Chapitre 439 : Shameless

Je pilote plusieurs ordinateurs à la fois ; l'un qui casse le code, l'autre qui se le réapproprie pour le compte d'Octavinelle.

En face de moi, c'est appuyé des coudes sur ses cuisses et ça soupire à tout va, épris comme au premier jour.

"Shachi, t'es belle..." énamouré.

Je lui souris. "Tu es gentil, Floyd."

"Ah oui mais attention ! J'suis gentil qu'avec toi, hein !... Les autres, j'les chatouille tous proprement !..." sur un rire de gamin fini.

"Tu n'as pas fait de rencontres ?..." curieuse.

"Naaah. J'cherche pas, pour tout te dire. Moi, y'en a qu'une que je vois." s'en pourléchant les lèvres.

"Tu es..."

"... gentil, je sais." penchant légèrement la tête sur le côté. "En fait, j'espère qu'après ton taf on pourra... envisager quelque chose tous les deux. T'en as encore pour longtemps, diiis ?" impatient, comme à son ordinaire.

"Floyd, cesse." intervient sa moitié, me servant un thé.

"Blaaaaah ! Mais tu veux l'empoisonner avec ça ? C'est de la grenadine qu'il faut lui donner !..."

"Je n'étais pas d'accord pour que tu interviennes à nouveau pour le compte d'Octavinelle... mais le boss a insisté. Et le boss a toujours le dernier mot." se plaçant sur le côté, plateau rond tenu des deux mains gantées devant ses cuisses.

"Mais... qu'est-ce que tu lui reproches encore, punaise, Jade ?! T'es lourd à la fin !"

"Il vaut mieux que tu l'ignores, Floyd." me dardant d'un regard dur avant de disposer.

Floyd m'indique, d'un mouvement d'index gauche tournoyant devant sa tempe, qu'il pense que Jade est fêlé.

"Diiiis, t'as bientôt terminé ton bazar ?..." quittant le canapé en face pour venir s'installer sur le mien, étendant le bras sur le dossier, jambe ramenée sur l'autre, vernie en évidence.

"Et toi, t'as fait des rencontres, Shachi ?" un peu anxieux quant à la réponse.

"Alors... de nouvelles rencontres non."

"Ah !..." ravi.

"Je... tourne avec quelques... ex."

Il plisse le regard. "Et... j'en fais partie, c'est ça ?... Nan parce que quand tu m'as sauté dessus, la dernière fois, dans ton appart... ça a de nouveau relancé tout le truc chez moi."

"Alors... je te confirme que ce fut très, très agréable et fun."

"C'est là que tu vas sortir un 'mais' que j'vais pas kiffer, c'est ça ?"

J'éclate de rire. Il est avisé !...

"Je préfère couper court à la conversation, si tu n'y vois aucune objection, Floyd."

"Bah dis donc, t'es pas très courageuse sur ce coup, Shachi." en profitant pour glisser sa main gantée dans mon dos. "Vas-y, crache."

"Il me restera toujours quelque chose d'extrêmement fort pour toi, Floyd."

"Mais ?... Allez, crache !... J'ai envie de tout sauf te squeezer pour t'arracher la réponse, ma Shachi."

"Je... suis avec Rook... en ce moment."

"Oh." visage qui se ferme instantanément.

"Je suis désolée, Floyd."

"Naaah, c'est rien." camouflant mal sa déception, plongeant la main dans une coupelle de salés posée là.

"Arrête. Je vois bien que ça... vient de jeter un froid..."

"Ouais, normal."

Il vient de percuter quant au comportement méfiant de son frère.

"Bon, moi, j'ai plus eu d'problème avec Hunt depuis qu'on a tout défoncé à la fête du port de la ville. Il est même sympa comme gars. Mais bon... voilà quoi."

"Je comprends." checkant une dernière ligne de commande.

"Mais euh, t'as vraiment pas envie de remettre le couvert ?..." tentant son va-tout.

Je ris. "Ce serait... extrêmement tentant, Floyd." sincère.

"Ben alors quoi ? T'as signé un contrat d'exclusivité avec le Chasseur ?"

"Laisse-moi y réfléchir, d'accord ?"

