Chapitre 16: Journée entre femmes

Cela faisait longtemps que Saori, Shunrey, Freya, June et Esméralda n'avaient pas pris le temps de se retrouver toutes ensemble. Entre les responsabilités familiales, les obligations professionnelles et les aléas de leurs vies, leurs journées étaient souvent trop remplies. Aujourd'hui, elles avaient décidé de s'accorder une journée rien qu'à elles, loin des préoccupations habituelles.

Le soleil brillait haut dans le ciel, illuminant les rues commerçantes bondées. Les vitrines des magasins scintillaient, attirant l'attention des cinq femmes qui déambulaient en riant et en échangeant des souvenirs. Les rires francs de June résonnaient tandis qu'Esméralda jetait un coup d'œil émerveillé à une vitrine.

Freya, regarde ce joli collier, dit Esméralda en pointant un élégant bijou serti de pierres précieuses. Il irait si bien avec ta tenue.

Freya s'approcha pour mieux observer. Il est magnifique en effet, mais je ne sais pas si je me vois avec ce genre de choses…

Shunrey et Saori s'étaient arrêtées devant une autre boutique, admirant des robes légères et colorées exposées dans la vitrine. Saori, le regard pétillant, désigna une robe blanche ornée de dentelle et une autre d'un doux rose saumon.

Cette robe blanche et celle-là en rose saumon t'iraient à merveille, Shunrey. Tu n'as pas beaucoup de vêtements de ce genre. Pourquoi ne pas en essayer une?

Je ne sais pas… murmura Shunrey, visiblement hésitante. Je ne suis pas sûre que ce style plaise à Shiryu. Ce n'est pas un peu trop décontracté?

Si je devais demander l'avis de Seiya chaque fois que je choisis une robe, je ne m'en sortirais pas. Allez, essaie-les. Ça te fera du bien, insista Saori avec un sourire chaleureux.

Encouragée par l'insistance de ses amies, Shunrey se laissa convaincre. Elle ressortit de la cabine vêtue de la robe blanche. La dentelle délicate soulignait sa silhouette, et ses longs cheveux noirs, tressés avec soin, accentuaient sa beauté naturelle. Elle semblait presque lumineuse.

Wow, tu es magnifique, s'exclama June, sincèrement admirative.

Tu penses vraiment que ça lui plaira? demanda Shunrey, toujours peu sûre d'elle.

Fais-moi confiance, répondit Saori avec assurance. Et puis, cette robe est parfaite pour toi.

June trouva ensuite une paire de talons blancs assortis à la robe, qu'elle tendit à Shunrey. Tu es parfaite maintenant.

Shunrey, un peu rougissante, se regarda dans le miroir avec un air nouveau. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait belle et confiante.

Après plusieurs essayages, les cinq amies ressortirent du magasin avec des sacs remplis de vêtements et de bijoux. Elles décidèrent de s'installer à la terrasse d'un café pour se reposer un moment. Les boissons fraîches et les pâtisseries qu'elles commandèrent leur apportèrent un plaisir simple, tout en continuant de discuter et de rire. L'atmosphère était détendue, presque parfaite, jusqu'à ce qu'un groupe de cinq hommes s'approche d'elles.

Vous êtes un groupe de femmes particulièrement charmantes aujourd'hui, lança l'un des hommes avec un sourire confiant.

C'est très aimable de votre part, monsieur, mais nous sommes toutes mariées, et pour la plupart, mères de famille, répondit Freya d'un ton poli mais ferme.

Quel dommage, répondit l'homme, un éclat narquois dans le regard. D'ailleurs, je crois reconnaître l'une de vous… Miss Kido, n'est-ce pas?

Saori leva les yeux. Elle était habituée à être reconnue en tant que personnage public, mais elle n'appréciait pas qu'on empiète sur sa vie privée. D'un ton calme, elle répondit simplement: Je pense que vous devriez partir maintenant. Votre présence commence à être dérangeante.

Shunrey, d'un naturel plus réservé, fronça légèrement les sourcils avant de murmurer à ses amies: Nous devrions y aller. Mais à peine avaient-elles quitté le café que les hommes décidèrent de les suivre. Ils les acculèrent dans une ruelle étroite et déserte.

Le ton des hommes changea brusquement, devenant menaçant. L'un d'eux attrapa le poignet d'Esméralda, un autre celui de June. Freya et Shunrey furent également prises, tandis que Saori se retrouvait face à celui qui semblait être leur leader. La tension monta rapidement.

Vous allez nous suivre sans faire d'histoires, dit l'homme, serrant plus fort le poignet de Saori. Sinon, ça pourrait mal finir pour vous.

Saori, Freya et June firent briller leur cosmos, espérant que leurs maris ressentiraient leur appel à l'aide. Le chef du groupe ne sembla pas s'en rendre compte tout de suite, trop concentré sur sa proie. Mais en quelques minutes à peine, les cinq hommes furent interrompus par une aura écrasante.

Seiya, Shiryu, Hyoga, Ikki et Shun arrivèrent, leurs regards remplis de colère. En un éclair, les malfaiteurs furent neutralisés, incapables de riposter face à la puissance des cinq chevaliers.

Seiya s'avança vers l'homme qui tenait Saori. Relâche-la. Maintenant, gronda-t-il d'une voix menaçante.

L'homme tenta de répliquer, mais Seiya lui décocha un coup de poing qui le mit au sol. Les autres chevaliers s'assurèrent que les malfaiteurs ne puissent plus nuire, puis ils rejoignirent leurs épouses.

Les cinq femmes, soulagées, se jetèrent dans les bras de leurs maris. Elles étaient saines et sauves, mais l'émotion était palpable. Une fois hors de danger, ils rentrèrent à l'orphelinat où Miho veillait sur les enfants. Ces derniers se jetèrent en larmes dans les bras de leurs parents, leur inquiétude enfin apaisée.

Ryhio, mon petit garçon, sèche tes larmes. Tout va bien, dit Shunrey en serrant tendrement son fils.

Ne t'inquiète pas, Thémis. Papa et moi allons bien, ajouta Freya, apaisant sa fille.

Mes bébés, tout va bien. On est là, rassura Esméralda en câlinant ses enfants.

Siena, tout va bien, ma princesse. Maman n'est pas blessée, murmura Saori en berçant doucement sa fille.

La soirée se termina dans la sérénité. Les enfants, rassurés, mangèrent ensemble, tandis que les adultes partageaient un repas autour d'une grande table. Chacun savourait ces instants de calme, reconnaissant que, malgré le danger, ils étaient à nouveau réunis.

La nuit tombée, chacun rentra chez soi, prêt à reprendre le cours de sa vie, tout en gardant cette journée gravée dans leurs mémoires. Une journée qui avait débuté dans la légèreté, mais qui avait rappelé à chacun la valeur précieuse de leurs liens.