Pour cette période, c'était un vrai cauchemar continu et éternel.
La guerre chaude avait vraiment éclaté, les pires malheurs étaient arrivés, la mort violente avait frappé.
La guerre avait frappé la Pologne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, la France et tous les peuples, elle n'épargnait à personne la douleur et la souffrance.
En 1940, la France était atteinte.
Francis demeurait seule, l'Institut du radium ne contenait plus que sa présence.
Il pouvait quitter le pays, mais il avait décidé de rester. Parce que le cyclotron venait de'être construit à Paris, et il n'était pas encore entièrement opérationnel.
Il ne fallait pas que le cyclotron tombe entre les mains allemandes.
Parmi toutes les personnes, Francis seul n'est pas de descendance juive. Et comme un vieux savant, s'il était en la région d'occupation, il ne serait pas persécuté par les nazis.
Ensuite un jour, Francis n'arrivait pas à joindre Arthur, il avait un peu peur de lui.
Heureusement, Francis avait recommandé ses anciens collègues français pour travailler dans les universités du Royaume-Uni.
Il savait que l'armistice avait été signé le 22 juin, et que la période d'occupation avait commencé. Mais il était essentiel que la quête de renouveau soit poursuivie par quelqu'un.
C'est pourquoi il avait décidé de rester à l'institut.
C'est le choix auquel Ludwig avait été confronté?
Faiblement, Francis ferma les yeux.
Peu de temps après, l'Institut du radium avait accueilli des clients allemands. Cependant, Francis n'a pas encore fait d'objections, il avait été maîtrisé et envoyé en prison.
Il ne savait pas comment tout cela avait commencé, les choses étaient allées trop rapides.
À cause de son expérience d'étudiant en France, Ludwig a été envoyé à Paris pour mettre en service le cyclotron.
Ce n'est ni fiction, ni blague. Comment est-ce possible? C'est étrange de se retrouver ici!
Francis, incrédule, hoche la tête en se retrouvant avec Ludwig. C'est inacceptable lorsque que le sort joue des tour.
C'était Francis lui-même qui avait admis Ludwig à l'Institut du radium, et c'était lui qui enseignait la physique nucléaire à Ludwig.
Francis aurait pensé que Ludwig lui apporterait faire les dernières finitions et pour la mise en service de la machine lorsque le cyclotron serait installé en France. Mais Ludwig avait pris son départ plus tôt que prévu, Francis pensait que il devrait faire face à cela tous seuls.
Cependant, Ludwig a été nommé coordinateur du projet à l'Institut du radium.
Francis ne peut pas accepter cela. L'étudiant qu'il a formé a rentré en Allemagne avec les résultats de ses recherches scientifiques en France. Maintenant les Allemands ont pris son pays, cet étudiant reprend son institut. Les sous-produits des expériences futures seront envoyés en Allemagne et remis à son vieil ami Roderich pour des recherches ultérieures.
Ludwig est toujours introverti, droit et taciturne, comme avant. La plupart du temps, il se tait et observe, percevant avec acuité, comme l'aigle noir de l'emblème allemand.
Mais on ne pourrait jamais plus retourner. Francis semble avoir perdu sa joyeuse humeur, ne bavard plus, n'est plus dynamique.
Il n'a pas oublié la première fois qu'ils se sont rencontrés. Comme la plupart des gens, Ludwig était également taciturne, stressé, gêné. Donc, Francis les taquinait, jusqu'à ce qu'ils ouvriaient la bouche.
Malgré l'autorité grande de son rang, Francis était simple, abordable et sans aucune prétention à la supériorité. Il s'identifie donc facilement à ses assistants et étudiants.
Il égayait aussi Ludwig, et même essayait intentionnellement de le mettre en colère.
Cependant, Ludwig n'avait jamais ouvert son coeur.
C'est aussi bien, pensait Francis, Ludwig est mon étudiant, mon assistant, pas mon collègue. Par ailleurs, j'ai déjà manqué de tact, Ludwig ne peut pas manquer de tact.
Ils sont à la minute irrévocable et introuvable, au point d'intersection crépusculaire de tout le pathétique et de toute la tristesse.
Maintenant, ils sont sur un pied d'égalité coopératif, non, peut-être que les Français ont un statut inférieur à celui des Allemands.
Presque tous les jours, Francis se pose la même question: Est-il juste de punir un citoyen qui agit en conformité avec les règles et règlements? Il n'y a plus de doute, la nation agresseur c'est l'Allemagne.
Mais Ludwig a une moralité irréprochable, tout comme Roderich. Ces dernières années, ils sont souvent persécutés par leurs supérieurs parce que leurs refus de travail pour le parti au pouvoir.
Francis, sous l'insouciance tranquille, connaît tout. Il est bien conscient que Gilbert a démissionné résolument car la physique quantique doit être considéré comme la « physique juive », il est bien conscient que Roderich a échappé de peu à la catastrophe à cause de sa nationalité autrichienne, il est bien conscient que Ludwig n'est toujours pas un collaborateur.
