Bonjour à vous,
J'espère que vous allez bien.
Dernier chapitre feel good, car dimanche, un nouvel arc débutera.
J'ai aussi fini l'arc qu'il y aura après.
Sauf idée de dernière minute j'attaque la partie finale de la fanfic (Je rédige le 131).
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture \(^_^)/
Chapitre 115 : 2 ans plus tard
[Point de vue d'Ariel]
Cela faisait maintenant presque deux ans que nous étions à Alabasta, même si de temps en temps je passais quelques semaines de l'année sur Piacere pour revoir mon père et mes amis. Cependant cela m'embêtait car Benn m'escortait et que Crocodile restait seul… mais pour lui ce n'était rien de ne pas me voir de temps en temps.
Bien sûr je lui manquais, mais il survivait comme il aimait le dire. Et puis ça faisait un peu partie de sa punition, il ne se voyait pas m'empêcher de voyager, voir mes proches si j'en avait envie et besoin.
Ensuite, il s'en était passé des choses.
Déjà au bout de six mois à travailler sans relâche, Crocodile avait obtenu le droit d'avoir des congés. Le roi Cobra avait surveillé de près avec ses plus fidèles conseillers le travail de Crocodile, rien n'était laissé au hasard et ils avaient constaté que Crocodile faisait tout correctement et anticipait même des choses, faisant plus que ce qui était demandé.
Si bien que mon chéri avait solutionné, terminé bien des sujets et problèmes que la cour royale pensait clôturer dans un délai bien plus long.
Et puis Crocodile ne le montrait pas mais il déprimait de me voir que le soir et moi je le voyais à une chose : Crocodile était hyper, méga câlin comme jamais. Alors en temps normal, non dépressif, il aime les câlins avec moi, mais là clairement la différence était énorme.
Et le roi Cobra avait senti aussi que quelque chose n'allait pas, il m'avait donc convoqué pour discuter et j'avais admis qu'il était malheureux, mais il ne se plaignait pas devant moi, ni Benn, ni le roi, ni personne en fait.
Et Son Altesse avait admis qu'il s'était attendu à ce que Crocodile lui demandait des choses, mais non. Crocodile n'avait même pas demandé pour ses pauses déjeuners, il n'avait pas osé, il avait fait son timide, alors que je me souviens que l'idée l'a effleuré, mais il s'est ravi. Ce bourreau du travail voulait rembourser sa dette et estimait que c'était normal qu'il souffre en silence, si bien que cela avait presque amené à une dispute.
[Flash-back]
- Ariel… qu'as-tu dis au roi Cobra pour que j'ai droit à mes week-end, des congés et des journées moins longues ? Demanda Crocodile en guise de salutation quand il débarqua après sa longue journée.
Crocodile est en colère et je déglutis, plus tôt dans la journée j'avais rencontré Sa Majesté et on avait discuté de mon homme :
- Bonjour Crocodile, tentai-je doucement.
- Ariel répond-moi, ordonna Crocodile d'une voix bien trop calme.
Je vois Benn se lever du coin de l'œil, lui aussi en pétard, je crois qu'il n'aime guère la tournure que commencer à prendre cet échange.
Je lève les mains vers Crocodile pour temporiser :
- Ecoute Crocodile, Son Altesse a demandé à me voir un peu plus tôt dans la journée, car il était inquiet, il ne te sentait pas très bien et il m'a demandé ce qu'il en était, quel était mon ressenti.
- Et il ne pouvait pas me demander directement ? Renifla Crocodile exaspéré.
- J'imagine qu'il craignait que tu ne sois pas tout à fait honnête avec lui, répondis-je doucement.
Je suis qu'il aurait mentionné, alors je ne suis pas étonné que Cobra ait sûr préféré me demander directement pour être et certaine d'avoir une réponse sincère :
- Tss, pesta Crocodile en roulant des yeux.
Je le prends dans mes bras pour lui faire un calin, j'attends au moins une bonne minute, je le sens se détendre et s'apaiser, il me caresse mes cheveux et me fixe avec un regard bien plus doux :
- Crocodile puis-je te poser une question ? Demandai-je doucement posant mon menton contre son ventre plongeant mon regard dans le sien.
