'était doux, tendre, mais aussi rempli d'un désir profond. Ses mains glissèrent dans mes cheveux, me ramenant encore plus près d'elle. Je pouvais sentir son corps réagir à chaque baiser, chaque caresse. Nous nous mouvions ensemble, comme si nos corps connaissaient ce rythme, cette danse intime, depuis toujours.
Je suis là, soufflai-je contre ses lèvres entre deux baisers, mes doigts traçant des cercles sur sa peau, cherchant à la rassurer, à la faire sentir aimée. Je suis là avec toi, toujours.
Elle me regarda, ses yeux verts débordant d'émotions. Je pouvais y lire la même certitude que je ressentais. Rien d'autre n'avait d'importance. Pas la guerre, pas nos responsabilités. Juste nous. Ici. Maintenant.
Je continuai de l'embrasser, lentement, avec une tendresse que je réservais uniquement à elle. Mes mains explorèrent chaque contour de son corps avec délicatesse, apprenant, redécouvrant, comme si chaque touche, chaque geste, était un hommage à la femme qu'elle était. Lexa, forte et fragile à la fois, guerrière et amante.
Tu es tout pour moi, murmurais-je tout bas, mes lèvres effleurant la courbe de son cou. J'entendais son souffle devenir plus court, sentais son corps s'arc-bouter sous mes caresses, et cela me remplissait d'une douce chaleur.
Je plongeai mon regard azur dans ses yeux émeraude et lui demandai tendrement, tout en jouant avec l'ourlet de son tee-shirt : Est-ce que tu as envie… Maintenant ? Je rougissais, bien sûr, mais le sourire qu'elle me fit valait tout l'or du monde.
J'ai toujours envie de toi, mon amour, murmura-t-elle en remontant doucement mon tee-shirt, embrassant tendrement ma mâchoire. Rapidement, nous nous retrouvâmes nues l'une sur l'autre, enveloppées dans un échange de baisers passionnés.
Mes lèvres glissèrent lentement le long de son corps, évitant de lui faire des suçons, mais marquant sa peau d'un rouge tendre. Je m'aventurai vers sa poitrine, l'embrassant, mordillant et léchant chaque sein à tour de rôle, intensifiant son désir. Elle se tortillait sous moi, gémissant, me suppliant de continuer, et j'adorais ça.
Après un moment à apprécier sa douceur, je sentis ses mains s'enrouler dans mes cheveux, me guidant vers son corps. Je riant doucement alors que je poursuivais mes baisers, me dirigeant vers son intimité sans jamais m'y arrêter, ce qui lui valut un grognement frustré. J'embrassai et mordillai l'intérieur de ses cuisses, la pressant de me supplier de la libérer de ce désir insatiable.
Bébé… S'il te plaît… Murmura-t-elle faiblement.
Tout pour vous servir, ma reine, répondis-je finalement avant de me diriger vers son intimité. Je l'embrassai délicatement, son odeur et son humidité me rendaient folle, et je me forçai à me contrôler pour faire durer le plaisir. Je pris son clitoris en bouche, le titillant doucement pour faire grimper son excitation. À chaque supplication, je descendis et sortis ma langue, caressant son entrée, la sentant bouger, ses mains s'enfonçant dans mes cheveux. Après quelques secondes de supplice pour elle, je l'introduisis délicatement, provoquant un râle puissant de soulagement.
Je continuai à m'occuper d'elle comme elle le méritait, alternant entre pénétrations, baisers et mordillements de son clitoris. Lorsque je sentis qu'elle était proche, je me retirai, introduisant délicatement un doigt en même temps que ma bouche s'occupait uniquement de son clitoris. Après quelques secondes, elle atteignit l'extase, et je ne m'arrêtai pas, continuant mes doux supplices jusqu'à ce qu'elle redescende de son nuage.
Bébé… Stop… Je ne peux plus… me supplia-t-elle après quelques instants.
Après un dernier baiser, un dernier coup de langue qui la fit se cambrer à nouveau, je remontai mes baisers jusqu'à sa bouche, l'embrassant avec toute l'intensité de l'amour que j'avais pour elle. Je la laissai reprendre son souffle, me blottissant contre elle et après quelques instants, je l'entendis murmurer : Tu es mon monde, mon amour. Je relevai rapidement la tête, pas sûre d'avoir bien entendue, mais vue le rougissement sur ses joues, je n'avais pas rêvé.
