Disclaimer : Les personnages de Twilight ne m'appartiennent pas !
A partir de là, vous aurez un chapitre par jour en fonction de ce que j'ai en stock.
Point de vue de Paul !
Samedi 4 décembre 2004 !
La Push !
Je ne comprends pas pourquoi Sam continue à nous faire patrouiller alors que les Cullen sont partis depuis des mois, et que la rouquine qui en avait après Bella est morte. En plus, on le saurait si des vampires entraient sur notre territoire sans y avoir été invité. J'aimerais passer une nuit entière dans les bras de ma compagne, et je sais que Jared aimerait faire pareil avec Kim. J'dis pas qu'il faut arrêter de patrouiller, mais il devrait penser à lâcher du lest.
Je dois être en train de triper, parce que je vois une grande assiette sur la table de la cuisine, avec assez de cookies pour nourrir toute la réserve. Je me frotte les yeux pour m'assurer que je suis bien réveillé, et oui, je suis réveillé et lucide. Il y a bien une montagne de cookies sur la table de ma cuisine.
« C'est ma case du jour, ou t'as juste décidé de nourrir toute la ville ? »
Elle glousse. J'aime tellement ce son.
« Comme je t'abandonne toute la journée pour aller faire du shopping, il y a cinquante pourcents de chance pour que tes frères viennent squatter ici, et ça fait trois jours qu'ils se plaignent que je te bichonne avec des pâtisseries. »
« Ils me les brisent depuis qu'on est ensemble. » je précise, en l'attirant contre moi. « Ils sont jaloux que ma compagne soit la meilleure cuisinière de toute la région. »
« Tu veux que je te prépare le déjeuner ? » me propose-t-elle.
« Si tu ne devais pas partir dans trente minutes, je t'aurais dit oui, mais je vais me débrouiller. Je sais faire des sandwiches. »
Je l'embrasse, et le baiser devint vite passionné. Je garde cependant mes mains nouées dans son dos.
« Tu es bien sage, dis donc. » me dit-elle. « Vous êtes sûr d'être le Paul Lahote dont j'ai tant entendu parler ? »
« Ne me cherche pas. » je grogne, avant de lui mordiller la bouche. « C'est quoi ma case du jour ? »
« Ah ah, je t'ai dit que je décidais quand tu l'aurais. Tu ne poses aucune question. » me prévient-elle.
« Mais je veux savoir. »
Je geins comme un gamin de cinq ans, ça l'a fait rire. Elle enroule un bras autour de mon cou tout en se hissant sur la pointe des pieds, et vient m'embrasser. Elle va finir de se préparer, et quand elle revient dans la cuisine, j'en suis déjà mon cinquième cookie et à mon deuxième verre de lait. On ne mange pas de cookies sans boire du lait, c'est comme ça.
« Dis, toi qui détestes le shopping, pourquoi tu en fais ? »
« Tu veux vraiment chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête d'une fille ? » s'amuse-t-elle.
« De la tienne, oui. »
« On est en décembre, et Noël va arriver plus vite qu'on ne le pense. » m'explique-t-elle. « Je n'ai pas fini mes cadeaux. Et la semaine prochaine on va à Seattle avec les filles et… »
« Wow, minute bébé ! » je l'arrête tout de suite. « Vous avez l'intention d'aller à Seattle, toutes seules ? »
« Ouais, et je ne crains plus rien maintenant que Victoria est morte. »
« Sans nous ? » je répète. « Tu te rends compte qu'il faut quatre heures de trajet aller, et quatre heures de trajet retour, entre Forks et Seattle ? »
« Oui, je sais. » Elle vient s'assoir à califourchon sur moi. « Ecoute, tu t'inquiètes je le sais, et je le sens. Et les garçons seront pareils, mais tout ira bien. On aura Leah pour nous protéger, et on n'a pas l'intention de faire n'importe quoi. Tu ne me fais pas confiance ? »
« Si, bien sûr que si ! »
Putain, mais arrête de jouer au con trop protecteur, connard !