- Quelle est-elle ?
- Pourquoi es-tu si contrarié ?
Il soupira, agacé, oh je sens que j'aurais dû m'abstenir de poser la question, mais il faut que je sache, je ne peux pas le laisser souffrir :
- Ariel j'ai fait du mal à ce pays.
- Et ?
- Mais enfin je ne peux pas me tourner les pouces.
- Quelqu'un a osé te dire ça ? Demandai-je horrifiée à l'idée qu'on ait osé lui dire ça alors qu'il se démène pour rattraper ses conneries.
- Non mais je refuse que quelqu'un le pense au moindre relâchement.
Je le regarde, coite, aucun son ne veut sortir de mes lèvres. Dans le manga Crocodile ne pardonne pas les erreurs de ses hommes de mains, ça c'est une chose, mais je ne pensais pas qu'il serait si dur avec lui-même. Mais en soit est-ce si étonnant ? Crocodile étau l'excellence dans tout ce qu'il fait, il se met donc une pression énorme… je me demande même s'il en une conscience :
- Crocodile… tu ne peux pas continuer comme ça, tu te….
- Je dois payer alors n'interfère plus, tu m'as assez défendu au procès, coupa Crocodile.
- Bien sûr que tu dois purger ta peine, mais pas au point de ruiner ta santé, tempérai-je.
- Je ne suis pas faible, haussa t'il.
- Je ne l'ai jamais pensé, ni même dit ces mots, je suis….
- Pourtant quand on se ruine la santé c'est qu'on est faible, lâcha Crocodile.
- Je suis inquiet pour toi Crocodile, arrivant-je à dire toujours avec calme ignorant ses piques.
- Tu me crois donc incapable d'assumer ?!
- Mais pas du tout. Crocodile qu'est-ce qui ne va pas ?
- Tu m'ennuies !
- ASSEZ CROCODILE ! Aboya Benn.
Il se fige et moi aussi, Benn passa devant moi, me protégeant de son corps et planta un doigt accusateur dans la poitrine de Crocodile :
- Ne parle pas à Ariel comme ça, jamais, persiffla Benn.
Crocodile hocha lentement la tête et n'osa plus rien dire, puis je vis Benn tirer Crocodile par le col et l'entraîneur de force dans le lit :
- Benn…, fis-je inquiète de le voir agir ainsi.
- Allonge-toi, tout de suite, ordonna sèchement Benn à Crocodile.
Crocodile s'exécute, je suis choquée de le voir se faire commander par quelqu'un. Là je vois Benn poser sa main sur le front de mon corsaire :
- Ben ?
Il se tourne vers moi, si vivement que je recule, effrayée, je détourne les yeux et me mords les lèvres, j'aurais dû me taire :
- Hé Ariel tu n'as rien fait de mal, vient trésor, fit la voix douce de Benn.
Je n'ose pas bouger, je suis tétanisée, je sens mes larmes montées.
- Ariel… ma chérie… vient, je suis désolé si je t'ai effrayé à l'instant, ce n'était aucunement contre toi ma belle, j'étais encore énervé du comportement de Crocodile. Ariel vient, approche, m'incita Benn d'une voix encore plus douce.
Là j'ose rencontrer son regard incertain et je sens mes jambes refonctionner et je m'avance timidement vers mes hommes :
- Toi je te retiens, tu te rends compte qu'Ariel a vécu l'enfer ? Tu crois qu'hausser le ton sur elle était une bonne idée ? Demanda Benn en se tournant vers Crocodile.
-….
Benn lâcha un soupir et se tourne vers moi, me prenant doucement ma main droite, me la massant et caressant pour me réconforter :
- Cet imbécile à juste une forte fièvre, son pouls est plutôt rapide et il est légèrement en sueur. Ce n'est pas méchant mais son corps montre des signes de fatigue. Et comme Crocodile n'aime pas avoir tort et encore moins quand on lui pointe ses erreurs… cela l'a mis en pétard car son masque de façade commence à tomber. Cela fait des jours qu'il ne doit pas être bien, qu'il fait le beau en apparence, alors qu'il ne tient plus. Tu es vraiment un imbécile Crocodile ! Bon sang même si tu dois payer ta peine, tu vas gagner quoi à travailler comme ça ? Rien du tout. Ta culpabilité augmentée de jour en jour pas vrai ? C'est pour ça que tu ne veux pas relâcher la pression, j'ai tort ? Exigez Benn.
