Message de l'auteur : Hello ! Comme convenu, avant de mettre la suite de Rising Hell (intitué "The Dark Ages") je vais d'abord publier les cinq premiers chapitres spéciaux de Rising Hell ! Ces derniers vont faire la transition entre les deux fictions. Ensuite, pendant que je publierai The Dark Ages, je continuerai certainement d'alimenter Rising Hell avec d'autres chapitres spéciaux, mais qui n'entraveront pas la publication de l'autre fiction.
Merci d'avoir suivi !
BLEACH – RISING HELL
CHAPTER SPECIAL # 1 : THE DREAM
Rêver est un droit que chaque humain possède. Les entités spirituelles également le peuvent. Certaines plus que d'autres. Et parfois, même en des lieux plutôt inattendus … au sommet des mondes, résidait également cette part d'ambition …
« — Regarde, Onii-chan ! Aujourd'hui il fait beau !
— Oui, comme hier, avant-hier et le jour d'avant aussi. Demain aussi je pense qu'il fera beau d'ailleurs. Tu sais que c'est courant, hein ?
— Mais il fait beau ! »
Soleil radieux, ciel d'un bleu pur, végétation luxuriante, petite maison au milieu d'autres … la vie dans la Dimension Royale pouvait vraiment s'apparenter au Paradis. Accoudé au rebord de la fenêtre de la maisonnette, le regard bleuté pointé vers l'horizon, un jeune homme dans la force de l'âge. À côté de lui, un visage enfantin et une taille qui l'accompagnait, pour la petite fille qui sautillait littéralement sur place. Lui ne se préoccupait plus réellement des paroles qu'elle ne cessait de débiter à une vitesse extraordinaire. Soudainement, la porte en bois s'ouvrit, laissant apparaître un vieil homme au visage éclairé par le bonheur.
« — Taikai, je suis si fier de toi aujourd'hui !
— Ah bon ? Tu diras quoi quand je reviendrai dans deux jours parce que j'ai échoué ?
— Qui s'en importe ! Ils vont bientôt venir te chercher, c'est un grand honneur pour notre famille ! Tu as déjà réussi les premiers tests, c'est très encourageant ! Et je suis ton grand-père, j'ai donc le droit d'être heureux pour toi ! Haha !
— Ouais, ouais. Soupira vivement l'intéressé, en se grattant l'arrière du crâne. Et si on arrêtait de faire tout ça ?
— Tout ça ? Quoi donc ?
— Beh, y'a limite une cérémonie et ça me dérange.
— Ne commence pas à dire n'importe quoi. Allons plutôt manger ! Ensuite, nous irons au Lac Pureté pour implorer la bénédiction de la déesse Kisayeka !
— Oui, allons manger, et après au Lac !
— Tu vois ! Écoute ta petite-sœur ! N'ai-je pas raison, Saki-chan ?
— Oui grand-père ! »
Joie de vivre et bonne humeur globale caractérisait généralement cet endroit. Comment, de toute manière, réellement être malheureux alors que l'on avait la chance de vivre au Paradis ? D'ordinaire, Taikai n'y prêtait pas plus attention. Sa petite-sœur et son grand-père ne tardèrent pas à quitter la pièce, sa chambre, pour lui permettre de préparer ses affaires. Après ses dix-huit ans, il avait décidé de se rendre réellement utile. Non pas que rester dans ce village le déplaisait, non pas qu'il craignait réellement quoi que ce soit, mais son enfance avait été bercée par les récits d'héros légendaires, qui avaient permis la mise en place de cet endroit, et la stabilisation du monde même. Trop ambitieux ? Ce n'était pas un défaut, pas de son point de vue ! Il fallait avoir de l'ambition dans la vie, sous peine de passer à côté de son propre potentiel.
La matinée passa rapidement. Aux yeux du bleuté, en tout cas, les minutes ne faisaient que se succéder à une vitesse ahurissante. Dans les rues du village, il accompagnait les deux membres restants de sa famille, sa petite-sœur Saki s'avérant être particulièrement tumultueuse.
