BLEACH – RISING HELL

CHAPTER SPECIAL # 5 : THE DREAM V

Obscurs horizons.

Les nuages s'entassaient de plus en plus, dans les contrées célestes du Paradis. Lorsqu'il s'était réveillé ce matin, Taikai Meirô n'aurait probablement pas imaginé que les futurs événements du jour puissent affluer à une allure si impressionnante. Pourtant, cela allait bel et bien se produire …

Il n'en n'avait encore aucune idée à ce moment précis. Comment le pourrait-il ? Lui ne goûtait pour l'heure qu'aux joies de retrouvailles heureuses et qui le plaçait en-dehors même du monde. Un banquet géant avait été préparé et le son festif de divers instruments de musique régissaient l'ambiance du village.

« — Oniiiii-chaaaaaan ! Tu m'as tellement manqué !

— Ouais, je sais. J'suis un bon.

— Où est Kakusu-senpai ?! Tu m'as promis de la ramener !

— Ça y est, tu m'as déjà oublié pour penser à elle ?

— Non ! Mais tu m'as promis !

— Elle était un peu … euh … occupée, ouais, elle passera plus tard.

— Oui ! Trop cool ! »

Sa petite sœur agitée serrée dans ses bras, Taikai Meirô lui tapota doucement le crâne, cette dernière retenant pratiquement ses larmes de joie en émettant tout un tas de son difficilement déchiffrable, faisant soupirer son grand-frère. Un peu en retrait, Enigo Shakarez regardait la scène avec un petit sourire amusé. Quelques instants plus tard, le jeune homme aux cheveux noirs se fit toutefois aborder par le grand-père de la star du jour.

« — Alors vous êtes l'ami de Taikai ? questionna-t-il, d'un ton grave.

— Ouais, c'est ça ! Comme il n'y a personne d'autre qui vient du monde d'ici-bas, alors on est vite devenus amis !

— Donc Taikai nous a bien menti en affirmant qu'il avait de nombreux amis en haut, n'est-ce pas ?

— … Euh … non bien sûr, eh bien …

— Haha ! Je plaisante ! Je connais bien mon petit-fils, je sais pertinemment qu'il est incapable de réellement se faire des amis ! Un c'est déjà pas mal ! Allez ! Santé ! »

Enigo songea rapidement que la famille de son camarade s'avérait plutôt particulière, mais passa fort rapidement à autre chose. L'ambiance festive lui plaisait et il avait d'ailleurs bien envie de s'immerger à l'intérieur de cette foule. Pendant un bref instant, il imaginait quelle serait alors l'ambiance si jamais son ami aux cheveux bleus parvenait à remporter le titre de Garde Royal … ici, ce serait probablement l'hystérie générale, à n'en pas douter ! Alors que le soleil commençait seulement à se coucher à l'horizon, le bruit ne déclinait pratiquement pas.

Le bonheur pouvait peut-être être atteint à un instant T. Pouvait-il se montrer plus durable, toutefois ? La question mériterait d'être posée. Malheureusement, bien souvent, l'empirisme y répondait de manière particulièrement défavorable. Et au fur et à mesure que ce ciel perdait de sa lumière, les yeux malveillants de la nuit se rapprochaient inexorablement … comme une antithèse parfaite de l'image que l'on pourrait se faire du Paradis.

Bien plus haut dans les cieux, l'histoire et l'ambiance devenait toute autre. Le tonnerre frappa de manière très localisée, tandis que sur les plateformes célestes bordant le temple de la déesse Kudasû no Shinkira, l'éclat pourpre du sang commençait à devenir envahissant. Assis sur les marches des escaliers, Shunô Kaminari arborait une mine de plus en plus renfrognée, pendant que deux grands Hollows disparurent doucement, en face de lui.

« — Il ne doit plus en rester beaucoup comme ça, marmonna-t-il, plus pour lui-même qu'autre chose. »

Depuis cet après-midi, lui et Netsujô Kakusu n'avaient fait que parcourir tous les environs pour partir à la recherche de ces créatures écervelées. Un certain nombre d'entre elles gravitaient autour des différents palais, ce qui prouvait en un sens qu'elles manquaient particulièrement de discernement. Shunô ne pouvait même plus dénombrer le nombre de ces monstres vaincus durant ces dernières heures, mais la chasse n'était pas encore terminée. Le blond avait tout d'abord dû mettre tous les candidats à l'abri, la nouvelle ayant provoqué quelques remous et vagues d'effroi, mais de ce côté-là, il n'y avait eu aucun réel problème à noter.

Le seul qui restait encore à régler, concernait l'éradication de tous les évadés. Le Shinigami commandant au Tonnerre ne tarda pas à être interrompu dans ses pensées, lorsque le bruit caractéristique d'un shunpô se fit entendre dans son dos, lui offrant la présence familière de Netsujô Kakusu.

« — Netsujô, dit simplement le Garde Royal, en se redressant. Alors ?

— J'ai éliminé huit autres Hollows qui commençaient à fuir vers la Montagne Sérénité. Il n'en reste plus qu'un seul maintenant.

— Celui qui a tué Yamarenko ?

— En effet, articula-t-elle doucement. S'il a réussi à s'échapper …

— … Alors c'est probablement le moins con de ces merdes. Il peut se cacher n'importe où. Putain. »

… Elle ne l'aurait pas dit exactement avec ces termes, mais l'idée restait bien présente. Cette créature semblait d'ailleurs être capable de dissimuler sa pression spirituelle, et cette simple constatation rendait la tâche des Shinigamis bien plus ardue.

« — Et pour les gamins qui sont descendus dans leur village ?

— Je suis partie vérifier deux fois ces deux dernières heures. Je n'ai rien remarqué, aucun signe de ce Hollow.

— Bordel … le vieux Rôshin va nous tomber dessus si on se foire …

— J'espère que ce n'est pas la seule chose qui t'inquiète, déclara doucement Netsujô, en fermant les paupières. Nous devons éviter qu'une âme se fasse tuer. C'est notre devoir.

— Ça va, j'ai compris … on a prévenu la Brigade d'Expédition ?

— Oui.

— Et ?

— Ils se sont mis en mouvement, mais ne reviendront sûrement pas avant demain matin.

— Génial … »

Afin de gérer cette situation de crise, ils n'étaient donc que deux, vu que le Capitaine Rikuchi Rôshin ne bougeait pratiquement pas de son trône. En un sens, deux membres de la Division Zéro, c'était amplement suffisant pour éliminer un pauvre Hollow isolé, certes. Mais empêcher ce Hollow de faire la moindre victime … c'était une toute autre histoire.

« — Écoute, on devrait vérifier au village de manière régulière, lâcha Kaminari. Il y a sûrement du monde là-bas, et pour l'instant, la seule chose qu'on puisse faire, c'est protéger les endroits où il y a le plus d'habitations.

— Entendu. Tu t'en occupes ou tu veux que je le fasse ?

— Autant le faire à tour de rôle. Il faut que quelqu'un reste aux palais. On ne sait jamais avec ces pauvres cons de candidats, y'en a un qui va peut-être faire une connerie.

— Ils sont scellés dans une autre dimension.

— Je sais, mais bon … y'a aussi les administratifs qu'on doit protéger.

— Ce n'est pas faux. Faisons une dernière patrouille dans le secteur et ensuite, appliquons le plan.

