Bonjour à tous,
Constazz:Alors à tous les coups, ca se passe pas du tout comme ça une cérémonie, mais je me l'imagine bien comme ça mdr' En tout cas merci pour l'infos sur les officiers/sous-officiers, c'était la preuve de mon ignorance total.
Ah ouais ? Je comprends pas, c'est un amour pourtant ahaha
EliamHL: Merci pour ton commentaire ;)
Bonne Lecture !
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J'ajustais pour la cinquantième fois, au moins, le col de mon uniforme, incapable de calmer mes nerfs. Quelques jours seulement s'étaient écoulés depuis la cérémonie de remise des diplômes, et après avoir profité d'un peu de temps avec Lexa, j'allais enfin recevoir mon affectation. J'avais fait plusieurs demandes, essayant de cibler des unités où Lexa pourrait être assignée, espérant pouvoir rester proche d'elle.
Pourtant, c'était une convocation bien particulière qui m'attendait ce matin-là : celle du général Mills en personne. Ce n'était pas dans ses habitudes, selon ce que Lexa m'avait dit, ce qui ne faisait qu'accentuer mon angoisse. Pourquoi le général, l'une des figures les plus redoutables de l'armée, souhaitait-elle me rencontrer ?
Inspirant profondément, je me postai devant la porte et frappai sans hésitation. Plus vite, cet entretien serait terminé, plus vite, j'aurais des réponses.
Entrez, ordonna une voix ferme de l'autre côté.
Je pris une profonde inspiration et poussai la porte, me mettant aussitôt au garde-à-vous. Le général se tenait debout derrière son bureau, l'air imposant, le regard acéré.
Lieutenant Griffin, je vous attendais. Installez-vous, dit-elle d'un ton neutre, en désignant la chaise face à elle.
Je m'assis, essayant de paraître aussi sereine que possible. Lexa m'avait toujours donné confiance, même face aux supérieurs les plus intimidants. Mais en face-à-face, seul, avec cette femme… C'était une autre histoire. Le général Mills avait une aura écrasante, et je sentais la pression monter sous son regard perçant.
Comme vous le savez, Lieutenant Griffin, j'ai été particulièrement impressionnée par vos performances pendant votre formation. Je suis d'ailleurs l'une de celles qui ont plaidé pour que vous soyez nommée, lieutenant, commença-t-elle d'un ton qui laissait peu de place à l'erreur. Je hochai la tête, surprise par cette révélation, mais je restai silencieuse, attendant qu'elle continue. Vos capacités durant l'exercice final ont confirmé mon jugement : vous avez démontré un leadership hors pair, une organisation irréprochable, et une force mentale rare pour quelqu'un de votre rang. Ce sont des qualités que je recherche dans les membres de mon unité. Son unité ? Je fronçai les sourcils, essayant de saisir où elle voulait en venir. Je dirige une unité spéciale, le Groupe d'Intervention Avancée, expliqua-t-elle lentement. C'est une unité secrète. Seule une poignée de personnes dans tout le pays en connaissent l'existence. Et j'aimerais que vous la rejoigniez. Mon cœur manqua un battement. Une unité spéciale ? Mais… pourquoi moi ? Je ne suis qu'une nouvelle diplômée, il y a forcément des candidats plus qualifiés. Mille questions se bousculaient dans ma tête, mais avant que je puisse parler, elle leva une main pour m'interrompre. Il y a des conditions, poursuivit-elle en me fixant droit dans les yeux. Premièrement, cette affectation est confidentielle. Personne ne doit savoir, ni vos amis, ni votre famille, ni même vos supérieurs actuels. Jusqu'à ce que vous soyez en mission officielle, vous ne pourrez en parler à personne, pas même aux personnes qui vous sont le plus proche. Compris ?
J'ouvris la bouche, incapable de m'empêcher de demander :
Mais… je suis censée dire quoi ?
