Hello à toutes, merci pour vos reviews sous le dernier chapitre.
Onnse retrouve aujourd'hui pour la suite, bonne lecture !
Chapitre 11
Forks, 17 janvier 2020
POV Bella
Il est quinze heures trente quand la cloche sonne, annonçant la fin des cours et le début de ce long week-end prolongé. Mes élèves sont contents de ne pas venir à l'école lundi et de mettre ce temps à profit d'autres choses plus intéressantes que la lecture, les additions et les soustractions.
Je termine de ranger ma classe avant de la quitter et de rejoindre Edward sur le parking des professeurs. Nous partons directement pour l'aéroport, direction Aspen, pour notre week-end annuel en famille. Carlisle et Esmé sont déjà sur place depuis une semaine et Rosalie et Emmett les ont rejoints il y a trois jours. Nous prenons le même vol qu'Alice et Jasper. Malchanceux, à défaut d'un vol direct, nous ferons une escale rapide à Denver pour changer d'avion, retardant un peu notre arrivée. Nous serons sur place dans la soirée.
Comme nous rentrons lundi soir, nous avons fait le choix de voyager léger, emportant seulement un sac de voyage pour deux. Je me réjouis de ce voyage en famille: profiter de la neige, faire du ski pour les plus sportifs, lire tranquillement au coin du feu ou encore profiter du jacuzzi ou de la piscine intérieure chauffée.
Connaissant ma maladresse maladive, j'ai prévu de laisser le ski aux autres membres de la famille. De toute façon, j'ai abandonné l'idée de me trouver une combinaison de sport d'hiver à ma taille et cela n'est pas pour me déplaire. Si toutefois, une sortie traineaux, patins ou luge devait se faire, je suis équipée pour pratiquer le multicouche, à base de collants en laine, leggings et jeans et de multiples couches pour le haut du corps.
Mais quoi qu'il en soit, j'ai pour ambition de profiter de ce week-end pour me reposer. Je ne sais pas trop ce qu'il m'attend d'un point de vue menstruations, car avec le nouveau protocole sopk avec la suspicion d'endométriose en plus, je suis sous pilule en continu, avec une pause tous les trois mois, et le temps de cette fameuse pause tombe cette semaine. J'ai donc pris la dernière pilule de la plaquette ce matin et je ne commencerai ma prochaine plaquette que vendredi prochain. Entre temps, mes règles peuvent survenir à tout moment et je ne sais pas si je serai en grande forme, puisque ce sera mes premières menstruations sous cette pilule-ci et sous ce schéma de cycles. La grande inconnue.
Cette nouvelle organisation est à la fois plaisante et contraignante, car j'en avais presque oublié mes règles, mais contraignante, car les menstruations tombent en plein pendant un week-end en famille où j'aurais souhaité pouvoir profiter de me baigner si j'en ai envie sans me soucier de mes règles. J'ai donc emporté tout l'attirail dans le sac: culottes menstruelles, serviettes hygiéniques, tampons, antalgiques et même bouillotte, ne sait-on jamais, en plus de mes différents traitements qui ne me quittent plus.
Edward est déjà à la voiture quand je le rejoins. Nous ne tardons pas à nous mettre en route. A l'aéroport, nous passons rapidement les différents contrôles de sécurité et nous retrouvons Alice et Jasper dans l'espace d'attente vers la porte d'embarquement.
Les deux vols et l'escale se passent rapidement et c'est avec une excitation certaine que nous montons dans le taxi qui nous mène à destination. Malgré la noirceur de la nuit, Aspen est illuminé par les vestiges des décorations de Noël et les lampadaires de la rue. Après un trajet d'une dizaine de minutes, nous arrivons enfin au chalet réservé par mes beaux-parents.
Connaissant les goûts raffinés d'Esmé et Carlisle, je ne suis pas surprise en admirant la location. Le mot chalet en est presque une insulte tant la bâtisse est moderne et gigantesque, plus que largement suffisante pour accueillir quatre couples pour trois jours.
Nous récupérons les bagages dans le coffre du taxi et nous sommes accueillis par un comité d'accueil sur le pas de la porte. Après les embrassades, Esmé nous fait visiter les lieux et nous prenons nos quartiers.
