UFT Enterprise
Rosalie est pensive. Quand Azur lui a expliqué les raisons de sa convocation, elle en fut à la fois étonnée, mais également compréhensive.
''Azur a raison. Nous devons nous prémunir. La Terre ne doit pas subir un sort équivalent à Leewoll.''
Azur lui a laissé carte blanche pour former le groupe demandé. Elle doit réfléchir longuement, et décide d'aller dans la salle d'entrainement pour se changer les idées. Une fois dedans, elle entend les soldats s'entrainer avec ardeurs. Cela empeste la sueur et la transpiration. Elle observe et remarque quelque chose d'intéressant. Sur un tatami, la sagomakienne Ikyasa Masmiaffronte une des dernières recrues des paladins, Kunchen. Ce dernier est originaire du Tibet. Il a un corps musclé et émincé, une taille normale, des yeux bleu et des cheveux long noir regroupé en deux queues de cheval. Il donne ainsi l'impression d'être androgyne, chose qui ne le dérange aucunement.
Les deux combattent uniquement par leurs membres, sans utiliser d'armes. Le duel est serré. Kunchen use des arts martiaux que l'on lui a enseigné, tandis qu'Ikyasa utilise son expérience de gladiatrice. Finalement, la sagomakienne fini par remporter le match en utilisant sa queue. Elle aide le vaincu à se relever.
- Tu es vraiment coriace, admet Kunchen. Je reconnais que je ne me concentre pas assez sur ta queue.
- Tu l'es tout autant, répond Ikyasa. Tes arts martiaux sont redoutables et me font penser à un anx.
Les deux se saluent par respect. Rosalie sourit.
''Une recrue très prometteuse.''
Elle change de centre d'attention et se penche sur autre chose. Shin, la super soldate entraine Thel' Vadam. Le corps amélioré de la femme permet au sangheilien de s'entrainer. Ses coups de pieds bloqués résonnent clairement. Elle s'approche de ces derniers quand ils font une pause.
- Vous semblez aller mieux, Thel 'Vadam.
- C'est exact, capitaine Zhuravel. Votre camarade me permet de retrouver mon niveau.
- Cela m'aide également à mieux utiliser mon corps, reconnait la japonaise.
- Vous êtes donc plus fort qu'un humain?
- Evidemment, mais nous ne sommes pas autant que la représentation que vous faite de nous. Nous sommes trois à quatre fois plus fort qu'un humain, ce qui est déjà important.
- Dans ce cas, un petit duel contre vous serait intéressant.
Le sangheilien rigole avec légèreté.
- Cela m'intéresserait, mais je sais que je perdrais le duel. Vous êtes une génie du combat. Je me suis permis d'observer vos entrainements. Je n'aurais aucune chance contre vous, de même que face à Shin quand elle arrivera à utiliser entièrement ses capacités.
- Dommage, mais il est important de savoir reconnaitre ses limites. Avez-vous songé à votre retour sur votre monde?
- Oui, mais je préférerais y retourner avec ma sœur et mes amis. Les laisser entre les griffes de Moshadol Tutdorr n'est pas dans mes intentions.
- Prenez patience. Ils trouveront la liberté, soyez en sûr.
- Je l'espère.
- Je pense que la pause a été suffisante. Reprenons.
Ils se remettent en position et reprennent leur entrainement. Rosalie parcourt la salle et reconnait les membres importants de son groupe, s'entrainant et gardant un bon rythme physique. Pourtant, elle arrive enfin à la raison de sa venue.
Ezzaal, l'arkroksien est enfin rétablie. Il est avec l'équipe médicale. Ils vont faire une batterie de test pour s'assurer que son corps a retrouvé ses pleines capacités. Pour ce faire, ils utilisent une machine qui s'adapte avec l'individu qu'elle doit entrainer. Elle scanne Ezzaal et se prépare. Une fois fait, Ezzaal commence à frapper les protections. Rapidement, à chaque coup, la machine change la protection avec une autre plus résistante. Elle finit par trouver une protection suffisante pour permettre à l'arkroksien de pouvoir frapper avec force sans se faire mal lui-même. Il semble par ailleurs qu'Ezzaal se fasse plaisir. Il finit même par briser les membres de la machine sensé être incassable.
Les médecins prennent note et passent d'autres tests, comme la course, soulever des poids, son équilibre, etc…Ils finissent par un ultime test. Ils se retrouvent en zone de tir. Un objet est mis en place. Ils veulent observer et analyser la capacité des siens à pouvoir tirer des boules de plasma.
Ce dernier se concentre. Puis, il ouvre la bouche et expulse une boule de plasma incandescente rougeâtre. Elle file et détruit la cible. La démonstration impressionne les médecins devant pareilles capacités.
- C'est vraiment incroyable, s'exprime Karnavati Kapadia. Le voir en vrai, l'est encore plus. Pouvez-vous le faire plusieurs fois?
- Non. Cela demande d'importants efforts, s'exprime Ezzaal s'écroulant de fatigue.
Très vite, les médecins viennent l'autopsier, s'assurant qu'il n'a rien. Il semblerait qu'il soit juste épuisé.
- Je pense que j'ai voulu trop en faire, reconnait-il.
La frayeur laisse place à l'amusement.
- Avez-vous fini vos tests? demande Rosalie.
- Ils sont terminés, capitaine Zhuravel. Nous vous remercions d'avoir pris de votre temps pour nous permettre d'en apprendre plus sur vous.
Il acquiesce d'un simple hochement de tête. Les médecins partent, satisfait des résultats.
- Il semble que vous ayez déborder d'énergie.
- Je me suis laissé aller, reconnait-il. Je savais que je ne devais pas forcer. Seulement, je voulais m'assurer que je n'avais pas faibli. Et être rester aussi longtemps inactif commençait à m'insupporter.
- Vous faite allusion à votre fierté?
- Oui. J'aimerais savoir. Allez-vous m'aider à secourir mon peuple?
Rosalie lui répond par la négative.
- Nous sommes neutres dans le conflit opposant la République à la CSI. Si nous venions à attaquer la CSI, ces derniers considérons que nous sommes alliés à la République. C'est quelque chose que nous ne voulons pas. D'autant plus que notre capacité de flotte est limitée et que nous avons des alliés qui viennent tout juste d'être libérés.
- Je m'en doutais. Je voudrais tellement faire ravaler ses insultes à ce cyborg.
- Vous avez été confronté au général Grievous? Vous deviez être un très bon stratège pour qu'il intervienne en personne.
- Oui, mais cela n'a pas suffi. Je l'ai défié en un combat singulier. Mais, il s'est servi de ce duel pour m'humilier devant les miens. Moi, le meilleur de tous et qui a juré de protéger son monde et son peuple, a finalement échoué dans sa tâche. Pour preuve ultime de mon échec, il m'a tranché une de mes cornes.
- Je comprends. Malgré tout, je reste circonspect que vous vous soyez retrouvé sur Coruscant et non dans une prison de la CSI.
- En réalité, le navire me transportant a été attaqué par des pirates. Ils ont réalisé que je pourrais rapporter beaucoup d'argent et ils m'ont amené sur la planète capitale où j'ai été vendu à ce groupe de gladiateur. Je vous remercie de m'avoir sorti de la, capitaine Zhuravel. J'ai une dette de sang et d'honneur.
- Vous ne me devez rien, Ezzaal. J'ai fait ce que j'estimé juste.
- J'insiste. Nous avons justement beaucoup d'estimes pour les personnes qui ont ce comportement.
- Très bien. Dans ce cas retrouver vite votre pleine capacité. Nous verrons comment évolue le conflit entre la République et la CSI. Peut-être trouverez-vous un moyen de payer cette dette.
Ezzaal se lève de toute sa hauteur.
- Je le ferais.
Ils s'empoignent fermement la main.
Appartement d'Azur
Ce dernier se réveil difficilement. Il faut dire que la nuit a été très intense. Autant Ashahira et lui ont profité du moment, avec un plaisir intense et inoubliable. Il penche son attention sur la sagomakienne rouge. Elle dort encore. Elle esquisse un sourire, semblant avoir autant appréciée que lui.
''Je me demande quand j'ai pris ne serait-ce qu'un jour de repos? Ashahira a raison. Cette journée me fera le plus grand bien.''
Azur prend le temps de regarder sa petite amie endormie. Le temps défile et elle finit par se réveiller. Elle n'est pas surprise de le voir la regarder.
- La nuit a été exténuante.
- Oui. Mais j'y ai pris un véritable plaisir. Je me suis senti vraiment existée. Qu'as-tu prévu de faire?
- Ma foi, visiter un peu Coruscant ne serait pas de trop. Il doit y avoir quelques éléments curieux à visiter.
- Je suis d'accord. Mais avant…
Elle embrasse Azur sur la joue. Azur lui rend l'appareil.
- Cela sera notre petit rituel du matin, lui dit Ashahira.
Azur sourit allégrement. Ils mangent le petit déjeuner. Nahashis semble apprécier les céréales avec du lait. Puis, ils s'habillent. Azur porte un jean lambda, une veste simple recouvrant un t-shirt.
Ashahira voulait au départ portait les habits de son monde, mais a préféré optés pour des habits plus terriens, adaptés à sa morphologie. Elle porte un pantalon comme Azur, mais ce dernier est plus fin pour ne pas froisser ses écailles. Elle porte une chemise violette, faisant ressortir la couleur de ses écailles, de même que sa poitrine. Elle met également un habit autour de sa queue. Elle agrémente avec des bracelets.
