Bonjour à tous ! Je vous remercierais jamais trop pour les reviews, ça me fait toujours sourire et ça fait pas de mal ! Bienvenue aussi aux nouveaux lecteurs, c'est vraiment trop bien d'en avoir encore qui découvrent tout ça. Bonne lecture !


«… si j'entends encore une plainte, je rajoute quinze centimètres, M. Smith.» dit McGonagall, au moment où les élèves commençaient à ranger leurs affaires.

Smith se tut dans la seconde, mais alors qu'il quittait la salle, Harry le vit faire un doigt d'honneur au dos de McGonagall.

«M. Potter, un moment, s'il vous plaît.»

Ron resta près de lui, mais Harry secoua la tête et Ron s'en alla. Harry entendit sa voix, ainsi que celles de Drago et de Hermione dans le couloir. De toute évidence, ils l'attendaient.

«Vous avez hérité du talent de votre père pour ma matière.» dit McGonagall en examinant le hérisson qu'il avait transformé en brosse à cheveux.

Il était plutôt heureux de sa réussite. D'un mouvement de baguette compliqué – que Harry ne réussit pas à suivre – le hérisson reprit sa forme initiale.

«Vous voulez que je le refasse?» demanda Harry.

«Non.» répondit-elle en le regardant avec un sourcil levé.

«Mais vous venez de-»

«Vous ne pensez tout de même pas que nous laissons les élèves transformer des animaux en différents objets inanimés sans leur redonner leur forme initiale après?»

En vérité, Harry n'y avait jamais pensé. Pendant qu'il réfléchissait à une réponse, McGonagall plaça le hérisson dans la cage où il se trouvait au début du cours.

«Comment va votre bras?»

«Beaucoup mieux.» répondit Harry en lui montrant qu'il pouvait bouger les doigts.

«Vous étiez réveillé quand nous avons emmené M. Crivey? Tout le temps?»

Harry acquiesça et McGonagall inclina la tête.

«C'est bien ce que je pensais.»

Harry ne savait pas trop quoi dire.

«Vous avez entendu ce qu'il faisait quand il a été attaqué?»

«Il venait me voir.» dit Harry, certain que d'une façon ou d'une autre, il allait finir par s'attirer des ennuis.

McGonagall avait l'air plus sérieuse que jamais. Elle ne répondit pas.

«C'est ce que vous avez dit à Mme Pomfresh, en tout cas.»

«C'est le cas.»

Elle l'observa avec des yeux perçants, à la recherche de quelque chose. C'était troublant. Ses narines frémirent. Harry ne pensait pas qu'elle était en colère, mais plutôt qu'elle essayait de sentir ses émotions.

«Je ne lui ai pas demandé de venir me voir, si c'est ce que vous pensez, dit lentement Harry, sans savoir ce qu'elle attendait de leur conversation. Je-»

«Ce n'est pas ce que je pense, dit McGonagall. Non, Potter, je voulais m'assurer que vous ne faites rien de stupide, comme vous en vouloir.»

«Pour Colin? Pourquoi? Je ne savais pas qu'il-»

«Exactement.»

McGonagall le dévisagea encore un instant, avant d'acquiescer.

«J'en suis heureuse. La situation actuelle est déjà assez sinistre sans que les élèves – de jeunes élèves, qui plus est – se reprochent des choses dont ils ne sont pas responsables.»

Déconcerté, mais touché qu'elle ait pensé à prendre de ses nouvelles, Harry la laissa le congédier pour que les sixièmes années puissent entrer. Dubois tapa dans le dos de Harry et lui demanda comment allait son bras. Percy leur reprocha de bloquer le passage, puis se faufila pour aller s'asseoir près d'une fille de Serdaigle.

Harry sortit dans le couloir, où ses amis l'attendaient.

«Qu'est-ce qu'elle voulait?» demanda Ron.

«Elle pensait que je m'en voulais pour Colin.» dit Harry, tandis qu'ils se dirigeaient tous les quatre vers la salle commune.