« Désolé ! » Je me frotte le visage. « Tous mes instincts protecteurs me poussent à te garder avec moi. C'est déjà difficile d'être séparé de toi pour les cours. »
« Je sais, mais fais-moi confiance, je te reviendrais en un seul morceau, et tu ne regretteras pas ce qui suivra mon retour. Pareil pour ce soir. »
Mon intérêt est éveillé, et mes craintes mises en sourdine.
« Dis m'en plus ! » je quémande, en caressant ses cuisses à travers son jean.
« Nope ! »
Elle m'embrasse. Un coup de klaxon retentit.
« Faut que j'y aille ! »
Je la laisse s'en aller, et quand la porte claque derrière elle, je soupire. Va falloir que je m'occupe. Faire le ménage. Ça c'est une bonne idée. Je vais mettre mon linge de la semaine dans la machine et je la mets en marche, et pendant ce temps, je vais nettoyer ma salle de bain, un coup dans la cuisine, et je passe l'aspirateur. Ma mère m'a toujours appris l'importance de faire les choses soi-même, et elle ne voulait surtout pas que je laisse ma future femme faire tout le travail à la maison. C'était pareil avec mon père, qui en plus d'être bricoleur, aidait toujours ma mère avec le ménage. J'ai bien l'intention de mettre en pratique toutes les valeurs qu'ils m'ont inculqué pendant dix-huit ans, et je les transmettrais à mes enfants.
Je profite que le temps soit clément malgré la neige au sol, pour ouvrir la fenêtre de ma chambre et celle du salon, pour que le sol sèche plus vite. Je reste sur le perron en attendant, et je vois Jared trottiner vers moi. Ses pas crissent dans la neige.
« Salut, mon pote ! »
On se tape dans la main.
« T'as le mal de Kim ? » je le taquine.
« Ouais ouais, comme si Bella ne te manquait pas. » rétorque-t-il.
« Elle me manque, mais je m'occupe. J'ai fait le ménage, et après j'ai bien l'intention de glander devant la télé. »
« Donc on reste là à se peler le cul. » me dit-il.
« Tu ressens plus le froid, trouduc. » je réplique.
Il me donne un coup de poing dans le bras, et on s'assoit sur les deux marches de mon perron.
« T'es au courant pour leur virée à Seattle de la semaine prochaine ? »
A son grognement, je comprends que oui.
« T'as essayé de la convaincre de renoncer ? Ou de l'accompagner ? »
« Ouais, et elle m'a menacé de me priver de sexe pendant un mois. » il répond.
J'éclate de rire. C'est tout Kim, ça. Elle tient Jared par les couilles avec le sexe.
« Ne m'fais pas croire que t'as pas essayé de convaincre Bella de renoncer. »
« Non, je n'y ai même pas songé. » Et c'est vrai. « Je suis inquiet c'est tout, mais je lui fais confiance, et j'ai confiance en Leah pour les protéger au cas où. Ce sont tes instincts protecteurs qui te font réagir au quart de tour. »
« Je sais. » marmonne-t-il.
« Allez, arrête de ronchonner et viens à l'intérieur. Ça doit être sec maintenant. On se fait des sandwiches et on se mate un film ? »
Il accepte. On rentre et je vide le sceau dans les chiottes et range tout dans la buanderie, avant de mettre le linge dans le sèche-linge et de le faire tourner.
« C'est Bella qu'a fait ché cookies ? » me demande-t-il la bouche pleine.
« Ouais ! »
« Veinard ! »
Ouais je sais. On se fait des sandwiches et on va s'étaler devant la télé. On tombe sur une diffusion de Jurassic Park. Cool, on kiffe ce film.
Après le film, je m'occupe du linge, range la cuisine et, avec Jared, on décide d'aller se dégourdir les pattes. On est très vite rejoint par Jacob, Embry et Quil après notre hurlement d'appel. On s'enfonce le plus loin possible de la civilisation, et un gros loup noir nous rejoint alors qu'on chahute les uns avec les autres.
« Hey Sam, tu veux pas nous lâcher la grappe avec les patrouilles ? » je demande.
« Comment ça ? » demande-t-il.
« Oh oui, moins de patrouille et plus de temps avec nos nanas. » dit Quil.
« Tu vois la tienne tous les jours, connard ! » réplique Embry.
