Chapitre 60 : émotions
J'avais passé une drôle de semaine. Mon grand avait été malade alors il avait beaucoup voulu se coller comme quand il était bébé. En plus de cela, j'avais décidé de regarder des vieilles photos et vidéos de quand il était bébé. On aurait dit que tout ça m'avait rendu dans un état général plus émotionnel qu'à mon habitude puisqu'autant coller mon grand que regarder des photos avait toujours le potentiel de me faire pleurer et donc, j'avais passé la semaine à pleurer plus qu'à l'habitude.
J'allais voir Mage le jeudi, comme toujours, mais, cette fois, quelque chose était différent : il avait été hors de chez lui pendant 3 jours (pour le travail). Je savais très bien que ce n'était pas quelque chose qu'il appréciait. En fait, avant son départ, ce n'était même pas certain que j'aille le voir le jeudi. D'un côté il se disait qu'il allait avoir hâte d'être chez lui et de se reposer, mais en même temps il se disait que c'était peut-être aussi la raison qui ferait qu'il voudrait vraiment me voir. Comme toujours, je savais ce que je voulais – le voir le jeudi comme à l'habitude – et je ne comptais pas lâcher l'idée.
Finalement, je n'eus aucun effort à faire pour forcer la chose puisque, comme toujours, nous pensions la même chose : on allait se voir le jeudi. En fait, je sentais que pour lui c'était encore plus nécessaire qu'on se voit qu'à l'habitude, comme si ça allait venir compenser ou effacer sa semaine difficile, loin de chez lui.
Au courant de la journée, il me dit que la relation sexuelle ne serait probablement pas trop longue puisqu'il avait hâte de me parler. Puis, il me demanda si j'étais partante pour du sexe anal – ce qui était tout le contraire de quelque chose de pas trop long. Il s'informait simplement pour savoir quelles étaient ses options pour la soirée. De mon côté, je trouvais toujours cela intriguant de ne pas savoir exactement ce qui se passerait, tout en sachant que peu importe son choix, ça serait quelque chose que j'aimerais. Je lui mentionnai par contre que j'étais dans cet état d'émotion intense (et pour ajouter à cela, c'était ma période d'ovulation alors les hormones ne faisaient qu'augmenter la chose) et que du sexe anal risquerait certainement de me faire pleurer. Ce n'était pas que j'avais quelque chose en soi contre l'idée de pleurer devant lui, mais je n'aimais pas pleurer en général.
J'arrivai enfin chez lui après avoir conduit dans une tempête de vent étrange. Aussitôt dans son lit, il me prit dans ses bras et me serra contre lui. En une simple étreinte, j'entendais tout ce qu'il me disait : j'ai détesté être hors de chez moi, j'ai détesté être à un endroit où j'ai l'impression d'être loin de toi, j'ai détesté ne pas sentir ta présence autant que je le voulais cette semaine. Et c'était drôle puisque, les jours où il était parti, étaient des jours ou on ne serait pas vu même s'il avait été chez lui, mais je comprenais : il y avait quelque chose dans cette idée de ne pas pouvoir même parler ou discuter à distance avec quelqu'un comme on le voudrait parce qu'on est trop épuisé, trop pas bien d'être chez soi et trop envahi par les gens qui nous entourent. Et, comme toujours, dans cette étreinte, la sécurité qu'il dégageait me rassurait et me rendait plus calme.
Si la sécurité avait toujours été là, elle avait certainement évolué. Au début de notre relation, sa présence était rassurante de manière momentanée; avec lui, je me sentais en sécurité à ce moment. Maintenant, c'était différent : sa présence était rassurante à long terme; quand il me prenait dans ses bras, la sécurité qu'il dégageait ne s'arrêtait pas à ce moment, mais continuait de me suivre les jours après l'avoir vu. C'était comme si cette sécurité incluait maintenant aussi la stabilité de notre relation, ce qui la rendait d'autant plus forte et plus belle.