« — On a bien mangé aujourd'hui ! s'enthousiasma-t-elle, en courant plus loin. »
Saki avait tous les attraits d'une petite-fille ordinaire. Ayant l'apparence d'une gamine de huit ans tout au plus, deux couettes déformant sa chevelure bleue, sa taille concordait tout à fait. En la voyant courir ainsi, Taikai ne pouvait d'ailleurs s'empêcher de soupirer. Habillée dans un « long » kimono bleu, l'intéressée pétillait de vie. Lui, commençait justement à s'ennuyer dans cet endroit. D'où son inscription il y avait de cela quelques semaines pour intégrer le Palais Royal.
Au bout de quelques minutes, le trio quitta le paisible village pour marcher dans une forêt luxuriante, menant directement à la place escomptée : le Lac Pureté. Humant l'atmosphère comme un animal le ferait, Saki arriva jusqu'à la berge, avant de s'accroupir et de jouer avec ses doigts en les trempant dans l'eau, lâchant un petit rire cristallin et innocent.
« — C'est froid ! s'enquit-elle.
— Saki-chan, nous ne sommes pas là pour jouer ! réprimanda la voix du vieil homme, dernier à arriver sur les lieux. Reviens ici !
— D'accord Grand-Père ! répondit l'intéressée, sans être aucunement affligée par les remontrances de son aïeul. »
Une fois le calme revenu, les trois individus se trouvaient à genoux sur l'herbe fraîche en bordure du lac. L'ambiance paisible de cet endroit parvenait à offrir une certaine sérénité. Taikai ferma lentement les paupières, se laissant bercer par un vent frais. Même Saki conserva un silence religieux, en s'harmonisant avec la nature bienveillante. Seule la voix du vieillard rompit le silence.
« — Il est dit que la déesse Kisayeka a déchaîné les marées jadis, pour protéger le monde des démons. Avec quatre autres dieux, elle contribue à l'équilibre de ce Paradis. Prions pour qu'elle réponde à notre vœu.
— Oui, prions ! s'exclama Saki, en levant les bras.
— Merci, c'est pas comme si tu m'avais raconté cette histoire un millier de fois, lâcha Taikai, visiblement moins emballé.
— Tu ne comprends pas, sombre imbécile, tu pourrais peut-être la rencontrer en devenant un Garde Royal ! C'est incroyable !
— Oui, oui ! Ramène la déesse Kisayeka ici ! Je veux la voir ! renchérit la petite-sœur, en sautillant sur place.
— J'imagine que vous ne pensez pas me donner une pression supplémentaire, hein … marmonna l'intéressé, une vague de dépit s'emparant de son visage. »
L'air changea pourtant assez rapidement. Le trio ne tarda pas à se retourner, pour apercevoir une ombre, qui s'avançait doucement dans leur direction. Un long haori blanc haut de gamme suffisait à donner le rang de cet individu : Taikai ne put masquer sa surprise, en se rendant progressivement compte qu'il avait face à lui un Shinigami Royal.
« — Tu es Taikai Meirô, n'est-ce pas ? »
Une voix distante, et un visage qui l'était tout autant. Une femme à la longue chevelure aux teintes d'un coucher de soleil lointain, les formes bien dessinées et dégageant une prestance assez impressionnante. Tout en prononçant ses mots, l'intéressée continuait sa route, arrivant à proximité du petit groupe.
« — Heu, ouais. C'est moi, répondit Taikai, en se grattant l'arrière du crâne. Et tu, je veux dire vous êtes sûrement une Garde Royale, c'est ça ?
— Je suis le Capitaine Kakusu, articula-t-elle, sans ton particulier. J'ai été chargée de te récupérer pour t'amener au Palais. Je pensais te trouver au village mais tu n'y étais pas.
— C'est un honneur pour nous, Capitaine Kakusu ! s'agita vivement le Grand-Père du concerné. »
Taikai fixa un moment la Shinigami qui portait ce haut rang. Elle ne semblait pas beaucoup plus âgée que lui : probablement vingt-cinq ans à l'échelle humaine, et pourtant, elle avait réussi à être une Garde Royale ? Son grand-père fit un pas dans sa direction, pour s'incliner respectueusement, tout comme ses deux petits-enfants ne tardèrent pas à le faire. L'aîné remarqua par ailleurs vivement que sa petite-sœur avait véritablement des yeux brillants à cet instant.