Et tu es le mien mon cœur. Elle m'embrassa alors tendrement, avant de retourner la situation à son avantage, je me retrouvais donc maintenant sous elle, et elle en profita, longuement, toute la nuit. Notre amour était au plus fort, et après de longs moments langoureux, nous finîmes par nous endormir dans les bras l'une de l'autre.
Le lendemain, nous retournons à l'Académie, le cœur léger et rempli d'une douce nostalgie. C'est la fin de notre mission ici, et même si un peu de mélancolie m'envahit, je suis satisfaite de ce que j'ai accompli. Cependant, une pensée troublante me taraude : demain, je suis convoquée dans le bureau de Marcus Kane. J'ai demandé à Lexa si elle savait de quoi il s'agissait, mais elle n'en a aucune idée, ce qui ne fait qu'amplifier mon angoisse.
En attendant les résultats officiels, nous sommes désormais libres de profiter de notre temps, et cela nous permet de relâcher un peu la pression. Cet après-midi, Raven, Octavia et moi avons décidé d'aller à la salle de musculation, histoire de décompresser et de s'amuser un peu. L'ambiance est légère, les rires fusent, et l'exercice fait du bien après tant de stress accumulé ces dernières semaines.
Tout allait bien, jusqu'à ce que la porte s'ouvre soudainement, laissant apparaître Lexa, Anya et Lincoln. Octavia, en voyant son copain qu'elle n'a pas vu depuis un moment, se précipite vers lui, un large sourire aux lèvres. Leurs retrouvailles sont adorables, et nous les laissons profiter de ce moment avant que tout le monde ne se retrouve à discuter.
« Dites-moi, recrues, pourquoi alors que vous avez l'occasion de vous reposer, vous êtes ici à pousser de la fonte ? » Demande Anya en plaisantant, ses yeux brillants de malice.
Raven, jamais à court de répliques, prend une pose fière et montre ses abdos à Anya. « Ce corps de rêve s'entretient, bébé, » réplique-t-elle avec un clin d'œil. Tout le monde éclate de rire, et Anya secoue la tête en souriant.
« Hum… Effectivement, je ne voudrais pas perdre ça, » répond Anya en embrassant tendrement Raven, faisant naître une vague de sourires autour de nous. « Mais, malgré tes jolis abdos, je suis sûre que je te bats les yeux fermés. »
Raven, piquée au vif, répond aussitôt, « Tu me défit, chérie ? »
Anya sourit malicieusement. « Non, on vous défie toutes les trois. Trois contre trois. Ça vous dit ? »
Je ris, amusée. « Comme si c'était équitable avec Lincoln dans votre équipe. »
Lexa me regarde avec un sourire provocateur. « Tu me défies, Griffin ? »
Je croise les bras, feignant un air de défi. « Jamais, lieutenant. » Mon ton est plein de confiance, mais je sais que Lexa est redoutable en compétition. Ça ne va pas être facile.
« Alors, c'est décidé, » déclare Anya avec un clin d'œil. « Un défi entre vous trois et nous trois. Musculation, exercices d'endurance et un petit concours de force pour conclure. »
Raven, Octavia et moi échangeons un regard complice. « On est prêtes, » dis-je, résolue. Octavia, qui est sans conteste la meilleure en musculation de la section, affiche un sourire confiant. Elle sera notre atout.
La première épreuve est simple : soulever des haltères. Octavia démarre en beauté, attrapant un poids lourd et enchaînant les répétitions avec une aisance déconcertante. À côté d'elle, Raven et moi suivons le rythme, bien que plus modestement. De l'autre côté, Lexa est concentrée, Anya garde son calme habituel, et Lincoln… Eh bien, il semble soulever les poids comme s'ils ne pesaient rien.
« Lincoln triche avec sa force naturelle, » plaisante Octavia, sans cesser son enchaînement impeccable.
« C'est ça, trouve-toi des excuses, » réplique Lexa avec un sourire amusé.
La deuxième épreuve est l'endurance : une série de pompes. Là encore, Octavia mène le jeu avec une technique parfaite, tandis que Raven et moi, nous concentrons pour suivre le rythme effréné. De l'autre côté, Anya et Lexa s'en sortent très bien, mais c'est Lincoln qui impressionne tout le monde en tenant la cadence sans jamais faiblir.
« Alors, c'est ça vos fameux muscles, les filles ? » Taquine Lincoln, mais sa remarque ne fait que redoubler notre détermination.