- ….
Crocodile ne dit rien, mais étonnement j'ai l'impression que ce silence vaut un « oui ».
Maintenant je comprends mieux pourquoi Crocodile était si sensible, il est malade et il préfère qu'on s'engueule que plutôt que de l'admettre, car cela aurait m'aurait donné raison et lui tort sur le sujet de notre discussion.
- Crocodile…, commençai-je.
- Je n'aurai pas dû… je te demande pardon à Ariel, me coupa Crocodile en soupirant.
Il passe sa main sur son visage, avant de lâcher un autre soupir, il se calmerait enfin :
- Crocodile merci, excuse acceptée, souris-je tendrement.
Je m'installe à son chevet et lui prend sa main que je masse de mes doigts :
- Hé tout le monde peut tomber malade, ce n'est pas une marque de faiblesse. Vois le bon côté des choses, tu vas avoir une infirmière super mignonne qui va s'occuper de toi.
- … Hum….
Il n'a pas l'air très enthousiasme, zut. Je suis sûr que Benn aurait adoré l'idée que je joue les infirmières, surtout si en prime je mets les vêtements qui vont bien. Bon alors on va tenter de raisonner cet homme têtu :
- Crocodile accepte ces nouveaux avantages. Cela te permettra de me voir plus souvent, être reposé te permettra aussi d'y voir plus clair, d'avoir un regard neuf sur les dossiers que tu traites et cela évitera aussi que ton corps lâche car tu auras trop tiré sur la corde. Se reposer c'est important, c'est n'est pas une marque de faiblesse, une vie n'est pas faite pour souffrir et se tuer à la tâche, elle est là pour être vécue avec de belles expériences. Vous avez été, toi et Benn, deux personnes très importantes, j'ai été tellement plus heureuse avec vous au cours de ces deux dernières années que durant tout le reste de mon existence. Et même s'il ya eu des coups durs, j'avais la chance de vous avoir, votre soutien, votre amour, vos sourires, vos surprises, avec vous vous rendez ma vie plus belle. Je t'aime Crocodile et je veux que tu purges ta peine mais pas au détriment de ta santé, tu dois trouver le juste équilibre. Et puis tu me manques aussi… moi j'étais heureux de savoir que Sa Majesté voulait te donner plus de temps pour toi, n'est-ce pas non plus là une récompense car tu as fait un travail de maître ? Son Altesse m'a fait partie de ses inquiétudes, mais il m'a aussi dit à quel point tu fais un excellent travail. Le roi Cobra veut que tu sois puni oui, mais il n'est pas vengeur non plus, il ne cherche aucunement à t'enfoncer. Crois-moi ce que tu abats comme travail est apprécié et inspire l'admiration. Et je suis comblée que pour ta santé, mais aussi pour ton bonheur, le roi Cobra change ton rythme. Crocodile ne vois-tu pas que même, quand tu rentres, Benn se met en retrait ? Afin que tu puisses passer un maximum de temps avec moi, car en journée Benn et moi on se voit et on profite de notre temps à deux. Et je suis si touchée par sa délicatesse, ce que je veux que tu comprennes c'est qu'on veut aussi que tu te sentes bien, c'est ce qui rendra ta peine moins lourde à porter. Quatre ans c'est court, mais c'est aussi très long, si tu veux tenir sur la durée, tu dois aussi accepter qu'on prend soin de toi. Toi et Benn vous avez pris soin de moi quand j'ai été empoisonnée et quand je suis devenue une fée. Alors en retour laisse-moi, laisse-nous prendre soin de toi mon amour.
- D'accord…, finis par lâcher Crocodile en soupirant vaincu.
-Merci mon amour.
Je lui embrasse la joue, avant de poser mon front contre celui de Crocodile :
- C'est vrai que tu as une petite fièvre, admis-je.
- Benn… je te demande pardon à toi aussi…, lâcha Crocodile.
- Accepté, bon maintenant que tu t'es calme on va pouvoir continuer proprement. Tu n'es pas bien depuis combien de jours ?