Notre chambre est magnifique. Tout le mobilier est design et moderne, en bois de chêne clair et assorti avec de la literie crème. Tout semble raffiné et opulent, mais simple à la fois, tout à l'image de nos hôtes pour le week-end.
Je ne peux m'empêcher de m'émerveiller en découvrant la salle de bain quand je dépose nos affaires de toilette. Si Esmé m'avait vendu la présence de la piscine intérieure chauffée et le jacuzzi, elle n'avait pas précisé que chaque chambre était équipée de sa salle de bain privative digne d'un spa privé: douche à l'italienne double, une double vasque avec grand miroir rétro éclairé et le clou du spectacle, la grande baignoire double à remous, encastrée à même le sol, faisant face à l'immense baie vitrée, offrant une vue dégagée sur les reliefs montagneux enneigés.
-Sacré cadeau de Noël, commente Edward en entrant dans la pièce, les yeux tout aussi pétillants que les miens.
Edward me prend dans ses bras, bien content de retrouver un peu de calme après avoir voyagé avec sa pile électrique de sœur. Je respire son odeur apaisante et masculine qui m'enveloppe et me fait me sentir entière. Même s'il est un peu tard, plus de vingt-deux heures, je ne me sens pas fatiguée. Edward semble lire dans mes pensées, puisqu'il me demande si je veux prendre un bain avec lui. Je hoche la tête contre son torse avant de lever machinalement les bras en l'air en riant, pour qu'il retire mon haut. Il s'exécute tout sourire et me laisse faire de même avec son pullover puis sa chemise.
Je retire mon jeans et mes sous-vêtements avant de m'installer dans la baignoire, alors qu'il trouve le panneau de commande de la baignoire au mur, ainsi que la télécommande qui va avec. L'eau remplit la grande vasque, m'immergeant peu à peu dans l'eau chaude bouillonnante de bulles fines.
Edward termine de se dévêtir et me rejoint dans la baignoire. Il m'attire sur ses genoux et me cale contre son torse. Ses bras enlacent ma taille tandis que je me laisse aller contre son épaule.
Le mélange de son contact et de l'eau sont apaisants. Je savoure ce sentiment de calme, de plénitude et de bien-être. Edward me serre contre lui, comme s'il avait peur que je m'en aille. Cela n'arrivera pas, je suis trop bien pour bouger.
Ses doigts caressent mon ventre. Avant, ce geste aurait déclenché tout un tas d'émotions négatives en moi. Maintenant, même si je peine à concevoir qu'il puisse trouver cette partie de mon corps attirante, je supporte et apprécie son toucher. Je sens Edward soupirer de contentement contre mon cou, sa barbe naissante grattant agréablement ma peau.
Je me laisse bercer par son étreinte et ses douces caresses. Sa barbe chatouille mon cou quand il dépose des petits baisers sur ma nuque, alors qu'il me resserre contre lui, ses mains remontant le long de mes bras pour terminer leur course sur mes épaules. Ses doigts dénouent ma nuque des dernières tensions musculaires encore présente dans mon corps.
Je deviens de la guimauve sous son toucher. Je me laisse aller toujours un peu plus contre lui, soupirant d'aise et fermant les yeux. Ses doigts longent doucement mes clavicules, puis mon cou. Une de ses mains reste sur mon épaule alors que l'autre relève délicatement mon menton pour me faire renverser la tête, rendant mes lèvres accessibles.
Ce baiser tête-bêche est lent et tendre. Nos lèvres se synchronisent et dansent ensemble de la sorte, jusqu'à ce que je pivote dans les bras d'Edward pour approfondir le baiser. J'enroule mes bras autour de son cou, m'installant à califourchon sur ses cuisses, ses bras me maintenant fermement contre lui, enserrant mes hanches.
Nos mouvements font remuer l'eau, qui s'écrase contre les parois de la baignoire, éclaboussant et formant des flaques au sol, mais nous nous en fichons. Plus rien ne compte plus que la langue de mon aimé caressant la mienne, me faisant oublier tout le reste.
Il presse mon corps contre le sien, ma poitrine contre son torse, front contre front, nos bouches se dévorant, avides de désir. Ses paumes malaxent mes fesses, frottant nos bassins excités l'un contre l'autre. Je gémis dans sa bouche, faisant que raviver le feu du désir ayant pris possession de nos corps.