— Compris. »

La nuit avait pris une place de plus en plus importante, jusqu'à dominer sans partage les cieux. Enfin, la fête avait cessée —momentanément puisqu'elle reprendrait dès le lendemain— et tout le monde rentrait chez soi, épuisés par la journée qui venait de s'écouler. Alors que Taikai marchait aux avant-postes avec sa sœur qui lui tenait fermement la main, Enigo discutait joyeusement avec leur grand-père, quelques mètres derrière. Pour la nuit, la famille Meirô avait décidé, sans surprise, d'accepter que le nouvel ami du fils aîné puisse loger dans la modeste demeure. Taikai lui prêtait simplement sa chambre tandis que lui se rendait dans celle de sa petite sœur, et dormirait tranquillement dans un futon sur le sol, même si Saki voulait qu'il vienne dormir avec elle. Par ailleurs, en jetant un coup d'œil dehors, le jeune homme se disait bien que s'il y avait une chose qu'il regrettait dans les palais … c'était probablement les lits super confortables qui s'y trouvaient … !

« — Onii-chan ! retentit la voix de sa petite sœur, le faisant ainsi quitter le cours de ses pensées.

— Hein ? Tu n'es pas fatiguée, Saki ?

— Non, je veux que tu me racontes une histoire !

— Encore ?

— Ça fait longtemps que tu ne m'as plus raconté d'histoires, pourquoi tu dis ''encore'' ?

— Ouais bon … tu veux que je te lise quelle histoire ?

— Celle avec le Prince Kunshin qui sauve son royaume des ténèbres du maléfique Zanshi, avant d'épouser la Princesse Tenshi !

— Encore ce vieux conte pour enfant ?

— Mais je suis une enfant ! »

Sur ce point-là, elle n'avait pas complètement tort. Taikai soupira légèrement avant de se redresser. Rapidement, il alluma la petite bougie sur le chevet, avant de se diriger vers les petites étagères pour prendre le bouquin convoité. Toujours le même, il n'était même pas poussiéreux depuis son départ, signe que son grand-père le lisait probablement régulièrement à Saki. Enfin bon, il pouvait bien le faire, et il devait bien reconnaître que ces moments de proximité avec elle lui manquait un petit peu.

« — Allez, Onii-chan ! »

… Mais juste un peu.

Après une lecture pénible contant les aventures d'un prince aux pouvoirs défiant l'imagination et son aventure aussi improbable qu'ennuyeuse —à ses yeux— qui lui permettent de vaincre monstres sur monstres, pour finalement de conquérir la belle de son cœur et vaincre son rival, Taikai reposa ce livre plein de niaiseries à sa place originelle, avant de s'asseoir sur une chaise à côté du lit de sa sœur. Cette dernière ne dormait toujours pas, et cette simple idée l'ennuyait profondément. Emmitouflée dans sa couverture, elle ne cherchait visiblement même pas forcément le sommeil, plongeant ses yeux grands ouverts dans ceux de son frère bien aimé.

« — Bon, tu vas dormir, non ?

— Mais Onii-chan … je veux que tu sois encore là demain, et j'ai peur que tout ça n'est qu'un rêve …

— Mais non, je serais encore là pour six jours même. Tu verras, ça va être long et cool.

— Promis ?

— Mais oui, t'inquiète …

— Elle arrive quand Kakusu-senpai ?

— … Bon allez, dors maintenant sinon je lui dis de ne pas venir, parce que tu n'as pas été sage.

— D'accord ! »

Se retournant plusieurs fois dans sa couverture, la petite-fille parvint au bout du compte, après de longues minutes de lutte, à trouver le sommeil, pour le plus grand bonheur de son aîné qui n'en pouvait simplement plus. Dans la chambre voisine, Enigo semblait déjà en train de dormir, ce qui n'était pas étonnant au vu de la façon dont il avait fait la fête —malgré un succès plutôt triste auprès de la gente féminine, déplora-t-il— et ses ronflements pouvaient même être perceptibles si l'on faisait l'effort de se concentrer, ce que Taikai ne s'amusa pas longtemps à faire.

Au bout de quelques minutes, ce dernier se leva même plutôt discrètement, pour marcher en direction de la cuisine. Oui, il avait soif, ce qui pouvait être courant pour un être normalement constitué. Sauf que là-bas, il fit une rencontre à laquelle il ne s'attendait pas forcément :

« — Grand-père ? Tu n'es pas censé dormir à cette heure-là ?

— Mais de quoi je me mêle ? Moi aussi je peux avoir soif !

— Ça va, hein …

— Hum …

— Quoi ?

— Rien.

— Ton humour est encore pire que dans mes souvenirs, marmonna le bleuté, en attrapant un verre d'eau en bois.

— Tu es toujours aussi insolent dis-moi !

— Ça va, ça va … en fait, j'avais une question à te poser justement.

— Laquelle ?

— Dis-moi, pour Enigo … si jamais je le battais, si jamais il était éliminé … il n'aura plus nulle part où se rendre et finira sûrement seul. Y'aurait alors … moyen pour vous de l'accueillir ici ? »

Un léger silence gagna le plus vieux des deux Meirô. Le plus vieux plissa légèrement son regard devant la demande pour le moins incongrue de son petit-fils. Il semblerait que l'entraînement dans les cieux permet de grandir un tant soit peu, même pour lui.

« — Tu as l'air bien sûr de toi, Taikai. Qui te dis que tu vas réussir à gagner le Zanpakutô Divin ?!

— Oh ça va, t'évite soigneusement la question, hein !

— C'est bon.

— Quoi ?

— C'est bon, je te dis, murmura le vieil homme, d'un ton plus sérieux. Bien sûr que l'on peut accepter une personne dans le besoin, on l'a toujours fait. Tes parents me crieraient dessus si je ne le faisais pas. Et même si vous ratez tous les deux l'épreuve, il pourra venir.

— … Grand-père …

— Arrête ! Je ne suis pas faible et sentimental !

— … Ok. Comme tu veux. »

Non loin d'ici, à quelques encablures seulement, et perchée sur un arbre, Netsujô Kakusu observait la situation. Cette famille était … particulière, elle devait bien le concéder. La Shinigami secoua légèrement la tête, ayant pratiquement l'impression de faire quelque chose de répréhensible actuellement. Il fallait rester discrète et repérer le moindre signe de la présence du Hollow. Mais ce dernier, s'il se trouvait dans les environs, ne donnait pas le moindre indice …

Malgré tout, il restait un Hollow, et ce, peu importe à quel point ses facultés intellectuelles auraient pu être développées. Nourris par l'instinct, ces monstres ne pourraient pas tenir longtemps sans dévorer d'âmes … et ce village en renfermaient un nombre assez conséquent. La jeune femme ferma lentement les paupières. Il se faisait de plus en plus tard ici …

Mais au bout de quelques minutes, Netsujô ne put simplement pas continuer à rester bras croisés. Un appel, un hurlement strident et plutôt lointain : aucun doute, il s'agissait du monstre. Se relevant au quart de tour, et manquant de perdre son équilibre sur la branche, la Shinigami de Feu inspecta spirituellement les environs : le cri provenait d'une forêt, située en bordure du village. Sans hésiter plus longtemps, la Garde Royale utilisa son shunpô, pour arriver tambours battants sur les lieux escomptés.

Un espace lugubre de nuit, bien loin de l'idéal paradisiaque que pourrait conférer cet endroit en temps normal. Comme quoi, la simple existence d'un microbe était bien capable de rendre tout un environnement beaucoup moins verdoyant et infiniment plus malsain. La végétation dense masquait plutôt bien la visibilité et même les sons, mais … il était là, il n'y avait aucun doute là-dessus. Une ombre plus massive que les autres ne tarda pas à émerger, dans le champ de vision de la puissante Shinigami.