"Pfbwaaaa ! Y réfléchir, ça veut dire que c'est déjà cuit. Se sauter dessus, ça c'est impulsif !..." dégoûté.

Il se relève et pose son fedora sur sa tête. "Bon. J'te laisse bosser tranquille. J'viens de m'rappeler que Jade m'a demandé de faire une course."


"Où est Floyd ?"

"Sorti. Une course à faire pour toi, apparemment."

Jade plisse son hétérochromie. "Je n'ai... rien demandé de tel."

Dans moins d'une seconde, je vais me foutre le bras droit du boss à dos.

"Que lui as-tu encore fait, orque femelle ?"

Je soupire. "Je n'en ai plus pour longtemps là. Je termine, je plie bagages et je rentre. Fin de l'histoire, Jade."

"Comme te voilà pressée de le retrouver..." repliant ses doigts devant sa bouche meurtrière. "Je ne sais pas ce qui me retient de te dépecer."

"Le fait que... le boss me fasse confiance pour ses affaires, peut-être ?"

"C'est bien la seule option qui plaide en ta faveur." grimacé.


Jade adresse un bref regard à sa moitié de retour au Lounge.

"Ah... elle est partie ?"

"Qu'espérais-tu, Floyd ?"

"Bah, peut-être qu'elle ait changé d'avis." s'installant sur un tabouret de bar.

"Cette femelle est vile."

"Nous aussi. Et pas qu'un peu."

"Floyd... j'aimerai beaucoup que tu te la sortes de la tête." essuyant quelques verres.

"Arrache-moi l'cœur et piétine-le. Ça sera plus efficace."

Jade secoue la tête. "Maudite femelle."

"Arrête, Jade, t'es lourd. On choisit pas qui on aime !..."


Alerte SMS. "Je pense à toi. A la conversation que nous avons eue au Lounge."

Floyd doit s'y prendre à deux fois pour assimiler le contenu. "T'es où ?"

"Chez moi."

"Avec... le Chasseur ?"

"T'es bête !... Non."

"Il t'a lâché et t'as besoin d'un lot de consolation ? : ("

"Laisse tomber."

"Attends !... Dis-moi si tu veux que je vienne."


Celui qui se présente à mon appartement est armé d'appétit.

En tenue de rigueur d'Octavinelle, il pose le séant sur le meuble de l'entrée, jambes écartées, m'attrapant pour me placer dos contre son torse, glissant les mains à l'intérieur de mes cuisses, me soulevant légèrement, haut du corps légèrement basculé en arrière, crispant ses mains nues sur mon sexe.

"Mmm... j'kiffe c'que la nature t'a mis entre les jambes, Shachi !..."

Je ris. "Floyd... ce n'est pas... très animal, ça ?..."

"Bah hé !..."


Je roule dans le lit jusqu'au grand corps allongé à mes côtés, nu. Ma main le caresse.

Ce fut à nouveau grandiose !...

J'espère juste qu'il ne va pas vouloir rester...

"Floyd... tu vas être en retard pour le service au Lounge..."

"Hmm ?..." ouvrant vaguement un œil. "M'en fiche..."

"Floyd... Je ne souhaite pas me mettre Jade à dos."

"Bah... il te kiffe pas même sans ça."

Je renifle.

"Laisse-moi encore cinq minutes... on n'a pas arrêté cette nuit, punaise." sur un petit hoquet aussi ravi qu'ensommeillé.


Il est assis et enfile ses vernies. "Ce serait marrant que Hunt rapplique maintenant et... me surprenne. Bon, bien sûr, toi tu trouverais ça moyen..."

"Très."

"Relax. Je m'barre. Ni vu ni connu." enfilant sa veste à la volée, récupérant son fedora pour le placer sur son chef et me voler un baiser chaud. "Bye, Shachi. On s'recapte vite !..." clin d'oeil, quitte l'appartement.


Nous cheminons, à cheval, sur la grande allée forestière.

"Je dois t'avouer quelque chose."

Il tourne son regard émeraude vers moi.

"J'ai... remis le couvert avec Floyd."

Ses yeux s'agrandissent légèrement un moment. "Je suppose... qu'il n'a pas été question d'un pique-nique improvisé." sur un petit rire troublé.