« Attends un peu, tu ne nous as pas encore vues à l'œuvre, » réplique Raven avec défi.
Enfin, vient l'épreuve finale : la levée de poids lourds, mais cette fois-ci avec des squats, un exercice qui combine force et endurance. Là, Octavia entre en mode « machine ». Ses mouvements sont fluides, précis, et elle enchaîne les répétitions sans broncher. Anya commence à montrer des signes de fatigue, tandis que Lexa tient bon, concentrée et déterminé. Lincoln, toujours impressionnant, semble presque inépuisable.
Mais c'est Octavia qui impressionne le plus. À chaque répétition, elle pousse un peu plus loin ses limites, jusqu'à ce que même Lincoln commence à montrer des signes d'épuisement.
« Bon, je crois qu'on peut s'avouer vaincus sur ce coup, » admet Lexa en jetant un coup d'œil à Lincoln, qui fait un signe de la tête, un sourire sur les lèvres.
« On a gagné ! » S'exclame Raven en levant les bras en signe de victoire. Octavia affiche un sourire satisfait, visiblement ravie de nous avoir portées à la victoire.
Lexa s'approche de moi, essoufflée, mais souriante. « D'accord, je l'avoue, vous nous avez battus à plate couture. » Elle glisse une main autour de ma taille, et je sens la chaleur de son corps contre le mien.
« Jamais douté une seconde, » dis-je avec un clin d'œil, bien que j'aie été très proche de craquer à plusieurs moments.
Lincoln, de son côté, salue Octavia avec une tape amicale sur l'épaule. « Impressionnant, O. Je vais devoir m'entraîner plus dur pour te rattraper. »
Octavia, toujours modeste malgré ses compétences, sourit. « Tu te débrouilles pas mal non plus, Linc. Mais oui, il va falloir que tu te remettes au travail ! »
Anya, visiblement épuisée, s'approche de Raven et l'enlace. « Bon, peut-être que j'ai sous-estimé tes abdos, » dit-elle en riant.
Raven l'embrasse tendrement. « Je t'avais prévenue. »
Nous finissons tous par éclater de rire, l'atmosphère détendue et amicale après la compétition. C'était exactement ce dont nous avions besoin après tant de tension, et je ne peux m'empêcher de sentir que peu importe ce qui m'attend demain dans le bureau de Kane, je ne suis pas seule. J'ai Lexa, Raven, Octavia, et tout ce groupe autour de moi. Et pour l'instant, c'est tout ce qui compte.
La convocation de Marcus me tourne en tête depuis la veille. Je me rends à son bureau, le ventre noué par l'anxiété, mon esprit débordant de spéculations. Pourquoi cette réunion ? Pourquoi maintenant ? J'ai demandé à Lexa si elle savait quelque chose, mais elle m'a dit qu'elle n'en avait pas la moindre idée en haussant les épaules. Je n'ai pas pu en apprendre plus, et cela n'a fait qu'augmenter mon stress.
Lorsque j'arrive devant la porte du bureau, je prends une grande inspiration et frappe doucement. La voix familière de Marcus me permet d'entrer. En ouvrant la porte, je me fige légèrement. Le général Mills est là aussi. Mon stress monte en flèche. Qu'est-ce qui peut bien se passer ?
Clarke, merci d'être venue, dit Marcus en m'invitant à m'asseoir.
Je m'assois, le dos raide, et mon regard se tourne vers Mills, puis revient sur Marcus. Ils échangent un regard complice avant de commencer.
Clarke, nous avons beaucoup réfléchi à la situation de Lexa, commence Marcus d'une voix posée. Mon cœur rate un battement. Ils vont me parler de Lexa ? Mon esprit s'emballe, passant en revue les pires scénarios possibles. Nous avons pris en compte les arguments que tu as présentés, à la fois sur le terrain et dans ton rapport.
Je m'efforce de garder une expression neutre, mais mes mains tremblent légèrement. J'ai peur de ce qu'ils pourraient dire. Est-ce qu'elle va être sanctionnée ? Retirée du service actif ? Je m'inquiète pour elle, pour nous…
Après réflexion, poursuit Marcus, nous avons décidé de nommer Lexa capitaine.
Je cligne des yeux, surprise. Mon esprit met quelques secondes à enregistrer l'information.