« — Moi qui pensais que tu étais plus intelligent que tes congénères, martela Netsujô, en plissant légèrement le regard. Te montrer face à moi maintenant est ridicule.

— Oh … je ne pensais pas … qu'un Shinigami malvoyant viendrait pour tenter de me stopper, vociféra la créature, en penchant largement la tête sur le côté. »

Ce monstre imposant ressemblait à un ver humanoïde. Le bras droit composé exclusivement de tentacules, un masque imposant greffé sur le visage, et le corps cylindrique d'un violet profond : il avait absolument tous les aspects classiques et monstrueux que l'on retrouverait chez les Hollows. La Capitaine Royale ne tint guère compte de la remarque sur ses capacités visuelles, et ne tarda déjà pas à élever sa pression spirituelle. Les environs, les arbres, frissonnèrent littéralement de cette soudaine montée en puissance, et le sol se désagrégea dès lors que le Zanpakutô Divin fut tiré de son fourreau.

« — J'imagine que tu dois avoir un plan bien précis pour avoir attiré mon attention de la sorte. Ta mort sera moins douloureuse et longue si tu me divulgues ton plan.

— Tu me fais rire … Shinigami ! Je vais te dévorer … toi … et tous les autres ! »

Un parfait imbécile ? Cela ne faisait pas sens.

La bête se jeta pourtant tête en avant, ses tentacules s'agitant dans tous les sens afin de piéger sa proie, stoïque et parfaitement sur ses gardes. Dans les alentours, rien d'autre à signaler. Mais alors … pourquoi … ? Netsujô plissa son regard, avant qu'une lumière vive et brûlante n'explose depuis son sabre, irradiant tous les environs. Seul le hurlement de douleur de la créature attaquée permettait de se repérer, dans ce déferlement de lumière brûlante. Et au bout de quelques secondes, ne restait plus que les morceaux calcinés et
méconnaissables du monstre. Mais Netsujô n'était guère bien plus avancée maintenant, et regrettait presque d'avoir annihilée cette chose : y'avait-il un autre fait important, caché, derrière ce plan ? La jeune femme se mordit nerveusement les lèvres, pendant quelques instants, en jetant des regards dans les environs. Rien, rien qui pourrait expliquer cette soudaine tendance suicidaire … pourquoi ce hurlement, d'ailleurs ? Il avait été pratiquement teinté d'une douleur … mais comment l'expliquer ? Ce flot de questions sans réponse irritait fortement la belle Shinigami, qui entreprit alors simplement de continuer sa surveillance …

… Sauf qu'au même instant, le sol se désagrégea sous ses pieds, la prenant au dépourvu. Ainsi, des tentacules tout à fait similaires à ceux du Hollow précédemment vaincu apparurent, pour se saisir de la jambe gauche de la jeune femme, qui tiqua légèrement sur le coup. Réagissant toutefois au quart de tour, son sabre ne tarda pas à couper court à cet assaut, tandis qu'elle-même sauta en arrière afin de bénéficier d'une meilleure vision sur la situation. Le râle de douleur de la bête, caractéristique des Hollows, confirma bel et bien que cette agression était l'œuvre de celui qu'elle pensait pourtant avoir vaincu. Privé de son arme, il sortit simplement du sol, visiblement contrarié et blessé.

« — Je … vais te tuer … !

— Comment as-tu fait pour te dédoubler … ? »

Une capacité spéciale donc. Mais … avec quelles limites ? S'il est capable d'un tel prodige une fois … rien ne garantissait qu'il ne soit pas capable de le faire à d'autres reprises encore … et dans ce cas-là … l'attention de Netsujô se reporta immédiatement sur ce fameux village. Alors … cette bête l'avait peut-être sentie venir … ce qui signifie que tout ceci … n'avait été qu'un piège ?!

« — Haha … tu devrais voir ta tête … poupée … si tu veux savoir … un Garde Royal qui se déplace, ça se sent … tu espérais peut-être m'éloigner du village de cette façon … mais ça m'a surtout donné une autre idée … haha … haha … »

Les craintes de la jeune femme ne tardèrent pas à être confirmées, dès lors que de nouveau, le sol ne trembla sous ses pieds, pour laisser apparaître de nouveaux tentacules prêts à se renfermer sur elles. Les choses apparaissaient claires dorénavant : il n'y avait plus une minute à perdre ici. Le sabre se planta dans le sol, avant qu'une véritable onde de choc embrasée ne vienne annihiler toutes les tentatives des différents assaillants, réduits en cendres au bout de quelques secondes. Il fallait maintenant voir si, conformément à ses craintes initiales, le village avait été aussi pris d'assaut …

Et à son arrivée sur le territoire, Netsujô ne put que constater les faits : des cris de terreur avaient remplacé les jouissances festives auxquels les villageois s'étaient adonnés depuis un certain temps. En combien de monstres cette chose avait-elle pu se scinder … ?

Un petit peu plus loin, les pupilles bleues de Taikai Meirô s'élargirent grandement. Lui et tous les résidents de sa modeste demeure, avaient été alertés par les nombreux hurlements ayant déchiré le silence de la nuit. Précipitamment, tous les quatre s'étaient réunis, Saki étant particulièrement frappée d'effroi. Le rêve prenait actuellement une teinte nettement plus sombre.

« — Qu'est-ce qu'il se passe ici, bordel ?! martela le jeune homme à la chevelure bleue, en s'approchant de la fenêtre. On est attaqués !

— D-Des Hollows ?! s'enquit Enigo, bien peu rassuré. Comment c'est possible ?!

— Onii-chan … grand-père … j'ai peur …

— Ça va aller, Saki, déclara le plus âgé des lieux. Vous autres, vous pouvez combattre non ?!

— Pas vraiment … déplora Taikai, d'une voix nerveuse. On n'a pas pu amener d'armes avec nous …

— Bon, ce n'est pas grave. Il faut trouver un lieu sûr, et vite ! Suivez-moi ! »

Il fallait obtempérer cette fois, et suivre les ordres du plus vieux. Rapidement, le quatuor sortit de la maison, alors qu'un de ces vers géants fonçait justement dans leur direction. Tous purent rapidement constater l'ampleur du carnage : les corps déchiquetés d'hommes, femmes, enfants, vieillards, juchaient les environs et offraient un spectacle bien macabre en arrière-plan. Les cris de détresse ne cessèrent pas, et devant tout cela, Taikai Meirô ressentit clairement un désir immense : aller porter secours à tous ces camarades qui tombaient. Pourquoi prétendre au titre de Garde Royal s'il ne pouvait sauver personne ?

Là-bas, il pouvait apercevoir la vieille voisine, toujours aimable avec lui … mais dont le corps s'éparpillait maintenant dans plusieurs directions. Les poings serrées, il stoppa nette sa course. La petite-fille de la vieille femme, elle, était encore en vie … et plus pour très longtemps, si l'on se fiait à la bête qui rampait frénétiquement dans sa direction. Dans tout le village, ce genre de scène se répétait : ils étaient bien une vingtaine de ces créatures à pulluler ici, et chacune d'elle semait le chaos total.

« — Taikai ! Qu'est-ce que tu fais ?! hurla son grand-père, en constatant la témérité suicidaire de son petit-fils.

— Je dois aller sauver ces types !

— Attends ! s'enquit Enigo, presque choqué par les actions de son camarade. On ne peut rien faire !

