Lorsqu'Hermione ouvrit les yeux le lendemain matin, la lumière douce du jour filtrait à travers les rideaux. Elle se retourna vivement vers le lit de camp de son faux petit ami, un doute l'effleurant : et s'il s'était enfui pendant la nuit ? Mais non, il était toujours là, endormi paisiblement, un sourire franc collé à son visage.

La lionne s'approcha doucement, intriguée. Ses cheveux, d'habitude parfaitement coiffés, étaient en bataille, et quelques mèches s'étaient collées à son visage. Il semblait… apaisé, loin du masque rigide qu'il portait habituellement. Elle se surprit à se demander à quoi il pouvait bien rêver.

— Je te manque, Granger ? murmura-t-il soudain, les yeux toujours fermés.

Hermione rougit violemment, bafouillant quelques mots incompréhensibles. Elle avait été prise la baguette en l'air. Rapidement, elle fronça les sourcils pour reprendre contenance.

— Je… NON ! Pas du tout ! Allez, va prendre une douche. Je vais préparer le petit-déjeuner, et ensuite, c'est l'heure.
— Nous partons déjà ? grogna-t-il, encore à moitié endormi.
— Oui ! Il faut aller la chercher au plus vite. Ensuite, tout redeviendra comme avant, répondit-elle, plus sèchement qu'elle ne l'avait voulu.

Drago roula des yeux et se leva avec un soupir exagéré, suivant les ordres de Miss-Je-Sais-Tout. Hermione le regarda s'éloigner, secouant la tête avec amusement.

— Ce qu'il peut être têtu quand il veut, murmura-t-elle.

Alors qu'elle se préparait elle-même, elle réfléchit à tout ce qui s'était passé ces derniers mois. Ils en avaient fait, du chemin, tous les deux. L'année précédente, jamais elle n'aurait pu imaginer que Drago Malefoy, la fouine insupportable, dormirait chez elle… encore moins qu'ils partageraient une cause commune. Pourtant, ils avaient progressé. Elle se surprit à être heureuse de cette évolution.

Elle enfila un débardeur gris pâle et un jean noir, puis descendit à la cuisine. Décidée à marquer la journée, elle attrapa un tablier et entreprit de préparer des crêpes de manière totalement moldue.

Drago, après s'être longuement attardé devant le miroir pour peigner ses cheveux et retrouver un semblant de dignité, descendit à son tour. En s'apprêtant à entrer dans la cuisine, il s'arrêta net. Hermione, le visage légèrement couvert de farine, s'affairait autour de la cuisinière. Elle avait l'air concentré, sa langue légèrement tirée alors qu'elle retournait une crêpe.

Il resta un moment adossé au chambranle de la porte, silencieux. La voir ainsi, dans un cadre si simple et chaleureux, était étrange. Comment avaient-ils pu devenir aussi proches en si peu de temps ? Il n'arrivait pas à comprendre comment deux personnes qui s'étaient détestées pendant des années pouvaient désormais s'entendre aussi bien.

Il sourit, mais un soupir amusé s'échappa de ses lèvres, assez fort pour la faire sursauter.

— Malefoy ! Tu m'as fait peur ! s'exclama-t-elle, une main sur son cœur.
— Quoi ? J'ai une tête affreuse ? la taquina-t-il, un sourire en coin.
— Je n'ai pas dit ça ! se défendit-elle, en levant le menton.

Puis, en tirant la langue, elle continua :

— Effectivement, tu as toujours eu une tête affreuse, la fouine.
— Hé ! Ne parle pas, le castor ! répliqua-t-il, feignant l'indignation.
— Ça suffit, les enfants, intervint une voix derrière eux.

Hermione se calma instantanément.

— Oui, Maman !

Madame Granger secoua la tête en riant doucement.

— Vous n'êtes pas possibles tous les deux.

Drago lui adressa un sourire impeccable.

— On a toujours été comme ça, à se taquiner… rien de bien méchant, Madame, dit-il, cherchant à paraître irréprochable.