- Vraiment pas très bien depuis aujourd'hui, mais je dirai que ça fait une petite semaine que je ne me sens pas au meilleure de ma forme, réponds mon corsaire lentement.
- Je vois, bon tu as de la chance que demain ce soit ton premier week-end. Je t'ordonne de dormir et de te reposer, somma Benn. Si jamais tu veux faire un câlin amélioré avec Ariel tu peux, je ne le l'interdirai pas, juste s'il te plait ne dépasser pas tes limites, écoute ta fatigue.
- Oui papa…, répondit Crocodile.
- Hé c'est moi qui vous appelle papa, fis-je en boudant faussement.
- Un oui ? Et quand tu as breveté ça ? Exigez un crocodile.
- …
Je cherche une réplique mais je n'en trouve pas.
- Ok, donc quand on est malade Ariel perd, constate Benn.
- De toute évidence, confirme Crocodile.
Je roule des yeux et pouffe de rire :
- Bientôt vous allez me pondre un livre sur comment avoir le dernier mot face à moi.
Ils se rapportent à :
- Merde elle a découvert notre plan secret, lance Crocodile.
- Plus si secret que ça, c'est embêtant.
Je pars en fou rire, c'est si absurde, mais si drôle à la fois :
- Je suis contente… cela montre que la tension a disparu… enfin je n'espère pas non plus, fis-je en effleurant l'entrejambe de Crocodile à travers son pantalon.
- Benn sauve-moi, elle veut me sauter dessus.
- Mais je croyais que tu n'étais pas faible ? Taquina Benn.
- J'ai qu'une exception : Ariel et toi aussi tu as cette faiblesse.
- Hum… oui peut-être.
[Flash-back sur Fin]
Bref, depuis ce jour Crocodile a levé le pied et il est devenu de moins en moins dépressif.
Et moi j'étais plus qu'heureuse de passer plus de temps avec lui.
D'ailleurs avec le temps Crocodile avait eu des tâches de plus en plus intéressantes, cela avait aussi joué sur son moral.
Au point que Cobra avait eu l'idée, assez suicidaire, d'associer Crocodile et Vivi, pour que mon corsaire l'aide à traiter des sujets de plus en plus pointus et techniques. Vivi avait eu énormément de mal à collaborer, toujours très méfiante, mais Crocodile avait été d'une patience et d'un calme rare. Si bien qu'au bout de plusieurs semaines longues, Vivi avait fini par donner une chance à Crocodile, baissant légèrement sa garde et de plus en plus, avant de lui faire confiance.
Le roi Cobra voulait que sa fille monte en puissance pour assumer plus tard son rôle de reine et comme Crocodile était une tête, avec une mémoire énorme et avec un sens rare des affaires, il passa bien du temps à former Vivi et il était très pédagogue. . aux dires de Vivi.
Si j'avais su qu'être formé par mon chéri me rapprocherait de la princesse, je ne l'aurais pas cru. Cela étant elle s'était excusée de ne pas avoir été courtoise avec moi. Depuis Vivi et moi sommes devenus de bonnes amies malgré notre écart d'âge.
En tout cas je voyais qu'elle allait devenir une reine merveilleuse et des plus compétentes, là-dessus Alabasta n'avait pas à s'en faire.
Quand parfois Vivi passait du temps avec mes amants et moi, Vivi et Crocodile pouvaient échanger sur des sujets d'une grande complexité, je ne comprenais rien à ce qu'ils disaient, et dans ces moments-là je me réfugiais avec Benn qui était à mon niveau d'ignorance, quoi que tout relatif, puisqu'il arrive suivre les échanges de Vivi et Crocodile, contrairement à moi.
Ensuite l'autre changement notable fut d'avoir le droit de quitter les murs du palais, après une année de peine pour Crocodile.
Le roi nous avait donné une petite maison, très mignonne. Honnêtement je n'avais pas boudé mon plaisir de ne plus subir les gardes, leurs surveillances et escortes. D'ailleurs mes hommes non plus n'ont pas boudé, le soir même ils se sont complètement lâchés à me faire crier comme jamais. Auparavant ils se retenaient vis-à-vis des gardes, ne voulant pas les inviter dans nos soirées torrides, je fus incapable de marcher pendant les jours qui suivirent… et mes hommes étaient fiers en plus, vue leurs petits sourires satisfaits. Je les ai maudits sur le moment… mais c'est aussi un souvenir drôle maintenant.