"Tu m'en veux ?..."

Il soupire, contrit. "Nous ne nous sommes rien promis, Princesse. Je respecte ta liberté de mouvement."

"Je vois bien que cela te chagrine, Chasseur."

"Un peu. Mais te priver de cette marge de manœuvre serait... comme t'amputer d'un membre. Et je n'y tiens pas."

Nous arrivons à la cabane, y laissant nos montures.

A l'intérieur, nous prenons le temps d'un thé.

"Je t'ai déjà parlé de Faith ?..."

"Non."

"Une tueuse de vampires. Une brune... à la poitrine pour le moins opulente... et constamment dans la provoc'."

Petit rire doux. "Voilà qui ne devait pas être pour te déplaire !..."

"C'est peu de le dire." abaissant les paupières sur un petit sourire de confession. "Il va sans dire que Faith était parfaitement bi. Les hommes, elle les épinglait. Les femmes... c'était une autre histoire."

Il plisse le regard, petit sourire à l'appui. "Dois-je comprendre... que vous étiez bien plus proches que des amies ?..."

"Nous n'avons jamais été amies, même si... j'éprouvais et j'éprouve toujours à son égard une sympathie certaine."

"Je vois."

"Elle était... d'une flamboyance !..." rire troublé. "A la fois mon amante et mon enfant."

"Hmm."

"Nous nous sommes également... partagées un homme. Un pirate notoire."

"Ta vie est passionnante, ma Louve." sincère. "Je pourrai écouter tes récits durant des heures ; niché au creux de tes bras en buvant tes mots."

"Je me demande ce qu'elle penserait de toi... oh, elle dirait que ta coupe de cheveux est à chier."

Il éclate de rire.

"Mais elle te verrait traquer le gibier sans la moindre pitié et cela... lui ferait oublier l'horripilant détail capillaire te concernant."

"Princesse, tu es impayable !..." riant toujours, pas vexé pour trois sous.

"Elle me dirait que j'ai l'art de dénicher des mecs incroyables. Puis elle proposerait un plan à trois." guettant sa réaction.

"Je suis très peu coutumier de ce genre de pratique, Princesse."

"Tenté ?"

"Je l'ignore. Comme j'ignore si ta protégée est à mon goût."

"Hmm. Nope. Trop vulgaire. A présent..." me levant, l'invitant à faire de même, nous tenant debout, face à face.

Je m'empare de la cordelette carmin qui maintient en place sa large ceinture sombre qui ferme son manteau en portefeuille. Le tout s'ouvre, rendant le manteau ample.

"Chasseur, tu es très à mon goût."

"Et c'est là l'essentiel." glissant sa main gantée dans mon cou, sous le lobe de l'oreille, tendre, désir commençant à poindre.

Nos bouches s'unissent, lèvres en pression, avant de laisser libre-cours à nos langues, se saluant dans un échange salivaire délectable.

Nos corps se pressent l'un contre l'autre. Ses paumes gantées voyagent dans mon dos jusqu'à mes fesses dont il s'empare.

"Chasseur... tu m'es délice..."

"Princesse... Oh, Princesse..." bouche n'ayant de cesse de me saluer de façon ronde et moite, mains ramenées de part et d'autre de mon visage, se faisant dévorant.

Nous regagnons le lit, nous défaisant à la hâte avant d'y plonger, jambes s'entremêlant immédiatement, se caressant à l'envi.

"Comme... j'aime l'amour avec toi, Princesse..." haletant, désir érigeant son sexe à mesure.

Je le cueille, douce, caressant tout de lui.

Son souffle commence à lui échapper, happé par le plaisir lancinant qui envahit son bassin tout entier.

"Ma jolie pomme d'amour..." mordillante, un peu partout sur sa peau, sans toutefois le marquer.

"Ma Louve..." éperdu de bonheur, se sentant entre les meilleures mains. "Le désir me rend... si plein... pour toi..." évoquant avec poésie son érection.

Il se faufile en moi, poussant de son seul mouvement de hanches, coulissant à merveille, lui arrachant des appréciations à chaque avancée.

La paume de sa main libre s'abat, chaque fois qu'un spasme le traverse de part en part, sur l'extérieur de ma cuisse, claquant sur ma peau.