Madame Granger hocha la tête avec un sourire sincère avant de retourner au salon. Hermione servit ensuite les crêpes, et ils mangèrent en silence. L'heure approchait, et l'inquiétude montait doucement. Ils savaient tous les deux que ce qu'ils s'apprêtaient à faire était risqué… et qu'il y avait une possibilité qu'ils ne reviennent pas.

Quand le moment fut venu, Hermione enlaça ses parents avec force, les larmes aux yeux. Elle leur avait dit qu'elle et Drago passeraient le reste des vacances chez les Weasley, et même si ses parents semblaient ravis, elle se sentait coupable de leur mentir.

Une fois dehors, Drago posa une main sur son épaule.

— Prête ? demanda-t-il.
— Oui. Et toi ? répondit-elle, cherchant à capter son regard.

Il détourna les yeux vers le manoir qui se dessinait au loin, ses traits se durcissant immédiatement.

— Plus que jamais, répondit-il d'une voix déterminée.

Hermione, voyant la tension dans ses épaules, posa doucement sa main sur son bras en signe de compassion. Ils transplanèrent ensemble, leurs pensées lourdes de ce qui les attendait.

Hermione sortit le médaillon de sa poche, ses mains légèrement tremblantes d'excitation et de nervosité. Elle passa la chaîne autour de son cou et de celui de Drago, s'assurant que le Retourneur de Temps était bien centré entre eux. Elle inspira profondément, se remémorant les instructions de Dumbledore, puis fit tourner le pendule. Une fois, deux fois… Elle ne comptait plus les tours, son esprit concentré sur leur objectif.

Lorsque le mouvement cessa enfin, une lumière éclatante les enveloppa. Puis, plus rien. Tout semblait immobile, silencieux. Hermione ouvrit prudemment les yeux, découvrant leur environnement familier mais étrangement irréel.

— Granger… tu crois que ça a marché ? murmura Drago, sa voix basse trahissant une pointe de doute.
— Oui, c'est normal qu'on ait l'impression de ne pas avoir bougé mais regarde, il n'y a plus de neige, répondit-elle. Mais il faut être très prudents. Si mes calculs sont justes, tout le monde est à l'intérieur en ce moment même.

Drago acquiesça, jetant un regard nerveux autour d'eux.

— Suis-moi, dit-il en lui tendant la main.

Hermione attrapa sa main sans hésiter, et il l'entraîna avec assurance. Ils passèrent sous les barrières de l'entrée, se glissèrent entre les buissons, puis longèrent les murs du manoir. Drago s'arrêta à la fenêtre du grand salon, où l'éclat des lumières et le bruit des conversations animées leur parvenaient.

Hermione se pencha légèrement pour jeter un coup d'œil à l'intérieur. Elle aperçut une version plus jeune d'elle-même et de Drago, échangeant des piques acerbes et des regards furieux.

— Je crois qu'on ne s'appréciait pas du tout, Granger, murmura Drago avec une pointe d'ironie.
— Et ce n'est pas toujours le cas ? rétorqua-t-elle, un sourire moqueur au coin des lèvres.

Drago tourna la tête vers elle, un éclat amusé dans les yeux.

— Je crois qu'on a dépassé ce stade, dit-il en lui adressant un clin d'œil. On ne se déteste plus… on se supporte.

Ils échangèrent un regard complice avant d'étouffer un rire. Cette camaraderie naissante entre eux semblait presque irréelle dans ce contexte. Mais l'attention de Drago fut rapidement attirée par une silhouette à l'intérieur.

— Ashley… murmura-t-il, son regard s'adoucissant en voyant sa sœur discuter avec Harry.

Hermione posa doucement une main sur son bras.

— Nous allons la sauver, Drago. Je te le promets.

Un mouvement à l'intérieur attira leur attention. Ashley et Harry quittaient la pièce, se dirigeant vers l'extérieur.

— Allons-y, ils sortent, dit Drago, le souffle court.