« — S'il vous plaît, Capitaine Kakusu, reprit la voix du plus vieil être ici présent. Accompagnez-nous au village, si vous avez le temps bien entendu. Je souhaite vraiment vous parler à propos de mon petit-fils.
— … Très bien, mais je ne peux pas rester très longtemps, rétorqua calmement la Shinigami aux lunettes.
— Oh, bien entendu ! Nous n'allons pas entraver votre emploi du temps très longtemps ! Merci infiniment ! »
Dans une ambiance un petit moins détendue que lors du trajet aller, le groupe ayant désormais un membre de prestige en son sein refit le même parcours, le Capitaine Kakusu se trouvant en tête, à côté du vieil homme. Légèrement en retrait, Taikai commençait à sentir une certaine tension le gagner, avant que son regard ne croise celui toujours aussi pétillant de Saki.
« — Kakusu-senpai est trooop cool ! Lui chuchota cette dernière, en ayant du mal à garder son calme. Je veux être comme elle ! Mais j'ai peur de lui parler … elle a l'air stricte !
— Ouais bah ne lui parle pas, ça vaut mieux pour toi et pour moi aussi, soupira son grand-frère, en secouant négativement la tête. »
Au village, l'arrivée d'un Garde Royal donnait toujours lieu à des scènes de liesse. Au vu de leur statut, les Shinigamis de la Division Zéro étaient pratiquement considérés comme des divinités, ou tout du moins, comme les élus de ces dernières. Ce qui s'avérait d'ailleurs vrai. Netsujô Kakusu fut accueillie comme une reine, et cela la dérangeait d'ailleurs plutôt, elle qui préférait nettement le silence taciturne de sa demeure céleste. La jeune femme était assise derrière une table, le grand-père de la famille Meirô se trouvant de l'autre côté. De la musique, des tambours, accompagnait un moment solennel : l'un des enfants du village allait avoir la chance de monter d'un rang. Pour une petite communauté, être soudé permettait d'appréhender la vie d'une bien meilleure manière. Même s'il fallait bien dire que vivre ici, au Paradis littéralement, la plaçait dans une situation de confort qui rendrait bien envieux un bon nombre d'âmes.
« — Cet après-midi mes frères et sœurs, notre ami Taikai Meirô va s'envoler pour le monde d'en haut ! Applaudissez avec moi ! »
Un homme pourtant assez âgé, menait avec enthousiasme les festivités. Centre de l'attention, après avoir cédé cette dernière pendant quelques minutes à Netsujô Kakusu, le protégé des lieux se serait bien passé de tous ces applaudissements et cris d'encouragement.
« — Je suis son grand-père vous savez, il est l'une des dernières personnes de ma famille, alors j'aimerais simplement savoir si les choses seront très dangereuses en haut ?
— Être un Garde Royal ne donne pas lieu à une vie aisée, répondit lentement la Shinigami à lunettes, en buvant une tasse de café. Votre petit-fils va devoir travailler dur. Ce sera dangereux, c'est un poste convoité qu'il a demandé.
— Je vois … et est-ce que ça ira pour son intégration ? Où va-t-il dormir ?
— Le Capitaine Rôshin prend à sa charge tous les candidats. Votre petit fils sera logé et nourri convenablement, ne vous en faîtes pas pour ça.
— Je vois … c'est rassurant. Merci beaucoup.
— Ne me remerciez pas, murmura Netsujô, en fermant lentement ses paupières. C'est loin d'être une vie paisible qui l'attend.
— Mais c'est ce qu'il veut. Il veut un rêve … alors je suis content qu'il y ait une possibilité pour qu'il se réalise. »
Rêver d'être un Garde Royal ?
L'élue de Tsugare jeta un bref coup d'œil à cet homme qu'elle ne connaissait pas. Avait-il la carrure pour prétendre à un tel titre ? Avait-il les capacités pour répondre à un degré d'exigence encore jamais approché ici ? Elle ne tarderait pas à s'en rendre compte.