"Prin... cesse !..." dodelinant de la tête, pupilles à la dérive la plus complète.

Le plaisir se fait aigu, habitant tout son sexe, voyageant des testicules remontées à son anus, sans omettre son pubis.

Je vais chercher une fesse ferme pour l'agripper.

Nos voix s'entremêlent, corps cambrés l'un vers l'autre, lui donnant de plus en plus vivement, saluant le point de non-retour par un geignement rauque des plus lascifs.

Son corps entier en spasme sous l'effet, voix se faisant davantage entendre.

La jouissance nous frappe et, comme cela a été très bon tout du long, elle perdure, lui bougeant légèrement, sexe sensible engoncé entre mes parois gorgées.

Décidément... Mr Hunt sait ce qui est bon !...


Il se hisse en selle, carquois garni accroché là.

"Tu pars à la chasse ?..."

"Oui, Princesse."

"Il me tarde de te retrouver, Rook."

"Je te raccompagne un bout de chemin, Princesse."


Il a choisi d'écourter les au revoir, préférant disparaître au détour d'un chemin forestier.

Il abattra un chevreuil et quelques perdrix ainsi qu'un beau faisan dont il sait Vil friand.


"Rook."

"Ma reine." se découvrant la tête, s'inclinant légèrement.

Vil se lève et se dirige vers lui, attrapant son menton en tenaille pour lui appliquer un baiser renversant.

"Bon retour parmi nous, Rook. Tu manquais à Epel."

Vil est beau. Trouble. Même si Rook lui dédie sa vie et son talent, le reste lui semble mort.


"Je t'en veux terriblement, tu sais, Rook." dis-je.

Il me fixe, clignant. "Princesse ?"

"De ne pas avoir de smartphone pour pouvoir te sextoter jour et nuit."

Il rit, solaire. "Princesse !... Tu peux m'écrire des lettres enflammées si cela t'est agréable. Je les lirai et les conserverai précieusement."

"Contre un tronc, Rook." regard brillant de convoitise.

"Comme il te plaira, Princesse."

Nous quittons nos montures et il m'attrape par la main pour nous diriger vers un endroit calme, choisissant un tronc à l'écorce lisse, d'importante circonférence.

Il m'y plaque, s'emparant de mes mains pour les tenir au-dessus de ma tête.

J'avance une jambe entre les deux siennes, montant le genou, cuisse en contact doux avec son entrejambe.

Il libère une main, tenant mes poignets de l'autre, glissant les doigts sous ma cuisse pour adapter le frottement lascif, se laissant durcir à mesure.

La situation lui est exquise. Ses pupilles dérivent par moment sous sa rangée de cils clairs.

"Princesse... cela m'est... exquis..." régalé jusqu'aux reins.

"Mmm... Rook..."

"Je vais..." approchant la bouche de mon oreille. "... te prendre sans plus tarder." libérant ma jambe pour se défaire, habile dans ses gestes.

Il me fait quitter mon bas et m'invite à nouer les jambes autour de ses hanches, laissant mes mains libres s'accrocher à lui, s'attrapant par la base pour caresser mon sexe de son extrémité éclose et en apprécier l'état.

Nous en geignons à l'unisson, peinant à nous fixer dans les yeux tant ces jeux ont un profond retentissement sur nous.

"Ooooh... Rook..." extasiée de bonheur.

"Princesse... Princesse..."

"God... push !..." désireuse de le sentir évoluer entre mes chairs gorgées.

Il ne s'en fera pas davantage prier, lui aussi commençant à être soumis à un désir qui a soif de s'épancher.

Il se dirige en moi, tenu par la base, poussant d'un mouvement de hanches volontaire, nous arrachant une exclamation commune.

Je monte le menton tandis qu'il œuvre. Il pivote des hanches pour se comprimer contre mes chairs, flattant, de sa raideur accomplie, toutes les parois gorgées.

"Cha... sseur !..." tout à mon bonheur de lui appartenir.

"Prin... cesse !..." faisant écho à mon appel.


"Rook, mon tout beau... si nous allions en Allemagne ?"

"Uh ?..." surpris. "Me proposerais-tu... une escapade dans ton magnifique berceau de naissance, Princesse ?..."