Nahashis lui, ne sait pas trop, semblant être la première fois qu'il peut s'habiller comme il veut. Il décide d'imiter ses parents adoptifs. Il porte un jean, un t-shirt bleu-azur et se recouvre d'une veste vert émeraude.
Une fois tous prêt, ils montent dans un speeder piloté par un garde du Senat. Azur demande au garde les différents endroits à visiter. A sa grande surprise, la planète n'a qu'un seul monumenttouristique : La Place des Monuments.
- Je comprends votre surprise, maréchal-commandeur, lui dit le garde. La planète capitale n'a pas vocation à avoir des lieux touristiques. Dans un sens, j'envie votre monde. Il doit y avoir tant de chose à observer et à découvrir.
- Même une vie ne suffirait pas. Malheureusement, certaines reliques du passé ont été détruites par l'œuvre d'hommes. Et encore, je suis ''généreux'' en les qualifiants d'hommes, car seuls des idiots finis détruirait l'héritage des anciens.
Une fois arrivé, ils constatent qu'il y a foule. Le garde n'avait pas menti en précisant que c'était souvent bondé. Azur lui donne mille crédits pour le déplacement. L'homme apprécie fortement et le prévient qu'il viendra les chercher quand ils auront fini. Puis, c'est la découverte pour eux trois. Ils se déplacent selon leurs envies. Mais la première chose qu'ils font est d'aller observer le sommet de l'Umate, le sommet le plus haut du Mont Manarai. Ils observent le dernier élément rappelant que la planète capitale se pose bien sur une planète tellurique, comme la terre.
Azur est admiratif, mais se demande à quoi pouvait ressembler la planète avant de devenir une œcuménopole. Il avoue intérieurement ne pas vouloir vivre ici et espérer que la Terre ne le devienne pas. Il se demande même comment l'atmosphère peut être respirable ici et ne préfère ne pas savoir comment cela se passe pour les niveaux inférieurs.
Ils se prennent en photos devant le monument. Ensuite, ils visitent l'ancienne agora du Sénat, leMusée Galactique, farfouilles plusieurs boutiques avant de se poser pour un repas. Ils décident de manger au restaurant Manarai. La nourriture fut des plus appréciables. D'ailleurs, un des serveurs l'a reconnu et a prévenu le patron du restaurant. Ce dernier vient le voir en personne pour lui faire une demande.
- Vous voulez que des cuisiniers terriens viennent préparer des plats ici? s'étonne Azur.
- Tout à fait, reconnait le patron. Nombreux sont les cuisiniers à venir de différents planètes. Ils permettent de faire découvrir leur monde. Et je pense qu'au vu de votre monde, la diversité doit être impressionnante.
- Je vois, mais voyez ça avec nos diplomates. Je suis en congé aujourd'hui.
Il en prend note. Ils reprennent la visite de la place quand quelque chose attire l'attention de Nahashis. Un jeune garçon, ayant à peine quelques années de plus que lui semble amuser les touristes. Nahashis l'observe. Il est plus grand que lui. Il a le visage aplati, ne semblant pas avoir de nez. Il a des yeux jaunes et à comme sourcil des ailes. Il possède une autre derrière la première, masquant sans doute ses oreilles. Son corps semble recouvert d'un duvet fin, à l'exception de la base de son cou, recouvert de poils long. Ses mains sont composées de quatre doigts dont chacun se termine par un ongle crochu. Il possède une queue dont le bout se termine par des plumes. Ses pieds ressemblent à des pattes de griffon. Nahashis observe également la présence de véritables ailes dans le dos. Comme couleur, il est d'un noir profond sur l'entièreté de la tête et du cou. Le reste est d'un blanc pur.
L'étrange alien semble attirer la foule.
- Papa, maman, dit-il simplement.
Il attire leur attention et viennent voir ce que fait l'alien. Une fois arrivé, Azur ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire.
''Si je m'attendais à voir un alien usé de nos tours de magies ici. Il semble même avoir du talent.''
Le jeune alien fait des tours de mystification. Cela surprend les visiteurs, se demandant comment il peut faire pareil tour sans être un utilisateur de la force. Impressionnés, ils lui donnent beaucoup d'argents.
Azur constate en fait que l'alien porte des habits assez simples, si ce n'est dans un piteux état. Il saisit les raisons qui le pousse à user de telles stratagèmes. Il laisse faire, laissant la crédulité de sa petite amie et de son fils adoptif.
Un couple de nosaurien semble vraiment être impressionné par ses tours. Ils ne sont pas les seuls. Un autre alien semble curieux des tours du jeune garçon. Azur l'observe.
Il mesure dans les uns mètre quarante/cinquante. Il ressemble à une fusion entre un humain et un insecte. Il a le visage aplati, possède des yeux normaux au lieu de ceux à multifacette des insectes classiques. Il porte une sorte d'heaume qui recouvre le haut de son crâne allant jusque sous le menton, terminant comme une mandibule. Il possède également, ce qui ressemble à un pair d'antenne sortant du haut de sa tête. Il a également un abdomen, mais ne semble ne pas avoir d'ailes. Il le visage bleu, tandis que son heaume ou blindage est plus foncés. La paire d'antenne est de couleur lilas. Ses yeux sont également couleur lilas, mais ses iris sont noires.
L'alien semble vraiment curieux. Azur remarque que plusieurs visiteurs parlent de l'alien insecte. Il entend le nom de son peuple et autre chose qui l'interpelle.
''Ainsi, il viendrait du peuple des Wraze. Mais pourquoi parlent-ils qu'il soit rare de les voir sans être accompagner par les dénommés Bleissfyn?''
Azur observe discrètement les alentours et semble trouver un Blessfyn. Il en reste assez surpris.
''Ma foi, c'est étrange. Néanmoins, n'oublions pas que la galaxie est vaste.''
Tout en observant, Azur fini par trouver une réponse à une autre question qu'il se posait.
''Je me disais bien que le jeune n'était pas seul. Il a un très bon garde qui est en retrait. Cela explique pourquoi il se sent à l'aise.''
Le jeune demande au Wraze de tirer une carte et de ne pas la lui montrer. Une fois fait, il la montre au couple de nosaurien. Une fois cela fait, il la remet. Ensuite il mélange et une fois fait, il le coupe et révèle la première carte, demandant si c'est bien celle-ci. Ils constatent avec étonnement que c'est bien la carte. Il leur fait d'autres tours. A la fin, il est applaudi pour sa prestation. Il en semble ravi.
Le public se disperse, ne laissant que le couple de nosaurien, le Wraze, Ashahira et Nahashis. Ce dernier est totalement émerveillé.
- Dis, comment tu as réussi à faire ces tours? demande Nahashis.
Son interlocuteur semble gêné.
- Voyons, Nahashis, s'exprime Ashahira, il ne faut pas demander de la sorte.
- Pardon, maman. Mais il est tellement doué.
L'alien semble rougir.
- Je…Merci, dit-il simplement.
- Tu as du talent, lui dit Azur. Très peu de personnes peuvent se targuer d'appréhender aussi facilement ces tours.
- De quoi parles-tu Azur?
- Il s'agit de tour de prestidigitation. Leur concept est de jouer sur la crédulité du public. Tout repose sur le talent du magicien.
Son explication semble les perdre. Pour le prouver, il sort une pièce d'un euro. Il la montre clairement dans sa main gauche et celle de droite est vide. Il ferme la main et la rouvre. La pièce a disparu. Puis, il approche son autre main vers une des ailes servant d'oreille et ressort avec la pièce. Ils sont très surpris.
- Comment as-tu fait Azur?
- J'avais une deuxième pièce. Il s'agit de jouer avec notre cerveau. Il y a également une astuce pour le jeu carte. Cependant, s'il est facile d'expliquer le tour, le pratiquer est plus compliqué, demandant une manipulation précise et un contrôle de son public. Ce n'est pas une chose aisée. Dis-moi, as-tu regardé des vidéos d'apprentissage sur notre réseau internet?
Il hésite un moment avant de lui répondre.
- O…Oui. Ils m'ont impressionné et j'ai voulu les imiter pour essayer de gagner un peu d'argent.
- Je vois. Continu, tu es doué. Comment t'appelles-tu?
- Je…Je me nomme Kabshiel. Encore merci pour ces compliments.
- Dis, je peux voir comment tu fais? demande Nahashis, curieux.
Kabshiel est très hésitant, mais devant la curiosité et l'excitation du jeune sagomakien, il finit par lui montrer. Azur et Ashahira discutent avec le couple et le Wraze. Ils apprennent que le duo se nomme Ombo et Farra Minkfruit. Le Wraze lui, se nomme Mansif. Azur y apprend plusieurs informations intéressantes sur la vie des nosauriens, en particulier leur aptitude à connaitre le lever et le coucher du soleil de leur monde natal ou alors qu'ils voient tout en noir et blanc. Alors que tout se passe bien, un groupe composé de trois humains arrivent, l'air menaçant. Ils dévisagent le couple nosaurien avec froideur et mépris.
- Votre présence n'est pas tolérée sur Coruscant, s'exprime le plus grand du trio avec fermeté. Les peuples qui ont trahi et tourné le dos à la République n'ont pas le droit d'y vivre.
