Chapitre 52: Retour au travail

J'avais passé un super temps des fêtes et le retour au travail en fut d'autant plus intense. Je n'avais pas trop pensé au fait que je verrais probablement moins Mage, mais, avec nos horaires, se voir deux fois par semaine allait demander un petit effort de part et d'autre. Pour cette première semaine, nous réussîmes tout de même, à ma grande joie.

La première fois qu'on se vit, j'allai chez lui. Cela faisait un peu plus d'une semaine que nous n'avions pas eu de relations sexuelles, ce qui était assez rare. Avant, ça n'aurait même pas été quelque chose que j'aurais remarqué, mais, avec lui, c'était certain que je le remarquais. En plus, pour une raison inconnue, j'étais dans une phase de ma vie où j'étais beaucoup trop horny, tout le temps. C'était un peu mieux que le mois précédent, mais tout de même. À bien y penser, c'était certainement une combinaison du fait que ma période postpartum se terminait de plus en plus définitivement et du fait que j'avais, pour la première fois de ma vie, une vie sexuelle active en partenariat avec quelqu'un d'autre.

J'avais eu en tête de jouer avec la corde, comme lors de notre avant-dernière rencontre. Ça avait été super plaisant. C'était tout en simplicité, mais génial tout de même! Cependant, en mettant les pieds chez lui, je n'avais absolument plus envie de faire aucun effort : je voulais simplement qu'il me prenne dans ses bras puis qu'il fasse ce qu'il voudrait bien.

Nous parlâmes comme si cela faisait une éternité que l'on ne s'était pas vu. De mon côté, je n'avais rien à dire puisque je lui écrivais toujours ce qui se passait dans ma vie. Malgré cela, le début de session universitaire avait été tel que j'avais l'impression que cela faisait un mois qu'on ne s'était pas parlé. Certains diront que c'est parce que je vivais au ralenti depuis près de deux ans et que je reprenais un rythme normal; ils n'auraient pas tort.

Les choses évoluèrent et il me demanda ce que je voulais : quelque chose de plus lent ou de plus rapide, etc.. Je ne sus quoi répondre. Toutes les réponses étaient bonnes. En général, j'étais d'avis que tout était une question de dosage et, avec lui, tout était toujours dosé à la perfection. Bonnnn, j'imagine quelque part qu'il aurait pu laisser plus souvent des marques sur mon corps, mais j'allais tout de même survivre sans.

Lorsqu'il entra en moi, il se mit rapidement dans une position particulièrement palpitante. Je lui avais indiqué que c'était pour le moment la meilleure position pour moi sur le plan sexuel et il avait certainement compris le message. Il essaya des petites variations de ladite position et tout était plus que parfait. Je ne pouvais plus penser à rien. En fait, vint un moment où mon esprit ne pouvait penser qu'à une ligne; une ligne qui flottait dans le vide noir. Je ne pouvais ni penser ni parler. Je ne pouvais que profiter du moment et le laisser agir comme il le voulait.

À un moment, il proposa de changer de position pour prendre une pause alors j'acceptai. Je lui avais déjà mentionné que s'il me demandait d'être sur le dessus j'accepterais, même si cela ne durerait probablement que quelques minutes, voire quelques secondes. Il se coucha alors et je m'installai sur lui. Évidemment je n'étais absolument pas à l'aise. Déjà, dès que je me penchais un tout petit peu, j'avais de la difficulté à respirer. Quelque part, j'avais pensé que, si je ne savais pas quoi faire, je pourrais simplement l'embrasser et voir ce qui se passerait : faux! Je ne pouvais simplement pas respirer en l'embrassant alors le tout était assez limité. Je me rappelais les rares fois où j'avais été sur le dessus et il m'avait semblé que ça avait fait mal. Et même si je me rappelais bien aussi ça avait été seulement dans mes toutes premières relations sexuelles et il y avait même eu un moment ou je m'étais demandé si le pénis du gars était encore en moi; ça avait été tellement étrange comme questionnement!

Je m'attendais donc potentiellement à avoir mal, mais quand je m'installai sur lui pour qu'il entre en moi, il n'y eut aucune douleur. Cela n'aurait pas dû me surprendre; avec Mage, j'avais très rarement mal. Mais, ça me surprit tout de même et je ne sus pas trop quoi faire. Honnêtement, comme dans toute autre position, juste de l'avoir en moi était suffisant pour que tout soit parfait. En fait, un simple contact physique avec lui, même un complètement non sexuel, était suffisant pour que la situation soit parfaite. Au final, je revins dans notre position habituelle. Je me dis que, à force de le faire, ça deviendrait plus fluide; j'espérais du moins. Ce n'était vraiment pas une question d'aimer ou pas cette position; c'était une question d'incompétence et d'habitude.