Sans le dire à voix haute, ils pensaient tous au fait que Hermione avait des parents moldus et Harry remarqua qu'ils s'étaient débrouillés pour la placer au centre de leur petit groupe. Il se demanda si elle l'avait réalisé.

«Ce n'est pas le cas, pas vrai? demanda vivement Hermione. Parce que-»

«Non, Hermione, détends-toi.» dit Harry en cognant leurs deux épaules.

Elle lui sourit, l'air penaud.

«Rien?» demanda Ron quelques instants plus tard, en regardant Drago qui était silencieux.

«Quoi?» demanda-t-il.

«Pas de commentaire vicieux sur le fait que c'est la première fois que Harry ne se reproche rien? Tu te sens bien?»

«Je vais bien, merci Weasley.» dit Drago en réajustant son sac.

Son regard croisa celui de Harry pendant une seconde, puis Drago se mit à fixer le sol. Après leur conversation de la veille dans le parc, lui et Harry avaient raconté aux deux autres l'implication de Dobby. Depuis, Drago était resté distant, malgré la réaction de Ron et de Hermione. Comme Harry s'y était attendu, ils s'étaient montrés surpris et intéressés, mais n'avaient fait aucun reproche à Drago.

«Nan, ça ne va pas.» dit Ron.

«Bien sûr que si, merci.» s'écria Drago.

«Non, c'est pas vrai, répéta Ron. Tu t'attends à ce que l'un de nous ou même nous tous, on te demande de dégager.»

Harry échangea un regard avec Hermione et sans le dire, ils se mirent d'accord sur le fait qu'ils allaient laisser Ron gérer ça.

«Ne sois pas ridicule.» dit Drago, mais son visage avait pris une teinte rosée et il détournait le regard.

«Très bien, dit Ron. Parce que ce serait carrément con.»

«C'est un peu dur, Ron, dit Hermione. Disons plutôt que ce serait ridicule ou-»

«Mon elfe de Maison a essayé d'assassiner Potter! explosa Drago en se tournant vers eux. Je comprends que lui me pardonne parce que c'est un fou qui n'a absolument aucune conscience de sa propre sécurité – sans vouloir t'offenser, Potter – mais vous deux? Toi, Granger?»

«Tu veux qu'on soit en colère contre toi?» demanda Hermione en fronçant les sourcils.

«Non!» lança Drago, avant de partir, retournant dans la direction d'où ils venaient.

Harry fit un geste pour le suivre, mais Hermione lui attrapa la manche.

«Laisse-le, dit-elle. Je ne crois pas que ce soit de nous qu'il s'inquiète.»

«Bien sûr que si, dit Harry. Tu l'as entendu-»

«Harry, dit Hermione en secouant la tête. C'est une chose de savoir que son père a été au service de Tu-Sais-Qui il y a des années et de l'entendre dire de vilaines choses sur les nés-moldus-»

Une expression dégoûtée apparut sur son visage.

«-mais c'en est une autre de réaliser que M. Malefoy pourrait être impliqué dans cette histoire … Qu'il puisse être au courant de quelque chose qui pourrait arrêter tout ça, mais qu'il ne le dise pas.»


«Ah, Drago, dit Hydrus, visiblement satisfait qu'il soit venu. Tu m'épargnes tes regards noirs seulement quand je suis sur mon lit de mort? Ou peut-être que cette histoire de Chambre des Secrets t'a fait réalisé que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne te reste plus que nous comme amis?

Daphné et Pansy, assises près du lit, fusillèrent Drago du regard. Zabini se leva et proposa sa chaise à Drago.

«Je ne-»

«Vraiment, j'insiste.» dit Zabini en forçant presque Drago à s'asseoir.

Pansy s'écarta de lui.

«Les Gryffondors ne sont pas contagieux, dit Drago. Ne t'inquiète pas.»

«Tu pars, Blaise?» demanda Daphné, en faisant la moue.

«Mme Pomfresh a dit qu'il ne pouvait avoir que trois visiteurs en même temps.» expliqua Blaise.

«Oh, on s'en fiche de ce qu'elle pense.» dit Hydrus en levant les yeux au ciel.