Ce n'est pas mon problème, lieutenant, répliqua-t-elle sèchement. Je déglutis, me redressant sur ma chaise pour ne pas paraître déstabilisée. Elle marqua une pause, comme pour s'assurer que j'avais bien compris, puis repris :
Vous aurez une première phase de tests pour évaluer si vous êtes définitivement apte à rejoindre cette unité. À l'issue de ces tests, si vous réussissez, vous aurez la possibilité d'en parler à une seule personne de votre choix. Une seule. Est-ce clair ?
Oui, madame.
Est-ce que cela vous intéresse ? Demanda-t-elle alors, ses yeux scrutant chaque réaction.
Je me mordis la lèvre, l'hésitation visible. Une partie de moi brûlait de se lancer dans cette aventure, de prouver ce dont j'étais capable. Mais l'autre… Cette autre partie, plus vulnérable, doutait. Venir d'être diplômée, c'était une chose. Intégrer une unité secrète… J'étais prête à tout cela ?
Vous pensez vraiment que j'ai les capacités pour cette unité ? Enfin, je veux dire… Je viens tout juste de sortir de l'académie et…
Le général fronça les sourcils, coupant court à mon babillage.
Remettez-vous en cause mes compétences d'évaluation et de jugement, lieutenant ?
Non, bien sûr que non, madame, dis-je précipitamment, baissant la tête.
Elle resta silencieuse un moment, avant de hocher la tête.
Bien. Vous recevrez l'heure et le lieu du rendez-vous demain. L'évaluation commence dans deux jours. En attendant, ne changez rien à vos habitudes. Profitez du Capitaine Woods pendant ces quelques jours, ajouta-t-elle avec un léger sourire énigmatique.
Je me raidis à l'entente du nom de Lexa, mais restai silencieuse. Le général se leva, me serrant la main brièvement avant de m'accompagner à la porte, marquant la fin de notre échange. Je sortis du bureau, l'esprit en ébullition.
En rentrant chez nous, je fus soulagée de constater que Lexa n'était pas encore là. J'avais besoin de bouger, de courir, de me vider l'esprit avant de la voir. Je me changeai rapidement et sortis pour une longue course.
Les kilomètres défilèrent sous mes pieds. 5, puis 10… 15 kilomètres plus tard, je me sentais un peu plus légère. Le poids de la décision qui m'attendait n'avait pas disparu, mais au moins, je me sentais plus calme.
Quand je rentrai, Lexa était assise sur le canapé, plongée dans un livre. Elle leva les yeux en me voyant entrer, un sourire tendre illuminant son visage.
Hey, bébé, murmura-t-elle.
Coucou, mon cœur, répondis-je en me penchant pour déposer un baiser sur ses lèvres.
Comment s'est passé ton rendez-vous ?
Bien, bien… Ils m'ont dit qu'ils me laisseraient encore deux jours avant de prendre une décision.
Lexa hocha la tête, visiblement satisfaite de la réponse. Mais avant que je puisse m'enfoncer plus dans mes mensonges maladroits, elle se leva avec un sourire malicieux.
Que dirais-tu d'un peu d'aide pour te laver le dos ?
Est-ce que tu insinues que je sens mauvais ? Demandai-je, faussement outrée.
Oh, absolument pas. Tu sens divinement la rose, rit-elle.
Je roulai des yeux, amusée, avant de lui prendre la main pour l'entraîner vers la salle de bain. Très vite, les baisers devinrent plus pressants, les vêtements tombèrent, et l'eau chaude enveloppa nos corps. L'espace d'un instant, tout le reste disparut. Il n'y avait plus de secret, plus de pression, juste elle et moi.
