NdA : petite précision pour Arrylinda mais aussi pour tout le monde : mon but est de fournir des histoires qui s'inscrivent dans l'univers d'Harry Potter, et donc de respecter le plus possible les circonstances présentées dans les livres ou sur Pottermore... difficile pour moi de mettre Drago à 15 ans dans les années 2000. Sinon ce ne seraient plus des OS dans l'univers HP à proprement parler, ça perdrait un peu de son sens, du moins celui que je veux leur donner (je fais vraiment des recherches pour que tout soit cohérent!). J'imagine que tu voulais parler de ton âge actuel en l'occurence, j'ai donc hésité à te donner 18 ans, mais j'ai préféré rester sur 14.
J'ai cependant changé les noms et genres des personnages Blaise, Théodore et Harry, car ça ne fait pas perdre trop de cohérence à l'histoire comme je peux gérer leurs caractères, mais l'OS a bien lieu dans la timeline des romans de JKR. Bonne lecture !
Drago Malefoy - Attrape-cœur
J'entre dans la tente de mon amie, et ne peux retenir un cri d'admiration. Elle est au moins quatre fois plus grande que ce qu'elle paraît être de l'extérieur, mais surtout, les tentures et le mobilier sont plus que raffinés.
- C'est beaucoup trop cool, dis-je surexcitée. Et ta mère a accepté de nous la laisser juste pour nous trois ?
- Oh, tu sais, ce n'est pas grand chose pour elle, sourit Estelle d'un air contrit.
La mère d'Estelle n'est pas ce que l'on pourrait appeler une personne très attentive à sa fille, elle est beaucoup plus attentive à son compte de Gringotts. Mais il faut avouer que pour une fois, c'est sacrément utile, parce que partager cette tente avec mes deux meilleures amies, Estelle et Jeanne, pour les vacances, c'est le pied. Surtout que ce soir, c'est le plus gros événement que j'attends depuis quatre ans : la Coupe du Monde de Quidditch !
- Vous êtes les meilleures amies de tout l'univers, je pourrai jamais vous remercier assez pour ce cadeau d'anniversaire trop trop trop génial ! je lance en les prenant dans mes bras.
- Et encore, c'est pas fini, me fait Jeanne avec un clin d'œil. Celui qui a eu l'idée te réserve encore une surprise...
- Jeanne, ne dis pas tout, siffle Estelle en lui lançant un regard sévère.
- Celui ?...
- T'occupe, c'est pas très important.
Heureusement pour elles, quelqu'un vient frapper à l'entrée de la tente, m'empêchant de leur poser plus de questions. Estelle va ouvrir, laissait entrer un homme blond aux joues rosées, portant une grande robe aux couleurs des Frelons de Wimbourne.
- Oh, Mr Verpey, fait Estelle d'un ton faussement enjoué. Que nous vaut l'honneur de votre visite ?
- Bonsoir Mesdemoiselles, je viens m'enquérir de vos paris ! Je vous préviens, les jumeaux des Weasleys ont fait fort : ils ont parié que l'Irlande gagnerait, mais que Krum attraperait le Vif d'Or !
- Pari risqué, dis-je en hochant la tête. Mais pas forcément idiot...
- C'est exactement ce qu'a dit la jeune fille qui était avec eux, Lucille je crois !
- Lucille est ici ! je m'exclame avec joie. Les filles, on peut aller lui faire coucou ? S'il vous plaît s'il vous plaît !
Elles acceptent en soupirant, sachant que de toute façon je ne leur en aurais pas laissé le choix et que en plus, elles ne peuvent pas se permettre de gâcher mon cadeau d'anniversaire. Nous plantons-là un Ludo Verpey pantois, après lui avoir demandé de nous indiquer la tente des Weasley. J'ai beau admirer ses exploits quand il était chez les Frelons, cet homme cherche juste à avoir de l'argent, et s'il est venu à notre tente ce n'est pas par hasard. Il connaît la grande fortune de la mère d'Estelle, et je refuse qu'il vienne nous importuner de cette manière.
Arrivées devant les deux tentes des Weasley, je me sens tout de même un peu mal à l'aise. Non pas que je n'aime pas les Weasley, à vrai dire ils m'indiffèrent et sont tout au plus supportables, mais je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de leur faire la conversation. Les Weasmoches, comme dirait un certain blond... Je m'administre une claque mentale, pas tant pour le surnom que pour avoir pensé à Drago. Je m'étais promis de ne pas penser à lui ! J'ai déjà eu du mal à le sortir de ma tête pendant le reste des vacances, ce n'est pas pour craquer maintenant ! Une frimousse à lunettes pointe son nez hors de la tente.
- ALIX ! Je croyais que tu ne pouvais pas venir comme tes parents sont rentrés en France pour les vacances !