«Qu'est-ce que tu vas faire alors?» demanda Pansy.

«N'importe quoi sauf ça.» dit Zabini.

Les filles ricanèrent un peu et Hydrus eut l'air amusé, mais Drago ne pensait pas que Zabini plaisantait. Il se retrouva à dissimuler son propre sourire.

«Alors qu'est-ce que tu veux?» demanda Hydrus à Drago.

«Savoir si tu vas bien, dit Drago. Potter a du refaire pousser ses os et il est déjà sorti, alors que toi-»

«Tu t'inquiètes? ricana Hydrus. Je ne peux pas t'en vouloir, c'était une blessure affreuse. Mme Pomfresh pense que je suis chanceux de pouvoir garder ma jambe.»

Pansy soupira et tapota la main de Hydrus. Drago essaya de ne pas lever les yeux au ciel.

«Et la compagnie ici n'est pas terrible. Il y avait Potter hier, merci Merlin il est parti, mais maintenant, j'ai droit au sang-de-bourbe.»

Il agita la main en direction de Crivey, qui était reposait, inanimé, sur un lit un peu plus loin. L'estomac de Drago se contracta douloureusement.

«Mais ça a ses avantages. Quand j'ai trop mal à la jambe, je regarde l'expression débile et effrayée sur son visage et ça va tout de suite mieux.»

Comme prévu, les filles se mirent à rire et Hydrus afficha un sourire narquois, visiblement fier de lui.

«J'espère que Granger sera la prochaine.» lança Daphné sur un ton rêveur.

Drago pensa qu'il s'était cassé une dent. Il serrait les dents très fort pour s'empêcher de parler. Et il fut reconnaissant pour la chaise. Cela lui donnait quelque chose à tenir au lieu de se jeter sur les autres.

«Oh désolé, Drago. Je ne voulais pas te blesser. C'est une de tes amis, n'est-ce pas?»

«Oui.» répondit Drago, incapable d'en dire plus.

«Dommage, dit Daphné. Enfin, j'imagine qu'elle n'a pas choisi de naître et de devenir une abomination.»

«Je suppose que non, lança Drago entre ses dents serrés. Mais ça laisse perplexe, non?»

«Quoi?» demanda Daphné avec méfiance.

«Et bien, tu es née dans l'une des familles les plus pures de notre génération, dit Drago. Mais pour autant, plutôt qu'une sorcière, tu es devenue une garce, alors ça m'intrigue-»

«Espèce de-»

Daphné avait sauté sur ses pieds, la main sur sa baguette, lorsque la porte de Mme Pomfresh s'ouvrit.

«Miss Greengrass?» dit-elle.

Daphné se rassit dans la seconde, le visage rouge de colère. Drago lui lança un sourire insolent.

«Et- M. Malefoy. Quand es-tu arrivé ici?»

«Pas d'importance, répondit sèchement Drago. Je m'en vais.»


Severus avait ouvert la bouche pour lancer à Hydrus la réprimande la plus acerbe que le garçon n'ait jamais entendu. Blessure de Quidditch ou pas, Hydrus devrait se douter que ce n'était pas une bonne idée de s'asseoir sur la chaise de bureau de Severus. Puis il réalisa qu'il se trompait. Hydrus n'oserait jamais s'asseoir au bureau de Severus, mais plus important encore, Hydrus se trouvait encore à l'infirmerie. Severus était allé lui rendre visite à l'heure du déjeuner.

«Drago.» dit Severus.

Drago lui lança un regard malheureux, sans bouger.

«Mon bureau était fermé à clé.»

«Il ne l'était pas, dit Drago. Vos appartements sont verrouillés, alors j'ai du attendre ici.»

Ses yeux se posèrent sur le bureau.

«Vous pouvez être très méchant avec Londubat.»

«Assez.»

Severus agita sa baguette et la pile de devoirs à moitié corrigés disparut. Ils se trouvaient désormais sur la table basse dans ses appartements. La chaise sur laquelle Drago était assis se gonfla – pas trop, mais juste assez – et Drago sauta sur ses pieds. Severus passa près de lui et prit sa place. Ses mains se posèrent sur le genou de sa mauvaise jambe. Il était toujours douloureux après une journée entière de cours.