Deux jours plus tard, je me tenais dans une salle étroite, à l'entrée d'un bâtiment que je n'avais jamais vu auparavant. Ce complexe isolé était loin des installations habituelles, dissimulé au milieu de la forêt et surveillées par des gardes lourdement armés. L'atmosphère pesante accentuait ma nervosité, et je ne pouvais m'empêcher de jeter des coups d'œil autour de moi, le cœur battant. Soudain, j'entendis des pas précipités derrière moi. Je me retournai brusquement et aperçus Octavia, qui se figea en me reconnaissant. Elle avait l'air aussi surprise et tendue que moi.
Clarke ? Mais… qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda-t-elle, les sourcils froncés par la confusion.
J'ai reçu une convocation, répondis-je d'une voix hésitante. Toi aussi ?
Octavia hocha la tête, les lèvres entrouvertes comme si elle cherchait les mots. Mais avant qu'elle ne puisse ajouter quoi que ce soit, une autre voix familière s'éleva, teintée de surprise.
Qu'est-ce que vous faites là, toutes les deux ?
Nous nous retournâmes pour voir Bellamy franchir la porte. Un sourire mi-amusé, mi-surpris se dessina sur son visage.
On a été convoquées, répondit Octavia avant de lancer un regard perplexe à son frère. Et toi ?
Bellamy haussa les épaules, les yeux passant de moi à sa sœur comme s'il tentait de résoudre un mystère.
Pareil. Je pensais que c'était juste pour moi, mais apparemment…
Ses mots furent interrompus par le bruit d'une autre porte qui s'ouvrit brusquement. Je me tournai juste à temps pour voir Raven entrer, l'air tout aussi perdu que nous. Elle n'eut même pas le temps de nous saluer qu'une autre porte s'ouvrit, laissant apparaître Anya, droite et impassible.
Et puis… une dernière personne entra dans la pièce. Mon cœur se serra en la voyant. Lexa. Elle portait son uniforme impeccable, l'expression aussi perplexe que la mienne. Nos regards se croisèrent, et un mélange de soulagement et d'inquiétude passa entre nous.
Lexa ? Soufflai-je, incapable de masquer mon étonnement.
Clarke, murmura-t-elle en retour, un sourire indéfinissable flottant sur ses lèvres.
L'unité spéciale… Nous en faisions tous partie ? Comment était-ce possible ? Je déglutis, essayant de comprendre ce que cela signifiait. Nous n'étions plus seuls dans la pièce ; D'autres recrues arrivaient, des visages connus et d'autres totalement inconnus. La tension monta d'un cran.
C'est quoi ce bordel ? Murmura Raven, jetant des regards autour d'elle. C'est une blague ?
Si c'est une blague, je ne la trouve pas drôle, grogna Bellamy, la mâchoire crispée.
Le chaos était sur le point d'éclater, mais une voix autoritaire retentit, imposant immédiatement le silence.
Il n'y a aucune blague, très cher, déclara le général Mills, apparaissant derrière nous avec son habituel air sévère. Bienvenue dans le Groupe d'Intervention Avancée. À partir d'aujourd'hui, vous entrez en phase de test.
Un silence de plomb tomba sur la pièce. Chacun échangea des regards inquiets et incertains, mesurant le poids des paroles du général. Je sentis un mélange de soulagement et de panique en réalisant que mes amis étaient là. Nous serions ensemble… Mais pour combien de temps ?
Notre objectif est simple : confirmer votre profil et déterminer si vous êtes les meilleurs, reprit-elle d'un ton froid. À partir de maintenant, vos vies ne seront plus jamais les mêmes. Préparez-vous. Les tests commencent dès demain, à l'aube. Sachez toutefois que vous ne serez pas tous sélectionnés.
Ses mots résonnèrent dans l'air, implacables. Puis elle pivota sur ses talons et quitta la salle, nous laissant là, stupéfaits et accablés par l'incertitude. Je me tournai immédiatement vers Lexa, faisant abstraction des murmures autour de nous. Je m'approchai, incapable de contenir ma frustration mêlée de soulagement.
Lex', je…
Clarke, calme-toi, murmura-t-elle doucement, posant une main apaisante sur mon bras. Je comprends. Tu n'avais pas le droit de m'en parler, c'est ça ?