Le couple est pour le moins déconcerté.
- Notre monde à peut être choisi de quitter la République, s'exprime Ombo outré, mais nous n'avons rien à voir avec eux. Nous voulons juste vivre notre vie.
- Dans ce cas, quitter la planète. Nous n'avons pas besoin de traitres qui utilisent ses ressources, répond un autre.
- Nous resterons ici. Nous avons choisi d'y vivre, clame Ombo avec force.
Les trois humains les dévisagent froidement. Le meneur frappe sans prévenir, visant une des cornes d'Ombo. Le nosaurien hurle de douleur et tombe à genoux. Sa femme vient le voir.
- Rester et vous aurez des problèmes, prononce-t-il.
Il détourne son attention et observe le matériel de Kabshiel. Ce dernier semble inquiet.
- Qui t'a autorisé à colporter sur ce lieu?
- Il faut demander une autorisation? demande Kabshiel, à la fois surpris et inquiet.
- Oui. A la COMPRE.
- La quoi?
- Tch…Rien qu'un ignorant, vomit l'homme de mépris. C'est le Comité pour la Préservation de la République. Une noble cause qui met les valeurs de la République en avant. Colporter dans ce lieu est une grave insulte. Je serais généreux et fermerait les yeux si tu nous donnes tous les crédits que tu as gagnés.
Kabshiel est hésitant, mais vue le temps mit pour gagner durement cet argent, il refuse. Devant ce refus, l'homme donne un violent coup de pied à l'attelage. Cela fait tomber Kabshiel et éparpille son attirail.
- Tu n'es qu'un méprisable parasite. File le camp tout de suite.
- Je pense que c'est vous les parasites, s'exprime Mansif.
Le Wrazien s'interpose entre Kabshiel et l'homme.
- Votre action est des plus déplorables. Cet enfant n'a rien fait de mal. Il n'y a aucune règle qui l'interdit de faire ceci.
- Un insecte ne devrait pas parler sur ce ton, s'exprime l'homme, semblant perdre son calme.
- Pour des représentants d'un comité prônant les valeurs de la République, vous y êtes bien loin, répond le wrazien avec force.
L'homme frappe Mansif en pleine poitrine, agacé et en colère que l'on lui tienne tête. Le wrazien déglutit et recule sous la violence du coup, le souffle coupé. L'homme semble satisfait. Ashahira vient l'aider à se relever. Elle semble attirer l'œil du trio.
- Matez-moi cette beauté, dit avec suffisance l'un des hommes.
Ils la relookent, ce qui ne plait aucunement à Azur.
- C'est une sagomaka, reconnait le plus jeune. Kuat aurait dû proposer ce peuple à la vente. Les femmes auraient eu autant de succès que les Twi'lek. Il aurait au moins une utilité. Nous allons être très gentil avec toi.
Ils s'avancent, leur intention aussi visible qu'un point noir sur une feuille blanche. Cette fois Azur finit par intervenir, semblant sortir quelque chose de sa poche.
- Il suffit. Vous allez reculer et la laisser tranquille. A moins que vous vouliez encore insulter les valeurs déjà basses de la République?
Le trio a toute son intention.
- Il veut quoi, la brindille, des ennuis? s'exprime le meneur.
- Vous remettre à votre place. Puisque la discussion semble inutile, utilisons ce que votre minuscule cerveau arrive à assimiler, la violence.
- On va vite te faire regretter tes paroles.
Le meneur observe Azur et saisi.
- C'est un terrien. Montrons donc à ce macaque primaire qu'il aurait dû rester bien au chaud sur son monde d'arriéré.
Si Azur était intervenu pour protéger Ashahira, il a la motivation supplémentaire de leur faire ravaler l'insulte sur son monde. Malgré qu'il soit à un contre trois, Azur se sent confiant. Il se rappel des enseignements lors des séances de TIOR. Très vite, il se met en garde, laissant à ses adversaires l'initiative d'attaquer. Le meneur l'attaque avec un direct du droit. Azur le dévie, lui attrape le poignet, lui fait une clé dans le dos tout en lui faisant une balayette, l'amenant au sol, sur le ventre. Il maintient sa prise sur le bras et avec son autre main, entoure les deux poignets et serre fortement. Le tout avec une rapidité impressionnante.
''En voilà déjà un d'immobilisé.'
Un autre arrive pour le prendre par derrière, tandis qu'il finit de menotter le premier. Azur attend le bon moment et le frappe avec son coude en plein sur le nez. L'impact est violent et fait reculer son agresseur. Ce dernier pisse le sang et se plaint de la douleur. Il ne reste plus qu'un adversaire à Azur. L'homme, semblant être le plus jeune du groupe est incrédule devant ce que vient de faire Azur. Il l'attaque, mais ce dernier bloque efficacement chaque frappe avec le minimum d'effort. Son adversaire finit par s'épuiser. Voyant une ouverture, Azur frappe sans pitié. Il lui explose l'entrejambe.
- Tu aurais dû garder ta langue dans ta bouche avant de relooker Ashahira.
Le jeune homme est à genoux, devenu muet sur le coup. Ne voulant pas prendre de risque, Azur le frappe avec un uppercut au niveau de l'oreille. Il s'assure ainsi qu'il ne bougera pas pendant un bref moment. Il se reconcentre sur le deuxième qui se remet du coup. Il a le nez cassé.
- Créature inférieure! beugle-t-il. Tu vas regretter tes actions!
Il fouille dans sa veste et y sort un pistolet blaster et vise Azur. Ce dernier parvient à garder son calme, alors qu'un danger mortel se trouve devant lui. Il va tirer quand une voix résonne.
- Je ne le ferais pas, si j'étais vous.
L'homme se retourne et tombe nez à nez devant un commandant clone et son équipe.
- Ah, monsieur le clone. Il s'agit d'un malentendu. C'est lui qui nous menace, s'exprime l'homme avec miellerie.
- Navré, mais j'ai observé toute la scène. Donnez-moi cette arme, maintenant.
L'intonation laisse peu de place à une revendication. Il obtempère. Une fois l'arme remise, le commandant clone ordonne à son équipe de mettre aux arrêts les trois hommes. Ces derniers ne comprennent pas, car ils défendent les valeurs de la République. Le commandant clone vient les voir.
- Je pense que vous devriez surtout remercier le maréchal-commandeur terrien. Il vous a éviter au mieux une invalidité longue et au pire, une mort certaine, finit-il avec un soupçon d'amusement.
Ne comprenant pas, le clone leur indique d'un mouvement de la tête deux individus arrivant. Le premier ressemble à un requin humanoïde. Sa tête est allongée et il porte une sorte d'aileron à l'arrière de cette dernière. Il est imposant, mesurant presque deux mètres est trapu et bien musclé. Sa couleur principale est le gris clair, sauf sur une partie de sa tête qui est bleu foncé. Ses yeux jaunes toisent avec colère le trio. Il porte une veste révélant son corps bien bâti. Il remue sa queue avec fébrilité.
Le second est encore plus imposant que l'homme requin. Il mesure dans les deux mètres soixante. Son apparence est un mélange entre un kaiju, un lézard, un drakéide et un crocodile. En ressort un individu imposant, bien musclé, avec une mâchoire carrée et une queue longue et puissante. Il est de couleur noir jais avec des yeux bleu saphir. Ses yeux intimident encore plus le groupe d'hommes. Intimidation amplifiée par l'arme qu'il porte. Une arme si grosse qu'aucun humain ne pourrait tenir. D'après ce qu'entend Azur, il s'agit bien d'un Bleissfyn, confirmant son intuition.
Le trio blêmit face à ces deux mastodontes. Le commandant clone leur intime de se calmer et que l'altercation est résolue. Ils dévisagent encore le groupe avant de les délaisser. Ashahira vient voir Azur. Elle est morte d'inquiétude.
- Tu…Tu vas bien?
- Plus de frayeur que de mal.
- Tu n'as pas mal, vraiment?
- Oui. Le coude est l'une des parties les plus solides du corps. Je n'ai rien senti, mais mon adversaire lui, l'a bien senti quand je lui ai explosé le nez.
- Merci d'être intervenu, s'exprime Farra.
- Comment va votre partenaire? demande Ashahira.
- Il s'en remettra, même si cela va être un peu long. Nos cornes sont des parties très sensibles.
- Je vois. Et vous Mansif, vous allez bien? demande Azur.
- J'admets avoir bien senti son coup. Je vais bien, Storran, dit-il envers le Bleissfyn.
Ce dernier acquiesce silencieusement. Nahashis aide Kabshiel a ramassé son attirail, l'homme requin vient les aider.
- Pas de bobo, Kabshiel?
- Non, Dathan. J'ai eu vraiment peur, mais rien de plus.
- Tant mieux. Laissez-moi vous aider.
Le commandant clone vient à la rencontre d'Azur une fois les fauteurs de troubles écartés.
- Vous n'avez rien, maréchal commandeur Duvall?
- Non, commandant …
- CC 9462, mais je me nomme Chaos.
- Drôle de nom, reconnait Azur, avec un soupçon d'amusement.
- Etant donné que je dois veiller à la sécurité de la planète, je le trouve bon. D'ailleurs, je tiens à vous prévenir que j'étais prêt à intervenir quand vous avez décidé d'y aller. J'ai laissé pour savoir comment un terrien se débrouille face à cette situation. Je dois admettre que vous avez été très efficace. D'où vous viens cet entrainement?
