Bonjour à tous !
Constazz: je préfère les faire souffrir ensemble que de les séparés, ahaha. Désolée tu va avoir encore un peu de Bellamy, mais vraiment en perso secondaire ++ mais ça m'évite de chercher trop de nouveaux noms ahah
EliamHL: Et oui, effectivement, cela ne m'a même pas traverser l'esprit, mais on va dire unité inconnu par les civiles ahah
Bonne lecture !
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Après la course, je me retrouvai aux côtés de Lexa, encore sur un petit nuage d'euphorie après l'intensité de l'épreuve physique. Nos respirations s'étaient apaisées, mais la tension dans l'air ne s'était pas dissipée. Nous nous dirigeâmes vers la grande salle de briefing où toute l'équipe était réunie. L'atmosphère changea immédiatement : une gravité palpable s'installa dès que le général Mills prit la parole. Elle se tenait là, droite comme un i, avec le Colonel Swan à ses côtés, devant un écran rempli de scénarios complexes.
Félicitations à tous pour avoir surmonté cette première épreuve, dit Mills, son regard sévère passant d'un membre de l'équipe à l'autre. Mais n'oubliez pas, ce n'était qu'un échauffement. Ce qui compte maintenant, c'est votre capacité à prendre des décisions sous pression, en situation critique.
Je sentis mon cœur se serrer légèrement. Les épreuves physiques étaient une chose, mais maintenant, les véritables défis commençaient. Lexa et moi échangions un regard lourd de sous-entendus. Elle était visiblement tendue, et je devinais pourquoi : la pression de devoir décider rapidement dans un environnement aussi intense lui rappelait des souvenirs difficiles.
Mills continua : Pour cette épreuve, vous serez divisés en équipes de cinq. Chaque équipe recevra un scénario d'urgence et vous aurez dix minutes pour réagir, évaluer les options et prendre une décision. À la fin, vous présenterez votre solution et expliquerez vos choix.
Je pouvais presque sentir l'inquiétude qui montait en Lexa à côté de moi. Que se passe-t-il si nous échouons ? Murmura-t-elle, son anxiété transparaissant.
Je me penchai légèrement vers elle, cherchant à la rassurer. Ne pense pas à ça. Nous sommes une équipe, et nous avons des compétences complémentaires. Ça va bien se passer, dis-je doucement, espérant qu'elle puisse se détendre un peu.
Elle hocha la tête, mais je pouvais encore sentir sa réserve. Elle murmura : Je déteste l'idée de devoir prendre des décisions aussi vite, surtout quand tant de choses sont en jeu...
Je lui souris doucement, essayant de lui transmettre un peu de ma propre confiance. On fera de notre mieux. Nous avons une équipe solide, et nous gérons bien sous pression. Fais-moi confiance.
Une fois les équipes formées, je me retrouvai avec Lexa, Bellamy, Octavia et Raven. Mills nous distribua des feuilles contenant les scénarios. Le nôtre me fit immédiatement froncer les sourcils.
Scénario : une attaque surprise a frappé une petite ville. Vous devez choisir entre évacuer les civils vers un endroit sûr ou défendre la position, sachant que cela pourrait mettre les civils en danger.
Je passai rapidement en revue les informations, mon esprit cherchant déjà les solutions possibles. Le silence dans notre groupe se fit lourd alors que chacun digérait la situation. Je pris une grande inspiration et me lançai.
D'accord, on sait qu'on a peu de ressources. Si on choisit d'évacuer les civils, on les met à l'abri, mais ça signifie qu'on abandonne notre position sans savoir combien d'ennemis se trouvent à proximité. En revanche, rester ici pourrait exposer tout le monde à un danger énorme... Dis-je, essayant de structurer la réflexion du groupe.
Bellamy fronça les sourcils, sa voix grave résonnant dans la pièce. Si on abandonne la position, les ennemis auront un avantage stratégique. Et s'ils s'en emparent, ça peut avoir des conséquences graves pour les civils restants et pour nous. Il faut aussi prévoir une défense pour protéger ceux qui ne peuvent pas partir.