La journée passa rapidement, et déjà, le jeune Taikai Meirô portait ses bagages sur son dos, en se tenant à côté de celle qui allait l'accompagner vers une existence totalement différente. Le village entier, rassemblé, offrait des salutations distinguées à la Capitaine, et des messages de soutiens à celui qui l'accompagnait, messages dont ce dernier se serait bien passé.
« — Reviens-nous voir avec la déesse Kisayeka ! Et avec Onee-chan aussi ! clama sa petite-sœur, en hurlant alors que son grand-frère tourna les talons.
— C'est qui Onee-chan ? marmonna le jeune homme à la chevelure bleutée, en hochant vaguement la tête.
— Kakusu-senpai bien sûr ! »
Un visage de terreur remplaça directement l'expression blasée de Taikai. Heureusement, la principale concernée ne semblait guère être très intéressée par la conversation, et avait déjà quelques mètres d'avance. Une chance qu'elle lui laisse faire ses « Au revoir » tranquillement. Taikai tapota finalement doucement la tête de Saki.
« — Oublie ton 'Onee-chan' mais t'inquiète, je deviendrai un Garde Royal. Toi prends soin de grand-père, ok ? Il devient vieux et de plus en plus bête.
— Garnement ! Je suis juste à côté !
— Je sais, je sais, soupira son interlocuteur. Vous en faîtes pas, je reviendrai.
— T'as plutôt intérêt, pauvre sot ! Allez, file maintenant ! Le Capitaine Kakusu a déjà perdu une bonne partie de son temps ici ! »
Il ne fallut que quelques secondes pour que les deux derniers membres de sa famille n'apparaissent plus que comme étant des points à l'horizon. Netsujô marchait silencieusement juste devant lui, tandis que Taikai commençait sérieusement à trouver le temps assez long. D'ailleurs, une interrogation germa rapidement dans son esprit.
« — On va au Palais en marchant ? Y'a une route secrète ou un truc du style ?
— Non, je me place en-dessous du Palais, murmura simplement son interlocutrice, en stoppant sa marche. Et il vaut mieux que ton grand-père n'assiste pas à ça.
— Hein ?
— Agrippe-toi à moi. Nous partons directement dans les cieux.
— Heu, c'est-à-dire que … »
Ne lui laissant pas beaucoup de manœuvre, la jeune Shinigami aux cheveux crépusculaires lui attrapa le poignet, avant de s'élancer directement dans les airs, provoquant de très sérieuses sueurs froides au jeune homme, qui n'avait pas encore effectué de telles acrobaties dans sa courte existence. Le trajet ne dura pas très longtemps, mais fut toutefois bien trop long à son goût. Recherchant doucement son souffle, une fois arrivé à destination, l'intéressé ne put d'abord pas profiter de cet instant … mais il venait réellement de poser les pieds dans l'un des cinq Palais flottants !
« — Tu … vous … auriez pu me prévenir … !
— Je l'ai fait, répondit simplement Netsujô, en continuant son chemin. Relève-toi, nous n'avons pas l'éternité.
— Ça va … j'ai compris … j'arrive … »
La découverte des lieux se fit silencieusement, celle qui l'avait ramené ici ne semblant pas particulièrement bavarde, au contraire même. Il devinait toutefois que ces longs escaliers menaient à son Palais du Feu, dédié au Dieu Tsugare. Ainsi, elle était l'héritière de ce pouvoir ? Cette pensée ne fut pas exprimée, Taikai se contentant de suivre le sillage de la femme qui le devançait. Rapidement, ils pénétrèrent à l'intérieur, et commencèrent à traverser un long couloir, aux murs visiblement particulièrement luxueux. Quelques tableaux décoraient ces derniers, en même temps que les noms des différents Shinigamis ayant détenu le sabre divin de feu.
« — En fait … vous vous appelez comment ?
— Je l'ai déjà dit.
— Mais votre prénom ?
— Tu n'as pas besoin de le savoir, tu n'es pas encore un Shinigami. »
Il y avait des moyens plus aimables de faire comprendre la différence de rang entre les deux individus. Taikai demeura la bouche entrouverte durant un certain temps, devant le manque de souplesse de cette femme. Au bout de quelques instants, cette interminable attente toucha néanmoins à sa fin : une grande porte, imposante comme aucune autre, se dressait sur le chemin des deux jeunes gens.