«Pourquoi n'es-tu pas à Gryffondor avec tes camarades?»

«Vous avez dit que je pouvais venir ici si j'avais besoin.» dit Drago en regardant ses pieds.

«J'ai dit que tu pouvais venir me voir, corrigea Severus. Je ne t'ai jamais donné le droit de t'asseoir à mon bureau et de lire les copies. Depuis combien de temps tu es là?»

«Depuis la fin des cours.»

Depuis peu de temps donc. Severus dévisagea Drago, mais son expression était difficile à décrypter. Severus ignorait s'il devait être fier ou agacé. C'était lui qui avait appris à Drago à ne rien révéler. Severus eut l'impression de prendre un coup de couteau dans le ventre.

«Mme Pomfresh m'a dit cet après-midi que ton frère devrait sortir demain-»

«Et Crivey? demanda Drago avec une voix amère et inhabituelle. Est-ce qu'il sort demain aussi?»

«Non.»

«C'est bien ce que je me disais.»

Drago retrouva le silence, une expression sinistre sur le visage.

«Le Professeur Chourave s'occupe des Mandragores aussi bien que possible, lui dit Severus. Elles seront matures dans quelques mois-»

«Des mois? demanda Drago. Pourquoi n'achetez-vous pas des Mandragores déjà matures si-»

«Parce que les Mandragores matures sont dangereuses, expliqua Severus. Tu devrais l'avoir appris en Botanique. Je sais que Chourave vous en a parlé.»

Drago patienta.

« La plupart du temps, elles sont vendues comme des armes contre une grande quantité d'or et les gens qui les vendent n'ont rien à voir avec le Ministère ou Sainte-Mangouste, qui n'ont pu nous fournir que des juvéniles.»

«Il n'y a rien en stock?»

«Quelques philtres régénérateurs à la Mandragore, oui, dit Severus. Malheureusement, il y a des différences entre ceux-là – qui sont surtout utilisés comme remède à certaines maladies – et ceux que M. Crivey a besoin.»

«J'imagine.» murmura Drago.

«Tu es proche de M. Crivey?» demanda Rogue.

Il les avait déjà vu assis à côté durant les repas, mais il s'était dit que c'était juste parce qu'ils voulaient tous les deux être à coté de Potter.

«Plus proche de lui que du reste des premières années, à part Weasleytte, dit-il. Mais pas plus que ça.»

«Drago, dit Severus en soupirant. Je ne sais pas lire dans les pensées-»

«Mensonge.»

Drago haussa un sourcil en le regardant et Severus croisa les doigts pour ne pas être tenté de jeter quelque chose sur le garçon.

«Tu es venu pour chercher de l'aide ou un conseil ou juste pour m'agacer?» demanda Severus.

«Je n'ai pas encore décidé, marmonna Drago, avant de reprendre la parole une minute après. Daphné Greengrass est une garce.»

«En tant que son professeur et son Directeur de Maison, ce n'est pas approprié d'être d'accord ou pas avec toi, dit Severus. Qu'est-ce que Miss Greengrass-»

«Et Hydrus est un crétin.»

«Est-ce qu'il-»

«Et puis, il y a Granger.»

«Qu'en est-il de Granger?» demanda prudemment Severus.

Il n'avait pas vu Drago si remonté depuis longtemps et découvrit que cela ne lui avait pas manqué. Le garçon pouvait vraiment se montrer mélodramatique.

«Comment peut-elle ne pas m'en vouloir si c'est elle la prochaine victime?! Comment ne peut-elle pas se méfier?! Comment peuvent-ils tous accepter-»

«Tu es en train de me dire que c'est toi qui a ouvert la Chambre?» demanda Severus.