Je hochai la tête. Il avait raison, c'était un dilemme moral autant que stratégique. Je pouvais voir que tout le monde ressentait la pression, particulièrement Lexa, qui restait silencieuse mais concentrée, comme si elle combattait intérieurement des fantômes du passé.
Octavia proposa calmement une autre approche : Peut-être qu'on pourrait établir un périmètre sécurisé. Si on choisit d'évacuer, on peut envoyer quelques personnes pour surveiller la route et s'assurer que tout se passe bien.
Raven, toujours pragmatique, ajouta : Ou on peut envoyer un groupe en reconnaissance avant de prendre une décision. Si la route est dégagée, on pourra évacuer en toute sécurité. Mais il faut d'abord savoir ce qui nous attend.
Les idées fusaient, et mon esprit tentait d'organiser les informations aussi rapidement que possibles. Je notai chacune des suggestions sur le tableau devant nous. Le stress était palpable, mais j'essayais de garder mon calme. Le regard de Lexa croisa le mien. Même si elle ne parlait pas, je sentais sa présence, sa concentration presque tangible. Elle était là, avec nous, prête à se battre malgré ses craintes.
La suggestion de Raven pourrait nous donner un avantage crucial, dis-je, la voix légèrement plus assurée. Une reconnaissance nous fournirait des informations précieuses. Mais devons-nous laisser quelqu'un ici pour défendre la position si on évacue ?
Le débat s'intensifia, chacun défendant ses idées. Je pouvais sentir l'horloge tourner dans ma tête, le temps nous glissait entre les doigts. À moins de deux minutes de la fin, je devais prendre une décision.
Écoutez, dis-je, en essayant d'être aussi claire et concise que possible. Voici ce que je propose : on évacue les civils en priorité, mais on envoie un petit groupe en reconnaissance pour s'assurer que la route est dégagée. Si ça tourne mal, on doit être prêts à défendre notre position. Ça nous permet de limiter les risques tout en gardant une marge de manœuvre.
Je regardai autour de moi, guettant les réactions. Un murmure d'assentiment passa dans le groupe. Lexa prit une profonde inspiration avant d'ajouter avec une force retrouvée : Et on doit avoir un plan B au cas où l'évacuation échouerait. Défendre la position devient alors vital.
Juste à ce moment, Mills annonça la fin du temps. Je pris une inspiration profonde, mon cœur battant plus fort, alors que nous allions présenter notre plan.
Devant tout le monde, j'expliquai notre raisonnement, m'efforçant d'articuler chaque point clairement. Le stress était toujours là, mais je sentais une étrange forme de fierté monter en moi. Chacun de nous avait contribué de manière cruciale, malgré la pression.
Mills écouta attentivement, hochant la tête de temps en temps. Vous avez su collaborer et formuler un plan cohérent en un temps limité. C'est une bonne première étape, déclara-t-elle. Mais maintenant, nous allons voir comment vous réagissez aux imprévus. Préparez-vous pour une mise en situation réelle.
Un frisson d'adrénaline monta en moi. Je me retournai vers Lexa, mes yeux brillants d'excitation mêlée d'appréhension.
Prête pour la suite ? Lui demandai-je avec un sourire, cherchant une confirmation de sa part.
Elle me regarda, une détermination nouvelle éclairant son visage. Plus que jamais, répondit-elle avec une force que je n'avais pas encore vue en elle.
Dans cet instant, je sus que quoi qu'il arrive, ensemble, nous pourrions surmonter tous les obstacles. La prochaine épreuve allait être encore plus difficile, mais avec notre équipe, je me sentais prête à tout affronter.