Nous échangeâmes quelques mots, puis rapidement les choses évoluèrent vers une relation sexuelle que nous savions dès le départ intense. Comme toujours – ou plutôt comme toujours depuis qu'il avait découvert ma réaction quand il me touchait les mamelons – il s'adonna à me toucher de cette manière qui ne manquait jamais de me faire plier en deux de bien-être. Rapidement, ce fut trop, c'était à la fois un mélange de « c'est trop intense-trop bien » et de « j'ai besoin de te sentir sur moi, collé à moi, j'ai besoin de sentir tes lèvres sur les miennes et de pouvoir te toucher comme je le veux, ce qui n'était pas très accessible dans la position dans laquelle nous étions.
Je me retournai vers lui en enlevant sa main de mes mamelons en signe que c'était « trop » et il prit alors l'occasion pour descendre sa main sur mon clitoris. Bien que j'avais encore besoin de le sentir sur moi, je profitai quelques minutes de la sensation de sa main sur moi parce que je ne pouvais simplement pas faire autrement, c'était juste parfait.
Lorsque je pus reprendre un peu mes esprits – ou quand il arrêta une seconde de me toucher – j'en profitai pour lui indiquer que je voulais qu'il soit sur moi. Aucun mot n'était nécessaire puisqu'il lisait toujours à la perfection mes gestes. Et voilà qu'il était sur moi en train de m'embrasser, dans cette position exacte que je voulais. À la fois je profitais du moment et à la fois je ne pouvais pas attendre la suite. Tout était déjà tellement chargé émotivement que je ne voyais pas comment cela pourrait être encore plus intense.
Nous finîmes par enlever nos vêtements et, tranquillement, il inséra ses doigts en moi : sexe anal ce serait alors! Comme toujours, je ne pouvais plus attendre qu'il soit en moi, mais, c'était bien le désavantage du sexe anal, il fallait un minimum de patience – de préparation. L'attente était à la fois encore pire et encore mieux puisqu'il plaça sa main sur mon clitoris dans un angle qu'il utilisait visiblement rarement parce que c'était juste encore mieux qu'à l'habitude – je ne voyais pas vraiment comme c'était même possible, mais c'était le cas.
Après ce qui parut une attente interminable, il entra enfin en moi. À chaque mouvement, je sentais l'intensité émotionnelle augmenter et je me demandais sérieusement quand ça allait arrêter; il devait bien y avoir un maximum d'émotion que j'atteindrais un jour, mais non : ça continuait d'augmenter. Avec ma légendaire patience non existante, je lui fis comprendre que je voulais qu'il se mette au-dessus de moi. Si être sur le côté était plus simple pour le début, ce n'était pas nécessairement la meilleure position pendant la pénétration.
Et voilà qu'il était enfin devant moi et en moi à la fois. Dans cette position, la proximité était d'autant plus grande : la proximité physique, sexuelle, émotionnelle. Je ne savais pas pourquoi le sexe anal avait tendance à créer ce trop-plein d'émotion, mais c'était la même chose à chaque fois. Contre toute attente, je me surpris à penser « je pense bien que je ne pleurerai pas, ce n'est pas si pire ». Évidemment que c'était faux! Quelques secondes après que l'idée ait traversé mon esprit, il me dit que c'était fort possible que je ne serais pas la seule à pleurer. Si j'avais eu espoir de contenir toutes larmes, cet espoir s'évapora à ces mots. Dans ces mots, il y avait une confirmation de la réciprocité de ce que je ressentais et clairement ça contribuait au trop-plein émotionnel.