- Du TIOR, pour Techniques d'Interventions Opérationnelles Rapprochées. C'est une formation militaire permettant de pouvoir se défendre dans plusieurs situations et de savoir neutraliser son opposant sans le tuer.
- C'est ce que je constate. Qu'avez-vous utilisé pour le menotter?
- Ceci, dit-il en sortant un serflex. Simple d'utilisation, peu encombrant et neutralise n'importe quel gabarit.
- Intéressant.
Le commandant Chaos lui demande de lui faire une présentation d'une des techniques enseignées. Azur hésite légèrement, mais fini par le faire. Le commandant comprend l'efficacité quand il sent sa main se retrouver dans une position fort peu appréciable.
- Aïe, aïe. Elle est redoutable cette prise, reconnait le clone.
- Que va advenir de ces trois-là?
Le clone soupire, ce qui étonne Azur.
- Ils seront relâchés quelques heures après. Ce n'est pas la première fois qu'ils font un tel grabuge. Mais vu qu'ils font partie de la COMPRE, ils ont une certaine immunité.
- Je doute qu'ils s'en sortent cette fois. Ils ont frappé deux individus, voulu faire de l'extorsion et menaçait un autre avec une arme à feu.
- Je l'espère bien. Ravi de vous avoir rencontré maréchal-commandeur Duvall. Je pense que je vais voir avec mes camarades pour suivre des cours de ce fameux TIOR.
Azur en rigole légérement, puis il retourne voir Ashahira et Nahashis. La tension a baissé. Seulement, il trouve que l'intervention de ces hommes a ruiné l'événement et propose donc à tous de leur offrir une douceur. Ils acceptent tous et il les amène au pâtissier voulu. Sur le chemin, l'homme requin et le Bleissfyn attirent aisément les regards et même parfois de l'inquiétude. Cela laisse Azur surpris, car un grand nombre de peuples différents vivent sur la planète capitale. Il reconnait que les bâtiments ne sont pas adaptés pour les individus de grandes tailles. Cela l'étonne d'une telle erreur.
Ils finissent par arriver. Il s'agit d'une pâtisserie gérer par deux couples de Twi'lek avec leurs enfants et grands-parents. Ils reconnaissent Azur et ils s'échangent des poignets amicaux.
- Vous semblez allez bien, maréchal-commandeur.
- Tout comme vous et votre entreprise, Kesar Gwatembez et Vash Gi'tol.
Kesar Gwatembez et Vash Gi'tol sont venus sur la planète capitale pour faire découvrir les douceurs de leur monde natal. Zootza Gwatembez et Duvda Gi'tol aident leur mari respectif tout en élevant leurs enfants, aider par les grands-parents.
- Tout se passe bien? demande Azur.
- A merveille, lui répond Vash. Nous devons admettre avec Kesar que nous avons été grandement surpris que vous choisissiez notre petite entreprise.
- Ma foi, quand j'ai vu votre boutique, de même que votre mentalité, j'ai pensé que c'était une bonne idée.
- De quoi parles-tu, Azur? demande Ashahira.
- Le maréchal-commandeur Duvall nous permet de vendre des pâtisseries provenant de la Terre, répond Kesar. D'ailleurs, elles partent à une vitesse qui nous surprend vraiment.
- L'effet de nouveauté surement. Prenez la pâtisserie que vous voulez, de même que la boisson. C'est moi qui paie, dit-il au groupe.
Le groupe observe les fameuses douceurs terriennes. Seul Storran reste en retrait.
- Tu peux en avoir.
- Mansif, finit par s'exprimer Storran avec une voix grave et forte, je suis ton gardien. Je ne peux me permettre de délaisser mon travail.
- Je ne risque rien et je vois à ton regard qu'elles attirent ton intérêt. Fais toi plaisir, mon ami.
Finalement, le Bleissfyn concède au péché de la gourmandise et cherche celle qui pourrait lui plaire. Ashahira a pris une tarte au fraise, accompagné par un chocolat aux noisettes. Nahashis lui a céder et a pris une part de trois chocolats avec un jus de pomme. Le couple Minkfruit ont pris chacun une part de tarte aux pommes. Kabshiel a voulu imiter Nahashis, mais a pris une part de chocolat royal avec du lait. Dathan fut plus hésitant, mais finit par prendre deux éclairs, une à la vanille et l'autre au caramel. Mansif porte son choix sur une charlotte framboise. Storran finit par porter son choix sur une tarte citron meringué. Azur, quant à lui prend un saint honoré avec un café.
Une fois servis, ils dégustent les pâtisseries. Azur constate que tous sont conquis par les saveurs des plats. Le plus remarquable est Storran qui semble apprécié l'acidité du citron, si bien, qu'il en recommande une autre. Azur en profite pour faire servir des macarons. Après avoir mangé, le couple Minkfruit remercie Azur pour sa générosité. Ce dernier leur permet d'avoir son numéro si jamais ils ont à nouveau des ennuis avec la COMPRE. Une fois parti, il profite d'un moment de calme avant de regarder les invités.
- Cela arrive souvent ces altercations? demande Azur.
- Non, répond Mansif. Même si les miens n'allons pas souvent sur Coruscant, c'est normalement le monde où ce genre de chose ne peuvent arriver.
- Un effet indésirable de la guerre, reconnait Azur avant de tourner son attention sur Dathan. De quel peuple venez-vous? demande-t-il par curiosité.
- Je suis un Lirark. Habituellement, nous migrons par groupe de notre monde natal pour s'intégrer sur d'autres mondes. Mes parents ont voulu s'installer ici. Ils avaient de bonnes volontés. Seulement, le malheur frappa sous le nom du Spectre.
Azur remarque que les discussions cessent momentanément, suite à la prononciation du mot ''spectre''.
- Il s'agit d'un des individus les plus dangereux de Coruscant, dit Dathan. Il contrôle le milieu de la pègre. Personne ne sait qui il est, d'où ce surnom. Pour en revenir, mes parents se sont retrouvés piégés et endettés. Le spectre a mandaté ses hommes et mes parents ont payés de leur vie. Ils ont décortiqué complétement leur corps pour que tout soit vendu. J'aurais subi le même sort si je ne m'étais pas enfui. J'ai vécu un moment dans les niveaux inférieurs jusqu'à rencontrer ma bienfaitrice. Normalement, elle ne recueille pas d'hommes dans son lieu, mais pour moi et Kabshiel, elle fait exception.
- C'est une bonne personne, reconnait Ashahira.
- Oui, une très bonne personne, s'exprime Kabshiel avec joie. C'est elle qui m'a permis de comprendre et parler le basic.
Les autres comprennent alors une chose.
- Dis-moi Kabshiel, demande Mansif. Tu viendrais des régions inconnues?
- Peut-être. Je jouais tranquillement quand des ombres sont venus et j'ai perdu connaissance. Je me suis retrouvé dans un lieu froid, seul. J'ai réussi à m'échapper quand le vaisseau est arrivé. J'étais totalement perdu, ignorant et ne comprenant pas le dialecte. J'allais mourir si Dathan n'était pas tombé sur moi. Je suis autant recevable envers lui que notre bienfaitrice.
- D'ailleurs, ne tardons pas Kabshiel. Encore merci pour votre générosité, maréchal-commandeur Duvall.
- Attend Dathan, lui dit Kabshiel.
Il s'approche de Nahashis.
- Cela te dit que nous gardions le contact?
- Bien sûr! lui répond Nahashis, enthousiaste.
- Je te fournirais un appareil pour communiquer avec lui en toute tranquillité, lui dit Azur.
- Vous ne faites pas confiance au réseau Holonet? s'étonne Mansif.
- Je préfère avoir un moyen différent. Par mesure de sécurité pour Nahashis et pour Kabshiel.
Satisfait, les deux se serrent la main avec enthousiasmes avant de partir. Nous les saluons. Il ne reste plus que Mansif et Storran.
- Bon, maintenant que nous sommes seuls, nous pouvons entrer dans le vif du sujet.
- De quoi parles-tu, Azur?
- Mansif nous observait depuis notre arrivé à la Place des monuments. Je n'y prêtais pas attention au début. Puis, c'est quand il a été intrigué par les tours de Kabshiel et la réaction des autres visiteurs que j'ai supputé cette possibilité. Il voulait que l'on le remarque. Ai-je vu juste?
Le wrazien rigole légérement.
- Je vois que vous êtes un homme observateur, maréchal-commandeur Duvall.
- C'est une qualité à avoir dans ma fonction. Que me voulez-vous?
- J'ai été mandaté par notre conseil gouvernemental pour en apprendre plus sur votre peuple. Vos exploits sont arrivés sur notre monde, Wrafyn. Ils ont intrigué et nous voulons en savoir plus pour statuer sur nos futures relations possibles.
Azur sent le regard d'Ashahira, lui intimant de ne pas parler travail, mais devant ce développement inattendu, veut en profiter, au grand dam de la sagomakienne.
- Que voulez-vous savoir? Si je m'abuse, nous avons permis l'accès à notre réseau, avec certaines restrictions. Vous avez donc un accès à notre histoire.
- C'est exact. Mais je préfère en discuter avec un natif, c'est plus constructif, répond Mansif. Et de surcroit plus naturel.
- Très bien. De quoi voulez-vous parlez?