Après notre présentation, nous avons eu quelques minutes pour souffler. L'ambiance était encore tendue dans la salle de briefing, mais la satisfaction de notre travail d'équipe aidait à alléger l'atmosphère. Je pouvais sentir l'adrénaline redescendre lentement, mes muscles se relâchaient un peu, et le grondement de mon estomac me rappela que la matinée intense n'avait laissé aucune place pour autre chose que de la concentration.
Le général Mills leva alors la main pour demander le calme avant de parler.
Prenez trente minutes pour vous restaurer. Ce n'est que le début. Quand vous reviendrez, la suite de l'épreuve sera encore plus exigeante.
La salle se vida rapidement tandis que chacun se dirigeait vers le réfectoire. Les discussions étaient animées, mais je marchais aux côtés de Lexa, qui paraissait encore pensive. Je pouvais deviner qu'elle ressassait tout ce qui venait de se passer, comme elle le faisait toujours. Toujours à vouloir perfectionner chaque détail, chaque décision.
Tu as été géniale, tu sais, lui dis-je, en lui offrant un sourire rassurant. Ton idée d'un plan de défense supplémentaire était brillante.
Elle tourna la tête vers moi, un peu surprise par le compliment. Merci, dit-elle doucement, mais je pouvais voir dans ses yeux qu'elle se remettait encore en question. Je... Je me demande toujours si on a fait le bon choix.
Je lui pris doucement la main alors que nous entrions dans le réfectoire. On l'a fait ensemble, et c'est ce qui compte. La suite nous dirait si c'était le bon choix ou non, mais on ne peut pas s'attarder là-dessus.
Elle hocha la tête, un sourire timide se dessinant sur ses lèvres.
Nous rejoignîmes Raven, Octavia et Bellamy à une table, chacun avec son plateau. L'atmosphère se détendit instantanément une fois assis, et les conversations tournèrent rapidement vers autre chose que l'épreuve. Octavia et Raven étaient les premières à plaisanter, essayant de faire retomber la pression. Je les écoutais distraitement tout en mangeant, mais mes pensées étaient déjà tournées vers ce qui allait suivre.
Alors, tu crois que la prochaine étape sera quoi ? demanda Bellamy, brisant le silence que je partageais avec Lexa.
Je haussai les épaules, avalant une bouchée avant de répondre. Mills a dit qu'on serait mis en situation. Je suppose qu'ils vont simuler une crise ou un conflit en direct. Ils veulent voir comment on réagit sous pression.
J'adore l'idée d'être surveillée pendant que j'essaie de ne pas paniquer, dit Raven en levant les yeux au ciel, bien que son sourire ne cachait pas son enthousiasme pour les défis à venir.
Octavia donna un coup de coude à Bellamy. Hé, si c'est un combat, tu me couvres, d'accord ?
Toujours, répondit-il en souriant, avant de tourner son regard vers moi et Lexa. Et vous deux ?
Je me tournai vers Lexa, son expression un mélange de détermination et de nervosité. On se couvre, comme toujours, dis-je en souriant. C'était devenu naturel pour nous, de fonctionner en binôme, comme si nous savions instinctivement ce que l'autre ferait ou dirait. Une force que je savais précieuse.
Les trente minutes passèrent vite, et avant que je ne m'en rende compte, nous étions tous de retour dans la salle de briefing. Le général Mills nous attendait, les bras croisés, observant l'équipe avec l'air sérieux qu'elle arborait toujours. Mais cette fois, il y avait quelque chose de plus dans son regard : une tension nouvelle.
Bien, vous êtes reposés. Maintenant, nous passons à l'étape suivante, dit-elle, sa voix résonnant dans la pièce. Derrière lui, le grand écran s'alluma de nouveau, mais cette fois, ce n'était pas des scénarios hypothétiques qui s'affichaient.
Des images réelles de destruction apparurent : des bâtiments en ruine, des flammes, des civils en détresse. Mon cœur se serra instinctivement, et autour de moi, je sentis toute l'équipe se tendre.