« — C'est la salle d'audience avec le Capitaine Rôshin. Vas-y.
— Hein ? Moi ? T-Tout seul ?
— Idiot, qui d'autre ? Dépêche-toi de rentrer.
— O-Ouais ok. »
Décidément, se faire des amis devrait être un calvaire pour cette femme … ! Ne cherchant pas davantage à discuter, le bleuté poussa doucement la porte, qui s'ouvrit sur le coup, lentement. Comme convenu, le plus puissant des Shinigamis l'attendait pour cette audience, assis tranquillement sur son trône, une expression grave et peu accueillante gravée sur le visage.
« — Qui es-tu ?
— Heu, Taikai Meirô, Rôshin-sama …
— Suis-je supposé connaître ce nom ? reprit le maître des lieux.
— Haha oui, p-pardon, je suis là pour candidater au poste de Garde Royal, enfin je veux dire que j'ai déjà envoyé ma demande et que le Capitaine Kakusu est venue me chercher en bas …
— En bas ? marmonna Rôshin, en plissant un regard bien peu amical. Je vois, tu viens donc du village. Soit, je m'en souviens maintenant. Très bien, sache que tu n'es pas le seul à convoiter ce poste. Beaucoup se sont entrainés durement pour avoir le privilège de tenter leur chance.
— J'en suis conscient, monsieur …
— Es-tu prêt à souffrir pour y parvenir ?
— Oui … enfin, pas trop quand même. »
Violemment, le jeune homme s'écrasa sur le sol, en ressentant une immense pression. Provenait-elle de ce Shinigami ? Selon toute vraisemblance, c'était bien le cas. Respirer s'avérait difficile, et même rester conscient … !
« — Les petits plaisantins n'ont rien à faire sur un champ de bataille. »
Cherchant à retrouver une once de souffle, Taikai subissait en plus une immense migraine. Pour un premier face-à-face avec le plus puissant des Shinigamis … il y avait sûrement mieux à faire. À genoux, il lui fallut quelques secondes afin de recouvrer ses esprits.
« — J'ai … compris.
— Tant mieux pour toi, souffla le vieil homme, toujours bien renfrogné. Il y a une grande salle de réunion pour les autres candidats. Comme tu as postulé pour un poste maîtrisant le Zanpakutô Divin de l'Eau, il va falloir que tu y ailles. On te donnera plus d'informations là-bas. Netsujô, accompagne ce garnement.
— Très bien. »
Placée à l'extérieur de la pièce tout au long de cette entrevue plutôt difficile, la Shinigami n'attendit même pas que ledit garnement soit totalement redressé pour commencer sa marche. L'intéressé se redressa finalement, bredouilla quelques remerciements respectueux envers Rikuchi Rôshin, avant de décamper : personne ne serait assez fou pour vouloir rester ici une seconde de plus !
« — C'est normal que personne ne veuille venir dans l'armée ! marmonna Taikai, quelques minutes après. Il pourrait être plus sympathique quand même … !
— Il n'y a pas vraiment d'armée au sein de la Division Zéro, rétorqua lentement Netsujô, en continuant d'avancer. Le Capitaine Rôshin est strict, et cela fonctionne depuis maintenant longtemps.
— Ouais, ouais si tu le dis … enfin vous … maintenant que j'y pense, je connais votre nom.
— Quelle importance ?
— Juste comme ça … pour ma satisfaction personnelle.
— Ridicule. »
À cet instant précis, son interlocuteur se demanda si établir une comparaison à haute voix entre Netsujô Kakusu et Rikuchi Rôshin allait être mal prise par la première. Son instinct de survie lui intima —pour une fois— de garder le silence, et il continua simplement de suivre son aînée. De nouveau, le temps lui parut bien long, les couloirs lui paraissant plus longs et interminables les uns que les autres.
« — On se rend au Palais d'Eau, c'est ça ? Demanda-t-il finalement, plus pour rompre un silence pesant que pour obtenir des informations qui allaient lui parvenir quoi qu'il advienne.