Grâce à cette maison on avait tous trois retrouvé la joie de cuisiner, avoir tout de prêt c'est sympa au début, mais à la longue c'est chiant. Quand je pense que juste fabriquer des biscuits j'ai dû demander une autorisation….
Alors le premier jour de notre installation dans notre nouveau logis, on s'était mis à cuisiner ensemble et c'était agréable, une vraie vie de trouple, cela m'avait rendu heureusement ces moments simples, mais ô combien rempli de complicité et de bonne humeur.
C'est ce genre de moment où je me dis que du temps s'est bien écoulé.
Et à ce propos, Luffy et ses amis ont refait surface, cela fait quelques mois maintenant et je suis plutôt soulagée de voir de mes propres yeux qu'ils vont bien et continuer leurs chemins comme dans le manga.
Cependant il y a aussi de grands changements par rapport à la trame de l'histoire originale.
Déjà Barbe Blanche, Ace et le reste de son équipage sont vivants et toujours actifs, donc pas de Big Mom sur l'île des hommes poisson, ni de conflit sur les autres territoires de Barbe Blanche.
Pas de Cross Guild non plus, ni de Buggy en nouvel empereur. En réalité, il y a actuellement toujours les quatre empereurs historiques : Kaido, Big Mom, Shanks et Barbe Blanche.
Cependant je lis l'actualité et Luffy a quitté Dressrosa et Doflamingo est tombé, donc je sais que les Chapeaux de Paille sont sur le territoire de Big Mom et normalement cet arc et celui de Wano Kuni vont se déployer à l'identique ou avec que très peu de changement.
Donc d'ici peu de temps Kaido et Big Mom vont tomber et Luffy va être sacré nouvel Empereur. La question qui se pose est qui sera le quatrième ? Law ou Kidd ? Car ils avaient un premier équivalent à Luffy, il serait donc logique qu'un deux prenne la place vacante.
Concernant les sept grands corsaires, la composition était comme après ellipse avec : Mihawk, Kuma, Hancock, Weeble, Baggy et Law. Bien que Law ait perdu son titre tout récemment suite à son alliance avec Luffy sur Dressrosa. Et concernant Baggy de ce que j'en lisais il était devenu bien plus vaillant, j'imagine que j'ai eu un impact positif sur lui et je ne l'ai pas revu depuis mon voyage dans le temps. A vrai dire j'ignore comment je réagis, Shanks et Rayleigh je les avais rencontrés avant mon voyage… mais pas Baggy, j'ai touché à son destin par ma présence. Et puis m'en veut-il ? Je déteste-t-il ? J'admets avoir quelques appréhensions, surtout que Shanks m'avait dit qu'il avait souffert à ma disparition, je sais donc pas si le revoir est une bonne idée…
Autre changement notable que je n'avais pas vu venir, le roi Cobra est en bien meilleure santé, il n'est pas en fauteuil roulant comme après l'ellipse des deux ans. Cela s'explique grâce à une chose : Crocodile.
Déjà le don énorme a permis au royaume de ne pas supporter la note salée de tout reconstruire, ni la prise en charge des victimes.
De plus comme Crocodile travaille d'arrache-pied pour le roi, ce dernier lui délègue pas mal de choix, c'est du stress et de la fatigue en moins. Sans compter que Vivi est formé par son père, divers conseillers, professeurs, mais aussi Crocodile.
Je pense que l'ensemble de toutes ces choses a permis à ce que Cobra soit moins épuisé et donc soit en bien meilleure santé.
Cependant quand il ira à la Rêverie qu'adviendra-t-il ? Est-ce qu'il va mourir ? Ce n'est malheureusement pas impossible.
Enfin, moi concernant, j'avais pris le temps avec Benn de bien développer mon haki, j'arrive même à supporter le haki des rois. Et pour parfaire tout ça j'avais repris le karaté des hommes-poissons, Benn m'a bien aidé ayant beaucoup d'expertise dans le combat. Si bien que lui comme Crocodile, à force de m'observer, ils ont réussi à développer le karaté amphibien, rajoutant une corde à leurs arcs.