À un certain moment, j'eus l'impression que j'allais venir. C'était quand même étrange tout cela, c'était une découverte d'avoir un orgasme avec quelqu'un d'autre. Quand j'étais seul, c'était plus « je veux venir, hey bien je fais des actions en ce sens, c'est plaisant, je viens ». Avec lui, c'était comme des plateaux « ah c'est lfun, soudainement je suis proche, ah byebye c'est parti, ah c'est lfun je suis proche, ah bybye c'est parti ». Puis, à un moment ces plateaux s'intensifiaient pour éventuellement mener à un plateau qui, une fois atteint, signifiait un orgasme imminent. C'était quand même spécial et nouveau tout cela. Et à travers cela, je me rendis compte qu'un choix serait fait (inconsciemment je me doutais) : soit j'allais venir, soit j'allais pleurer. Ça ne pourrait pas être les 2 puisque chacun découlait d'une intensité propre et, pour le moment, ne pouvait pas être jumelé. Pour une raison inconnue, j'eus soudainement plus envie de pleurer que de venir – très étrange comme sentiment – comme si pleurer traduisait un bien-être beaucoup plus grand. En fait, j'avais juste envie de le voir venir et de le prendre dans mes bras. Avec notre légendaire timing, c'est à ce moment qu'il me dit qu'il allait venir et que je pouvais bien continuer à me toucher si je voulais, mais je ne voulais pas. Je le pris alors dans mes bras, puis nous restâmes enlacés de longues minutes après qu'il soit venue.
Évidemment qu'à ce moment quelques larmes s'échappèrent, mais ce n'était rien de trop intense; c'était simplement la traduction de l'intensité de l'émotion, de la connexion qui nous unissait et de la perfection du moment. C'était en ce moment la manifestation du caractère fusionnel de notre relation. Ce n'était pas qu'on était dépendant l'un de l'autre ou qu'on ne pouvait pas avoir une partie de notre vie propre à nous, mais c'était que, lorsqu'on se voyait, c'était comme si on devenait un tout; un tout, tout en conservant chacun notre identité propre.
Il finit par ouvrir la bouche pour me demander si je voulais qu'on fasse autre chose, qu'il me parle comme il le faisait après le sexe ou qu'on aille se laver. Il vit dans mon absence de réponse qu'il manquait une option : celle de rester comme on était. Je ne pouvais rien choisir, car, à ce moment, j'étais exactement comme je voulais être. Il prit alors la parole pour commenter ce qui venait de se passer. Comme toujours, j'adorais l'entendre parler.
Il n'arrêtait pas de dire que ça avait été intense parce que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vu, mais on s'était vu à la même fréquence qu'à l'habitude. Mais, ce n'était pas surprenant : quand il vivait une semaine occupée ou déplaisante, il avait toujours ce discours. J'entendais très bien ce qu'il me disait : ça fait longtemps que je n'ai pas pu prendre le temps d'avoir une proximité avec toi. En général, cette proximité était tout de même un peu conservée durant la semaine par nos échanges. De plus, l'absence de cette proximité se faisait d'autant plus sentir dans des moments déplaisants. J'entendais aussi dans ces propos toute l'importance que j'avais dans sa vie et à quel point il était content de me voir.
Quelque part, je me disais un peu comme toujours que c'était impossible : impossible que quelqu'un comme lui – de parfait comme lui - trouve qu'une personne banale comme moi puisse lui être importante. Alors qu'elle fut ma surprise de l'entendre dire qu'il avait été content de rentrer chez lui et de se sentir chez lui, mais qu'il s'était encore plus senti chez lui quand j'étais arrivé. En une phrase, j'entendais quelque chose que j'avais déjà écrit « un jour, il me dira qu'il se sent chez lui avec moi ». C'était drôle parce que ma mère m'avait déjà dit quelque chose de similaire : « j'aime quand vous venez chez moi parce que c'est plus chez moi quand vous y êtes ». Et évidemment que je pensais la même chose : quand il était à mes côtés, j'étais automatiquement chez moi. Malheureusement pour lui qui n'aimait pas dormir hors de chez lui, même quand il dormait dans une autre pièce, le simple fait de le savoir présent faisait que je me sentais plus « chez moi » et je dirais également « à ma place ». C'était pour moi inenvisageable qu'il puisse ressentir même une fraction de ce sentiment, mais visiblement il le ressentait : incroyable!