- De l'évolution récente de votre état nation, la France, par exemple.
- Eh bien, cela va être un peu long. Je pense partir depuis 2031. Si j'ai choisi cette date, c'est parce que pour la première fois dans l'histoire de mon pays, nous avons destitué son président. Et pour cause, nous avons failli devenir un état fasciste, comme l'était devenue la Russie à cette époque. La gouvernance temporaire fut laissée par le président du Sénat de l'époque, Fabien Beauvau. Il a mis quatre ans pour préparer notre pays à passer à la sixième république. Une fois cela fait, des élections ont été lancées. Elections que Mr Beauvau a gagné haut la main. Il a le charisme et la volonté de faire progresser le pays. C'est ce qui a fait réunir les foules comme jamais. C'est à partir de ce moment-là, que son surnom de De Gaulle de la sixième lui fut attribuer. Il a changé le pays, la remit sur pieds, et relancé comme nous ne l'avions plus connu. Beaucoup de choses ont changé. La justice est devenue beaucoup plus ferme dans ses décisions, le système scolaire a été entièrement revue, de même que le modèle de travail. Il a beaucoup travaillé sur la laïcité du pays. Beaucoup d'immigré refusaient de comprendre cette notion. Maintenant, tout habit religieux hors domicile privé et lieu de culte est passible d'une forte amende. Cela a vite fait réfléchir. Il a également révisé de nombreux point sur l'armée. Par la suite, nous avons étendu notre modèle en Europe, ce qui a permis à cette dernière de se relever à son tour. Après ses deux septennats, les successeurs ont continué sa vision, mais celle qui l'incarne le plus est notre présidente actuelle et de surcroit la première femme présidente, Eliane Cheron.
Mansif a écouté silencieusement et avec attention le discours d'Azur. Une fois celui-ci terminé, il fait le tri de ce qu'il a appris.
- Votre monde est vraiment particulier. Il est rare, voir même aucunement de parler encore d'Etat-nation. La quasi-totalité des planètes ayant un gouvernement unifié rapidement.
- Il faut du temps. Et puis, nous restons des animaux. Nous avons le vernis de la civilisation, mais il ne faut pas grand-chose pour le retirer. Maintenant, que j'ai étanché votre soif de curiosité Mansif, j'aimerais en apprendre plus sur vous, les wraziens et les bleissfyniens.
- Je me doutais que vous réaliseriez ce lien, rigole Mansif.
- Mansif, s'exprime Storran, nous ne devrions pas parler de notre monde. Déjà que nous n'en parlons pas beaucoup à la République.
- Je le sais bien mon ami. Seulement, le maréchal-commandeur a répondu à mes attentes. Il est normal que je réponde aux siennes.
Storran acquiesce simplement, ne montrant aucunes émotions.
- Bon, je pense que mes explications vont être bien plus longue que les vôtres. Pour commencer, nous venons bel et bien de la même planète, même si nos deux espèces sont aussi différentes. Pour tout vous dire, nous n'étions pas aussi uni comme nous le sommes aujourd'hui. Wrafyn est une planète recouverte de plaines, marécages et de grandes forêts luxuriantes. Les Bleissfyn vivent dans les plaines et marécages, tandis que nous, les Wrazes, nous vivons dans les forêts. Nous nous sommes développés chacun de notre côté. Puis, quand nous avons commencé à progresser et à augmenter notre population, des conflits ont émergé. Aujourd'hui, nous ignorons qui a agressé le premier, mais nous nous sommes fait la guerre. Une guerre qui a duré des années, des générations mêmes. Nos deux peuples étaient dans une impasse quand soudainement est arrivé la maladie. La nécrosite.
Mansif fait une pause avant de reprendre.
- Une véritable catastrophe. Cette maladie amener la nécrose à n'importe lequel de nos membres et organes. Heureusement, le cerveau y est protégé. Seulement, au début chaque camp accusé l'autre de l'avoir propagé. Devant son caractère aléatoire, nous avons dû progressés dans nos connaissances en prothèses mécaniques. Avec le temps, nous avons fini par trouver un remède. Sauf qu'il fallait des ingrédients se trouvant sur les deux territoires. Il a fallu un long moment avant que la population des deux peuples veuille enfin mettre un terme à cette guerre et pouvoir être sauvé de cette peste nécrosique. Le remède fut créé et la paix instaurée. Malgré tout, le remède ne protège pas complétement, mais permet de ralentir considérablement la maladie, pouvant être traiter bien plus rapidement. Par la suite, nos deux peuples ceux sont développé ensemble. Beaucoup de notre culture proviennent de cette union. Par exemple, Storran et moi avons passé le pacte de l'union. C'est un rituel liant un wrazien et un bleissfynien par notre sang. Nous nous considérons comme des frères.
- Je vois. Mais pourquoi les gens semblent si surpris de votre présence? questionne Ashahira.
- Parce que nous avons eu des déboires avec des représentants de la République. Ils voulaient nous forcer à révéler nos connaissances médicales sur les prothèses mécaniques. Nous sommes bien plus avancés qu'eux dans ce domaine. Nous avons refusé car c'était notre héritage et le symbole de notre unité. Depuis, nous nous sommes éloignés des conflits du Sénat et de la galaxie en générale. Nous sommes d'ailleurs neutres dans le conflit.
- Nous le comprenons, répond Ashahira. Donc, vous avez des prothèses?
Ashahira se demande si sa question n'est pas d'ordre privé. Pourtant, Mansif n'hésite pas à retrousser sa veste pour révéler un bras droit entièrement mécanique. Ce qui est le plus fou est que rien ne montre qu'il s'agisse d'une prothèse. Curieux, Azur demande s'il peut toucher et une fois avoir eu l'autorisation le fait. Il en reste pantois.
- Impressionnant. Votre peau semble vraiment naturelle. Je dois reconnaitre que nombreux sont nos chirurgiens et médecins qui aimeraient connaitre votre secret. Vous avez également une prothèse, Storran?
- Oui. Il s'agit du pied gauche et de mes poumons. Comme l'a souligné Mansif, nous arrivons à réguler la nécrosique. Mais elle continue à faire des ravages. Plusieurs scientifiques wraziens commencent à penser que cette maladie n'est pas naturelle.
- C'est compréhensible. Je vous remercie des informations que vous nous avez offerte. Est-il possible d'envisager des échanges?
- Pas pour le moment, répond Mansif. Je me dois de transmettre ces informations et attendre la conclusion du conseil.
- Je comprends. Sachez déjà que la Terre sera intéressée d'effectuer des échanges.
- J'entends.
- J'ai une question, avez-vous des soucis avec d'autres individus que la République?
- Oui, les Trandoshans, répond Storran avec mépris. Ces misérables, de par leur culture stupide, essaient de nous capturer, les Bleissfyniens pour leur jeu.
- Nous avons déjà fait remonter le problème au Sénat. Mais tout cela est resté bloqué. Il semblerait que le travail des trandoshans soit bien trop lucratifs pour de puissants individus pour tenter une quelconque sanction sur eux, lâche Mansif, dépité.
- Je vois. Une des raisons de votre éloignement.
Alors que la discussion se termine, une voix mélodieuse se met à résonner. On entend une personne chanter. Azur constate qu'il ne s'agit pas de basic ou d'anglais. Pourtant, les paroles semblent similaires à du japonais. La voix impose un rythme parfait. Il semble être submerger par l'émotion qu'elle transmet. Il pose son attention sur Ashahira et Nahashis. Ces derniers sont enivrés par la chanson. La queue bougeant en synchronisation, leur tête suivant le tempo. Azur sourit.
''Ils n'ont pas la danse et la musique dans le sang pour rien.''
Il attrape l'épaule de sa petite amie.
- Ashahira, calme-toi. Tes habits ne sont pas faits pour danser. J'ai même peur qu'ils se déchirent avec les conséquences néfastes que cela engendrerait.
- Je comprends. Mais la femme qui chante met tellement de volonté, que j'ai du mal à contenir mon envie de danser.
Azur comprend. Il remarque que les paroles de la chanson plaisent également à Mansif et à Storran. Ce dernier a quitté un visage dur pour un visage plus calme, plus ouvert et serein. Une fois la chanson passée, ils se sentent tous bien.
- Je dois reconnaitre que cette chanson fut plaisante à entendre, admet Mansif. Il est rare de voir Storran aussi calme et décontracté, s'amuse-t-il au dépend de son camarade.
- Mansif, on ne devrait pas tarder.
- Je sais. Maréchal-commandeur Duvall, se fut un réel plaisir de discuter avec vous, dit Mansif en avançant sa main bionique.
- Plaisir rendu, Mansif.
Les deux se serrent la main. Azur aimerait le faire avec Storran, mais le bleissfynien refuse, arguant qu'il n'est que le garde de Mansif. Ashahira salut également le wrazien. Puis le duo part. Une fois seuls, Nahashis ne cache sa joie devant le fait qu'il s'est fait un ami.
- Je vais faire en sorte de lui transmettre rapidement un appareil fait sur mesure.
- Franchement Azur, se plaint Ashahira, tu aurais pu refuser.
- Navré Ashahira, mais ma curiosité était plus grande. Ils ont titillé ma soif de connaissance. Je dois d'ailleurs reconnaitre que leur histoire n'est pas banale.
- Se peut-il que leur maladie soit artificielle?