— Ne pose pas de questions si tu connais la réponse. »
Toujours aussi loquace, elle ne s'étendit pas sur la conversation. Joignant les bras nonchalamment derrière sa tête, Taikai soupira, le visage légèrement blasé par une compagnie particulièrement distante. Arrivant jusqu'à un croisement, quelque chose changea pourtant violemment. Un choc, assez violent d'ailleurs, propulsa le jeune homme sur le sol, grimaçant de douleur. Netsujô, elle, arqua un sourcil avant de se retourner, pour assister à une scène profondément ridicule, de son point de vue tout du moins.
« — Ah mince ! Je ne t'avais pas vu ! Excuse-moi ! »
Une voix féminine le tira d'un moment d'absence. Taikai secoua vivement la tête, avant que ses pupilles bleues ne croisent celles d'une couleur rubis, appartenant à une jeune femme, habillée d'un long voile blanc. La chevelure longue et soyeuse descendant jusqu'à son dos, l'intéressée tendit sa main pour relever le malheureux accidenté, que celui-ci accepta sans rechigner.
« — Je m'appelle Akane Honkyô, déclara la jeune femme, en esquissant un petit sourire jovial.
— Heu, Taikai Meirô, rétorqua son interlocuteur, en se massant toujours le visage endolori. T'as la tête solide, j'ai cru que je venais de me prendre un coup de poing … !
— Heu eh bien … marmonna-t-elle doucement, en rougissant légèrement. En fait c'était … vraiment un coup de poing. »
Un immense vent passa entre les deux individus —trois si l'on faisait l'effort de compter Netsujô Kakusu, qui ne disait ni ne montrait rien— et au bout de quelques secondes, les yeux du futur Shinigami commencèrent à s'écarquiller.
« — Heu … ok. Bah c'était bien réussi. Beau … beau coup de poing ouais, pas mal.
— Attends ! Ce n'était pas fait exprès ! contesta Akane, en secouant négativement la tête. J'étais en train de me préparer mentalement à mon futur combat, donc du coup je ne t'ai pas vu et … et bah voilà. »
Mais où venait-il de mettre les pieds ?!
« — … Tu comptes mettre des coups de poing à tes adversaires ? lâcha Taikai, moyennement convaincu par cette explication. Je croyais que les Shinigamis se battaient avec des épées ?
— Et comment tu fais une fois que tu es désarmé, hein ? Il faut maîtriser les arts martiaux aussi. Le combat physique, tout ça, reprit son interlocutrice, en se détournant, les yeux fermés et bras croisés.
— Ce sont des explications vraiment-
— Ça suffit, Taikai Meirô, souffla d'un ton menaçant Netsujô, glaçant instantanément le sang de l'interpellé. Tu t'adresses actuellement à la meneuse de la Brigade d'Expédition, alors si tu ne montres pas plus d'égard, je serais forcée de te châtier. »
Un hochement positif de la tête suffit à faire comprendre que pour cette fois, l'intéressé n'allait pas chercher à avoir d'autres problèmes. Même si son esprit lui intimait de hurler qu'il n'était autre que la victime dans le cas présent, et n'avait donc absolument rien à se reprocher. Mais au vu de l'aura menaçante de la Shinigami aux cheveux crépusculaires, Taikai n'osa strictement rien dire.
« — Netsujô ! Comment tu vas ? demanda justement la Brigadière en s'approchant de sa camarade. Ça fait longtemps ! Je suis arrivée il y a tout juste … cinq minutes !
— Si tu veux.
— Ça ne répond pas tellement à ma question, mais ça n'est pas très important, soupira faiblement Akane. Alors ? C'est ton petit-ami ? questionna-t-elle, faisant d'ailleurs s'étrangler le principal concerné.
— Non. C'est un candidat pour détenir le Zanpakutô Divin de l'Eau.
— Ah, ok. Bah, bon courage petit !
— Ouais … merci, j'crois, marmonna l'homme à la chevelure bleue, en haussant les épaules.
— Bref, je dois y aller, Netsujô ! N'oublie pas notre petit match de ce soir !
— Je n'allais pas me défiler.