«Bien sûr que non! dit Drago, offensé. Vous pensez vraiment que je pourrais attaquer des chats et des nés-moldus dans mon temps libre-»

Severus remarqua que sa main était posée sur sa cicatrice, celle que Severus lui avait fait pour lui rappeler de l'absence de différences entre les nés-moldus et les sang-purs.

«Drago, souffla Severus, frustré. J'essaye de comprendre pourquoi – vu que ce n'est pas toi qui a ouvert la Chambre – les gens devraient t'en vouloir.»

«Parce que- Père-»

«Sans nul doute, Lucius pense que toute cette histoire est la meilleure chose qui soit arrivée depuis l'entrée de Hydrus dans l'équipe de Quidditch.» dit Severus en agitant la main.

Ce n'était pas très délicat, mais c'était vrai.

«Toi en revanche, tu devrais savoir-»

«Je le sais! Mais c'est mon père-»

«Et alors?»

«Que voulez-vous dire par 'et alors'? demanda Drago. C'est mon père, il s'en fiche et Hydrus aussi, donc quelqu'un doit s'en soucier et il ne reste que moi!»

«Tu es en train de me dire que tu veux que tes amis t'en veuillent parce que tu es le seul Malefoy qui se soucie de leurs inquiétudes?»

«Exactement! Et je pourrais m'excuser-»

«Malgré ma matinée de cours avec les premières années de Poufsouffle et mon déjeuner passé à corriger les devoirs que tu lisais tout à l'heure, ce que tu me dis là, c'est la chose la plus stupide que j'ai entendu aujourd'hui.» dit Severus qui commençait à sentir les débuts d'une migraine apparaître.

Drago sembla se recroqueviller à vue d'œil.

«Ne t'excuse jamais pour les autres, Drago, c'est une perte de temps et d'énergie.»

«Mais quelqu'un-»

«Personne ne doit le faire, dit Severus en anticipant la phrase de son filleul. Peut-être que ça se fait, peut-être que ce n'est pas juste qu'ils ne-»

«Mais la vie n'est pas juste?» devina Drago.

«Exactement.» dit Severus.

Il se demanda s'il était une mauvaise personne pour enseigner à un enfant de douze ans que tout n'était ni beau, ni juste, mais Drago acquiesça gravement et ne tenta plus de poursuivre avec ses réflexions tordues.


«Je suis désolé.» dit Drago au dîner.

Il était descendu avec Weasleytte, qu'il avait trouvé endormie dans la salle commune. Elle avait déjà pris place à côté de Weasley, mais Drago ne s'était pas encore assis. Il voulait d'abord s'assurer d'être toujours le bienvenu après tout le cirque qu'il avait fait cet après-midi.

«Pourquoi? Assieds-toi, Drago. Tu bloques l'allée, dit Granger. Du jus de citrouille?»

Elle lui tendit un verre et Drago le prit en s'asseyant. Près de Granger, Potter ricana.

«Du jus de citrouille, Ginny?»

Weasleytte secoua la tête et se mit à promener ses petits pois dans son assiette.

«T'as pas faim?» lui demanda Weasley, avec la bouche pleine.

Potter ricana à nouveau, mais Granger grimaçait.

«J'ai beaucoup mangé à midi.» dit Weasleytte.

«Oh.» acquiesça Weasley.

Drago croisa le regard de Weasleytte et fronça les sourcils. Même s'il ne l'avait pas cherché, il ne se rappelait pas de l'avoir vu au déjeuner et Drago aimait à dire qu'il était observateur. Weasleytte le fusilla du regard comme si elle voulait le défier de la contredire. Drago prit une gorgée de jus et décida de la laisser tranquille pour l'instant.

«Alors où es-tu passé cet après-midi?» demanda Weasley à Drago.

«Rogue.» dit Potter sans même lever la tête de son assiette.

«Comment-»

«C'est toujours là que tu vas, dit Potter en haussant les épaules. Sachant que t'es là et que tu acceptes de croiser notre regard, j'imagine que ce qu'il a dit a aidé?»

«Et que tu ne cries pas.» ajouta Granger avec un petit sourire.

«Tais-toi.» dit Drago, mais il dut se forcer pour effacer le sourire de son visage.