« Toi aussi ! »
Quil lui saute dessus pour le chambrer.
« Je rectifie : tu vois Claire toute la journée alors que je ne vois Angela qu'après les cours. Et c'est pareil pour Paul avec Bella. »
« Ok, temps mort les abrutis ! » grogne Sam. « Paul, tu proposes quoi ? »
« Aucune patrouille après les cours puisqu'on ne court aucun danger, et patrouille de nuit à tour de rôle. »
« Ou aucune patrouille du tout. » dit Jared. « De toute façon, on le sent quand une sangsue entre sur notre territoire. »
« Du moins, pendant les périodes où à cours. » dit Embry.
Je vois le loup noir de Sam rouler des yeux.
« Ouais c'est bon, vous avez gagné. » dit-il.
YES ! On hurle de joie, puis je me jette sur Jared, qui se débat pour me repousser et on se comporte vite comme des gosses. On décide de rentrer chacun chez soi quand la nuit tombe. Avec Jared, on se transforme derrière chez moi, et on se dépêche de courir jusqu'à la porte de la buanderie, que je ne ferme jamais. Jared se rhabille et pars chez lui. Je ferme la porte, et je ne remets que mon caleçon. Il flotte une sublime et délicieuse odeur de rôti et de pomme de terre au four.
« Bonsoir, mon amoureuse chérie ! »
Elle court me sauter dans les bras et je la rattrape sans mal. Elle m'embrasse.
« Coucou mon loup, où étais-tu ? » me demande-t-elle.
« Avec les gars on s'est dégourdit les pattes tout l'après-midi. Et devine quoi ? Fini les patrouilles pendant les cours. »
« Tu veux dire que… »
« Que je vais passer toutes mes nuits avec toi ! » Je la repose par terre. « Sam a accepté ma proposition, et pendant les vacances on alternera tout au long de la journée. »
« Hum, ça c'est génial ! »
Le baiser qui s'ensuit est des plus langoureux, et qu'est-ce que c'est bon ! Je vais prendre une douche, et quand j'en ressors, vêtu d'un short propre, Bella est en train de couper un rôti qui me fait saliver. Et il est super bon. Je me régale. Je me glisse derrière Bella pendant qu'elle fait la vaisselle –elle a refusé que je l'aide – et je demande :
« Quand est-ce que je peux ouvrir ma case ? »
« Tout dépend. » me dit-elle.
« De quoi ? »
Elle s'essuie les mains après avoir fermé le robinet, et se tourne vers moi.
« Tu veux le dessert, ou tu veux directement ouvrir ta case ? »
« Etant donné qu'on est samedi, et que je ne vais pas patrouiller, je me dis que j'ai tout mon temps pour le dessert. » Je lui embrasse le nez. « Je veux mon cadeau du jour. »
« Ok. Tu veux utiliser la salle de bain ? »
« Non, je me sens bien. »
« Ok ! »
Là, elle quitte mes bras et je la suis dans la chambre. Elle me pousse sur le lit en souriant.
« Reste là, je reviens ! » dit-elle en prenant un sac.
Elle quitte si vite la chambre que je n'ai pas le temps de voir la marque du magasin. Je hausse les épaules et m'installe confortablement sur le lit. Je suis curieux de voir ce qu'elle me réserve cette fois. Je suis comme un gosse le matin de Noël, sauf que là, c'est Noël tous les jours jusqu'au vingt-quatre décembre. Peu importe ce qu'elle a prévu, je serai content de ce qu'elle m'offrira. De la bouffe, un baiser etc…
« Hum ! »
Les bras croisés derrière la tête, je regarde vers la porte et je vois Bella vêtue d'un peignoir en soie argenté qui recouvre ses bras, et à peine ses jambes. Je me redresse jusqu'à m'assoir. Putain, je me contrôle pour ne pas avoir trop la gaule, mais c'est dur, merde. Elle s'avance, et grimpe sur le lit pour venir s'assoir sur moi. Mes mains trouvent aussitôt la peau de ses cuisses, mais je reste sage.
« J'ai le droit de déballer mon cadeau du jour ? »
« C'est même fortement recommandé. » me dit-elle.