- Possible. Peut-être que plusieurs wraziens et bleissfyniens n'en pouvaient plus de ce conflit sanglant. Ils ont travaillé de concert dans une tentative pouvant clore les combats de manières définitives et amener la paix entre les deux peuples. Cela reste qu'une hypothèse.
- Sinon, reprend Nahashis, la chanteuse de cette chanson était géniale! Je n'avais jamais entendu une voix aussi mélodieuse, envoutante et déterminée.
- Oui, je me demande bien qui est la chanteuse.
- Je peux vous le dire, s'exprime un Twi'lek a la peau bleue.
Il demande s'il peut s'assoir à côté d'eux. Puis, il se présente.
- Je me nomme Eoznac Gizlun. Je faisais partie d'un groupe de musique, Le Futur Harmonieux. Cette chanson provient de sa fondatrice, la kiabienne Gloria.
- Que fait un ancien membre d'un groupe de musique ici, à travailler dans la pâtisserie? demande Azur intrigué.
- Pour une bonne raison. Sa fondatrice a disparu.
- Que voulez-vous dire par disparue? demande Ashahira, perplexe.
- Avant tout, je préfère présenter les choses d'une meilleure façon. Il y a de cela plusieurs années, notre groupe a été formé par la fameuse Gloria.
Sur ces paroles, Eoznac déploie une photo hologramme montrant la composition du groupe. On y voit le twi'lek, un besalisk, une coyu, un fepji et enfin la dénommée Gloria qui est une kiabienne.
Elle ressemble à une dragonne humanoïde. Elle possède une paire de corne, des aigrettes derrières les oreilles, une paire d'aile et une queue se terminant par une touffe de poils. Sa couleur principale est le blanc. Il recouvre le bas de sa mâchoire, ses bras, jambes et queue. Elle a également du bleu. Le haut de sa tête est bleu foncé, tandis que sa poitrine, son cou sont bleu clair. Elle a également l'avant de ses jambes et bras recouvert de bleu, donnant l'impression à des plaques. Mais ce qui captive le plus sont ses yeux cyan intense et sa longue chevelure de la même couleur.
- C'est une belle personne, reconnait Nahashis, envouté par la dragonne.
- Oui, reconnait le twi'lek. Néanmoins, nos débuts ont été difficile. On avait du mal à se synchroniser avec Gloria qui avait un énorme talent pour chanter. Elle pouvait moduler sa voix aisément. Une fois que nous étions synchrones, on pouvait faire n'importe quels types de chanson. Ensuite, Gloria nous a inscrit au plus grand concours possible de Coruscant, le Snowdrop Sparkle Galactic, ou abrégé en SSG. Le groupe vainqueur gagne une forte somme, mais surtout une renommée qui dure. La compétition est ardue, et malheureusement, certains sont prêt à tricher pour y parvenir. Gloria a toujours été droite et honnête. Elle fait ses chansons avec passion. Elle ne voyait pas les autres comme des rivaux. Elle faisait juste ses chansons pour réussir et plaire au public. Elle n'était pas la seule. Une certaine qhuzuckienne répondant au nom de Médèa Walker avait la même volonté. Cependant et au vu du caractère compétitif des qhuzuck, elle a vu Gloria comme sa plus grande rivale. Finalement, on s'est retrouvé en finale face à son groupe. Nous avons tout donné et le résultat était incertain. Nous étions fous de joie quand nous avons été désignés vainqueur.
Le Twi'lek se tait, semblant se remémorer se merveilleux souvenir.
- Nous avons fêté cette victoire avec le groupe de Médèa. J'ai pu observer que Gloria et elle étaient devenues amies et se respectées. Gloria, malgré tout cela, gardait la tête froide. Elle avait fait tout cela pour un seul but, aider les siens. Nous avons été contactés quelques jours plus tard par l'organisateur de l'événement pour nous signaler que Gloria n'était pas venu récupérer la somme. Nous étions fort surpris et avons essayer de la contacter par tous les moyens. Elle ne répondait pas. Pire. Quand nous sommes allés voir dans ses appartements, ils étaient vides. Nous avons alors contacté la sécurité. Une enquête a été mener, mais le dernier à avoir vu Gloria en vie était son mécène, le philanthrope Domibren Tousmada. Le temps a défilé et le groupe a conclu que l'on ne la reverrait jamais.
A l'entente du nom de famille, Azur commence à saisir l'orgueil du jeune padawan Jayrem. Seulement, il se doute bien que son géniteur n'apprécierait que son fils tienne de tels propos.
- Etes-vous sûr qu'elle ne se soit pas enfuie? demande Azur.
- Non. Elle voulait absolument cet argent pour aider son peuple. Elle se montrait toujours souriante devant nous, mais une fois, alors qu'elle se pensait seule, j'ai vu une partie de la souffrance qu'elle cachait et les efforts qu'elle mettait pour arriver à son but. Donc disparaitre sans rien dire est plus qu'étrange. Nous avons tout fait pour trouver des témoignages. Médèa l'a fait également, de même que le distributeur de ses chansons qui l'appréciait. Mais cela n'a rien donné.
- Qu'est devenu cet argent? questionne Ashahira.
- Au début, il a été suggéré de l'offrir au second, mais Médèa a refusé en bloc, à la fois par fierté et par respect pour notre groupe. Ainsi, et de par la volonté de monsieur Tousmada, elle a été offerte à des organisations pour aider les démunis du monde.
- Je vois. Qu'êtes-vous devenus depuis? Je doute que le groupe existe encore.
- C'est exact. Nous l'avons dissous, car sans Gloria, il n'avait plus aucune raison d'exister. Dhylea la coyu est retournée sur son monde, comme le veut la tradition. Thoras Manobu le fepji fait du commerce sur son monde natal. Xudde Greldregg le besalisk a rejoint le groupe de Médèa. Il le fait à la fois autant pour jouer que pour honorer la mémoire de Gloria. Il y a même des rumeurs qui circulent qu'il serait en couple avec elle. Quant à moi, j'ai arrêté la musique et me suit consacrer à la confection de pâtisserie.
- Eh bien, ma foi, votre histoire n'est guère reluisante. Vous avez gardé contact avec vos camarades?
- Oui. On discute et on échange notre nouvelle vie. Mais on sent tous le poids de sa disparition. On aimerait juste savoir si elle est en vie ou bien morte.
- C'est toujours le cas pour les disparitions inexpliquées. Vivre dans l'ignorance est la pire des choses. C'est une chose que peu de gens connaissent. En toute honnêteté, je n'aimerais pas à le subir. Je ne peux que dire de garder espoir.
- Je vous remercie, maréchal-commandeur. Encore plus d'avoir pris le temps de m'écouter. Je ne vais plus vous retenir car j'entends mes patrons me dire de revenir au travail.
- Avant, s'il vous est possible, transmettait moi toutes les chansons que vous avez faites.
Azur lui donne son numéro et le twi'lek rejoint son lieu de travail. L'histoire d'Eoznac a perturbé son fils adoptif. Il demande donc à ce dernier s'il a encore l'envie de gouter à des glaces. Curieux, il hésite longtemps devant le choix de parfums et décide de prendre la classique vanille. Alors qu'il la dévore, Vash lui parle justement des glaces.
- Elles attirent vraiment les curieux, reconnait le twi'lek. Dire que l'on a que douze parfums. Kesar a halluciné quand il a vu le nombre pharamineux de parfums possibles. On a l'idée d'utiliser nos fruits pour en faire. Je suis sûr qu'elles vont avoir du succès.
- Je n'en doute pas.
- Il y a quelque chose qui nous attire, Kesar et moi. On a appris que votre état nation à une grande culture sur la gastronomie.
- Oui, où voulez-vous en venir?
- On aimerait pouvoir rencontrer les grands maitres pâtissiers et meilleurs ouvriers. On a regardé de nombreuses vidéos. On a été impressionné devant les prouesses qu'ils réalisent.
- Ne rabaissez pas votre travail, Vash. Ces hommes et femmes ont appris avec le temps. Vos réalisations ne peuvent pas être comparable. Mais vous les avez fait avec la volonté d'offrir un plaisir coupable à d'autres. C'est déjà beaucoup.
- Merci pour ces compliments. Mais si jamais…
- J'ai compris. Je transmettrais votre demande.
Le twi'lek est ravi et rejoins son travail. Soudain, on entend des plaintes. Azur se lève pour savoir si cela provient des plats.
- Non, il ne s'agit pas de vos plats, lui répond Eoznac. Nous communiquions avec des amis habitant sur notre monde quand la communication s'est coupée.
- Cela arrive que le réseau se coupe? demande Azur.
- Pas aussi soudainement. Habituellement, ils préviennent quand il y a des maintenances.
- Peut-être une erreur inconnue. Je connais cela. Ça arrive aussi sur notre monde. Cela reviendra, j'en suis sûr.
Eoznac acquiesce. Nahashis finit ses glaces, puis ils rejoignent leur appartement. Azur constate qu'Eoznac a envoyé les chansons comme demandé. Mais avant de les passer, Azur doit faire quelque chose. Il fait un prélèvement du sang de Nahashis, car il s'agit d'une demande de l'ordre jedi. Une fois la fiole remplit du sang, il demande à ce qu'elle soit envoyée à l'ordre jedi rapidement. Puis, pour soulager la souffrance de son fils adoptif, enclenche un haut-parleur qui diffuse les chansons du groupe Futur Harmonieux. La voix de la chanteuse Gloria résonne. Nahashis en oublie sa douleur et se met à danser comme un fou, sous les regards heureux de ses parents adoptifs.