Par conséquent, tout cela réduit Francis à l'impuissance.
Parfois, Francis a l'impression que Ludwig n'a pas tout à fait le même que avant, il n'est plus un enfant.
C'est inévitable, ils ne sont plus touts jeunes, au moins Francis.
Mais les yeux bleus de Ludwig sont encore claires et lumineux, comme leur première fois rencontre.
Les chercheurs allemands ont pris le contrôle de l'Institut du radium. Heureusement, personne ici ne comprend le fonctionnement du cyclotron sauf Ludwig.
Négocié par Ludwig, un traitement était réservé à Francis. Il peut encore professer à l'université, cependant sa recherche est entravée.
Francis a envisagé détruire le cyclotron complètement. Mais Ludwig a perçu les intentions de Francis avec ses yeux d'aigle.
Il lui a engagé que les recherches scientifiques ne soient pas destinées aux industries militaires.
Trop de soupçons demeurent, de vexations et de méfiance entre les deux pays. Francis hésitait sur le point, n'y croyant qu'à moitié. Finalement, il a accepté le type de coopération.
Il a permis de relancer le cyclotron, à condition que les recherches soient démilitarisées.
Une coopération qui n'est pas la bienvenue n'a pas de sens. D'ailleurs, ils n'ont plus un as dans leurs manches, aucune carte ni en Allemagne ni en France.
Parce que la fuite des compétenes est un facteur qui porte atteinte au développement dans le cadre de la nouvelle politique raciale. Des recherches scientifiques compétentes ont été persécutées, les favoris ont émigré, les moins favorisés ont dissipé.
Sans les talents, à quoi cela sert-il de relancer le cyclotron avec le nombre de ceux qui n'ont pas les capacités ou la volonté de rechercher ?
Les Allemands qui vont en France, ce sont des traducteurs ou des membres du parti, sauf Ludwig.
Il est le seul spécialiste en physique nucléaire et francophone à l'échelle national. Existe-t-il encore des talents en Allemagne aujourd'hui ?
Roderich a perdu tous ses assistants, comment obtenir des résultats seul avec lui-même?
Francis est encore anxieux, car tous les connaissances qu'il enseignait à Ludwig sont les technologies de base.
Francis sent la palpitation lorsque Ludwig utilise le cyclotron chaque fois.
Une fois, il avertissait Ludwig qu'il y avait une persistance dangereuse. Mais Ludwig comprenait rien, et demandait, vous devez être en colère contre moi?
Alors Francis s'était tu, avalant sa affliction dans un stoïcisme muet. Parfois, Ludwig voulait faire une causerie avec Francis, par exemple, sur le temps passé, le temps à venir ? Que n'aurait-il donné pour connaître ses pensées, pour les partager, pour les comprendre.
Enveloppé dans l'attitude et la physionomie les plus détachées, Francis invariablement n'ouvrit pas la bouche.
Autrefois, dans l'institut, les jours étaient animés et délicieux. Plus tard, les jours désertes mais aises. Tout le temps est heureux, tous les collègues croyaient à avoir le brillant futurs.
Il y eut, il y aura, il y a d'autres batailles que celle d'une guerre. Alors, Francis s'était tu, peut-être le silence est le résultat le plus parfait.
Ludwig ne sait pas ce que pense Francis. Il se souvient du temps passé, les blagues que Francis plaisantait, les tâches que Francis assumait, les soins que Francis répandait...mais maintenant, il ne parle pas, pas en colère, et ne rigole pas du matin au soir.
Par pitié et miséricorde, Francis dit au moins bonjour à Ludwig quand ils se rencontrent d'une journée.
Ludwig a pensé qu'il protégeait bien Francis, le Français compréhensif accepterait la cordialité. Donc, il garderait son équilibre entre la responsabilité et son cœur.
Ça ne s'est pas passé comme prévu. Si Ludwig demanderait obstinément avec insistance, Francis semblait hésiter à dire quelque chose, mais finalement, il garda le silence.
Francis, sans prononcer une parole, a toujours une attitude indifférente face au progrès de la recherche. Il refuse d'aider ou d'empêcher, et regarde seulement, dans le silence, dans la colère, dans la tristesse.
Il a du mal à parler, il y a un chat dans la gorge. Quelle est l'erreur? Personne n'a tort, tant Francis que Ludwig.
Ils sont tous des patriotes et aiment leur patrie. Ils admettent volontiers le patriotisme muet de l'autre. C'est difficile d'apprécier qui a raison et qui a tort, car le meurtrier est vraiment le mécanisme national.
Ils semblent emportés par la crête d'une vague, qui les entraîne vers le large.
La liberté véritable et l'obéissance à la responsabilité sont en équilibre, ce sont les deux faces d'une même monnaie. Maintenant, la monnaie a été mise en l'air.
Il y a entre eux un mur d'incompréhension. Francis n'a pas la position de faire des reproches à Ludwig.
Et également, Ludwig n'a pas une position à faire accepter sa compassion charitable.