Doucement, en essayant de ne pas montrer mon impatience bien qu'elle doit la ressentir, je défais la ceinture qui retient le peignoir, puis le lui retire. J'ai la bouche ouverte, comme un poisson qu'on extirpe de l'eau. Elle porte un soutien-gorge sans bretelle et un shorty en dentelle, d'un gris qui peut se comparer à la fourrure de mon loup.
« Bébé… »
Elle prend fermement mon visage entre ses mains et le redresse pour que je matche son regard. Merde, elle a toute l'attention de mon loup, et la mienne, par la même occasion.
« Caresse-moi ! » me susurre-t-elle. « Mais ne m'enlève pas mes vêtements ! »
« A vos ordres, Madame ! »
Elle se penche pour m'embrasser, et mes mains caressent la peau délicate et douce de ses cuisses. Je lui agrippe la taille avant d'inverser nos places. Bella glousse, pour mon plus grand bonheur.
« Jusqu'où je peux aller, sans t'enlever ces morceaux de tissus ? »
« Jusqu'où tu veux tout en respectant mes consignes. »
« Et, si je veux te caresser à travers ton shorty ? »
Elle déglutit, mais elle fait oui de la tête. J'insère mon genou gauche entre ses jambes, puis, je commence mon exploration très lentement. Je prends sa bouche, l'embrasse avec langueur, jouant avec sa langue jusqu'à ce qu'elle soit à bout de souffle, puis, je descends dans son cou tout en laissant ma main gauche glisser le long de sa cuisse droite. Je sens son désir à mesure que je l'embrasse et que je la touche, et ça me rend fou. Ça rend mon loup fou, mais on a des limites à ne pas dépasser. Bella n'est pas prête à faire l'amour, et c'est un aspect de notre relation que j'ai bien l'intention d'honorer.
Je fais glisser ma langue sur le contour de son soutien-gorge, mourant d'envie d'aspirer ses tétons. Et puis merde, je le fais mais sans enlever son soutien-gorge. Ses tétons sont bien durcis, même à travers le soutif. J'entends Bella couiner, mais elle ne me demande pas d'arrêter. Je continue, et je m'installe directement entre ses cuisses pour avoir un meilleur accès. Je suçote son autre téton à travers le tissu, et quand Bella se cambre, je descends le long de son corps pour caresser et embrasser ses jambes divines. Son odeur est si enivrante, mais je ne vais pas trop pousser ma chance. Je veux la faire jouir, putain.
Je veux la sentir se contracter autour de moi, mais je me contenterais de lui offrir son premier orgasme. Je remonte le long de son corps, glissant ma langue dans la fente de son nombril. Son corps rougit, et ça me rend extatique. Je lui fais du bien, et j'ai l'intention de continuer à lui faire du bien. Je prends ses seins dans mes larges mains, rêvant du jour où je pourrais les sentir sans la moindre barrière. Je l'embrasse, noue nos mains et entrelacent nos doigts, que je place au-dessus de sa tête, et je colle mon érection cachée par mon short, contre sa féminité trempée. J'ai beau être en short et non en caleçon, je suis si dur que la friction de mon sexe contre le sien est intense.
« Tu veux que j'arrête ? »
« Non ! » gémit-elle en resserrant ses jambes autour de moi. « Continue de me caresser, mon amour. Donne-moi… hum, donne-moi mon premier orgasme. »
Elle dénoue une de nos mains, et place elle-même la mienne sur sa féminité. Bordel de merde ! Sa jambe s'écarte pour me laisser la place, et mon index bouge de lui-même contre sa fente humide à travers son shorty. Il est si fin que j'arrive à glisser entre ses plis et à toucher son clitoris. Bella hoquète. Je sais qu'elle ne s'est jamais essayée à se faire du bien, et mon loup se pavane de fierté à cette idée. J'appuie sur son bourgeon gonflé, et Bella se cambre, frappée par son tout premier orgasme. Je continue de la caresser tout doucement, et j'attends qu'elle revienne à elle. Quand c'est le cas, elle a un immense sourire au visage.
Je ne sais pas ce qu'elle a prévu pour la suite, mais j'ai hâte d'en découvrir davantage.