La suite des choses se passa similairement à l'habitude. Cependant, à un moment j'eus un trop-plein émotionnel. C'était un peu inattendu; d'habitude ça arriverait rarement conjointement à un moment de plaisir sexuel intense. Ce fut exactement le même sentiment ou le même ressenti que lorsqu'on va avoir un orgasme, mais, cette fois, je savais que ça ne mènerait pas à un orgasme, mais plutôt à moi qui pleurerait. Qui plus est, ce fut à ce moment que Mage vint, ce qui augmenta encore plus ce sentiment de plaisir intense. Pas moins d'une minute après, je pleurai un tout petit peu. Sans surprise, il ne s'en rendit pas compte à ma grande joie!

Comme à l'habitude, nous restâmes enlacés à parler, puis je quittai.

Notre deuxième rencontre se fit chez moi. Il vint souper avec moi, mes enfants et ma mère, puis il resta dormir à la maison.

Lorsque l'on était chez moi, l'attente était toujours longue. Je couchais mon grand et je devrais en général attendre entre 20 et 40 minutes qu'il prenne son lait et qu'il s'endorme. Presque à chaque fois, je ne faisais que penser à ce qui m'attendait avec Mage pendant ces moments. Heureusement, j'étais quand même avec lui et on se collait et on se parlait, mais quelque part cela rendait l'anticipation d'autant plus grande.

Lorsque mon garçon fut enfin couché et en voie de dormir, je n'attendais que d'avoir Mage en moi. Visiblement, il avait décidé d'étirer la chose et il prenait son temps pour me faire attendre de la manière la plus délicieuse possible. Évidemment, il commença en me touchant les mamelons parce qu'il savait très bien que je ne pouvais pas résister à ce toucher. Puis, il mit sa main sur mon clitoris. Dès ce moment, j'étais plus que prête à l'avoir en moi, mais tout était trop bien. Si l'intensité du plaisir avait été moindre, j'aurais pu dire quelque chose, mais je n'avais aucune volonté qu'il arrête, mais en même temps je voulais tellement qu'il soit en moi!

Il finit par me demander si je voulais qu'il continue ce à quoi je répondis « non ». Je vis la confusion dans son visage qui laissa vite place à la compréhension de ce que je demandais.

En quelques secondes, nos derniers vêtements furent enlevés, puis il était positionné pour entrer à moi. Il me proposa alors de jouer à un jeu. Sans le nommer, je savais bien qu'il s'agissait du jeu ou le perdant serait celui qui demanderait la pénétration en premier, mais j'avais déjà perdu! Il n'y avait aucune chance que je gagne. J'essayai vraiment de me prêter au jeu, sans succès. Je le tirai finalement vers moi et il prit sa place en moi.

Comme toujours : la perfection! Ce fut encore une fois intensément plaisant sur le plan sexuel. Je me demandais honnêtement comment j'allais survivre quand il allait arrêter. Malgré cela, je profitai de tous les moments de plaisirs partagés avec lui. Quand il vint, il resta en moi de longues minutes et je voyais qu'il était sur le bord de s'endormir. J'imagine que c'était ma personnalité caméléon, mais, dès qu'il était venu et qu'il avait semblé soudainement fatigué, je m'étais remise en mode « je suis fatigué, c'est l'heure de dormir ».

Pour une rare fois, nous ne parlâmes pas vraiment après. C'était dommage de ne pas entendre sa voix et de ne pas savoir son opinion de ce qui s'était passé, mais j'étais trop fatigué pour faire l'effort de débuter une conversation et lui aussi visiblement.

Je me dis qu'on en reparlerait le lendemain, mais mes enfants se levèrent tôt et j'eus d'autres choses à faire. Lorsqu'ils se levèrent la première fois et qu'ils écoutaient leur chanson, je pus profiter d'un moment collé à Mage. Évidemment, à chaque fois où j'allais me rendormir, un enfant pleurait. Cela finit éventuellement par moi qui descendis en bas avec eux. C'était donc une des rares fois où je n'eus pas de moment seul avec lui, dans mon lit, le matin. C'était dommage puisque j'appréciais grandement ces moments, mais je savais qu'il y en aurait d'autres et mes enfants allaient toujours être ma priorité.