Disclaimer : Les personnages de Twilight ne m'appartiennent pas !


Point de vue de Bella !

Vendredi 3 décembre 2004 !

Forks !

Je n'ai dormi que six heures, mais je suis en pleine forme. Paul est parti patrouiller à minuit, et il est revenu chercher ses affaires et sa voiture à 6h30, non sans m'avoir longuement embrassé et dévoré le copieux petit-déjeuner que je lui ai préparé. Dès qu'il est parti, j'ai profité de commencer à neuf heures aujourd'hui, pour faire la liste des courses, et surtout pour préparer le délice du jour. Aujourd'hui, Paul aura droit à des gâteaux, et après avoir fait le tour des ingrédients qui me restaient, je suis parti sur des muffin au citron. Mon père a voulu goûter avant de partir bosser, mais malheureusement, je venais à peine de mettre la plaque au four.

J'ai failli rire de voir sa mine déçue, puis, je me promets d'y remédier en lui préparant un bon plat et un super dessert dimanche. Je vais me préparer pendant que les muffins sont au four, et je retourne à la cuisine pile au moment où le minuteur sonne. J'éteins le four et sors la plaque après avoir enfilé mes maniques.

Toc toc !

Je regarde l'heure.

« Entre ! » je crie à Angela.

Elle me rejoint en souriant.

« Salut, toi ! Oh, mais ça a l'air délicieux, tout ça ! »

« Merci, je fais un essai pour Paul. »

Je regarde l'horloge. Bien, on a encore trente bonnes minutes devant nous avant de décoller.

« Je peux en goûter un ? » me demande Angela.

« Patience, il faut les laisser refroidir quelques minutes avant de les démouler. »

Je prépare un glaçage au chocolat mais très léger.

« Alors, tu as parlé à Paul de ton calendrier grandeur nature ? » me demande mon amie, assise à la table de la cuisine.

« Oui, et je l'ai senti très curieux d'en savoir plus, mais il n'a pas cherché à vouloir que je lui dise ce que j'ai prévu. Et il a un peu la trouille de ce que Kim et Claire ont pu me suggérer. »

« A raison ! » dit Angela. « N'oublie pas la journée shopping à Seattle samedi prochain, et la raison pour laquelle on va là-bas. »

Le rouge me monte aux joues en y pensant.

« Ouais mais, j'aurais pu dire non. »

Ce qui n'est pas arrivé. J'ai accepté cette virée dans la grande ville pour ce magasin précis.

« Ça peut être marrant. »

« Oui, ce sera tout aussi marrant que demain, quand tu vas passer sous les mains de l'esthéticienne. » me rappelle-t-elle.

« Goûte ! »

Je lui tends une cuillère, et elle la trempe dans le glaçage avant de la goûter.

« Hum, ouais, ça c'est d'enfer ! »

Je démoule les muffins, en découpe le chapeau pour mettre le glaçage. Je reconstitue le muffin, et remet du glaçage en vague tout autour du chapeau. Puis, j'en pose un sur une assiette et le donne à Angela avant de m'en préparer un pour moi. Je nous verse deux verres de jus d'orange et je m'assieds à mon tour. Je croque dans mon gâteau. Oui, Paul va adorer.

« Ok, c'est délicieux. » me félicite-t-elle. « Et jamais je ne dirai à Embry que j'ai eu droit à un muffin fait maison sans lui. »

Je glousse. On termine notre petite douceur, et Angela insiste pour m'aider à ranger. On part ensuite après que j'ai mis les muffins restants sous cloche. Il me reste suffisamment d'ingrédients pour préparer une nouvelle fournée après les cours.

« Comment était Paul hier, après que vous soyez parti de chez Emily ? » veut savoir Angela, alors qu'elle nous conduit au lycée.