— Cool ! À toute alors ! Si je ne vois pas le Capitaine Rôshin maintenant, il va encore me disputer ! »
Un simple shunpô lui permis de disparaître, au plus grand soulagement de Taikai Meirô, lequel se posait d'ailleurs quelques questions sans pour autant les poser à cette femme qui apparaissait presque comme sa geôlière, l'accompagnant à l'abattoir. Finalement, après ces péripéties plus mouvementées que lui-même ne l'aurait imaginé, il y parvint. Une grande pièce spacieuse, à l'intérieur de laquelle d'autres personnes semblaient concentrées. Une estrade installée, vide pour le moment, donnait déjà le ton : le responsable de la cérémonie allait probablement parler de là-bas. Pour l'heure, les yeux de Taikai firent le tour des environs. Il y avait bien une dizaine de personnes ici.
« — Tout le monde ici veut le Zanpakutô ? demanda-t-il finalement, en lançant son regard sur Netsujô.
— À ton avis ?
— Oh ça va, tu pouvais me répondre gentiment …
— Vouvoie-moi.
— Heu ? Même pas un tutoiement entre nous ?
— Pas tant que tu n'auras pas de Zanpakutô Divin.
— Pardon, Kakusu-senpai …
— C'est ''Capitaine Kakusu.
— O-Oui, Capitaine Kakusu … »
Visiblement, la Capitaine de Feu pouvait être bien plus « gamine » qu'il ne l'aurait imaginé aux premiers abords … ! Si ce n'était pas une volonté d'abus de pouvoir, ça … ! Taikai voulut poser quelques questions, mais étrangement, Netsujpô resta totalement de marbre, l'ignorant totalement. Mais ce dernier n'eut guère l'occasion de rester bien longtemps dans le flou : la lumière s'éteint directement, une seule éclairant l'estrade, là où une ombre s'avança lentement : un long haori blanc, une chevelure blonde et un air à mi-chemin entre la sévérité et l'arrogance gravé sur le visage. Mains dans les poches, cet homme semblait clairement vouloir montrer la différence de grade.
« — Tss, pourquoi c'est moi qui m'occupe de ça. De l'arnaque à l'état pur, marmonna sur scène, le Capitaine de la Foudre, Shunô Kaminari. »
Les coulisses du Chapitre — « Quand Ichigo Kurosaki s'oppose à la Division Zéro … »
Taikai Meirô : Et oui, mes amis les lecteurs ! Aujourd'hui, tout est différent ! C'est vrai, Rising Hell, c'est fini … mais pas les chapitres spéciaux ! C'est même le début !
Ichigo Kurosaki : Mais vous foutez quoi là, sérieux ? On a mis cette fiction en « Terminée » c'est pas pour décorer !
Taikai Meirô : Tu n'y comprends malheureusement pas grand-chose, Strawberry-kun. Si on faisait comme Shinigamis' Chronicles — Before The Fall, les annexes à Shinigamis' Ending — Fallen Era, c'est évident que ce serait relou pour tout le monde. Tu comprends bien sûr que nous, la Division Zéro, n'existons pas dans Bleach. Donc, si on publiait une histoire sur nous, qui nous lirait ? Ça s'appelle du marchandising
Ichigo Kurosaki : Mais qu'est-ce que tu …
Taikai Meirô (pose sa main en face du visage d'Ichigo) : Parle à ma main.
Ichigo Kurosaki : …
Shunô Kaminari : Pff. J'ai trois lignes dans le chapitre.
Taikai Meirô : Eh oui, c'est moi le héros de l'histoire !
Shunô Kaminari : Héros qui m'a l'air particulièrement nul.
Netsujô Kakusu : Je dégage bien plus de charisme que vous.
Taikai Meirô : Du charisme ? Tu as autant de charisme qu'Elizabeth Swan.
Netsujô Kakusu : Elizabeth Swan est badass. Surtout lorsqu'elle fait son discours sur le Black Pearl, dans Pirates des Caraïbes 3. Ne sois pas jaloux.
Taikai Meirô : Elizabeth Swan, badass ? Tu parles pas de Tia Dalma, là ?
Tia Hallibel (pensées) : Hé j'ai le même prénom qu'elle. C'est marrant.
Netsujô Kakusu : Tia Dalma est un personnage inutile.
Ichigo Kurosaki : ÇA SUFFIT !
Tout le monde lance un regard intrigué à Kurosaki Ichigo.