Ce que vous voyez est une situation de crise réelle qui s'est produite il y a quelques années. Vous allez être plongés dans une simulation basée sur ces événements. Mills fit une pause pour nous laisser absorber cette information.
Je sentis un frisson parcourir mon dos. Ce n'était plus seulement un test théorique. Nous allions être immergés dans une reconstitution réaliste de cette catastrophe.
Cette fois, continua-t-elle, vous n'aurez pas de temps pour la réflexion. Vous serez en temps réel, avec de vrais imprévus et des choix qui détermineront non seulement votre réussite ou votre échec, mais aussi la survie des civils.
Mon regard chercha immédiatement celui de Lexa. Elle semblait tendue, mais ses yeux brillaient d'une force que je connaissais bien. C'était celle d'une combattante prête à affronter tout ce qui se présenterait. Nous avions travaillé dur pour en arriver là, et je savais que nous pouvions y arriver.
Mills fit un signe à Swan, qui activa une série de commandes sur l'ordinateur. Préparez-vous, ajouta-t-elle. Vous allez être déployés immédiatement.
Soudain, la salle dans laquelle nous étions se transforma. Les murs devinrent des écrans immersifs, projetant des images de la ville en ruine. Le son des explosions et des cris envahit l'espace. Des projections holographiques de civils apparaissaient, courant dans tous les sens. La simulation était incroyablement réaliste. Mon rythme cardiaque s'accéléra.
Vous êtes responsables de l'évacuation de ces civils. Chaque seconde compte, lança Mills d'une voix grave.
Je pris une profonde inspiration, me préparant mentalement à ce qui allait suivre. Ce n'était plus seulement une épreuve écrite ou un scénario théorique. C'était la mise en pratique de tout ce que nous avions appris.
Lexa se plaça à mes côtés, sa main frôlant la mienne discrètement. Elle tourna légèrement la tête vers moi et murmura : Prête ?
Je la regardai, ma détermination se reflétant dans ses yeux. Toujours.
Et c'était vrai. Peu importe la difficulté, peu importe les obstacles, nous étions prêtes à tout affronter ensemble. Nous n'étions plus seulement des étudiantes de l'académie. Nous étions des leaders, des combattantes, et nous allions prouver que nous méritions notre place ici, aujourd'hui.
Alors que la simulation démarre, l'adrénaline envahit mon corps d'un coup. Les cris, les explosions, la panique des civils, tout était tellement réaliste que j'aurais pu croire que nous y étions vraiment. Mon cerveau se met instantanément en mode « opération », évaluant les risques, repérant les sorties potentielles, et tentant de garder une vision d'ensemble.
À mes côtés, je sens Lexa. Son souffle est plus rapide que d'habitude, et un rapide coup d'œil vers elle confirme mes pires craintes. Ses mains tremblent légèrement, et je vois dans ses yeux cette ombre que j'ai appris à reconnaître : la peur. Pas la peur normale, celle qu'on a tous dans des situations de danger, mais celle plus profonde, enracinée dans les souvenirs de combats passés. Son stress post-traumatique refait surface.
Clarke, ici ! crie Bellamy, me tirant de mes pensées.
Je force mes yeux à se détourner de Lexa et me concentre sur l'instant présent. Nous avons une mission. La simulation ne va pas s'arrêter, peu importe ce qui se passe dans nos têtes. On arrive, répondis-je, mais je ne peux m'empêcher de jeter un autre regard vers Lexa.
Elle avance, mais c'est comme si elle se battait contre elle-même à chaque pas. Elle serre la mâchoire, son visage est tendu, mais elle continue d'avancer. Je la connais assez bien pour voir qu'elle est en mode « survie ». Elle essaie de repousser tout ce qui monte en elle, et ça me brise le cœur de la voir lutter comme ça. J'ai envie de lui dire qu'elle peut se retirer si elle en a besoin, mais je sais que si je le fais, ça ne ferait que la pousser à se renfermer encore plus.