Mansif et Storran sont dans leur chasseur. Mansif enclenche le moteur et le vaisseau pénètre dans l'hyperespace. Storran en profite pour déposer son arme et retirer son équipement. Une fois cela fait, il ne porte que de simples habits.
- Mansif, je me demande toujours si c'était une bonne idée de parler autant de notre monde.
- Je sais que tu t'inquiètes pour ça. Seulement, il faut parfois prendre des initiatives, même si des risques sont conséquents.
- Je te jure, se plaint Storran en s'asseyant à côté de son ami et frère de sang. Le conseil ne va pas aimer ton initiative.
- Tu ne m'apprends rien. Je l'ai fait car j'ai senti que je pouvais faire confiance au maréchal-commandeur Duvall.
Storran dévisage son ami silencieusement avant de lui répondre.
- Tu le sais car tu es un sensible, Mansif.
Mansif soupire légérement. Il fait léviter Storran légèrement, s'amusant de la réaction de son ami.
- Fais-moi descendre! Je ne suis pas un jouet!
Il le laisse encore en l'air quelques instant avant d'obtempérer. Son camarade ne semble n'avoir guère apprécier son petit tour.
- Une chance que l'ordre jedi n'a pu te prendre.
- Je n'étais qu'une simple larve quand ils sont venus. Mes parents m'ont expliqué par la suite. Ils ont refusé en bloc, malgré les tentatives des membres de l'ordre pour me prendre. Ils ont compris qu'il y avait également la volonté du Sénat d'avoir un membre de notre monde sur la capitale. Ils pourraient s'en servir pour en apprendre sur notre technologie. Malheureusement pour eux, nous avons créé depuis longtemps un centre d'entrainement pour les sensibles de notre monde.
- Néanmoins, pourquoi tant vouloir être proche de la Terre, Mansif?
- Mon instinct me dicte que la Terre aura un grand rôle à jouer dans le futur. Les terriens montreront rapidement leurs compétences.
- J'ai compris, abandonne Storran. Cependant, tu as intérêt à être présent pour ta femme à notre retour.
- Et toi aussi. Ta partenaire aimerait bien te voir présent plus souvent.
- Grr. Je déteste quand tu fais se sourire suffisant, Mansif.
Il y a un bref silence avant que le duo éclate de rire avant de se calmer.
- Dis-moi, je ne t'avais jamais vu être autant conquis par un dessert.
- C'est parce que c'était un délice! lui répond Storran. L'acidité, l'onctuosité et les gouts…J'ai été totalement subjugué par cette combinaison.
- Un autre point de nous approcher de la Terre. J'aurais du gouter, reconnait Mansif à la vue de l'état de son ami.
Bas-Fond de Coruscant
Kabshiel et Dathan déambule dans ce lieu plongé éternellement dans la pénombre. C'est un monde sombre et violent. Dathan sert de gardien au jeune Kabshiel. Malgré sa carrure, ce dernier cache un jeu de pistolet blaster en cas de danger immédiat. Nombreux sont les boites de nuit, les casinos et tavernes à être présentes. L'ambiance est malsaine et tendu. Alors qu'ils progressent, ils observent un attroupement important de troupes policières. Du monde s'agglutinent en tant que simples observateurs. La police est obligée de les repousser à plusieurs reprises. Un policier arrive devant le duo. Devant la carrure intimidante du lirarkien, il ne fait rien.
- Il s'est passé quelque chose? demande Dathan à l'homme.
- Cela ne vous concerne pas, répond sèchement l'homme.
- Il s'agit d'une action du caméléon?
L'homme reste silencieux un moment avant de répondre.
- Oui. Il a écorché un groupe de cathariens. Il a suspendu leur corps ensanglanté.
- C'est bien dans son habitude. Kabshiel, continuons.
Ils reprennent leur marche. Kabshiel parvient à ne pas regarder, mais Dathan le fait. Il reconnait les individus morts.
- Ils n'ont que ce qu'ils méritent. Ils paient leur attitude provocante. Dépêchons Kabshiel, ne faisons pas attendre plus longtemps Dame Trishana.
Ils finissent par arriver devant un Night-Club portant le doux nom Night Butterfly. Avant même d'y pénétrer, quelque chose est éjectée dudit bâtiment et atterrit dans une poubelle. On entend une voix s'exclamer.
- Dans le mille, s'exprime une voix féminine caverneuse. Et que l'on ne revoit plus ta sale face ici!
Les deux sourient et continuent d'avancer jusqu'à atteindre le devant du bâtiment. Ils observent la personne ayant jeté l'objet. Une créature presque aussi grande que Storran. Elle a un gabarit bossu et bipède, avec de longs bras humanoïdes. Elle a une peau épaisse, une queue suffisamment longue pour lui permettre d'être stable. Elle a une paire de corne courbée et son museau ressemble à celui d'un crocodile. Elle a des yeux jaunes. Elle est également puissamment bâtie. Elle possède des mains avec quatre doigts dont un pouce et chacun possède une griffe affutée. Elle en impose et pas que sur la puissance. Elle possède également de généreux atouts. Elle fait partie du peuple Zrakiluf.
- Oh, vous êtes de retour Dathan, Kabshiel, s'exprime la femme.
- Oui, Ertvaka, répond simplement le lirarkien. Un mauvais payeur?
- Non, un crétin qui a voulu imposer ses règles.
- Je vois. Un véritable crétin, alors, conclut Dathan.
- Cela a donné quelque chose?
- Oui. Kabshiel a gagné un bon paquet de crédit.
- Allez voir la patronne. Elle s'inquiète malgré tout.
Ils passent et juste avant de rentrer, Dathan demande qui est la malheureuse.
- C'est ta petite amie, Dathan, répond simplement Ertvaka.
Le visage de Dathan s'assombrit et de l'inquiétude s'affiche. Ils hâtent le pas. Il traverse un immense hall richement décoré. Il est similaire à celui se trouvant dans le Meryx Sphyraena, en moins imposant et m'as-tu vu. La première chose à constater et que le lieu n'a que des femmes en termes d'employées. Certaines préparent les cocktails, les autres faisant leur travail en faisant dépenser sans compter les pauvres bougres attirés par le physique du personnel.
Les deux traversent rapidement le lieu. Ils se dirigent vers la chambre de la cheffe dirigeant cette entreprise. Ils arrivent devant l'entrée de son bureau. Il y a une gardienne, une vheneanienne. Elle a une apparence gracieuse, grande, aux cheveux violet clair coupé court et des yeux rouges. Elle a un visage fermé et austère. Elle porte une sorte de tenue moulante. Cela la rend plus belle, mais aussi plus mortelle, surtout avec son fouet qu'elle porte à sa ceinture et son pistolet blaster. Elle toise avec froideur les deux arrivants.
- Bonjour Tyrael, s'exprime avec courtoisie Dathan. Kabshiel et moi-même somme de retour. Nous voudrions parler à dame Trishana.
- Ravie de vous revoir, prononce-t-elle simplement. Attendez, je vais voir si elle peut vous voir.
Tyrael ouvre la porte et disparait. Kabshiel, lui, semble être toujours intimidé par la vheneanienne. Elle revient.
- Trishana peut vous voir.
Elle s'écarte, leur laissant le passage. Puis une fois entrée, elle ferme la porte. Le bureau de la patronne d'étonne grandement du reste. Il donne l'impression de vivre à l'intérieur d'un arbre. De nombreuses plantes y poussent. Il y a même une rivière artificielle qui s'écoule et la luminosité est aussi grande qu'en pleine journée. Pourtant, ni Dathan et Kabshiel ne trouvent plus magnifique que la femme assise à son bureau. Cette dernière se lève, voulant les voir plus près.
Elle est une femme grande et élégante. Sa peau est rose blanchâtre, ses membres fins. Son visage rayonne de beauté, ses yeux violets semblant envouter aisément son interlocuteur. Elle a des oreilles longues pointus, de long cheveux doré tombant presque à ses pieds, des mèches tombant devant ses oreilles. Mais le plus remarquable sont ses ailes étincelantes, ressemblant à celle d'une fée terrienne, étant bleu sur le haut et vert sur le bas. La femme possède une poitrine fort généreuse qu'elle met en évidence avec des habits de couleurs violet et dévêtue au niveau du ventre et des jambes. Tous ces éléments donnent à la femme une beauté à couper le souffle.
Dathan et Kabshiel restent figé un moment à observer la femme. Cette dernière se permet de sourire devant leur réaction.
- Je constate que ma personne vous impressionne toujours autant, prononce-t-elle avec une voix cristalline et aimable, tout en entendant un peu de moquerie.
Ils se reprennent et salut la femme.
- Mes respects, dame Trishana, prononcent les deux avec respect et révérences.
- Relevez-vous. Inutile d'être aussi solennelle.
Ils se relèvent et elle penche son attention sur Kabshiel.
- Alors, qu'à donner ton idée, mon petit Kabshiel? prononce Trishana toujours avec cette voix douce et mélodieuse.
- Elle a remarquablement bien fonctionné, répond-il en montrant la quantité importe de crédit.