On aurait dit qu'il faisait exprès pour me faire pleurer sans savoir. Évidemment il ne pouvait pas savoir que ces mots, cette formulation précise avait un impact fort de par le simple fait que je l'avais noté dans mes prédictions. Et, évidemment, je ne pus empêcher quelques larmes de couler. Si j'avais pu, j'aurais noté toutes ses paroles pour les rejouer en boucles dans ma tête, mais mon cerveau avait une capacité limitée alors je conservai dans ma mémoire que les plus importantes.
Pendant les moments de silence, je pouvais entendre le vent dehors puisque c'était une journée très venteuse. Quand tout l'univers se mettait ensemble pour me dire « chéris ce moment parce que tu es, en ce moment, à l'endroit où tu as toujours voulu être ». Lorsque j'étais petite, mon grand-père s'amusait toujours à faire le bruit du vent lorsqu'il ventait beaucoup. Et je lui disais toujours d'arrêter et on riait. Un jour, il était parti travailler dans le nord et, à quelques reprises, j'avais dit « arrête de faire le vent » pour n'avoir comme réponse que ma mère qui me disait que c'était le vrai vent puisqu'il n'était pas là. À son retour, il avait recommencé à faire le bruit du vent et avec cette imitation venait le signe de sa présence avec nous. Et depuis sa mort, c'était rare que j'entendais ce bruit de vent, mais, à chaque fois, je ne pouvais m'empêcher de penser à lui. Et dans cette soirée, à chaque bourrasque, il était avec moi en train de me dire « tu vois, je suis encore là, j'ai mis cette personne parfaite sur ton chemin parce que je savais que c'est exactement de lui dont tu avais besoin, c'est lui qui pourra te donner encore plus que ce que je ne t'ai jamais donné. Il a ma douceur et mon calme, mais tellement plus : il a la jeunesse et la capacité de t'accompagner tout au long de ta vie, pendant que, moi, je continuerai à veiller sur toi ». Et donc, à chaque fois que je me disais que j'avais fini de pleurer, d'autres larmes arrivaient à chaque fois que j'entendais le vent de dehors.
Éventuellement, ce fut le temps d'aller se laver, ce qui allégea un tout petit peu le flot émotionnel. Brillante comme j'étais, je décidai alors de poser des questions que j'avais entendues sur un podcast, qui étaient tout aussi intenses. Nous parlâmes alors de ce que signifiait le mot famille. Moi, ça faisait longtemps que je le considérais comme faisant partie de ma famille, mais, lui, je ne crois pas que cela faisait si longtemps que ça. C'était impressionnant de l'entendre dire avec assurance que je faisais partie de sa famille.
Je lui demandai éventuellement s'il trouvait que mes enfants faisaient partie de sa famille. La réponse fut un « je ne sais pas », ce que je pouvais comprendre. Un peu oui parce qu'il développait tranquillement une relation avec eux à travers moi. Un peu non parce que cette relation passait obligatoirement par moi. On avait déjà discuté de ce qu'il arriverait si je mourais. Il avait dit qu'il suivrait mes volontés (à savoir si je voulais qu'ils continuent à se voir ou non) et, pour moi, ça dépendait d'eux : je ne forcerais jamais personne à rien. Évidemment que si je mourais, je souhaiterais à mes enfants de continuer à avoir la chance de le côtoyer parce que c'était quelqu'un qu'on gagnait à avoir dans nos vies. En même temps, je savais qu'à leur âge, ils oublieraient qu'ils l'avaient déjà connu. Alors, si lui préférait ne plus les voir, ils ne s'en rendraient probablement pas nécessairement compte. Cela ne voulait pas dire que c'était pour le mieux pour autant; j'étais vraiment d'avis qu'il ne pouvait que leur apporter du positif. C'était d'ailleurs pour cela que j'avais voulu qu'il les rencontre et qu'il interagisse avec eux. Et, en toute honnêteté, si moi je mourrais, et bien mes enfants ne se souviendraient plus de moi non plus. Certes, ils se feraient parler de moi parce que j'étais leur mère, mais ils n'auraient aucun souvenir de moi. Donc, pour moi, l'idée d'avoir une relation avec des enfants de cet âge et de vouloir poursuivre ou non la relation résidait quelque part dans une vison à long terme de la relation : tout ce que je faisais avec mes enfants, c'était 1- pour moi, pour mes souvenirs, mais 2 – pour que, quand ils sont en âge d'avoir des souvenirs, ceux-ci soient bâtis sur une belle relation que j'aurais développée avec eux toutes les années précédentes.