Clarke ! La voix de Raven me sort de mes pensées. Ce n'est pas le moment de rêvasser, on a des civils à évacuer.
Je secoue la tête et me concentre. Je ne peux pas me permettre de flancher, pas maintenant. Mais Lexa… Comment est-ce qu'elle tient encore ? Je la vois se raidir à chaque explosion, ses yeux cherchant frénétiquement des repères. Et là, une détonation plus forte retentit juste derrière nous. Lexa se fige complètement.
Mon cœur rate un battement. Non. Pas maintenant.
Lexa ? Je me rapproche d'elle doucement, essayant de ne pas attirer l'attention des autres.
Elle ne bouge pas. Son regard est fixe, son corps tendu. Elle est dans une sorte de paralysie, une réponse classique à ses crises de stress post-traumatique. J'ai vu ça avant, mais jamais en pleine mission, même si cette fois, ce n'est qu'une simulation. La peur me traverse, et toutes les alarmes dans ma tête sonnent en même temps. Je dois l'aider.
Lexa, regarde-moi. Ma voix est douce, mais je sais qu'elle doit aussi être ferme. Regarde-moi, mon amour. C'est moi, Clarke. On est ici ensemble. C'est juste une simulation. Je m'approche un peu plus, posant ma main sur son bras. Tu n'es pas seule.
Elle cligne des yeux, et je vois qu'elle lutte contre la vague de terreur qui la submerge. Elle m'entend, je le sais, mais c'est comme si elle était coincée entre deux mondes : celui de la simulation et celui de ses souvenirs douloureux.
Clarke ! On doit bouger ! C'est Octavia cette fois, sa voix est pleine d'urgence.
Mais je ne peux pas bouger. Pas sans Lexa. Elle ne survivra pas à cette mission si je ne l'aide pas à sortir de cette crise.
Je… Je suis là, murmure enfin Lexa d'une voix cassée.
Mon cœur se serre, mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur mon émotion. Je prends son visage entre mes mains et la force à me regarder dans les yeux. Tu es forte, d'accord ? Tu peux le faire. On le fait ensemble.
Elle hoche faiblement la tête, et ses yeux retrouvent un peu de leur clarté. Mais la panique reste tapie juste derrière.
Je l'aide à se remettre en mouvement, gardant toujours un œil sur elle. Nous devons évacuer les civils, mais à chaque pas, je ne pense qu'à Lexa. Est-ce qu'elle va s'effondrer ? Est-ce que je devrais arrêter cette simulation pour elle ? Mon instinct, de petite amie, me dit de tout laisser tomber pour la sortir de là. Mais je sais que Lexa ne me pardonnerait jamais si je faisais ça.
On avance ensemble, mais mon attention est trop divisée. Je fais des erreurs, des petites, mais des erreurs quand même. Bellamy et Raven me lancent des regards inquiets, sentant que quelque chose cloche. Finalement, nous terminons l'évacuation et la simulation se coupe brutalement.
Le silence est assourdissant. Tout le monde semble soulagé, sauf moi. Mon cœur bat à tout rompre, et mes yeux se tournent instantanément vers Lexa. Elle s'est assise contre un mur, respirant lourdement, mais visiblement soulagée. Elle a tenu.
Soudain, le général Mills entre dans la salle, son regard se pose immédiatement sur moi. Et je sais que je vais en prendre pour mon grade.
Griffin, commence-t-elle d'un ton sévère, c'était quoi ça ? Vous avez hésité. Vous avez été distraite, et cela aurait pu coûter des vies si c'était une vraie mission. Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?
Je sens la honte monter en moi. J'ai échoué. « Je… J'étais inquiète pour Lexa. Elle…
Ce n'est pas une excuse, me coupe Mills, son ton implacable.Peu importe ce qui se passe, vous devez être capable de maintenir votre concentration. Sur le terrain, la moindre distraction peut être fatale.