Ainsi je me sentais plus forte, bien moins vulnérable, même si honnêtement durant ces deux années à Alabasta je n'avais subi aucune agression, pas de Scorpius, ni de Doyens vengeurs comme j'avais craint.
Et Dieu que j'étais soulagée de vivre enfin dans le calme et la tranquillité….
- Ouaf !
- Vient là, tu veux qu'on s'occupe de toi ? Crocodile sourit.
Il prend le petit carlin qu'il nous a ramené lors d'un de ses rares voyages hors d'Alabasta qu'il a fait avec le roi Cobra.
Il l'avait trouvé sous la pluie et l'avait, Crocodile adore les animaux pour une raison simple « Eux au moins ne nous trahissent jamais » avait-il déclaré. Et je suis bien d'accord, combien de personne abandonne leur animal de compagnie ? Tandis qu'eux nous resteront loyaux jusqu'à la fin.
C'était toujours drôle de voir Crocodile tenir dans sa main le petit Prince, nom choisi par mon corsaire, et le caresser avec l'arc de son crochet. Prince était tout content, il remuait la file d'attente joyeusement.
Avoir Prince avait apporté un peu de vie, j'adorais m'en occuper et Benn aussi.
- Prince aime fort son papa, gloussai-je.
- Il n'y a pas que lui, rétorqua Crocodile qui jouait avec Prince.
Notre petit chien, nous mettais de bonne humeur. Sans compter que j'étais excitée, demain Benn, Crocodile, Prince et moi on quitte Alabasta pour aller sur Piacere pour une durée de trois semaines. Bien sûr mon père était venu ponctuellement, mais là pour la première fois on allait enfin quitter le territoire tous ensemble, j'en étais plus qu'heureuse.
Mais avant cela, on décide d'une dernière promenade pour Prince et puis pour admirer le coucher de soleil d'Alabasta. Tout était inondé d'une lumière orangée, je contemplai la mer, souriante à l'idée de demain.
- Alors heureusement ? Exigez un crocodile.
- Oui comme jamais, souris-je.
[Point de vue de Benn]
Ariel arbore un sourire étincelant et que dire de ses yeux ?
En plus avec la lumière du jour qui s'évanouit les cheveux d'Ariel qui flottent au vent ont une couleur irréelle, un roux flamboyant teinté de note orangée somptueuse. On dirait vraiment un ange doré, un ange de lumière :
- Ariel, si je te dis qu'on ne voit plus tes cicatrices depuis un bon mois tu réagis comment ? Exigez-je.
Elle me regarde avec une joie indescriptible :
- C'est vrai ?
- Hum hum, tu arbores de jolies rubans qui flottent au vent, je suis si heureux que tu te sentes bien, au point que tu n'as plus tes chaînes et tes cicatrices.
- Merci Benn, dit-elle touchée. Merci à vous deux aussi, vous m'avez bien soigné avec votre amour et votre patience, je vous dois beaucoup, merci de m'avoir rendu belle.
Ariel s'élance pour nous embrasser, ce joli bout de femme, mon bout de femme :
- Faites-moi danser, il faut fêter ça, dit-elle en prenant une de nos mains dans les siennes.
Nous la faisons tournoyer et valser, elle riait aux éclats, dieu que son rire est doux et attraction.
Que de chemin parcouru, mais clairement Ariel va bien mieux, beaucoup mieux même. Quand je repense à la première fois que je l'ai rencontré, bien qu'elle ne fût pas farouche, elle était craintive, mal dans sa peau et aujourd'hui se tient devant moi une belle femme souriante et respirant la joie de vivre.
[Point de vue du crocodile]
Je regarde Ariel, malgré que la lumière du jour disparaisse à l'horizon, je ne l'ai jamais vu si rayonnante, elle illumine tout par son simple sourire et ses yeux brillants. Ariel est vraiment belle, plus belle que jamais.
Quand je me rappelle notre première rencontre en face à face, elle était si timide, mais empreinte d'un certain courage, puisqu'elle avait accepté de passer du temps avec moi.