Capitaine ? Murmurais-je, encore sous le choc. Mais… je croyais que… J'essaye de comprendre. J'étais convaincue qu'ils ne la laisseraient pas retourner sur le terrain, alors comment… ?
Mills prend la parole, son ton calme, mais ferme. Nous avons reconnu ses compétences exceptionnelles en stratégie et en coordination. Elle pourra retourner sur le terrain, mais sous un nouveau rôle. En tant que capitaine, elle restera en retrait, coordonnant les opérations tout en évitant les premières lignes. C'est là où elle est la plus efficace, et où elle peut réellement briller sans se mettre ou mettre les autres en danger.
Je sens une vague de soulagement m'envahir, suivie d'une immense fierté pour Lexa. Elle mérite tellement cette promotion, et savoir qu'elle va pouvoir continuer à faire ce qu'elle aime, dans un rôle qui lui convient mieux, me remplit de joie. Mais je reste perplexe.
Je suis heureuse pour elle, dis-je sincèrement. Mais… pourquoi me le dire à moi maintenant ?
Marcus sourit, presque avec tendresse. Parce que nous aimerions que ce soit toi qui lui remettes son insigne de capitaine.
Je reste bouche bée. Je sens mon cœur s'emballer de nouveau, cette fois d'une toute autre manière.
Moi ? Je ne peux cacher ma surprise. Vous voulez que ce soit moi qui lui fasse cet honneur ?
Tu l'as beaucoup aidé dans cette histoire, plus que tu ne peux te rendre compte. Depuis que tu es arrivée, elle est plus joyeuse, plus détendue, elle redevient la Lexa que j'ai connue avant tout ça. Et c'est grâce à toi qu'on a ouvert les yeux sur la situation. Dit Marcus en posant ses mains sur son bureau. Tu es plus que sa copine, et nous pensons que c'est toi qui dois lui remettre cette distinction.
Je suis submergée d'émotion à cette idée. Je n'arrive presque pas à croire ce que j'entends, mais je n'hésite pas une seconde. Bien sûr, j'accepte, avec plaisir. Ce serait un honneur.
Marcus me sourit, satisfait de ma réponse. Nous ferons l'annonce lors de la cérémonie de remise des diplômes pour vous tous. Ce sera une belle surprise.
Dois-je prévenir sa famille ? Demandais-je, réalisant que c'est un moment important pour Lexa et qu'elle pourrait vouloir partager cela avec ses proches.
C'est à toi de décider, Clarke, répond Marcus avec un sourire complice. Si tu penses que ça lui ferait plaisir, alors oui, fais-le.
Je hoche la tête et décide d'envoyer un message à Luna, sa sœur. Elle et Lexa ont une relation compliquée, mais je sais que ça compterait pour elle.
[De Clarke] Salut Luna, j'ai quelque chose de spécial à te demander. Lexa devient Capitaine demain. Pourrais-tu être là ? Je pense que ça lui ferait plaisir. J'ai été prévenue il y a cinq minutes, désolée pour le délai. Bonne journée, Clarke
En sortant du bureau, je ne peux m'empêcher de sourire. Tout en moi exulte de joie pour Lexa. Je suis tellement fière d'elle et tellement excitée par cette annonce. Mais en même temps, je dois absolument garder cela secret. Ce n'est pas une mince affaire, surtout lorsque je croise Lexa quelques minutes plus tard, son sourire éclatant et ses yeux perçants comme toujours. Je lutte pour ne rien laisser paraître.
Alors, cette réunion avec Kane ? Demande-t-elle avec curiosité, une lueur d'inquiétude dans les yeux.
Oh, rien de bien important, dis-je en essayant de rester détachée. Des trucs administratifs, tu sais.
Elle me regarde, un sourcil arqué, mais finit par hocher la tête. Tu ne sais définitivement pas mentir mon amour.
Je ris doucement, essayant d'être la plus convaincante possible. Nan, mais je te jure que c'était pour de l'administratif.
Elle me fixe encore un moment, mais finit par sourire et changer de sujet. J'ai réussi. Je garde le secret. Mais ce n'est pas facile… Chaque fois que je la regarde, j'ai envie de lui dire à quel point je suis fière d'elle, et combien elle mérite cette promotion. Je brûle d'impatience à l'idée de la voir découvrir ce qui l'attend.
Le plus dur reste à venir : attendre demain, le jour de la cérémonie, quand je pourrai enfin lui remettre cet insigne et lui montrer à quel point je crois en elle.