Je baisse les yeux, ne sachant pas quoi dire. Elle a raison. Je le sais. Mais ça ne rend pas la situation plus facile.
Mills se tourne ensuite vers Lexa, qui s'est relevée et s'est approchée. Vous avez tenu, Lexa. Je sais que ce n'est pas facile pour vous.
Elle hoche la tête, encore un peu essoufflée, mais ses yeux sont plus clairs maintenant. Général… Je… Je pense que cet exercice m'a aidée. Sa voix est douce, mais pleine de détermination. Je ressens moins d'appréhension ici, dans un environnement simulé. J'aimerais continuer à m'entraîner dans ce type de situation. Même seule. Ça pourrait m'aider à gérer mon stress.
Mills semble surpris par sa demande, mais elle hoche lentement la tête. C'est une approche intéressante. Nous pourrons envisager cela.
Je regarde Lexa avec une immense fierté, mais aussi avec une pointe d'inquiétude. Elle a géré la situation bien mieux que moi, malgré ses difficultés. J'ai failli, et ça me ronge.
Quand Mills nous libère finalement, je m'approche de Lexa et lui prends doucement la main. Je suis désolée, murmurai-je. J'aurais dû faire mieux.
Elle me serre la main en retour, ses yeux brillants de cette force intérieure que j'admire tant. Tu as fait ce qu'il fallait, Clarke. Tu étais là pour moi, comme toujours.
Je hoche la tête, mais au fond de moi, je sais que je devrais apprendre à mieux gérer mes émotions, surtout dans des moments aussi cruciaux. Parce que la prochaine fois, cela pourrait être une vraie mission.
Après l'épreuve intense, le général Mills nous accorde une pause bien méritée. L'air est encore chargé de tension, mais petit à petit, tout le monde se détend. Nous avons une courte fenêtre pour nous reposer, manger un peu et reprendre des forces avant l'exercice nocturne. Le fait que ce soit la dernière grande épreuve de la journée nous motive tous. Mais pour l'instant, tout ce que je veux, c'est m'assurer que Lexa va bien.
Je m'assois à côté d'elle, tendant une bouteille d'eau. Elle sourit faiblement en la prenant, et je ne peux m'empêcher de scruter son visage. Elle semble plus calme, son souffle est revenu à la normale, mais je devine qu'elle est encore en train de gérer les retombées de l'épreuve précédente.
Comment tu te sens ? lui demandai-je doucement, ne voulant pas la brusquer.
Elle prend une longue gorgée d'eau avant de me répondre. Mieux. C'était dur, mais je suis contente d'avoir tenu. Merci de m'avoir aidée, Clarke. Sans toi… Je ne sais pas si j'aurais pu.
Je serre sa main avec douceur. Tu l'as fait, Lexa. Tu t'es battue et tu as réussi. C'est toi qu'il faut remercier.
Elle sourit, plus sincèrement cette fois, et l'angoisse qui m'avait noué l'estomac depuis tout à l'heure commence à se dissiper. On se repose quelques instants en silence, savourant la tranquillité avant la prochaine épreuve.
Le crépuscule est rapidement tombé, et le froid nocturne s'installe. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous reposer, à peine deux heures de sommeil, mais c'est mieux que rien. L'exercice nocturne approche, et je me sens plus concentrée, plus déterminée à réussir. Lexa aussi semble plus stable, plus confiante. Sa crise de tout à l'heure n'a pas été suffisante pour la briser, et ça me rassure.
Vous avez deux heures avant de pouvoir vous reposer à nouveau, annonce Mills alors que nous nous rassemblons autour d'elle. Ce sera une mission en conditions nocturnes. L'obscurité va rendre la tâche plus difficile, mais vous devrez rester concentrés. Ce que nous allons évaluer maintenant, c'est votre capacité à travailler en silence, à anticiper les dangers sans les voir venir. Vous serez de nouveau en équipes. Clarke, Lexa, vous resterez ensemble.
