Je ne possède aucun des personnages des films ou des comics.
Un recueil de textes courts sur l'univers de Batman nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire.
Ce texte a été écris pour l'anniversaire de Christian Bale
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Le gardien silencieux
La nuit tombait sur Gotham City et les rues étaient noyées sous une pluie battante. Bruce Wayne, sous son costume de Batman, avait passé des heures à traquer de dangereux criminel, mais cette fois, la traque avait atteint son paroxysme lors d'un affrontement brutal dans une usine abandonnée, où Bruce avait été grièvement blessé. Puisant dans ses dernières forces, il avait réussi à rejoindre la Batmobile, ses forces l'abandonnant peu à peu. Avec une volonté de fer, il réussit à retourner à la Batcave, mais à peine avait-il franchi les portes secrètes qu'il s'écroula, inconscient, sur le sol de la caverne. Le signal d'alarme se déclencha, alertant immédiatement Alfred Pennyworth, qui se trouvait dans le manoir.
Ce dernier, le cœur battant, se précipita vers l'entrée de la Batcave. Lorsqu'il arriva sur les lieux, il découvrit Bruce allongé, immobile, une mare de sang se formant autour de lui.
- Non ! Bruce ! Mon garçon, tiens bon ! Murmura Alfred en s'agenouillant à côté de lui.
Avec des gestes précis et assurés, il examina les blessures de Bruce. Une grande partie du sang provenait d'une profonde entaille au côté et il avait des contusions sévères sur tout le corps. Alfred savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps. Il attrapa l'une des trousses de premiers secours et commença à désinfecter et suturer les plaies les plus critiques. Le visage d'Alfred reflétait une concentration intense, mais ses mains ne tremblaient pas. Il avait été formé aux techniques de survie médicale lors de ses années dans les forces spéciales britanniques et ces compétences étaient aujourd'hui la seule chose qui pouvait l'aider à sauver Bruce.
- Ne me lâche pas, Bruce. Tu es plus fort que ça, lui chuchota-t-il en travaillant.
Après avoir stabilisé les blessures les plus graves, Alfred prépara une perfusion pour éviter que Bruce ne sombre dans un état de choc hypovolémique. Il savait qu'il devait agir rapidement mais méthodiquement. La vie de Bruce dépendait de chaque décision qu'il prenait à cet instant.
Lorsqu'il eut fait tout ce qu'il pouvait avec les moyens disponibles dans la Batcave, Alfred souleva Bruce avec précaution. Il savait qu'il devait maintenant l'emmener à l'hôpital privé qu'il avait fait préparer pour de telles situations extrêmes, mais ce trajet ne pouvait se faire que par le tunnel secret qui menait directement à l'aile médicale du manoir Wayne. Pendant qu'il avançait en le soutenant, Alfred parlait à Bruce, essayant de le faire réagir sans succès.
- Bruce, tu te souviens de cette fois où tu as sauté du toit du manoir ? Tu n'avais que dix ans et tu étais certain que tu pouvais voler. Je t'ai dit que tu étais fou, mais tu l'as fait quand même. Tu as toujours été plus courageux que la plupart des hommes.
À chaque mot, Alfred espérait que Bruce l'entendait, que cela lui donnait la force de se battre.
Quand ils arrivèrent à l'aile médicale. Alfred transféra Bruce sur une table d'opération et commença à utiliser les équipements avancés qu'il avait fait installer. Il contacta également un médecin de confiance, qui savait garder le secret sur l'identité de Batman. Le médecin arriva rapidement et prit la relève. Alfred restait à proximité, prêt à assister de toutes les manières possibles. Les heures passèrent dans une tension insupportable. Finalement, le médecin se tourna vers Alfred avec un léger sourire.
- Il est hors de danger pour l'instant. Votre intervention rapide lui a sauvé la vie, Alfred. Vous avez fait un travail remarquable.
Alfred sentit une vague de soulagement l'envahir, mais il savait que la route serait encore longue pour Bruce.
- Merci, docteur. Je ne sais pas ce que nous aurions fait sans vous.
Une fois le médecin parti, Alfred s'assit à côté de Bruce, veillant sur lui comme un père sur son fils. Au bout de longues minutes, Bruce ouvrit les yeux, un regard faible et trouble mais qui s'accrocha au regard de son majordome.
- Alfred... murmura-t-il, sa voix à peine audible.
- Ne dis rien, Bruce. Repose-toi. Tu es en sécurité maintenant.
- Merci... Je suis désolé pour tout...
Alfred sourit et serra doucement la main de son protégé.
- Il n'y a rien à pardonner. Reviens-nous en pleine forme. Gotham a encore besoin de toi. Et moi aussi.
Bruce hocha faiblement la tête, un léger sourire aux lèvres, avant de sombrer dans un sommeil réparateur. Alfred, le cœur apaisé, continua de veiller sur lui, reconnaissant pour chaque instant qu'ils avaient encore à partager.