Nous parlâmes également de l'idée de besoin profond et de besoin profond auxquels on répondait l'un l'autre. Il me dit alors que quand j'étais chez lui, ça lui apportait la paix ou un sentiment d'être paisible. C'était drôle parce que j'étais quelqu'un qui parlait fort, trop, trop vite. Paisible et moi semblaient être deux entités irréconciliables. Mais en même temps, j'avais un côté calme, qui aimait écouter et juste être présent avec lui.
En plus de tout ça, éventuellement je me mis à parler de la mort de mon grand-père. C'était un sujet que j'évitais avec tout le monde parce que c'était impossible d'en parler sans pleurer. Impossible d'en parler sans en vouloir à ma mère de ne pas m'avoir dit clairement à quel point il était mal en point lorsqu'il était arrivé à l'hôpital. Impossible d'en parler sans en vouloir à tout le monde qui était venu le voir lorsqu'il mourait, mais qui n'avait jamais pris le temps de venir le voir avant. Je ne pouvais que constater que lui, il ne voulait que voir des gens, être en leur présence; il avait toujours tout fait pour ceux qu'il aimait et, lorsqu'il n'avait pu été en mesure de se déplacer, plus personne ne venait le voir, plus personne ne l'incluait. Je ne pouvais pas non plus parler de ma cousine que j'avais appelée pour lui dire qu'il allait mourir et qui avait simplement répondu « je sais…je ne sais pas ce que tu veux que je dise ». C'était vrai qu'il n'y avait rien à dire. Notre dernier lien familial nous quittait et emportait avec lui tout espoir de la proximité qu'on avait un jour connue. Et avec Mage, qui n'avait jamais connu mon grand-père, il y avait une compréhension (plus ou moins aboutie), mais une compréhension que jamais personne n'avait eue – parce que je ne voulais pas – la simplement compréhension de juste se taire et me prendre dans ses bras. Et si personne ne l'avait fait avant, c'est parce que je les avais tous éméchés parce que quelque part, j'avais quelque chose à reprocher à tous ceux qui avaient voulu me prendre dans leur bras. Que ce soit ma mère et son oubli de me dire comment il allait mal. Ma marraine et son refus de prendre part au conflit (que je comprenais, mais tout de même). Mon meilleur ami, qui n'avait peut-être même jamais rencontré mon grand-père et qui était à l'autre bout du monde quand il était mort. Quelque part, il ne savait même pas l'importance qu'il avait dans ma vie. Ce n'était pas de tout hasard que la seule personne avec qui j'avais pu en parler était la personne que je connaissais qui ressemblait le plus à mon grand-père.
Au final, ce fut une soirée riche en émotion pour plusieurs raisons. C'était certainement une soirée dont j'allais me rappeler longtemps et, si un jour j'en oubliais des moments, je pourrais toujours relire ces lignes pour me rappeler la chance que j'avais d'avoir pu vivre un tel moment. Pendant toute la soirée, je ne pouvais que me dire « et voilà ce que je cherchais dans ma vie; je ne savais pas que c'est ce que je cherchais, mais je l'ai tout de même trouvé »!