Ils les suivirent discrètement, restant hors de vue. Harry et Ashley marchèrent jusqu'à un coin tranquille à l'extérieur du manoir. Hermione donna un léger coup de coude à Drago, qui ne quittait pas sa sœur des yeux, fasciné par le simple fait de la voir vivante.

— Préparons-nous, murmura-t-elle.

Il acquiesça d'un signe de tête, sa main glissant instinctivement sur sa baguette. Mais il se figea en voyant Harry et Ashley s'embrasser, son expression se durcissant immédiatement.

— Potter, grogna-t-il entre ses dents.
— Malefoy… tu ne changeras donc jamais, soupira Hermione. Fais attention, nous sommes également dans leur champ de vision. On ne peut pas se faire voir.

Mais Drago ne l'écoutait déjà plus. Son attention s'était détournée vers les bois environnants.

— Le sort est arrivé de… là-bas, murmura-t-il en pointant une direction.

Sans attendre, ils coururent vers les arbres, leurs pas silencieux sur le sol couvert de feuilles mortes. Des chuchotements leur parvinrent, et ils comprirent rapidement qu'il y avait plusieurs personnes impliquées. Hermione jeta des coups d'œil réguliers en direction de Harry et Ashley pour s'assurer qu'ils étaient toujours en sécurité, tandis que Drago scrutait les ombres.

Ils s'avancèrent prudemment, les murmures devenant plus distincts. Le cœur de Drago battait à tout rompre, la tension montant à mesure qu'ils s'enfonçaient dans la forêt.

Mais soudain, une ombre se dessina derrière Hermione. Drago sentit son instinct prendre le dessus.

— Stupefix ! cria-t-il, levant sa baguette d'un geste vif.

Un éclat de lumière fusa, mais il fut aussitôt repoussé.

— Protego ! fit une voix féminine, ferme et froide.

Drago recula d'un pas, son cœur manquant un battement en reconnaissant la silhouette devant lui.

— Daphnée… murmura-t-il, son souffle court.

Hermione se tourna, les yeux écarquillés. L'ambiance s'alourdit instantanément, la confrontation s'annonçant bien plus complexe qu'ils ne l'avaient imaginé.

Hermione se retourna vivement, sa baguette déjà levée. La lumière pâle de la lune filtrant à travers les branches projetait des ombres mouvantes autour d'eux, amplifiant le chaos qui régnait. Sans attendre, elle lança un sortilège en direction de Daphnée Greengrass, qui répliqua aussitôt.

Les éclairs de lumière jaillirent de toutes parts, illuminant les troncs d'arbres comme des éclairs dans une tempête. Le sol se couvrait de marques brûlées là où les sortilèges frappaient, dégageant une odeur de bois calciné. Hermione bondissait, esquivant les attaques, sa baguette vibrant dans sa main.

— Expelliarmus ! hurla-t-elle, visant un sorcier masqué qui tentait de la prendre par surprise.

Le sort le frappa de plein fouet, envoyant sa baguette voler avant qu'il ne s'écroule lourdement. Elle se retourna brièvement vers ses amis et aperçut Harry refermer la porte du manoir derrière lui, mettant Ashley à l'abri. Un soulagement immédiat s'empara d'elle, mais l'adrénaline la rattrapa aussitôt.

Son sourire se transforma en une détermination farouche. Elle pivotait et lançait des sortilèges avec une précision calculée, son esprit en alerte constante. Les sorts fusaient autour d'elle, le sifflement de la magie brisant le silence de la forêt.

Elle n'avait pas le temps de voir qui tombait sous ses attaques, son instinct la guidant à chaque mouvement. Elle devait protéger Drago, Harry et surtout Ashley. C'était tout ce qui comptait.

Puis, au milieu du tumulte, elle le vit. Drago. Debout face à Daphnée, sa baguette levée, mais pris au dépourvu. Daphnée, les yeux brillants d'une détermination froide, murmurait déjà les premiers mots d'un sort impardonnable.