— Onii-chan ! »

Trop tard. Le jeune téméraire avait déjà couru en direction du Hollow le plus proche. Un futur Garde Royal, prendre la fuite aussi lâchement ? Impensable pour lui. Taikai souleva rapidement sa main droite en arrivant à proximité de la bête, avant qu'une lueur bleutée ne commence à y prendre forme, sous l'air hagard de ses proches.

« — Ô souverains… Ô masques de chairs et de sang… Ô univers entier… Ô battement d'ailes… Ô celui qui porte le nom d'humain ! Vérité et tempérance… À partir des murs construits de rêve purs et sans péchés, n'élevez point vos griffes davantage que le strict nécessaire ! Hado n°33 : Sôkatsui ! »

Un éclair de lumière quitta violemment sa main, qui s'ensanglanta au passage, frappant directement l'arrière crâne du monstre, dont le râle mêlant douleur et rage, témoignait de l'efficacité —certes limitée— de l'attaque. À vrai dire, le kidô n'avait été que peu abordé jusqu'à présent durant les différents entraînements, et voir son camarade utiliser de manière si puissante l'un de ces sorts, impressionnait réellement Enigo. Mais de toute manière, cela n'allait clairement pas suffire : le monstre se retourna vers son nouvel assaillant, irrité d'être interrompu dans son déjeuner.

« — C'est toi que je vais bouffer alors. »

… Même si en réalité, cela ne se fit pas vraiment : à peine ces quelques prononcés, la créature fut tranchée en deux et se volatilisa dans la seconde, laissant apparaître Netsujô Kakusu, au visage fermé quoique quelque peu tendu. La jeune femme se posa rapidement devant Taikai, qui cherchait encore à se remettre de ses émotions.

« — C-Capitaine Kakusu …

— Ne joue pas aux héros inutilement et ne gaspille pas ta vie, souffla l'intéressée en plissant son regard. Mettez-vous rapidement à l'abri. »

La Shinigami ne laissa même pas le temps à son interlocuteur d'esquisser une réponse, que son shunpô l'emmena plus loin, les flammes de son sabre n'annihilant un autre de ces Hollows. Inutile de dire que les yeux de Saki, plus loin, retrouvèrent un certain éclat devant l'apparition soudaine de son idole. Mais le groupe n'eut guère le temps de s'appesantir sur la question, et décida rapidement d'emprunter le chemin opposé à celui choisi par Netsujô, chemin qui s'embrasa fort rapidement.

« — Grand-père, monte sur mes épaules, lâcha le bleuté, sans réellement laisser réellement le choix d'ailleurs. On va où ?

— Allons au Lac ! »

Faire également signe aux autres survivants de prendre cette route permettait inexorablement de regrouper la population locale et ainsi faciliter la protection de cette dernière. Surtout que Netsujô Kakusu n'avait pas seulement le devoir de protéger ces individus, mais aussi d'éliminer toute la menace causée par le Hollow et ses différents clones, ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. La Shinigami éliminait simplement un à un ces bêtes tout en sauvant ce qui pouvait encore l'être. Depuis combien de temps n'avait-elle pas vu une telle effusion de sang sous ses yeux … ? Chassant ses pensées négatives, Netsujô fit abattre son Zanpakutô, dans un nuage d'étincelles ardentes …

Plus loin, le groupe de survivants s'agrandissait de plus en plus. Hormis les proches de Taikai Meirô, une demi-douzaine d'habitants terrifiés s'agglutinaient également près des rives du Lac Pureté, bordant le village. Le jeune homme au regard bleuté laissa son attention se porter sur la couleur pure de ces eaux, tandis qu'Enigo cherchait à rassurer les autres personnes présentes, louant les capacités ahurissantes du Capitaine Kakusu qui allaient leur permettre de survivre, sans le moindre doute.

Saki, elle, se réfugia surtout dans les bras de son grand-père, l'idylle provoquée par l'arrivée de son héroïne étant retombée avec le temps, laissant place à une anxiété particulièrement pesante et facilement explicable. Taikai attendit quelques instants avant de se rendre aux côtés de sa famille, interrogeant vivement son grand-père du regard.

« — Quoi ? Rétorqua ce dernier, en arquant un sourcil.

— Bah, pourquoi tu nous as ramenés ici ?

— Ces eaux sont sacrées, nous sommes dans le domaine de la déesse Kisayeka.

— Et alors ? Ça ne risque pas de la souiller s'il y a du sang et tout ?

— Implorons plutôt la protection de notre déesse ici. »

Était-ce une action teintée de désespoir ? De sincérité ? Même s'il ne le disait pas clairement, Taikai pouvait aisément percevoir la peur dans chaque geste du vieil homme. Et ce, même s'il croyait fermement en la bonté de la divine Kisayeka …

Au bout de quelques instants, Enigo revint justement dans leur direction. En observant les traits de son visage, comprendre que la peur faisait trembler chaque os de son corps s'avérait également être une tâche facile. Les gouttes de sueurs perlant de son visage, le jeune homme à la peau mate tentait néanmoins de paraître le plus serein possible.

« — J'ai … j'ai été impressionné par ton combat, tout à l'heure, affirma-t-il, à son coéquipier.

— Mouais … sans le Capitaine Kakusu … j'aurais été balayé une seconde plus tard. Lui rétorqua-t-il, quelque peu amer.

— Quand même … je tremble comme une feuille, c'est la honte. J'ai l'impression que notre entraînement n'a servi à rien du tout une fois face à la réalité … »

La trêve fut malheureusement bien courte. Rapidement, le sol commença à trembler intensément, sous les pieds des deux concourants au titre de Shinigami, dont les pupilles se teintèrent immédiatement de surprise. Chez les autres, cette surprise devint rapidement une terreur indicible, dès lors que le Hollow géant sortit du sol, en poussant un râle bestial particulièrement horripilant.

Cette vision cauchemardesque pouvait même varier, selon les degrés. Parce que juste en face de Taikai Meirô, le sang coulait abondamment : les tentacules étaient capables de transpercer. Et il s'agissait du dos d'Enigo Shakarez, qui venait d'en faire les frais : les deux camarades se statufièrent, pour des raisons différentes mais qui se rejoignaient en un seul point : cette blessure béante, qui faisait que le jeune homme se trouvait actuellement empalé par le ver nuisible.

« — ENIGO ! »

Les paupières lourdes, les sensations physiques affolées … l'intéressé avait bien du mal à mettre en ordre tout ce carnage qui explosait à l'intérieur de sa boite crânienne, et dans son corps tout entier. Il y avait cette douleur affolante, un court instant, qui ressemblait à un véritable coup de poignard sur sa colonne vertébrale. Et la vision de son camarade qui accourait dans sa direction ne lui procurait pratiquement aucune émotion : il semblait pratiquement déjà tué, par ce simple coup.

« — SHAKKAHÔ ! »

La boule de feu instable et plutôt grosse pour un sort de ce niveau, ne parvint qu'à légèrement blesser le Hollow. L'impact fit néanmoins lâcher prise à la créature, qui laissa tomber sa dernière proie sur le sol.

« — Tiens bon ! J'arrive !

— Taikai, arrête !

— Onii-chan ! »

Ces appels désespérés et effrayés ne pouvaient pas le stopper. Il n'avait pas le droit de laisser tomber son camarade dans une situation pareille, pas après tous ces moments passés ensembles. Pas après sa dernière promesse, pas après la discussion avec son grand-père. Une colère bouillante fit frémir ses veines, cette haine, il la dirigerait totalement contre cette bête stupide et meurtrière. Comment ? Aucune idée ! Il fallait agir maintenant !