Je fermai les yeux, sentant le poids de la culpabilité sur mes épaules.
J'aurais voulu te le dire… Mais…
Je sais, souffla-t-elle en esquissant un sourire. Je connais Mills. Elle te terrifie, hein ?
Je laissai échapper un rire nerveux, hochant la tête. Un peu, avouai-je à contrecœur.
Ne t'inquiète pas, Clarke. Je suis contente que tu sois là. Maintenant, il ne reste plus qu'à réussir ces tests, ensemble, ajouta-t-elle en me prenant dans ses bras. Si on s'en sort, on ne sera jamais séparées.
Ensemble, murmurais-je en écho, me laissant apaiser par sa présence.
Un des gardes nous fit signe de le suivre et nous conduisit vers nos chambres. Nous serions logés par deux. À peine eut-il énoncé cette information que j'insistai pour être dans la même chambre que Lexa. Désolée, Raven, mais cette fois, tu seras avec Anya, pensai-je en moi-même, sachant que cela ne dérangerait ni l'une ni l'autre. Dès que nous fûmes installées dans la petite chambre, je jetai un coup d'œil aux deux lits séparés. Hors de question de dormir à un mètre l'une de l'autre. Je les poussai ensemble d'un coup d'épaule, ce qui fit éclater Lexa de rire.
Tu ne perds pas de temps, dit-elle en secouant la tête avec amusement.
Absolument pas, répondis-je, un sourire espiègle sur les lèvres.
Nous nous installâmes sous les draps, blotties l'une contre l'autre. Un sentiment de calme m'envahit. Lexa me tenait contre elle, ses doigts glissant doucement dans mes cheveux, et je fermai les yeux, profitant de ce bref moment de tranquillité.
Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu penses qu'ils attendent de nous ? Murmurai-je.
Je ne sais pas, répondit-elle doucement. Mais peu importe ce qu'ils ont prévu… On s'en sortira. Ensemble.
Je souris, me laissant bercer par sa voix. Les incertitudes du lendemain s'effacèrent, au moins pour cette nuit. Demain, nous affronterions l'inconnu… Mais nous le ferions côte à côte. Et ça, c'était tout ce qui comptait.
Le lendemain, nous fûmes réveillés à l'aube et rassemblés dans une vaste salle d'entraînement, éclairée par des projecteurs blafards. Le silence régnait alors que nous attendions, les visages tendus et l'esprit encore embrumé par le peu de sommeil que nous avions eu. Soudain, la porte s'ouvrit brusquement, et le général Mills entra, suivi de près par le Colonel Swan. Toutes deux se tenaient droites, imposantes, l'expression impassible.
Bonjour à tous ! Lança le général d'une voix forte qui résonna dans la pièce, attirant instantanément notre attention. J'espère que vous avez bien dormi, car pour les 48 prochaines heures, vous appartenez à moi et au Colonel Swan. Elle marqua une pause, balayant la salle du regard, jaugeant chacun d'entre nous comme si elle pouvait déjà deviner qui tiendrait le coup et qui plierait sous la pression. Notre objectif est simple, reprit-elle, d'un ton encore plus tranchant : créer la meilleure unité possible. Actuellement, vous êtes répartis en trois catégories. Elle se tourna vers les officiers rassemblés devant elle, nous comptant un à un. Nous avons deux capitaines parmi vous : Woods et Johnson. À la fin de ces tests, il n'en restera qu'un seul. Les deux capitaines échangèrent un regard discret, une lueur de défi dans leurs yeux. L'atmosphère se tendit d'un cran. Ensuite, continua-t-elle, il y a cinq lieutenants : Griffin, Ray, Jones, Williams, et Brown. Je n'en sélectionnerai que deux. Mon cœur se serra. Mes chances de réussite semblaient encore plus minces, mais je me redressai inconsciemment, déterminée à ne rien laisser transparaître. À mes côtés, Ray et Jones se raidirent, tandis que Williams et Brown se contentaient d'observer en silence. Enfin, reprit-elle d'un ton glacial, nous avons dix sous-lieutenants : Blake Octavia, Blake Bellamy, Reyes, Davis, Garcia, Martinez, Hernandez, Smith, Wilson, et Robbins. À la fin, seuls cinq d'entre vous resteront.