"Hmm mmm." souriante. "Oh, dis oui, Chasseur !..."

"Princesse... où trouverais-je la volonté de te refuser quoi que ce soit ?..."


Rook voyage léger. Par habitude. Chasseur sait se contenter de l'essentiel. Son arc l'accompagne partout. Soigneusement camouflé dans un sac qu'il porte sur le dos- vu que l'engin n'est pas démontable.

Nous avons choisi le train jusqu'à la frontière puis un véhicule de location.

Pour l'occasion, Rook a revêtu un t-shirt sombre - arborant la pomme empoisonnée, rappelant la forme d'un crâne, chère à Pomefiore - un jeans Levi's couleur brute, bottines chelsea couleur acajou, casquette assortie. Le blond a du goût. Ses façons me rappellent en partie celles de 17.

Dans le train, nous virons l'accoudoir central pour mieux reposer l'un contre l'autre, lui lisant un magazine de chasse, moi écoutant de la musique, nous câlinant à l'envi.

Le trajet en véhicule de location est tout aussi agréable. Le coin est vert, loin d'avoir souffert de la sécheresse.

Les premiers virages nous accueillent jusqu'à la demeure familiale au vaste parc.

Patou vient nous faire la fête, sympathisant immédiatement avec Rook après l'avoir flairé un moment.

Papa nous accueille. "Bien voyagé ?"

"Oui. Agréablement." petit regard à l'égard de Rook.

"Mon garçon !... Voilà bien longtemps." se rappelle mon père.

"Mes hommages, Herr Von Kreutzberg." se découvrant par respect.

Rook demeure toujours fortement impressionné par notre ressemblance, à papa et moi.


Nous nous installons dans le jardin du parc, savourant un excellent rosé.

Le Chasseur boit peu ; souhaitant conserver l'usage de ses sens au top.

Le moment est sympathique.


Le soir venu, nous sortons en ville, nous offrant un bon restaurant, écoutant la fanfare de la Ville qui joue pour l'occasion.

"Vous chassez toujours ?..." questionne mon père.

"Je vous en prie, tutoyez-moi !..." rit Rook. "Oui. Toujours. A l'arc."

"Je me souviens de tes talents déjà exceptionnels à l'époque. J'imagine qu'ils ont atteint un niveau d'autant plus excellent aujourd'hui."

"Vous me flattez."

Nous nous rendons sur la tombe de mon grand-père, nous y recueillant un instant, en silence.

Rook me prend contre lui. "Mon aimée..." main reposant sur ma hanche, m'embrassant sur la joue, tendre et présent. "Ton grand-père était un homme exceptionnel et très apprécié." caressant mon flanc, réconfortant.


"Impressionnant !..." applaudissant la prestation de Rook - flèche en pleine cible à chaque tir.

"Merci, Herr Von Kreutzberg."

"Véritablement né avec un arc entre les mains."

"L'avantage d'y avoir été initié très tôt. Cette arme... a été ma condition de survie." se confiant sur un passé où il était dans la nécessité.


Je glisse la main dans la poche arrière du jean de Rook, nous baladant en ville, nous tenant proches, léchant les vitrines de la ville.

"Tu comptes... nous soumettre à l'abstinence durant tout notre séjour, dis-moi, Chasseur ?" le taquinant sur le fait que nous ne faisons que nous câliner, sans consommer depuis notre arrivée.

"Je... n'oserai point sous le toit de ton père."

"Voyez-vous cela." amusée par ses façons. "Il m'a semblé comprendre que papa allait être absent en fin d'après-midi..."

"Mmm... voilà qui est intéressant, en effet." regard brillant, appétit lui revenant.


Cela n'a pas trainé !

A peine rentrés, direction la chambre, nous défaisant à la hâte devant le lit, nous embrassant à pleines bouches, mains partout sur l'autre.

Il m'attrape par l'arrière des cuisses pour me basculer sur le lit, m'offrant une magnifique vue en contreplongée sur son corps nu, à l'érection flatteuse.

Je tends les bras, souriante, et il m'y rejoint, roulant sur le lit dans d'interminables câlins avant de rentrer dans le vif du sujet.