« — Petite larve … tu m'ennuies. »

Un violent coup de queue frappa directement le jeune homme sur le flanc droit, sous les yeux horrifiés des deux derniers rescapés de sa famille, avant qu'il ne s'envole littéralement dans l'eau du Lac. Sur le choc, il lui semblait avoir entendu le craquement sinistre de ses os. Avait-il … eu une côte brisée, par un simple balayage ? Était-il … si faible ? Lui … devenir un héros ? Rapidement, toutes ces sensations, ces pensées, se noyèrent rapidement dans les eaux froides du Lac, teintée d'un rouge impur dorénavant. Les ricanements sinistres et rauques de la bête accompagnèrent cette noyade malencontreuse, alors qu'en bruit de fond, résonnait toujours les explosions provoquées par les efforts de Netsujô Kakusu … signe que la Shinigami n'interviendrait probablement pas dans l'immédiat.

« — Onii-chan ! J'arrive ! pleurnicha soudainement la voix de Saki, qui cherchait à rejoindre son grand-frère, avant d'être immédiatement retenu par son grand-père.

— Idiote ! Reste avec moi ! Vous autres, fuyez ! Fuyez tous ! »

Ils ne pouvaient absolument pas venir en aide à Enigo Shakarez, étendu face sur le sol, et incapable d'effectuer le moindre mouvement, baignant dans une mare grandissante de son propre sang. Alors ils ne pouvaient plus que chercher à sauver leurs propres vies … si le monstre, responsable des dégâts occasionnés, ne les attrapaient pas avant. Une lueur de sadisme cruel brûlait à travers les iris jaunâtres de ce dernier, lueur qui ne laissait pas réellement de doute quant aux intentions de la créature …

« — Un vieillard et une petite-fille … vous croyez m'échapper … ? »

À quelques mètres de là, Taikai Meirô s'enfonçait lamentablement sous l'eau. Ce lac pouvait paraître plus profond qu'il n'y paraissait aux premiers abords, et le jeune homme sentait surtout toutes les forces en lui le quitter inexorablement, lui-même étant incapable d'inverser ce processus forcé … l'eau s'engouffrait de plus en plus, remplissant ses poumons et aucun de ses membres ne voulait bouger …

Ses paupières, elles, se fermèrent faiblement. Des mois et des mois d'entraînement pour … ça ? Bien sûr … qu'il ne pouvait pas l'accepter. Il ne pouvait pas couler ici comme un vulgaire déchet et laisser tous ceux à qui il tenait se faire tuer là-haut. Ses jambes et ses bras ne voulaient pas l'écouter ? Il allait les forcer à obtempérer. Et quoi qui lui en coûte, il sauverait sa famille et son ami. Quoi qui lui en coûte.

« — Quoi qu'il t'en coûte … ? »

Une voix. Cette voix. Celle qu'il entendait régulièrement, comme un murmure lointain, et qui lui apparaissait étrangement, nettement plus proche de lui, maintenant qu'il coulait lentement sous l'eau.

« — Ne traite pas ta vie avec tant de désinvolture. »

Serait-il possible … qu'il entendait la voix de l'esprit « habitant » le lac … ? La voix de la déesse Kisayeka … ? Comment … ? Et surtout … pourquoi ? Il y avait des questions à se poser, en ce moment. Mais il ne parvenait pas à le faire, et la situation ne s'y prêtait de toute manière absolument pas. Regardant faiblement autour de lui, Taikai Meirô ne vit pourtant aucun signe d'une quelconque déesse : la voix provenait pourtant d'absolument partout, comme si chaque molécule d'hydrogène résonnait de sa voix.

« — Ne fais pas cette tête. Martela la voix, d'un ton plus autoritaire. Je n'aime pas les élus qui mettent cinq minutes à comprendre des faits simples. Comme tu ne peux pas me répondre dans ta condition … alors oui, tu l'as bien compris, je suis la déesse des Eaux, Kisayeka. Et oui, Taikai Meirô, tu es mon élu pour cette ère. Et toutes les vies … de mes élus … sont importantes. »

Il venait de toucher le fond. Rêvait-il ? Venait-il d'arriver à un point où la folie prenait le pas sur toute forme de rationalité ? Taikai sentait pourtant le sol sablonneux dans son dos, comme s'il était bel et bien réel. Il voyait aussi cette forme blanche apparaître, au-dessus de lui. Le décor ambiant changeait progressivement, jusqu'à ce que même la sensation du sable dans son dos ne disparaisse, le jeune homme se situant dorénavant dans un espace d'un blanc immaculé, voire brillant … où, en face de son regard, une paire d'yeux bleus se dessina progressivement, et des mains blanches froides et chaleureuses à la fois, ne viennent saisir les siennes.

« — Tu es encore si faible … murmura la voix de la déesse. Tu n'as jamais manié de véritable sabre, et tu trouves au début de ta formation … tu ne peux pas gagner contre ce Hollow.

— Je … balbutiai l'intéressé, en se rendant compte qu'ici, il pouvait parler. Je … je dois arrêter ce monstre … ! Il va tous les tuer ! »

Un doigt fin se déposa doucement sur ses lèvres, pour le faire taire. Étrangement, une grande sensation de bien-être gagna chaque parcelle de son corps, de son âme. Et finalement, il la voyait, cette femme, vêtue d'un kimono au blanc éclatant, et dont la chevelure bleutée cascadait en-dessous de sa nuque.

« — Lève-toi. Mon élu ne reste pas à croupir de la sorte. »

La divine Kisayeka. C'était donc à cela qu'elle ressemblait. Son aura immense, Taikai parvenait à peine à en appréhender l'intensité, alors qu'il leva doucement sa main, que la déesse prit dans la sienne. Il ne savait pas pourquoi il agissait de cette façon. C'est à ce moment-là que le pacte entre eux fut pourtant entériné.

« — Taikai Meirô. Je serais ta divinité protectrice, tu seras l'élu de mon pouvoir. »

Yasuharu Takanashi — Scarlett Warriorress

Le ciel ne tarda pas à se recouvrir d'une forte concentration de nuage sombre. Au Palais Royal, les mains dans les poches, Shunô Kaminari assistait à ces événements sans dire un mot. Le Capitaine Royal trouvait la situation suffisamment explicite pour ne pas avoir à commenter quoi que ce soit. Ses paupières se fermèrent simplement un court instant, avant qu'il ne tourne les talons, se dirigeant vers les Quartiers personnels du Capitaine Rôshin. Il semblerait que la suite des festivités en haut allait prendre une autre tournure …

« — Hmpf, qu'est-ce que c'est que ça ? »

À des kilomètres plus bas, le Hollow stoppa ses activités, pour reporter son regard sur ces étranges phénomènes qui se jouaient juste à côté de lui. La pluie devenue particulièrement importante s'accompagna d'un fort mouvement ondulatoire des eaux, le lac lui-même paraissant contenir un véritable maelstrom, dont la taille grandissait au fur et à mesure des secondes. Un courant violent fit frissonner les environs, avant qu'une gigantesque colonne bleutée ne s'élève, cette dernière écrasant de toute sa pression les alentours.