À ces mots, les sous-lieutenants se lancèrent des regards nerveux. Octavia se mordilla la lèvre, et je vis Bellamy serrer les poings. Les mots du général planaient comme une menace tangible dans l'air.
Les tests que nous avons préparés seront exigeants, que ce soit physiquement ou mentalement. Nous allons tester vos compétences, votre endurance, votre force mentale, et votre capacité à fonctionner en équipe sous une pression extrême, ajouta le Colonel Swan, ses yeux perçants fixés sur nous. Vous devrez puiser dans chaque parcelle de détermination et de courage que vous possédez.
Le général Mills reprit la parole, sa voix empreinte d'une autorité indiscutable.
Je ne veux rien de moins que l'excellence. Si vous échouez, si vous abandonnez, ou si vous montrez la moindre faiblesse, vous serez éliminés. Seuls ceux qui donneront le meilleur d'eux-mêmes auront une place dans cette unité. Elle marqua une pause, puis un mince sourire effleura ses lèvres. Vous avez une demi-heure pour vous préparer. Soyez prêts. Le premier test commence à l'extérieur. Vous y serez informés des détails.
Sans un mot de plus, elle pivota et quitta la pièce, suivie par le Colonel Swan. Le silence retomba sur nous comme une chape de plomb, chargé de tension et d'appréhension. Nous nous regardions les uns, les autres, chaque visage un mélange de détermination, de doute et d'angoisse. J'échangeai un bref regard avec Lexa, qui m'adressa un signe de tête discret. Pas besoin de mots. Nous savions que ces prochaines heures allaient nous pousser au-delà de nos limites. Mais nous n'avions pas le choix. Nous devions réussir. Pour nous, pour l'équipe… Pour ne pas être séparés. Je pris une profonde inspiration. C'était le moment de montrer de quoi j'étais capable. Nous partîmes nous mettre en jogging et l'on rejoignit le point de rencontre, où Swan et Mills nous attendais déjà.
Bien ! Le premier test sera simple et direct, annonça le général Mills. Il s'agit d'une épreuve d'endurance pour évaluer votre condition physique de base. Vous devrez courir un parcours de 10 kilomètres, sur un tracé balisé à l'extérieur. Pour obtenir la note maximale, vous devrez battre votre temps personnel de référence d'au moins 2 minutes. Vous avez 60 minutes pour boucler le parcours. Si vous échouez à cette première étape, vous réduisez d'office vos chances de rester parmi nous. Elle marqua une pause pour laisser les informations se graver dans l'esprit de chacun. Les temps de référence que vous avez indiqué avant d'arriver ici sont affichés à l'écran derrière moi. Je m'attends à ce que chacun d'entre vous se dépasse. Vos performances seront comparées et comptabilisées. Vous n'êtes pas seulement en compétition contre vous-même, mais également les uns contre les autres. Allez-vous vous laisser distancer ? Où montrer que vous avez ce qu'il faut ?
Elle balaya la pièce du regard, un sourire féroce sur les lèvres. Le parcours est simple : vous suivez le chemin balisé et revenez au point de départ. Aucun raccourcit, aucun détour, ou vous serez disqualifiés. Des moniteurs suivront vos performances. À votre retour, vous devrez tous vérifier votre temps et signaler votre présence à l'un des officiers.
J'échangeai un regard avec Lexa tandis que le reste du groupe se préparait. Je sentais déjà la fatigue dans ses jambes, et un soupir lui échappa.