« On n'a pas parlé jusque chez moi, et il est allé s'allonger dans ma chambre jusqu'au dîner. Je crois que, quand il est dans cet état, il faut le laisser tranquille. J'ai remarqué que mon odeur l'aidait beaucoup. »

« Ouais, ils sont tous pareils. » me dit-elle. « Quand je retrouve Embry de mauvaise humeur, il s'enroule autour de moi et enfoui son nez dans mon cou ou dans mes cheveux. On ne dit rien pendant un long moment et hop, il redevient calme. »

Ils jouent les durs, mais ce sont de gros nounours en réalité. Du moins avec nous.

On termine la journée une heure plus tôt, notre prof d'éducation civique étant tombé malade. Angela m'emmène faire des courses et me dépose ensuite à la maison. Je sépare les courses en deux, puis je prépare une nouvelle pâte à muffin au citron. Pendant que la fournée cuit, je vais préparer mes affaires pour le week-end, ainsi que mes devoirs. J'en ai déjà avancé une partie, mais il m'en reste un peu, mais ce sera rapide à finir.

Posant mes affaires dans l'entrée, je m'assois à la table et je sors le carnet dans lequel est inscrit chaque étape du calendrier de l'avent. Certaines des idées – que je réaliserais sans me rétracter – me font rougir et en même temps, je suis impatiente de les vivre. J'ai dix-huit ans, et je ressens un désir presque animal pour Paul, plus que ce que j'ai pu ressentir quand je sortais avec Edward. Je l'ai aimé, sincèrement, mais ce n'est pas comparable à tout ce que je ressens pour mon loup-garou. Lui et moi, nous sommes réellement faits l'un pour l'autre. Quand les muffins sont prêts, je sors la plaque du four et je vais ranger le carnet dans mon sac. Il ne manquerait plus que Paul tombe dessus par accident.

Bon, je me mets au travail, je sens l'impatience de Paul par notre lien, ce qui veut dire qu'il est en chemin. Je prépare deux muffins comme j'ai fait ce matin, avec du glaçage au chocolat, que je pose sur une assiette et, j'ai à peine terminé qu'on frappe à la porte. Je vais ouvrir à mon homme alors que je viens de lécher du glaçage que j'avais sur le doigt, et quand Paul m'embrasse, il en goûte la saveur.

« Tu manges du chocolat sans moi ? » s'étonne-t-il.

« Je préparais ton cadeau du jour. Tu veux découvrir la surprise qui se cache derrière la case n°3 ? »

Il hoche la tête, et je l'emmène à la cuisine, où je le fais assoir à table, et je positionne l'assiette devant lui.

« Muffin au citron et glaçage au chocolat ! »

« Wow ! » Il en a l'eau à la bouche, je le sais. « Dis-moi que je peux les manger ! »

Je me retiens de rire, et je me penche pour l'embrasser.

« Oui tu peux les manger. »

Je lui sers un verre de lait, et pendant qu'il déguste les gâteaux, je nettoie ma cuisine. A la première bouchée, Paul grogne de bonheur et je ne l'entends plus jusqu'à ce qu'il termine tout. Je le regarde avaler d'une traite le verre de lait, et je souris. Il a une moustache blanche sur la lèvre supérieure, et j'ai bien envie de la lécher. Non, je ne le ferai pas, ça ne ferait que déchaîner la bête. Je me contente de récupérer l'assiette et le verre pour les nettoyer, et quand je me retourne une fois finie, Paul me remercie d'un long baiser qui me rend toute chose.

« Merci bébé, c'était délicieux. »

« Attends de voir le dîner que je t'ai prévu. » Je souris en voyant la lueur d'impatience dans son regard. « On y va ? »

Il acquiesce. On récupère les courses que j'ai faite pour notre week-end chez lui, mes affaires, et on décolle.

Dès demain, je monte d'un cran dans notre relation. Il sera à la fois surpris de ma démarche, et ravi j'en suis sûr, tout en suivant mon rythme. Moi-même j'ai hâte.