Shunô Kaminari : Qu'est-ce que tu veux, gamin ?
Ichigo Kurosaki : Vous êtes débiles ou quoi ?! Pourquoi vous avez accepté ce spin-off ? Vous allez même pas être payés pour ça !
Taikai Meirô (met sa main devant le visage d'Ichigo) : Parle à ma main.
Netsujô Kakusu : Et alors ? Je suis morte dans Rising Hell. Tu pensais sérieusement que j'allais refuser une opportunité de réapparaître ? Espèce d'imbécile, tu n'as aucun sens stratégique.
Ichigo Kurosaki : Mais en fait on s'en fout de vous ! C'est ça le truc ! Personne ne vous aime !
Taikai Meirô : Tout le monde m'aime et a envie d'en découvrir plus sur mon passé. C'est vrai ça, je suis le seul Garde Royal à n'avoir eu aucun background ! Heureusement que c'est là !
Ichigo Kurosaki : Mais arrêtez ! On a déjà suffisamment à faire pour me développer moi ! Je suis trop souvent en retrait ! En plus dans les scans … dans … dans les scans …
Ichigo Kurosaki vomit sur Shunô Kaminari.
Shunô Kaminari (esquive au dernier moment) : Bordel, t'es dégueu comme mec. Je vais devoir te tuer pour ça.
Ichigo Kurosaki (se redresse) : … Je suis prêt à vomir sur vous tous s'il le faut. Je dois arrêter cette histoire annexe qui ne va que retarder la publication de Bleach — The Dark Ages, dont le premier chapitre apparaîtra le 3 Juillet 2016.
Taikai Meirô : Y'a pas un problème ? Le 3 Juillet 2016 ?
Ichigo Kurosaki : Oh oui, c'était il y a quelques années maintenant mais bon, tu sais …
Netsujô Kakusu : Quoi ? Tu as dit que tu allais vomir sur nous ?
Taikai Meirô : Vous saviez que le prochain Pirates des Caraïbes parlait du Trident de Poséidon ? Est-ce que vous croyez que c'est Kisayeka, Poséidon en réalité ? J'ai toujours su que c'était un dieu et pas une déesse. Enfin, ça c'était ma réplique en 2016. Bon sang, le temps ne nous avance pas, hein ?
Ichigo Kurosaki : C'est quoi ça Kisayeka ?
Taikai Meirô profite d'un moment d'inattention pour arracher le cœur de Kurosaki Ichigo.
Ichigo Kurosaki : Tu … as … arraché … mon cœur … ?
Taikai Meirô : Ouais. Mais t'es pas censé être mort ?
Ichigo Kurosaki : … Pas … sans … mon … fric …
? : Hé les idiots. Calmez-vous un petit peu, ok ? J'ai la désagréable sensation que je ne serais pas présent dans cette histoire et je suis déjà suffisamment mis en retrait.
Taikai Meirô : HEIN ? T'es qui toi ?!
Toshirô adulte : Tu ne me reconnais pas ?
Un grand vent passe.
Toshirô adulte (mange le cœur de Kurosaki Ichigo) : Pff. Je vous jure. Il faut tout leur apprendre. Je suis venu ramener Kurosaki.
Ichigo Kurosaki : T'es … qui ?
Toshirô adulte : Tu vois pas qui pourrait être aussi beau gosse ou quoi ? Je suis le personnage le plus aimé de Bleach.
Ichigo Kurosaki : T'es … moi du futur … ?
Taikai Meirô : Hé ils commencent à nous voler notre temps d'antenne …
Toshirô adulte : T'as dit quoi, là ? Toi du futur ? Heureusement que je suis devenu badass et trop calme, un truc de fou. Ma transformation est tout à fait logique. J'ai hâte de devenir comme ça. Allez salut. Je dois vaincre Yhwach dans un autre monde, ok ?
Taikai Meirô : …
Kirio Hikifune : Mais où je suis ?!
Netsujô Kakusu : Tais-toi. On va couper ici.
Kirio Hikifune : Mais Netsu-chan …
Rikuchi Rôshin : NETSU-CHAN !
Netsujô Kakusu (gros yeux) : Coupez.