Comme j'avais été étonné à l'époque d'entendre de sa bouche qu'aucun homme n'avait été intéressé par elle. Maintenant aujourd'hui je sais pourquoi, elle vit sa deuxième vie, elle s'est réincarnée. Et malgré qu'à ce moment-là j'ignorais tout d'elle, elle m'avait touché, ému, elle avait quelque chose de fragile, de doux, d'inoffensif qui m'a incité à baisser mes barrières avec elle.
Oui je commençais à m'éprendre d'elle, même si je ne l'avais pas entièrement réalisé et admis, je regrettais de l'avoir quitté, trop tôt, trop vite, j'aurais tant voulu la protéger des pièges dans lesquels elle était tombée.
Tout cela est loin maintenant, surtout quand je vois sa belle métamorphose, elle en aura fait du chemin pour guérir et se relever, mais elle l'a fait pour elle. On la sent plus confiante, plus solide, plus déterminé, même si elle a gardé cette part timide et douce qui fait aussi tout son charme.
Benn et moi on se regarde, il est temps.
Je m'avance et pose ma main sur les yeux d'Ariel :
- Ariel tu me ferais un immense plaisir si tu voulais bien garder tes beaux yeux fermés, il y a un endroit à Alabasta que je veux te montrer, murmurai-je.
- Oh ? C'est une surprise ? Demanda t'elle intriguée avec une pointe d'excitation dans sa voix.
- C'est possible, souris-je.
- D'accord.
Benn s'approche et me tient le bras et aussitôt je nous change en sable, il ne me faut pas longtemps pour arriver sur les lieux.
[Point de vue d'Ariel]
J'ignore où on est, mais j'entends de l'eau couler et je sens aussi à l'odeur qu'on est dans un endroit avec une forte présence en eau. Là je suis aux anges, est-ce une oasis ? Une rivière ? Un lac ? Tant de possibilités et toutes m'enchantent.
- N'ouvre pas les yeux, me murmura Crocodile.
- D'accord, souris-je.
Même si je dois avouer que c'était dur, mais je connais aussi mes hommes, ils adorent me faire des surprises. Je les entends bouger, mais je suis bien incapable de dire avec certitude ce qu'ils me préparent :
- Tu peux ouvrir les yeux, me souffla Crocodile.
J'ouvre et regarde devant moi, c'est une belle oasis, avec un lac assez grand, le tout entouré de verdure :
- C'est magnifique… en plus la lune se reflète dans l'eau, m'extasiai-je.
Je m'avance et contemple tout ce qui s'offre devant moi et je respire l'air pur, c'est un mélange étonnant de note aqueuse, de la chaleur du soleil, du sable et de la végétation environnante. Prince est surexcité de découvrir un nouveau lieu et il court à droite à gauche, en jouant avec le sable, puisqu'il a l'habitude de jouer avec grâce à Crocodile.
- Ariel…, entendis-je Benn m'appeler.
- Oui ?
Je me retourne et mon cœur loupe un battement, je recule et pose mes mains sur ma bouche :
- Ariel Castelrelli veux-tu nous épouser ? Me demandèrent-ils d'une seule et même voix et à genoux.
Je les regarde, les larmes me montent, j'hoche la tête :
- Oui…, arrivai-je à dire d'une toute petite voix enrouée par l'émotion tant je ne m'y attendais pas.
Je les vois me sourire ravis, ils se relèvent et s'approchent de moi :
- Nous attentions le jour où tu serais guérie de tes blessures passées, car tu devais te soigner toi, ce n'est que comme cela que tu pourras être pleinement heureux, commença Benn.
- Et ce jour est venu, tu as pris le temps de guérir et de pleinement être épanouie. Alors nous avons décidé qu'il était temps de demander ta main, continue Crocodile.
Ils m'avaient bien promis il ya deux ans de demander ma main, j'admets que parfois je me demandais quand cela arriverait. Ils voulaient simplement que j'aille mieux dans ma tête, c'est logique en même temps, comment pourrais-je être pleinement heureux avec eux, si déjà moi je ne m'aime pas ? J'ai tellement eu de mal à m'accepter, à faire la paix avec moi-même, mais si j'y suis arrivée c'est aussi grâce à eux, car ils ont pris soin de moi, ils m'ont diverti, tiré vers le haut, rassuré et réconforté plus d'une fois.