Pourquoi est-ce qu'il a fallu que je fasse une sortie de 15 kilomètres hier ? Murmurais-je faisant rire doucement Lexa.
Il fallait bien que tu impressionnes tout le monde, n'est-ce pas ? Répondit Lexa en secouant la tête, un sourire en coin.
Si c'était le cas, ça a clairement raté… Soufflais-je, massant discrètement mes mollets.
Nous échangeâmes un sourire complice avant que Lexa ne jette un œil à l'écran.
Quel est ton objectif, Babe ? Demanda-t-elle avec curiosité.
Je plissai les yeux, fixant le tableau avec détermination. Mon temps de référence est de 37 minutes… Alors 35 devraient faire l'affaire. Toi ?
35 aussi.
Je haussai un sourcil, un éclat de malice brillant dans mon regard. Alors… qui de nous deux va franchir la ligne en premier ? Lançai-je, une lueur de défi dans la voix. Pour une fois, je savais que j'avais mes chances contre elle. Lexa écarquilla les yeux, surprise, avant qu'un sourire joueur n'étire ses lèvres.
Tu veux vraiment jouer à ça, Griffin ?
Oh, je n'ai pas envie de jouer. J'ai juste envie de gagner.
On verra ça.
Lorsque le général Mills donna le signal, nous nous élançâmes à toute vitesse, nous étions parfaitement synchronisées. On s'éloigna assez rapidement des autres. Le parcours serpentait à travers une série de sentiers entourés d'arbres, avec quelques montées et descentes brusques pour tester leur endurance. J'essayais de maintenir un rythme soutenu, voyant Lexa souffrir un peu. Dès que l'une de nous ralentissait, l'autre augmentait sa vitesse pour creuser l'écart. À mi-parcours, je sentais la fatigue s'accumuler. Foutu 15 km de la veille. Mes jambes étaient en feu, tout comme mes poumons. Mais Lexa semblait encore plus mal en point que moi, ce qui me motivait particulièrement.
Tu faiblis, bébé ? Lançais-je, le souffle court, avec un petit sourire vainqueur.
T'inquiètes pas pour moi, répondit Lexa, serrant les dents, déterminée.
On continua comme ça pendant quelques kilomètres, repoussant nos limites, chaque montée devenant un nouveau défi, chaque descente, une opportunité de reprendre de la vitesse. Au 8e kilomètre, je savais que la course était pliée. Ce n'étais plus que du mental. Je décidai donc d'accélérer brusquement, malgré mes muscles qui me suppliaient d'arrêter. Objectif : passer la ligne d'arrivée en première. Lexa faisait de son mieux derrière moi, mais j'étais meilleure mes entraînements de longue distance me offrant un avantage certain. Lorsque la dernière ligne droite apparut, je sprintai, laissant Lexa quelques mètres derrière. Je franchis la ligne en haletant, jetant un regard à son chronomètre. 33 minutes et 35 secondes. Un sourire triomphant éclaira mon visage, tandis que je me penchais en avant pour reprendre mon souffle. Lexa franchit la ligne peu après, essoufflée, mais souriante. Elle secoua la tête, amusée.
Tu es diabolique, Clarke Griffin, souffla-t-elle.
Je haussai les épaules, encore à bout de souffle. Je t'avais dit que j'allais gagner mon cœur.
La prochaine fois… Commença Lexa, avant de rire doucement. La prochaine fois, on verra.
Je lui tendis la main et Lexa saisit sans hésitation. Nous restâmes quelques instants comme ça à reprendre nos esprits avant d'exploser de rire.
Sérieusement, murmura Lexa, jetant un coup d'œil au tableau où leurs temps s'affichaient en haut de la liste. Tu es incroyable.
Je rougis légèrement, avant de la prendre dans mes bras pour un câlin plein de tendresse.
Ensemble, on sera invincibles.
Et pour une fois, Lexa ne pouvait qu'être d'accord.