-Edward…, j'halète quand ses lèvres dévient sur mon cou pour se presser contre ma poitrine.
-Dis-moi ce que tu veux Bella, dit-il difficilement entre deux baisers sur mon sein.
-Toi, je parviens à articuler dans un gémissement.
Ni une, ni deux, Edward prend les choses en main et me positionne sur lui, me laissant gérer le rythme et la profondeur de ses pénétrations. Je prends appui sur le rebord de la baignoire et m'abaisse lentement sur son sexe érigé pour moi. La sensation de la pénétration cumulée à l'effet des bulles est grisante. Si grisante que je ne peux retenir un gémissement très sonore, raisonnant dans la pièce embuée par la chaleur de notre bain.
-Chut, ma Bella, dit-il alors que ses lèvres se perdent dans mon cou. Nous ne sommes pas seuls… J'aime t'entendre, mais il va falloir être silencieuse.
A ces mots, il scelle nos lèvres ensemble et elles ne se quitteront plus, étouffant du mieux qu'elles peuvent chaque gémissement, râle, souffle bruyant de notre ébat.
Je me retiens à ses épaules, m'aidant dans mes va-et-vient sur lui, soutenue par ses paumes solidement ancrées sur mes fesses. Il accompagne chacun de mes mouvements, ses hanches rencontrant les miennes, nous faisant chavirer toujours un peu plus vers la libération de notre plaisir.
Je suis proche, très proche. Si proche que mes mouvements deviennent erratiques, Edward prend alors le relai, me serrant fermement contre lui, faisant claquer nos hanches dans l'eau chaude. Ses incursions en moi sont rapides, intenses et de plus en plus passionnées, à l'image de notre étreinte.
Ses lèvres malmènent les miennes, tant la passion nous consume. Il prend très au sérieux sa mission, avalant chacun de mes gémissements dans sa bouche. Nos langues dansent dans un ballet enflammé, se goûtant, se cherchant, se défiant.
S'en est trop. Tout est trop. La chaleur de nos corps s'aimant ardemment, la pièce embuée rendant l'instant sensuel et érotique au possible, l'eau tourbillonnant sur nos corps tremblants, le plaisir prenant possession de mon corps à chaque pénétration, m'emmenant toujours plus près de ce point de non-retour. Les lèvres d'Edward se pressant contre les miennes, ma peau glissant contre la sienne. Nos corps allant à la rencontre de l'autre. L'excitation est à son comble. Il ne m'en faut pas plus pour basculer, emportant Edward avec moi dans la jouissance.
Malgré tous nos efforts, nous n'avons pas été discrets en atteignant notre paroxysme. C'est front contre front, lèvres contre lèvres que nous rions à cette constatation.
Je me laisse glisser contre le torse d'Edward, savourant encore notre étreinte et l'eau chaude bouillonnante autour de nous. Ses doigts caressent doucement ma nuque, puis longent mon dos et s'égarent parfois plus au sud, me faisant sourire.
Nos lèvres se retrouvent, plus doucement cette fois. Il n'y a pas d'urgence, juste de la douceur. Ce besoin de connexion et de prolonger l'instant présent.
Après ce qui me semble une éternité, nous quittons la baignoire, non sans un arrêt sous la douche à l'italienne pour nettoyer nos corps des vestiges de notre ébat. C'est propre, nue et repue de plaisir que je me glisse dans les draps.
Je me blottis dans les bras d'Edward, fusionnant chastement nos corps. Je suis si bien. Je n'aurais pas pu espérer un si bon début de séjour à Aspen. C'est sur ses pensées que je me laisse happer par le sommeil réparateur.
Lorsque je me réveille le lendemain matin, Edward n'est plus à mes côtés. Connaissant son frère, il s'est fait embarquer aux aurores pour une sortie ski entre mecs. Je traîne un peu au lit, savourant la chaleur réconfortante de la couette, mêlée à l'odeur familière de mon mari. Je somnole, profitant de me reposer encore un peu. Le repos est hélas de courte durée, puisque je suis gênée par une douleur lancinante familière dans le bas ventre. Pas de doute, les anglais vont débarquer et cela ne m'avait pas manqué.
Ça va ? Tout le monde est encore là ? Tout le monde respire ?
Si vous êtes encore en vie, laissez une petite review ;-)
A la semaine prochaine !