« — Taikai … murmura faiblement Enigo, les paupières à moitié fermées. Tu es … vraiment incroyable … tu es … l'élu de la déesse … »

Il ne le voyait pas, mais il n'en n'avait pas besoin. Il n'y avait aucun doute sur la raison de toute cette agitation. Un fin sourire étira le visage du concourant, dont le statut venait d'ailleurs officiellement de changer. L'ombre de Taikai Meirô ne tarda d'ailleurs pas à devenir visible pour tous ceux qui assistaient à cet impressionnant déferlement de pouvoir aquatique, dont le Hollow. Ce dernier pencha légèrement la tête sur le côté, intrigué et quelque peu intimidé. Le déchaînement d'énergie spirituel ici, n'avait rien à voir avec celui qu'il pourrait atteindre durant toute sa vie.

« — Ce gamin ?! fulmina-t-il néanmoins, en reconnaissant celui qu'il avait vaincu en moins d'une demi-seconde il y a peu. C'est une plaisanterie ?! »

Tête baissée, et peut-être à peine conscient, Taikai Meirô n'était en réalité pas seul du tout. Juste dans son dos, trônait fièrement la divinité des Eaux de la Soul Society, retenant visiblement son élu contre elle, sans quoi il chuterait probablement de nouveau. Son regard océan se posa sur celui du Hollow, tétanisé par la peur.

« — En temps normal, une divinité ne peut agir sans qu'elle n'ait de propriétaire … martela-t-elle, en toisant le ver humanoïde. Il est peut-être trop tôt pour le considérer comme tel, mais notre alliance sera suffisante pour l'heure.

— La déesse ?!

Reçois donc ton châtiment, piètre créature inférieure. »

La déesse en question leva sa main droite à l'intérieur de laquelle un trident imposant éclatait de sa splendeur, avant de frapper la surface de l'eau de sa base. Dès cet instant, une impression d'inertie gagna la bête, gelée instantanément par la pluie, devenue soudainement glaciale uniquement dans son secteur.

« — Taikai Meirô. Tu vas devoir endurer beaucoup de souffrance. Mais à partir de maintenant … nos destins sont liés. »

À quelques mètres plus loin, le sabre baissé, Netsujô Kakusu n'avait fait qu'assister silencieusement à la scène. Aussi improbable que cela puisse paraître, la divinité n'avait pas attendu la fin des épreuves pour explicitement lancer sa préférence. Cela aura probablement de fortes répercussions, plus tard … en attendant, la Shinigami avait quelques difficultés pour appréhender la suite des événements …

« — Kisayeka … souffla soudainement la voix de Taikai Meirô, dont les pupilles se levèrent finalement. J'aurais … dû … le tuer ... »

Désir de revanche qui prend le pas sur toute réflexion. La routine. Kisayeka ferma lentement les paupières, son ''Shinigami'' s'appuyant toujours légèrement sur elle pour garder l'équilibre.

« — Tu auras l'occasion de sauver bien des âmes. Ne cède pas à ta souffrance. »

Gensômaden Saiyuki — For Real (Piano Version)

Lentement, la déesse disparut, dans des particules de lumière. Taikai, lui, tituba légèrement, avant de se rééquilibrer. Le trident utilisé par la déesse avait également disparu, tout comme la sensation immense de pouvoir qu'elle lui avait conféré. Dorénavant, il se sentait de nouveau faible … surtout lorsque son regard se porta sur le rivage. Cherchant à se dépêcher, le jeune homme manqua de chuter lourdement : il fut rattrapé in-extremis, par l'intervention du Capitaine Kakusu, qui n'osait guère lui faire de réprimande cette fois-ci. La Shinigami Royale l'aidait simplement à marcher, le soutenant. Le premier concerné ne prit même pas le temps de la remercier, quand son regard arriva directement sur le corps inerte d'Enigo Shakarez. Ce dernier ne bougeait pratiquement plus … seul son regard se leva faiblement vers celui de son ami.

« — … Enigo …

— Ta … famille … ne … perd pas … temps … moi … … vas-y. »

Ses mots étaient saccadés, pas forcément directement compréhensibles. Son visage oscillait entre une tristesse certaine, et une joie pourtant indicible. Il venait d'assister à quelque chose d'incroyable, après tout …

Taikai aurait voulu rester plus longtemps à ses côtés, échanger des derniers mots beaucoup plus importants. Mais plus loin, dans une autre mare de sang, reposait aussi les corps des deux personnes les plus importantes de sa vie … une vision horrible, qui le frappait plusieurs fois, en plein cœur. Netsujô utilisa rapidement son shunpô pour leur permettre d'arriver aux côtés des deux intéressés …

« — Grand-père … Saki … hé … réveillez-vous … »

Perforés à plusieurs endroits, les deux concernés ne semblaient vraiment pas capables de poursuivre leur existence au Paradis pour longtemps encore. Faiblement, toussotant, la petite-sœur tourna son visage vers son grand-frère, en lui adressant un petit sourire qui se voulait réconfortant. Abaissé à leurs côtés, Taikai lui tapota doucement la tête.

« — … Onii-chan … tu as … vraiment réussi … ?

— O-Ouais, tu vois … murmura ce dernier, en ressentant l'émotion déteindre sur ses mots et en détériorer la prononciation. Alors … tu vas … tu vas tenir bon, ok ? Vous allez tenir bon … et …

— Tu … as même … ramenée … Kakusu-sen … Kakusu-senpai … Onii-chan … je suis vraiment contente …

— Arrête tes bêtises d'accord ? »

Elle pleurait. Il pleurait. Aussi bête et stupide que cette phrase pouvait paraître, elle ne pouvait être plus sincère. Remords et chagrins. Ces sentiments frappaient toujours au plus mauvais moment. Netsujô ne disait rien, légèrement en retrait. Si elle-même avait réussi à mieux entrevoir le petit manège de ce monstre … elle n'aurait pas à assister à cette scène, actuellement.

« — Oh … mon petit-fils … tu es devenu … un homme … c'est bien. Je suis resté … avec elle. Jusqu'au bout … tu vois … je suis … cool comme … grand-père, pas vrai ?

— … Ouais … tu l'as toujours été.

— Ne … commence pas à … mentir … tu ne disais … pas ça … tu ne … l'as jamais pensé. Reste … honnête et … ne change pas. On est fiers … de toi. Je vais rejoindre … tes parents … et leur annoncer que leur fils … a accompli un rêve.

— Onii-chan … s'il te plaît … ne pleure pas … »

Il avait envie de leur hurler dessus. Un énorme « COMMENT ?! » qui soulagerait ses pensées internes l'espace d'un instant. Il ne le fit pas. Il ne le pouvait pas, c'était impossible. Pas maintenant. Baissa la tête, et réprimant au mieux les larmes qui ruisselaient sur son visage, le jeune homme hocha simplement la tête.

« — Je vais devenir … Garde Royal. Et … j'empêcherai tout ça de se reproduire …

— … Tu … vas … être un héros ? sanglota faiblement Saki, alors que ses yeux se vidèrent de toute vie. Tu as … déjà réussi … Onii-chan … et … s'il te plaît … reste comme … tu es …

— Avance dans ta vie … mon petit-fils. »

Il n'y avait plus rien à dire. Le regard suppliant lancé par Taikai à l'encontre de Netsujô, pour lui demander s'il n'y avait rien à faire, se solda par une réponse négative. Les blessures étaient trop profondes pour pouvoir être soignées. Il ignorait combien de temps cette agonie avait duré, mais il ferma lui-même les paupières des deux derniers membres de sa famille, ainsi que de son nouvel ami défunt.

La pluie, elle, avait cessé de tomber. Au bout de quelques instants, le bleuté se tourna en direction de son aîné à la chevelure du crépuscule. Cette dernière ne savait pas comment s'y prendre dans une telle situation, aussi garda-t-elle le silence, comme elle le faisait si bien. Taikai marcha doucement dans sa direction, titubant de temps en temps.