— Non ! cria Hermione, sa voix déchirant la cacophonie de la bataille.

Elle se lança à toute vitesse, son cœur battant à tout rompre. Le vent glacial fouettait son visage, mais elle n'y prêtait pas attention. Elle serrait sa baguette contre sa poitrine, se préparant à intervenir.

Daphnée ouvrait la bouche pour prononcer les derniers mots fatidiques.

Hermione visa Drago en courant.

— Protego ! hurla-t-elle.

Le bouclier scintillant jaillit juste à temps, frappant Daphnée de plein fouet et faisant dévier son sortilège. Mais dans sa précipitation, Hermione accrochait en même temps le médaillon du Retourneur de Temps autour de son cou. L'objet fut projeté dans les airs, virevoltant avant de retomber au sol.

Une fraction de seconde plus tard, un sort dévié frappa le médaillon. Un éclat sonore résonna dans la clairière, suivi d'une lumière intense. Le Retourneur de Temps se brisa en morceaux, ses fragments scintillant un instant avant de disparaître dans l'herbe.

Daphnée lança un regard furieux à Drago et Hermione avant de transplaner sans un mot, disparaissant dans un craquement sonore.

Hermione, haletante, rejoignit Drago et s'accroupit à ses côtés.

— Ça va ? demanda-t-elle, essuyant d'un revers de manche la sueur sur son front.
— Oui, ça va, répondit-il, bien que son souffle trahissait encore le choc.

Hermione posa une main sur son épaule, le regard sévère.

— Tu aurais pu y passer, Drago.

Il haussa les épaules, jetant un regard sombre aux fragments brisés du médaillon.

— À la place, c'est notre billet de retour qui a écopé, marmonna-t-il.

Hermione toucha son cou, sentant l'absence du médaillon. Une vague de panique monta en elle avant qu'elle ne la réprime.

— Alors… il faudra rester discret pendant des semaines. Ça risque d'être long, fit-elle remarquer avec une pointe d'agacement.

Drago hocha la tête, un sourire en coin apparaissant sur son visage.

— Ouais… au moins nous sommes tous les deux, chuchota-t-il, son ton presque apaisant.

Hermione sentit ses joues chauffer légèrement. La sincérité dans sa voix la toucha plus qu'elle ne voulait l'admettre. Elle lui rendit un sourire timide, et à sa surprise, il rougissait aussi.

Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, Drago l'attira doucement vers lui, agrippant son chemisier pour la serrer dans ses bras. Elle resta un instant figée, surprise, avant de se détendre. Ils avaient réussi. Ils n'avaient peut-être pas capturé Daphnée, mais ils avaient accompli l'essentiel : sauver Ashley.

Après un long moment, Hermione se releva doucement, essuyant ses genoux sales.

— Il faudrait retourner voir ce qui se passe, murmura-t-elle, l'urgence reprenant ses droits.
— Oui, répondit Drago, sa voix empreinte de calme.

Ils échangèrent un dernier regard complice avant de se diriger vers le manoir.


À l'intérieur du manoir Malefoy, l'ambiance était électrique. Le salon, somptueusement décoré mais chargé d'une tension palpable, était divisé en deux clans bien distincts : les Gryffondors, regroupés d'un côté, et les Serpentards de l'autre. Les regards échangés étaient aussi tranchants que des lames, et personne ne semblait prêt à céder un pouce de terrain.

Ashley, rayonnante, était entrée avec Harry. Les Gryffondors, ravis de voir leur ami heureux, entouraient le jeune couple de sourires et de félicitations. Ashley, toujours aussi douce et lumineuse, semblait parfaitement à l'aise au milieu de cette camaraderie chaleureuse.

Harry, après un moment, s'excusa pour aller chercher de quoi boire à sa nouvelle petite amie. En revenant de la cuisine, il croisa Drago Malefoy, qui se tenait à l'entrée du salon. Le Serpentard, les poings serrés, la mâchoire crispée, fixait Harry d'un regard noir, prêt à exploser.