Je sens une vague de soulagement me traverser. Travailler avec Lexa, c'est naturel pour moi, comme une évidence. Même si je me fais encore du souci pour elle, je sais que nous sommes plus efficaces ensemble. Et cette fois, je ne vais pas laisser mon inquiétude prendre le dessus.
Bonne chance, conclut Mills en nous envoyant dans nos différentes directions.
Nous avançons dans l'obscurité, guidés par nos lunettes de vision nocturne, nos mouvements aussi discrets que possible. Lexa et moi marchons côte à côte, notre communication se fait sans mots, juste par des gestes et des regards. Je peux presque sentir notre lien se renforcer à chaque pas.
L'exercice consiste à sécuriser une zone, en évitant des « ennemis » et en trouvant des points d'entrée sûrs pour nos troupes. C'est plus stratégique que physique, mais la fatigue rend chaque geste plus lent, plus hésitant. Pourtant, avec Lexa à mes côtés, je me sens étrangement plus concentrée. Elle aussi semble plus à l'aise, sa posture est détendue, et je la vois prendre des décisions rapides et précises.
Nous prenons position en haut d'une colline, observant le terrain en contrebas. Bellamy et Octavia sont en reconnaissance, tandis que Raven travaille à désactiver un « piège » virtuel devant nous. Lexa m'indique une possible voie d'accès avec un geste rapide, et je hoche la tête. Nos échanges sont fluides, aucun mot n'est nécessaire.
Cette synchronisation entre nous est naturelle. On anticipe les mouvements de l'autre, on comprend les signaux instantanément. C'est comme si nous étions sur la même longueur d'onde, comme si cette année, à se connaître et à s'aimer se traduisaient directement sur le terrain.
Nous réussissons à atteindre notre objectif en silence, sécurisant la zone en un temps record. Quand Mills annonce la fin de l'exercice, un mélange de soulagement et de fierté me traverse. Lexa et moi, on a réussi à rester concentrées, efficaces, et surtout, en harmonie.
De retour au camp, je vois Mills s'approcher de nous, son expression indéchiffrable comme toujours. Elle nous observe un instant avant de prendre la parole.
Bon travail, toutes les deux, dit-elle enfin. Vous avez prouvé que vous formez une véritable équipe. Votre coordination est impeccable, et vous avez su rester calmes même sous la pression. C'est exactement ce qu'on attend de ce genre d'unité.
Je ressens une vague de fierté en entendant ces mots. C'est rare que Mills distribue des compliments, et encore plus quand ils sont adressés à nous deux. Je jette un coup d'œil à Lexa, qui sourit légèrement, ses yeux pétillants de satisfaction.
Merci, général, répondis-je, essayant de ne pas trop laisser transparaître mon bonheur. Nous travaillons bien ensemble, c'est sûr.
Vous avez montré un vrai sens du leadership toutes les deux, continue Mills. Continuez sur cette lancée.
Elle nous laisse alors, et je sens une bouffée de bonheur m'envahir. Enfin, une reconnaissance de notre travail d'équipe. Je me tourne vers Lexa, un grand sourire sur les lèvres. On l'a fait, dis-je, incapable de cacher ma joie.
Elle hoche la tête, ses yeux brillants de cette même satisfaction. Oui, et cette fois, c'était sans encombre.
Je ris doucement, et sans réfléchir, je l'attire dans mes bras pour une étreinte rapide. On forme une sacrée équipe, toi et moi.
Elle me serre un peu plus fort avant de se reculer. Clarke, on va finir par devenir les meilleures recrues de cette unité.
Je sens une vague de soulagement m'envahir, non seulement parce que nous avons réussi, mais aussi parce que Lexa a tenu le coup. Et à cet instant, je sais que peu importe les épreuves à venir, nous serons prêtes à les affronter ensemble.
Nous n'avons plus qu'une courte pause avant de pouvoir vraiment nous reposer, mais cette fois, la fatigue me semble plus légère.