- Jeanne et Estelle m'ont fait une surprise, dis-je surexcitée. Ça vous dirait d'aller faire un tour du côté des boutiques ? J'ai envie de me dégourdir les jambes !
- Toi ? fait Jeanne d'un ton moqueur. La personne la plus flemmarde que je connaisse ?
- Je ne suis jamais flemmarde quand il s'agit du Quidditch et de mes amies, je réplique d'un ton docte.
Nous partons explorer le camping, à la recherche des stands que nous ne mettons pas trop longtemps à trouver. Il s'agit en fait de vendeurs ambulants qui sont plus que repérables : rouges, verts, bruyants. Nous achetons chacune une rosette aux couleurs de l'Irlande, et Lucille m'offre une paire de Multiplettes. J'hésite longuement devant un Nimbus 2001 miniature. Ce serait un chouette cadeau pour Drago... Mais pourquoi je lui en offrirais un, d'abord ? Parce que ce serait un premier pas ? me fait une petite voix dans ma tête. Après tout, c'est un cadeau assez anodin, vous êtes tous les deux dans la même équipe... pas besoin de penser des « qu'en dira-t-on » ! Cet argument finit par me convaincre, et je l'achète avant de le glisser prestement dans ma poche. J'ai quand même les joues rouges, ce qui n'a pas échappé au regard scrutateur de Jeanne qui s'abstient pourtant de tout commentaire.
- J'ai tellement hâte que ce soit le match, s'écrie Lucille sur le chemin du retour. Je me demande comment va se débrouiller l'Attrapeur Bulgare, apparemment il est très très bon...
- Tu as envie de te mesurer à lui ? la raille Estelle.
- Bah, et pourquoi pas ? Ça me ferait plus de challenge que Malefoy, répond-elle en nous adressant un sourire mesquin.
Je lui envoie un regard un peu vexé. C'est en effet l'équipe de Gryffondor qui a gagné l'an dernier, en dépit de tous les entraînements intensifs de notre équipe de Serpentard.
- Alors comme ça vous voulez vous frotter à Krum ? lance une voix criarde que je reconnaîtrais entre mille.
- Dans tous les sens du terme, je parie, ajoute une autre voix insupportable.
Nous nous retournons pour faire face à mes deux pires ennemies : Maylïs l'abrutie de Poufsouffle et Coline la chieuse de (malheureusement) Serpentard. C'est Coline qui a parlé la première, et je me pince l'arête du nez en marmonnant :
- Par Merlin faites que ces Veracrasses soient recouvertes de pus de Bubobulb avant que je ne les massacre... qu'est-ce qu'elles font ici ces satanées Sgnarnalouf ?!
- Qu'est-ce que tu racontes, Lixou ? Toujours à baragouiner des phrases sans queue ni tête ?
- Ne m'appelle pas Lixou, abrutie ! Et pour votre gouverne, c'est sûr et certain que si Krum nous voyait, ce ne serait pas à vous qu'il irait se frotter ! Dans tous les sens du terme !
Coline ouvre la bouche comme un poisson hors de l'eau, choquée, puis la referme. Et voilà, elle me cherche et après elle fait la gueule pour rien. Je ne comprendrai jamais cette fille, ni ce qu'elle fabrique à Serpentard. Vu sa susceptibilité, elle serait bien mieux à Gryffondor ou à Serdaigle ! Soudain, elle a un sourire malsain.
- Tu ne comptes tout de même pas briser le cœur d'un Attrapeur ?
- Que... quoi ? Non mais Coline, les blagues sur Krum ça va bien deux minutes, mais tu sais, je le connais pas et c'est vraiment pas drôle en fait, donc arrête de t'évertuer à...
- Elle ne parle pas de Krum, pouffe Maylïs d'un air idiot.
- Tout à fait, j'ai entendu dire que si tu étais là c'était pour qu'un autre attrape ton cœur...
Estelle et Jeanne ont sorti leur baguette, excédées, et je m'apprête à les imiter quand j'entends une voix traînante très familière dans mon dos. Des frissons me parcourent l'échine, et je n'ose pas me retourner. Se pourrait-il que... ? Ne pas lui montrer d'intérêt, ne pas lui montrer d'intérêt !
- Qui attrape les cœurs de qui, ici ? dit Malefoy d'une voix mielleuse. Je vous préviens que mon père est très haut placé, et que la diffamation est un acte puni par le Ministère... alors à moins que vous ne teniez à rater la Coupe du Monde, je vous conseille d'arrêter d'importuner ces charmantes demoiselles.
Maylïs et Coline s'en vont sans demander leur reste, en nous lançant un dernier regard noir. Tant mieux. J'ai beau avoir soupiré à l'énième mention de son père, je suis contente qu'il soit arrivé au bon moment. Ces imbéciles ont failli me gâcher ma journée. Enfin, je suis même contente qu'il soit là tout court, il faut l'admettre. Quoiqu'un peu gênée. Je tortille nonchalamment une mèche de mes cheveux mi-longs et ondulés pour me donner contenance.