— Potter, gronda-t-il. Si tu oses faire de la peine à ma sœur, je te jure que je ne donnerai pas cher de ta peau. Toi et tes sales amis Gryffondors… je vous détesterai toujours. Vous allez souiller ma sœur.

Harry s'arrêta, serrant lui aussi les poings, mais il garda un calme apparent.

— Ferme-la, Malefoy, répliqua-t-il avec froideur. Ta sœur est une femme géniale, qui sait prendre ses décisions elle-même. Contrairement à toi, elle est intelligente.

Drago siffla entre ses dents, les yeux plissés de colère.

— Je te préviens, Potter… si tu lui fais du mal…
— J'ai compris, imbécile, coupa Harry, son ton devenant tranchant. Je ne lui ferai pas de mal. C'est clair ? Je l'aime.

Les deux ennemis se défièrent du regard, leurs respirations lourdes se mêlant dans le silence soudain du couloir. Finalement, chacun détourna les talons. Harry retourna vers Ashley et ses amis, tandis que Drago, toujours furieux, rejoignit Blaise Zabini dans un coin sombre du salon.

De leur cachette, Hermione et le Drago du présent observaient la scène, leurs cœurs battant à tout rompre. Ils s'étaient faufilés discrètement dans le manoir, leur objectif clair en tête. Mais maintenant, la situation semblait leur glisser entre les doigts.

Hermione attrapa doucement le bras de Drago, l'obligeant à se tourner vers elle.

— On doit rester concentrés, chuchota-t-elle.

Ils continuèrent à s'infiltrer, trouvant une place dans l'ombre d'un grand pilier qui leur offrait une vue parfaite sur toute la pièce. Alors qu'Hermione observait attentivement, ses yeux s'écarquillèrent en entendant une altercation à quelques pas de là.

Ron et Pansy échangeaient des insultes à voix haute, attirant l'attention de tous.

— Weastiti l'abruti ! Ça rime Weasmoche, tu vois ? C'est fait pour toi ! lança Pansy, son regard étincelant de mépris.
— Tu t'es vue, Parkinson ? répliqua Ron, les joues rouges de colère. Avec ta tête de pékinois, je crois que tu pourrais gagner un prix de beauté… celui de la plus moche de tout Poudlard !

Pansy devint écarlate, ses yeux lançant des éclairs.

— Moi, moche ? Tu plaisantes ! Toi, en plus d'être un abruti fini, tu es laid et désespérant. Personne ne veut de toi, c'est évident. C'est pour ça que tu traînes avec cette stupide Sang-de-Bourbe. Vous formez un trio parfait : la Sang-de-Bourbe, le Balafré et le traître à son sang !

L'insulte tomba comme une pierre, brisant le silence dans le salon. Ron devint rouge écarlate, son visage une véritable tempête d'émotions. Sans un mot, il quitta la pièce, les poings serrés, ses épaules raides de colère.

Hermione porta une main à sa bouche, horrifiée par ce qu'elle venait de voir. Elle jeta un coup d'œil vers Drago, qui paraissait tout aussi troublé.

— Euh… je crois qu'on a un problème, murmura-t-il, son ton plus sérieux qu'à l'habitude.

Hermione se tourna vers lui, son visage blême.

— Non… tu crois ? répondit-elle, son sarcasme masquant à peine son inquiétude.

Ils échangèrent un regard lourd de sens. L'impact de leur intervention dans le passé devenait évident. Drago brisa finalement le silence.

— La mort d'Ashley… nous avait unis. Et maintenant, tout ça… tout ça a disparu.

Hermione hocha lentement la tête, sentant une boule d'angoisse se former dans sa poitrine.

— Qu'est-ce qu'on va faire ? murmura-t-elle, sa voix faible.

Drago ne répondit pas immédiatement, ses yeux fixés sur la porte par laquelle Ron venait de disparaître. Ils étaient dans une situation bien plus complexe qu'ils ne l'avaient imaginée.