« — Capitaine … Kakusu … je vais les enterrer … ensuite … rentrons … pour que je … continue … les épreuves … »

Tels furent ses mots … avant de s'écrouler sur sa supérieure hiérarchique, qui le rattrapa doucement. Lui aussi avait subi une blessure … mais surtout reçu temporairement un pouvoir immense, lorsque la déesse Kisayeka s'était liée à lui. Pouvoir auquel ni son corps, ni son âme n'étaient encore préparés. La Shinigami Royale plissa légèrement le regard.

« — Je m'en occupe, murmura-t-elle doucement. Nous ferons de toi … un Garde Royal. »

Après ces événements, la famille de Taikai Meirô disposait de pierres tombales décentes, tout comme Enigo Shakarez, dont les recherches permirent de retrouver celles de sa famille, à côté de laquelle le jeune défunt fut enterré. Quant au futur Garde Royal ? Il continua simplement les épreuves, pour obtenir légalement, le droit de disposer de son Zanpakutô Divin …


Bien des années plus tard …

Doucement, la lumière du jour vint fragiliser des paupières alourdies par une mauvaise nuit de sommeil. Subissant une belle migraine qui lui broyait totalement l'esprit, Taikai Meirô se redressa doucement de son lit. Dans une chambre particulièrement peu spacieuse, il jeta son regard à droite, à gauche.

Combien de temps, depuis leur défaite ? Le jeune homme soupira, devant l'horreur de cette question. Juste à côté de lui, reposait son sabre divin, Kisayeka, avec lequel il avait dormi sans même s'en rendre compte. Et à côté du chevet, une autre épée.

« — Je me demanderais toujours comment Netsujô aurait réagi en apprenant que j'ai pris son épée après sa mort … marmonna le bleuté, en affichant un petit sourire triste. Enfin, elle devrait comprendre que c'est pour le bien de tous, après tout … »

Netsujô Kakusu, morte, tuée par la Cavalière du Destin, Lyrène. Cette pensée le frappait toujours, depuis des semaines. Il ne semblait pas pouvoir s'y faire totalement. Elle lui manquait, sincèrement. Ses réprimandes, sa simple présence, tout chez elle lui provoquait cette absence. Devant les autres, il avait beau faire comme s'il arrivait à tout supporter, une fois seul avec ses pensées, les choses devenaient différentes.

« — Au moins, j'ai pu t'enterrer de manière convenable malgré cette débile de Valkyrie qui a tout explosé … soupira-t-il, en se laissant retomber sur le lit, fixant indéfiniment le plafond. Je … te devais bien ça, hein ? »

Pendant de longues secondes, il resta ainsi, sans bouger, ni faire quoi que ce soit d'autre. À se ressasser les erreurs du passé, on deviendrait pratiquement une erreur en soi. Il fallait partir de l'avant, comme il l'avait toujours fait. Mais … ça prenait toujours un peu de temps. C'était normal, après tout. Soudainement, un bruit le fit sortir de ses songes : quelqu'un frappait à la porte, et entra d'ailleurs sans vergogne.

« — Taikai ! Il est dix heures déjà !

— Akane ? Qu'est-ce que tu veux ?

— Je viens de te le dire ! Notre base n'est pas un hôtel où tu peux te réveiller quand tu veux, et je te rappelle que nous sommes en crise !

— C'est pas une raison pour rentrer comme ça. T'imagine si j'étais à poil ?

— C'est ma base, et je fais ce que je veux alors … euh, Taikai ? Quelque chose ne va pas ? Tu … pleures ? »

Le Capitaine Royal essuya vivement quelques larmes rebelles qui étaient encore présentes sur son visage, avant d'esquisser un petit sourire à son amie.

« — Non, j'ai juste fait un long rêve. »

Un long rêve, oui. Avait-il accompli le sien, d'ailleurs ?

THE DREAM V — THE END

Les coulisses du Chapitre — « Les personnages de Bleach reprennent leurs esprits, et réalisent tout ce qu'ils ont pu faire au cours des previews. ... »

Ichigo Kurosaki : Je propose une minute de silence pour la petite fille. Les autres j'm'en fous.

Taikai Meirô (un genou à terre) : C'est si touchant … Netsujô, qu'en dis-tu ?

Netsujô Kakusu (bras croisés) : Ce que j'en dis ? Vous êtes tellement des idiots. Incapables de garder un peu de calme après un chapitre alors je vais faire en sorte que vous vous rendiez enfin compte de cette ignominie.

Ichigo Kurosaki : Quoi ? Elle a un problème !

Netsujô Kakusu (ferme les yeux et joints ses mains) : Par-delà les limites de l'espace et du temps …

Tous les personnages de Bleach sont affectés par … par quelque chose.

Netsujô Kakusu : Je peux me retirer maintenant.

Ichigo Kurosaki : Qu'est-ce qu'elle nous a fait … ? Je me sens … moi-même.

Aizen Sôsuke :

Ulquiorra Schiffer :

Hitsugaya Toshirô :

Yamamoto Genryûsai :

Byakuya Kuchiki :

Journaliste : Ça alors … ce sont les plus grands Out Of Characters des Previews qui sont là … ils sont si … silencieux …

Grimmjow Jaggerjack : J'suis pas un Out Of Character sale merde … mais … pourquoi est-ce que … je traite toujours les mères des gens ? Bordel, j'me sens pas normal.

Aizen Sôsuke : Eh bien … je ne sais pas ce qu'il vient de se produire, pendant toutes ces previews mais c'est assez consternant … Je me sens un petit peu bizarre.

Hitsugaya Toshirô : Mais qu'est-ce que je raconte … je n'ai jamais joué à Beyblade de toute ma vie … alors … pourquoi je n'ai pas arrêté de dire ça … ?

Byakuya Kuchiki :

Ichimaru Gin : Est-ce que j'ai vraiment été un Out Of Character moi ? J'veux dire, j'suis con de nature donc bon.

Aizen Sôsuke : Regarde le nombre de fois où tu t'es suicidé après tes « MDR » et tu verras la vérité, Gin.

Ichimaru Gin (sourire gêné) : Héhé …

Yamamoto Genryûsai : C'est une honte ! Le Gotei 13 ne peut pas tolérer une telle souillure sur son existence ! Allons de ce pas supprimer toutes les preuves de ces previews !

Ichigo Kurosaki : Putain mais je vous répète que vous êtes CONS depuis la PREMIÈRE putain de preview ! C'est MAINTENANT que vous vous en rendez compte ?

Aizen Sôsuke : Kurosaki Ichigo. Es-tu vraiment Kurosaki Ichigo ?

Ichigo Kurosaki : Bordel mais tu me l'as déjà fait je ne sais pas combien de fois cette phrase de merde ! Je croyais que tu venais de te rendre compte de tes conneries ?

Aizen Sôsuke : Oui, en effet. C'est vrai que je n'ai pas eu l'air de me comporter de manière extrêmement normale durant toutes ces preview. Mais sachez que tout cela, n'est devenu véridique qu'après le chapitre 50 et les concours où j'ai « perdu » contre Urahara Kisuke dans le concours « d'intelligence » d'Ishida Uryû.

Ichigo Kurosaki : Et ?

Aizen Sôsuke (sourire en coin) : Et ? La réponse est pourtant simple : je regrette, mes amis. Je regrette.

Ulquiorra Schiffer : M'en fous.