- Merci Malefoy, mais on avait la situation totalement sous contrôle, dis-je en flagrant délit de mauvaise foi.
- Je n'en doute point, répond-il d'un air railleur en saluant mes amies de Serpentard.
Il semble hésiter à saluer Lucille, les deux se regardant d'un air de défi, puis il incline légèrement la tête dans sa direction. Lucille est surprise, mais lui rend son petit salut. Je suis encore plus surprise qu'elle : d'habitude, Drago ne perd pas une occasion pour la chambrer ce qui ne manque pas de m'exaspérer. Je lui lance un regard reconnaissant, auquel il répond un sourire sincère. Nondidjiou ! Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Son sourire, quand il n'est pas moqueur, est littéralement à tomber par terre ! Je me sens rougir mais essaie de ne rien laisser paraître.
- Oh mince ! fait alors Jeanne en se frappant théâtralement le front avec sa paume. Dis-donc, Estelle, on n'aurait pas oublié le reste du cadeau d'Alix ?
- Hein ? Ah, euh, ohlala, oui ! Il faut qu'on aille le chercher !
- Euh... tu veux venir avec nous, Lucille ?
Cette dernière semble d'abord tout aussi interloquée que moi. Elles ne font que se supporter pour moi, d'habitude ! Estelle se penche à son oreille, et Lucille pousse une petite exclamation avant de hocher la tête pour dire oui, puis non.
- Je... Non c'est gentil, mais je vais rentrer avec les Weasley, ils doivent m'attendre !
- Très bien, à tout à l'heure alors Alix ! me lance Jeanne avec un (trop) grand sourire.
- Quoi ? Mais... attendez, je viens avec vous !
- Non, c'est une surprise ! On se retrouvera plus tard pour le match ! crie Estelle qui s'est déjà éloignée avec mes deux autres comparses.
Je reste sur place, abasourdie. Elles me laissent là, toute seule ?! Enfin, toute seule avec Malefoy ? J'ai pourtant fait en sorte de leur faire croire que je ne pouvais pas le blairer pour éviter ce genre de situation... L'intéressé fait alors un effort pour briser le silence.
- Eh bien, on dirait que tes amies t'ont laissée tomber, me raille-t-il.
- C'est ta compagnie qui les effraie, je grommelle en marchant vers la forêt pour qu'il ne voit pas la peau mate de mes joues rougir.
Son rire fait voleter des papillons dans le creux de mon ventre, et je le sens qui me rattrape pour marcher à mes côtés. Nous marchons en silence pendant que nous nous rapprochons des arbres.
- Et toi, je t'effraie ? lance-t-il soudain.
- Pour qui tu me prends, Dra... Malefoy ? Je ne suis peut-être pas une Gryffondor, mais je suis loin d'être froussarde ! Encore moins s'il s'agit d'avoir peur de t-
Il me saisit la main pour me retourner face à lui, et je laisse échapper un hoquet de surprise. Il me lance un sourire sardonique, style « Ah ouais ? », en s'apercevant que j'ai dégainé ma baguette sous l'effet de la surprise. Je m'apprête à lui rétorquer que ce n'était pas par peur, quand je m'aperçois avec horreur que je n'ai pas seulement sorti ma baguette de ma poche...
- Mince, mince, mince ! je geins en essayant d'attraper le mini Nimbus 2001 en vain.
Drago tend son bras et parvient à l'attraper délicatement, en moins de temps qu'il ne m'en faut pour comprendre qu'il le tient dans sa main. C'est vraiment pas pour rien qu'il est devenu l'Attrapeur de notre maison, je pense impressionnée. Je rougis et tente de le lui reprendre.
- Tu comptais offrir ça à quelqu'un ?
- Pff, mais pas du tout, je comptais le faire dédicacer par le plus grand Attrapeur... Krum, l'amour de ma vie !
Son visage semble décontenancé, et j'aurais presque dit blessé s'il ne savait pas se maîtriser.
- Ah, c'était donc lui, celui qui a « attrapé ton coeur ». Tiens, reprends-le, et tu salueras Krum-chou de ma part.
Il me tend le jouet, et je n'arrive pas à détacher mes yeux de ses longs doigts fins. J'aimerais tellement les sentir dans mes cheveux, sur ma nuque, sur mes lèvres, dans mon dos... Mon cœur se met à battre à toute allure et je crois que je bredouille une phrase incompréhensible.
- Alix ? fait-il sur un ton presque inquiet, voyant que je ne bouge pas.