- D'ailleurs en parlant de main ma douce, donne-moi ta main droite, m'ordonna doucement Benn.
Je la lève et lui tend, il la réceptionne dans le creux de sa main gauche. Je vois Crocodile sortir un boitier et l'ouvrir :
- Voilà ta bague de fiançailles, continue Crocodile.
J'étais émue, la bague est composée de deux anneaux un argenté et un doré qui s'entrecroise et entre chaque intersection une belle pierre bleue intense, j'imagine que c'est du saphir.
Il ne me faut pas longtemps pour comprendre que l'argent représente Benn et l'or Crocodile, car ce sont leurs métaux préférés, quant au saphir c'est moi, car le bleu est ma couleur préférée. Ce bijou nous représente et je le trouve magnifique pour cela.
Là je vis que Benn et Crocodile saisissent à deux l'anneau, mon cœur loupe un battement quand je les vois me mettre ensemble la bague :
- Cet anneau représente notre engagement, nous avons déjà demandé la bénédiction de ton père par escargophone, poursuivit Benn.
- Mais une fois sur Piacere, on prendra le temps de lui redemander sa bénédiction en face à face, assure Crocodile.
- Je suis… si heureuse…, chuchotai-je incapable de parler.
Ils m'enveloppent de leurs soutiens-gorge et ils me bercent :
- Merci… car en plus d'être un gage d'amour, cela veut aussi dire pour moi que je vous rends heureux… je suis si contente… de voir que vous voulez vous engager un peu plus avec moi, murmurai-je laissant mes larmes de bonheur couler.
Benn se penche et m'embrasse tendrement, essuyant mes perles salées de ses pouces :
- Evidemment que tu nous rends heureux, si tu savais combien on t'aime, sourit Benn.
Je sens que Crocodile relève mon menton et ses doigts caressent doucement ma gorge :
- Merci d'être rentrée dans nos vies et de l'avoir embellit, murmura Crocodile.
Il se penche pour capturer mes lèvres, je me laisse aller et continuer de verser mes larmes de joie, avant que Crocodile se retire. J'essuie mes pleurs et recontemple ma bague :
- Je n'arrive pas à croire que… que je vais être votre… femme…
- Et pourtant trésor, dans quelques semaines tu le seras, sourit Benn.
- Avec aussi peu de pire que possible, mais avec une tonne et une tonne de meilleur, promet Crocodile.
Je laisse échapper un petit rire :
- Beaucoup de bonheur, tellement que tu ne sauras même plus ce que ça fait de pleurer, renchérit Benn.
- Pff vous dites n'importe quoi, mais je comprends l'idée, vous me promettez que du bonheur et je vous en promets tout autant.
- Oh oui, soupira Benn plus qu'heureux.
- Tout à fait et rien d'autre, sourit Crocodile.
- C'est un merveilleux programme qui me va parfaitement, souris-je.
- Alors tant mieux, chuchota Benn.
Chacun prend une main pour me faire une baise main et moi je les imite, j'attire à moi leurs mains et je les embrasse en retour.
- Je vous aime tant… mes hommes… mes futurs époux…
Epoux… je n'arrive pas à le réaliser.
- Notre femme… notre future épouse, dirent-ils en m'enlaçant tout en me berçant.
Je vais devenir leur femme… leur épouse… la joie que je ressents est si… immense, intense, indescriptible… je n'arrive pas à parler, je pleure de joie, je les regarde émue et souriante pour qu'ils sachent combien ils me rendre heureux.
Mais je n'ai aucune inquiétude, leurs gestes, leurs regards et leurs sourires me font comprendre qu'ils ont plus que conscience du bonheur qui m'inonde à cet instant. Je me laisse choeur dans leurs bras, plus rien ne compte à cet instant.
Merci Hadès, je vous dois tout ce bonheur, car sans cette merveilleuse réincarnation jamais je n'aurais connu cette joie et le fait d'avoir une vie si épanouissante. Merci encore Hadès.
Voilà la main d'Ariel est demandée ='D
En attendant...
Un dimanche pour découvrir le nouvel arc.