- C'est impressionnant, reconnait Trishana. Il n'y a pas eu de problèmes?
- Si, une altercation avec des membres de la COMPRE, répond Dathan. Fort heureusement, un terrien est intervenu. Sans quoi, je les aurais démembrés avec le bleissfynien.
- Je vois. Pour le moment tu ne feras plus de présentation. Il faudra mieux choisir le lieu.
- Trishana, lui dit Tyrael, cette précaution ne sert à rien. La COMPRE prend de l'ampleur avec la guerre et certains en profitent déjà. Si tu couves trop Kabshiel, cela lui sera plus néfaste qu'autre chose.
- Soit, répond Trishana.
- Avez-vous trouvé des informations sur mon monde? demande Kabshiel.
- Navré mon enfant, mais pour le moment je n'obtiens rien. Mais ne perd pas espoir. Tu retrouveras ton monde et ta famille. Maintenant va dans ta chambre pour te reposer. Tu as dû avoir beaucoup d'émotions.
L'enfant acquiesce et part. Puis Trishana demande un rapport détaillé des événements. Une fois fait, elle libère Dathan.
- Je te libère de tes obligations pour le moment. Va voir ta petite amie. Elle ne va pas bien.
- Je sais. Ertvaka m'a prévenu. Je dois prévenir que le caméléon a de nouveau fait parler de lui. Il s'est occupé du groupe de cathars.
- Je prends note.
- Dame Trishana, vous n'avez aucunes informations sur le spectre et le caméléon? demande Dathan.
- Hélas, même mon réseau personnel ne parvient à trouver la moindre information qui soit utilisable ou véridique. Ils portent bien leur nom respectif.
Dathan acquiesce, salut Trishana et part. Cette dernière soupire avant d'avoir un visage sérieux.
- Tyrael, j'aimerais que nous durcissions le règlement. Je ne veux pas qu'à nouveau une de mes protégées soient blessées à nouveau.
- Je m'en occupe. Toutefois Trishana, j'aimerais éclaircir notre relation. Est-ce vraiment une bonne idée? Ton peuple peut vivre aisément mille ans, voir même plus. En plus, vous êtes liés à la force.
- Tyrael, je comprends ton raisonnement. J'ai perdu mon premier partenaire il y a de cela un moment. J'ai tourné la page, mais je ne l'ai pas oublié, de même que les suivants. Je te donnerais autant d'amour que les autres.
- C'est entendu.
- A plus tard, ma chère Tyrael.
- Oui, Trishana Ulazumin du peuple des Liafaxia.
Trishana sourit légèrement avant de se replonger dans la gestion de son entreprise.
Temple Jedi
Maitre Kai Hudorra et Tera Sinube qui sont en pleine méditation sont prévenus de l'arrivée de l'échantillon de sang du jeune Nahashis. Il s'agit de la chevalier Salilma, une Avianqué. Elle ressemble à un caméléon voilé anthropomorphe mince qui possède des dents pointues, des écailles vertes et brunes et une longue queue. Elle a d'énormes yeux bleus avec des iris noirs. Elle a également une imposante crête. Elle a des symboles sur son visage et sur sa crête. Elle mesure aux environs d'un mètre cinquante en comptant sa crête qui doit bien faire entre dix et vingt centimètres de haut. Elle possède des mains avec quatre doigts.
- Il y a un problème, chevalière Salilma?
- Nous venons de recevoir le sang du sensible sagomakien Nahashis, maitre Hudorra.
- Dans ce cas, vous pouvez lancer l'analyse.
- Je suis navré, mais je ne puis faire l'analyse, dit-elle, ennuyée.
Le bothan est bien étonné.
- Nous vous remercions, chevalière Salilma, s'exprime Sinube. Déposez le contenant. Nous allons nous en occuper.
Elle acquiesce silencieusement et dépose le colis. Elle salut les deux maitres et part.
- Tera, sais-tu quelque chose pourquoi elle ne peut pas faire un simple test?
- Je l'ignore, Kai. Il y a certaine chose que Salilma n'a pas le droit d'effectuer.
- Mais pourquoi? s'exclame-t-il incrédule. Elle est un membre très sage. Elle est très studieuse. D'ailleurs, elle est l'une des rares à savoir user des arts martiaux jedis avec un talent que nous n'avions plus vu depuis longtemps. Elle devrait même être maitre, comme sa camarade Amari.
- Je sais, Kai. En outre, elle n'a même pas le droit de former un padawan. Tous ces éléments sont étranges, mais le conseil doit avoir ses raisons la concernant.
- Serait-ce juste parce qu'elle est une Avianqué? s'étonne Kai. Je sais que les siens ont une réputation similaire à celle des fosh, si ce n'est pire. Pourtant, j'ai entendu dire que les siens étaient plus qu'euphorique qu'ils aient une sensibles parmi eux.
- Oui. D'ailleurs, seul l'ordre connait la localisation de leur monde. Si jamais cela venait à être dévoilé, il ne vaut mieux pas imaginer ce qui se passerait, tout comme pour les fosh d'ailleurs.
Ils prennent la boite et se dirigent à la zone médicale.
- Tera, as-tu réussis à trouver les identités du Spectre et du Caméléon?
Le cosien répond négativement de la tête.
- J'excelle dans les enquêtes dans les bas-fonds de Coruscant. Mais c'est bien la première fois que je n'arrive pas à mettre une identité sur un individu. Même mon meilleur contact n'a quasiment rien. Nous sommes confrontés à des individus très méticuleux, qui prennent beaucoup de soin à ne pas se démasquer.
- Salilma t'aide bien dans ce travail.
- Oh, mais pas qu'un peu. Sa capacité à se rendre invisible et à se mouvoir lui permet d'être une excellente enquêtrice. Également, elle peut neutraliser n'importe lequel de ses adversaires aisément.
Une fois arrivée à la zone médicale, ils analysent le sang perçu. Les résultats sont suffisant exceptionnels pour les surprendre.
- Il a un taux de midi-chloriens égal à celui de maitre Yoda. La machine n'a pas fait d'erreur?
- Non, Kai. C'est un développement inattendu. Je vais aller en parler au conseil. Il se peut que ce jeune aille avoir de grandes capacités.
Coruscant, Zone industrielle
Une navette se déplace dans une partie abandonnée de la zone industrielle. Elle semble arriver à son lieu. Une fois atterrit, la rampe s'ouvre et une personne encapuchonnée en sort. Silencieusement, Dark Sidious s'avance. Un mur s'affaisse pour révéler un ascenseur. Il l'amène dans un lieu tenu secret. A son arrivé un homme vient directement le voir.
- Bienvenu, seigneur Sidious, s'exprime l'homme avec révérence.
Le sith acquiesce silencieusement.
- Où en êtes-vous dans le projet, docteur Hemlock?
- Nous progressons, mais les résultats sont pour le moment, très lents.
Les deux hommes s'avancent, révélant une infrastructure imposante et très avancée. Il y a de nombreuses cuves remplit de liquides symbiotiques. Dans ces dernières se trouvent des individus, Duros, Twi'lek, Mon calamari, Humains, etc…Tous présentent des symptômes de mutations ou ont le corps horriblement mutilé.
- Comme vous le voyez, nous progressons. Nous ne manquons pas de sujet, ici sur la capitale.
Palpatine ne dit mot et observe. Une alarme résonne. Dans une des cuves, le sujet, une femme twi'lek, voit son corps gonfler soudainement avant d'exploser, répandant ses organes dans la cuve et l'obscurcissant avec son sang.
- Les échecs sont malheureusement fréquents. Le corps des sujets finit par ne plus supporter les changements, dit-il avec indifférence sur le sort de la malheureuse.
- Je me moque du nombre de cobaye devant être sacrifié, lui répond Palpatine froidement. Il n'y a que les résultats qui m'intéresse.
- J'en prends note, seigneur Sidious. Le projet pourrait progresser si nous pouvions avoir les recherches des Kaminoans sur le clonage.
- Pas pour le moment. La guerre vient tout juste de débuter et ils sont très prudents sur cela. Je vous transmettrais une fois que le ministre Lama Su sera plus conciliant.
- Entendu. En revanche, il y a peut-être une alternative. Plutôt qu'un corps cloné, pourquoi ne pas avoir un corps mécanique, voire même biomécanique? J'ai entendu beaucoup de chose sur la technologie biomécanique des Wraziens et Bleissfyniens. Avoir un sujet à disséquer permettrait de faire grandement progresser le projet.
Palpatine est pensif. S'il est vrai qu'avoir des clones de lui permettrait de prolonger son existence. Cependant un corps biomécanique ne souffrirait plus des affres du temps. C'était une possibilité à développer. De plus, il a déjà en vue le sujet éventuel.
- Ces deux peuples sont réticents à s'ouvrir, mais je verrais pour vous amener le meilleur sujet.
- J'en trépigne d'impatience, s'exprime le docteur Hemlock révélant un visage déformé par l'excitation.
- Bien. J'attends des rapports à chaque avancement.
- Comme toujours, seigneur Sidious. Je mènerais le projet nécromancie à son terme.
Palpatine hoche simplement la tête. Son projet avance lentement, mais il n'est pas pressé. Que cela soit abouti est la seule chose qui l'intéresse. Qu'importe le nombre de morts pour le résultat. Après tout, il est un sith et ces derniers n'ont aucunement la compassion de leur ennemi, les jedis.