Bleach OST — B07A

Tout le monde, consterné, se tourne vers Ulquiorra : il n'avait pas été touché ?

Ulquiorra Schiffer (air sombre) : Que regardez-vous ainsi ? Vous êtes ridicules. Je suis content de l'évolution de mon personnage. J'ai répondu aux critères humoristiques des fans. Je suis le personnage le plus drôle des previews.

Ichigo Kurosaki : Tu t'fous de ma gueule ou quoi ?! Tu trouves ça normal ?!

Ulquiorra Schiffer : Pourquoi me parles-tu ? Je n'ai pas souvenirs que nous sommes devenus amis, Ichigo-kun.

Ichigo Kurosaki (s'étrangle) : Ichigo-kun ?! MAIS RÉVEILLE TOI MERDE !

Ulquiorra Schiffer : Je suis parfaitement réveillé. J'ai dormi huit heures cette nuit. C'était bien.

N'en pouvant plus, Kurosaki Ichigo se lance à l'assaut d'Ulquiorra Schiffer. Mais il est stoppé en plein élan par une lame qui se pointe sous sa gorge :

Aizen Sôsuke : Je n'ai pas terminé, Kurosaki Ichigo. J'ai dit que je regrette : oui, je regrette … mais je ne regrette rien.

Ichigo Kurosaki : ?

Aizen Sôsuke : Wouuuuuh ! J'suis devenu trop cool et drôle depuis, nan ?! MDR alors hop, c'est parti ! Je vais vous chanter … une chanson !

Yamamoto Genryûsai : … Hum. C'est vrai qu'en fait j'étais drôle et marrant moi aussi. Ce n'est pas si mal de se lâcher de temps en temps.

Un peu plus loin, Hitsugaya Toshirô semble calme, une boite à la main …

Hitsugaya Toshirô : C'est quoi ce jeu ? C'est pas Beyblade. Je vais jouer à ce jeu. Matsumoto.

Rangiku Matsumoto : Oui ?

Hitsugaya Toshirô : Je n'aime ni Beyblade, ni Yu-Gi-Oh, tu as compris ?!

Rangiku Matsumoto : … Ok d'accord. J'ai compris.

Hitsugaya Toshirô : … Non, moi … j'aime Godzilla Destroy All Monsters.

Rangiku Matsumoto : Heu …

Hitsugaya Toshirô : Allume la Gamecube. Vous allez voir qui je suis.

En bruit de fond : « Godzilla 90 … contre King Ghidorah ! »

Ichimaru Gin : Ahhh … enfin y'a le bordel. Je me disais bien que ça partait comme étant trop sérieux.

Renji Abarai : Capitaine Ichimaru !

Ichimaru Gin : Quoi ? Tu m'as déjà parlé de ma vie, toi ?

Renji Abarai : JE VOUS LE JURE !

Ichimaru Gin : Arrête, t'es bizarre … !

Renji Abarai : J'AI JAMAIS EU UN CHIEN QUI S'APPELAIT « CHIEN DE RENJI ABARAI » !

Ichimaru Gin : M'en fous, laisse-moi tranquille espèce de fou.

Ulquiorra Schiffer : « Espèce de fou » ? Intéressant. Tu prends mes répliques maintenant.

Ichigo Kurosaki est étalé sur le sol, devant tant d'horreurs. Dire que pour une fois, ils semblaient être capables de reprendre leurs esprits …

Ulquiorra Schiffer : Moi je pense que vous m'aimez tous. Mais mon cœur est dévolu à toi, Orihime.

Orihime Inoue : H-H-Hein ?

Ulquiorra Orihime : C'était une blague.

Byakuya Kuchiki : Tais-toi.

Ulquiorra Schiffer : Que dis-tu ?

Byakuya Kuchiki : Nous sommes des personnages supposés être froids et classes. Alors sois froid si être classe est trop te demander.

Ulquiorra Schiffer (prend un air froid) : Sottises.

Byakuya Kuchiki (ferme ses yeux) : Je vois.

Un long silence s'installe entre les deux.

Orihime Inoue : En fait … j'aime Kurosaki-kun …

Ulquiorra Schiffer (gros yeux face à Inoue) : Quoi ? Tu ne vois pas que je suis plus beau que lui ou quoi ?

Orihime Inoue : Heu …

Ulquiorra Schiffer : Je suis beau. Es-tu aveugle ?

Grimmjow Jaggerjack : PUTAIN !

Nouveau silence.

Bruit de fond : « King Ghidorah vainqueur ! »

Grimmjow Jaggerjack : Tous mes rivaux sont des putains de trous de balle ! J'ai envie de me casser d'ici ! Entre Kurosaki la tapette qui pleure parce qu'il n'a pas un rôle assez important, Ulquiorra le trisomique nihiliste et Aizen le malade mental …

Aizen Sôsuke : Depuis quand sommes-nous rivaux, Grimmjow ? Que je suis ou non victime de possession ne change pas la question. Haha.

Grimmjow Jaggerjack : VOILA ! Voilà pourquoi personne ne nous prend au sérieux merde ! Vous êtes tous des putains de cons !

Ulquiorra Schiffer : Tu es fou, Grimmjow. Que dirais Dany le chat superstar s'il te voyait ainsi ?

Bruit de fond : « Godzilla 90 contre … King Ghidorah ! »

Grimmjow Jaggerjack : Ah tu parles du Dany que TU AS BOUFFÉ ?!

Ulquiorra Schiffer : Et alors ? Tous les morts reviennent toujours dans les previews de toute façon. Et puis c'est absurde. C'est une preview aujourd'hui, mais de quel chapitre ? Personne ne sait quand sortira le chapitre suivant. C'est ridicule.

Folie générale.

Bruit de fond : « King Ghidorah vainqueur ! »

Hitsugaya Toshirô : J'VAIS TE DÉMONTER ! SORS DE LA TÉLÉ OU J'ARRIVE MOI-MÊME !

Rangiku Matsumoto : Capitaine … il vous a niqué …

Hitsugaya Toshirô : Hein ?! Vas-y toi ! Joue contre King Ghidorah !

Ichigo Kurosaki (blasé) : C'est mort … les lecteurs, sachez que des cons restent des cons …

Bruit de fond : « Godzilla 90 contre … King Ghidorah ! »

Netsujô Kakusu : En effet. Mes pouvoirs transcendantaux n'ont pas suffi.

Aizen Sôsuke (joue à la Gameboy) : Hé Gin, il est sur quelle route Chenipan ?

Ichimaru Gin : Hello ! Hello ! Hello what's your name !

Aizen Sôsuke :

Ichimaru Gin : My name is Giiiin ! My name is Giiin ! My name is Giiiin ! Hello Gin, hello Gin, hellooooo !

Tout se coupe soudainement.

Sakae : Ça suffit maintenant. Moi la déesse de la Destruction vous annonce que la publication de Bleach — The Dark Ages, commence bientôt (même si cette fiction avait été terminée depuis longtemps). Alors ne soyez pas en retards. On reprend les mêmes acteurs.

Aizen Sôsuke : Même Kaname ?

Sakae : Même Kaname.

Aizen Sôsuke : Cool. On va pouvoir faire encore plein de blagues racistes dans les previews de la prochaine fiction. Je m'enflamme.

Bruit de fond : « King Ghidorah … vainqueur ! »

Hitsugaya Toshirô (bras croisés et arque un sourcil) :

Rangiku Matsumoto : C'était moi King Ghidorah.

Hitsugaya Toshirô (grandit) : Très bien. On remet ça.

Preview coupée.