Je le regarde alors droit dans ses yeux gris. Ses magnifiques yeux gris. Il m'a appelée par mon prénom, et en plus, presque tendrement ! J'ai l'impression que quelqu'un m'a lancé un Incendio tellement j'ai chaud. Il semble rougir légèrement aussi, la main toujours tendue vers moi. C'est maintenant ou jamais ! me lance ma petite voix. Prise d'un élan de folie, je pose doucement mes mains autour de la sienne.
- C'était une blague, je murmure.
- Pardon ?
- C'était une blague, reprends-je un peu plus fort. Je comptais vraiment offrir ça à quelqu'un.
Je prends une grande bouffée d'air, et me jette à l'eau.
- Joyeux anniversaire en retard... Drago.
- Merci, me dit-il le choc passé avec un sourire qui s'étire sur ses lèvres. J'espère qu'il nous fera gagner la prochaine Coupe !
Il place mon petit cadeau précautionneusement dans sa poche, et en ressort un petit boîtier.
- J'ai... un petit quelque chose pour toi aussi. Mais je voudrais d'abord te prévenir que je ne pourrai te l'offrir que si tu réponds à une question.
- Laquelle ? dis-je, intriguée : le boîtier est-il ensorcelé ?
Il entrouvre le boîtier, et j'aperçois un bijou. Un pendentif de Vif d'or... non, c'est un petit cœur en or avec des ailes argentées ! Il aurait pu être très kitsch s'il n'était pas d'une fabrication aussi fine, méticuleuse et précieuse. Je parie que c'est une œuvre de Gobelin, les meilleurs et plus chers bijoutiers... Abasourdie et complètement perdue par les battements de mon cœur qui résonnent à mes oreilles, j'en manque presque la question de Malefoy.
- … alors, voilà, Alix, j'aimerais savoir si tu partages mes sentiments. Je voudrais savoir si tu m'aimes.
Je crois que je vais m'évanouir. Ce n'est pas possible, je dois rêver ? J'ai toujours attendu le moment où je pourrais déclarer ma flamme, j'ai repassé des centaines de scénarios tous plus improbables les uns que les autres dans mon cerveau, et... je... Il m'aime ?! Mon système d'auto-défense, c'est-à-dire l'humour douteux, se met en marche sans mon accord.
- Il faut que je t'avoue quelque chose... j'aime un Attrapeur depuis plusieurs années déjà...
- Krum ? Diggory ? fait-il d'un air paniqué cette fois.
- … et il ne le sait pas encore, dis-je alors qu'un sourire se dessine à présent sur mes lèvres.
Je prends délicatement le pendentif dans mes mains, bascule mes boucles brunes en avant, et accroche le collier à mon cou. Les ailes du pendentif sont ensorcelées, et battent doucement. Je relève la tête en secouant mes cheveux pour qu'ils reviennent se poser sur mes épaules. Drago me sourit, et je pose mes mains sur ses joues.
- Mr Malefoy, vous êtes l'Attrapeur de mon cœur.
Alors que je l'embrasse, je me sens fondre et j'oublie tout, tellement que j'entends à peine ma petite voix me reprocher que de tous les scénarios, il a fallu que je prenne le plus cucul ! Ses lèvres sont si douces et tièdes, je pourrais rester là à les embrasser des heures... il sent si bon ! Je sens ses mains se poser sur mes hanches, me procurant un frisson de désir, et remonter doucement le bas de mon dos pour me rapprocher de lui. Il retire doucement ses lèvres, à ma grande déception, et me regarde avec un sourire en coin.
- Joua-yu anniveurseur, mademousselle la plou belle, me dit-il dans ma langue natale, le français. La deuxième partie de votre cadeau ne va pas tarder à débuter, nous devrions remonter vers le stade...
- Quoi ? Mais... je croyais que c'était un cadeau de Jeanne et Est-
Une ampoule semble s'allumer dans mon cerveau, comprenant soudain toutes leurs messes basses et leur réaction face à Maylïs et Coline. Les vilaines ! Quelles sacrées entremetteuses... si elles ne m'avaient pas fait le plus beau des cadeaux, je serais bien allée leur remonter les bretelles. Non seulement la Coupe du Monde, mais la Coupe du Monde avec Drago... Ce dernier doit avoir lu toute ma réflexion sur mon visage car il éclate de rire.
- Tu es adorable quand tu réfléchis de façon aussi intense, se moque-t-il gentiment. Alix, j'ai l'honneur de t'inviter dans les tribunes officielles de la Coupe du Monde de Quidditch.
- Je dois rêver... c'est le plus beau cadeau de toute ma vie. Merci infiniment...
- Je ferais tout pour tes beaux yeux verts, répond-il avant de m'embrasser tendrement.
Je goûte à nouveau ses lèvres si tendre, et serre doucement l'étreinte de mes bras autour de son cou. Je sens le petit pendentif tenter de voleter entre nos poitrines : c'est décidemment le plus beau cadeau d'anniversaire de toute ma vie.
