Ehh coucou ! Je suis vraiment désolée pour ce délais d'attente j'ai été un peu submergé mais me revoila en forme et prête pour la suite : :D
Je vous souhaite d'ailleurs une bonne et heureuse année ;)
En espérant que la suite valait la peine d'attendre.
Edas44 : Merci de ta review ! Effectivement, ce chapitre était là pour que vous puisez comprendre les sentiments que Clarke a pu avoir dans le passé ! J'espère que celui ci te plaira d'avantage :D
A bientôt !
Le soleil était doux, tamisé par les branches des grands arbres du parc. Une légère brise caressait les feuilles et faisait danser les ombres au sol. Lexa ouvrit les yeux, étendue dans l'herbe fraîche, la lumière du jour lui paraissant étrangement chaleureuse. L'odeur des fleurs sauvages emplit l'air, familière, presque rassurante. Ses yeux se posèrent sur les nuages qui traversaient le ciel avec une lenteur. Elle les observa un moment, perdue sur la raison de sa présence ici. Puis une voix se fit entendre quasiment au creux de son oreille.
« Lexa, tu vas rester là à dormir toute la journée ? On avait dit 20 min et après balade. »
Cette voix résonna doucement dans son esprit. C'était une voix qu'elle connaissait, une voix qu'elle n'avait plus entendue depuis ce qui lui semblait être une éternité. Lexa se redressa lentement et son cœur manqua un battement : Costia se tenait à ses côtés, un livre en main avec un sourire radieux aux lèvres et son regard pétillant de vie.
Sans réfléchir, Lexa plongea dans les bras de la blonde et la serra dans ses bras, un soulagement indescriptible l'envahissant. Elle sentit la chaleur de son corps, l'odeur de sa peau. C'était réel. Ça ne pouvait être qu'une réalité. Avait-elle donc rêvé tout ce temps ?
« Tu es là… » murmura Lexa, la gorge nouée par une émotion brute.
« Bien sûr que je suis là, où voudrais-tu que je sois ? » Répondit Costia en riant doucement, comme si tout était parfaitement normal.
Lexa sentit son cœur de nouveau fonctionner, elle se sentit de nouveau heureuse et en sécurité. Elle avait donc imaginé tous les événements de ses derniers mois ? Elle fut tirée de ses pensées quand la force d'une main la tira du sol, Costia répétant qu'il fallait qu'elles avancent maintenant.
La main chaude de sa petite amie dans la sienne l'a rassuré à chaque pas qu'elles effectuaient. De douces caresses et une forte poigne : au moins elle était sûre que Costia ne s'éloignerait pas.
Elles marchèrent côte à côte à travers le parc, le vent jouant avec les mèches de leurs cheveux. Chaque détail semblait parfait : le bruit lointain des enfants qui jouaient, le chant des oiseaux, le clapotis discret d'une fontaine. Lexa souriait sincèrement pour la première fois depuis des mois. Elle se sentait vraiment heureuse et le sourire éclatant de Costia montrait que c'était réciproque.
« Tu te souviens de cet endroit ? » Demande Costia en montrant un banc de pierre à moitié recouvert de mousse. « C'est là que tu m'as dit pour la première fois que tu voulais m'emmener en voyage. »
Lexa hocha la tête, un sourire mélancolique se dessinant sur ses lèvres. C'est vrai, elle s'en souvient maintenant. Chaque détail était intact : la texture du banc, les arbres tout autour, même le petit sentier de gravier qui serpente entre les buissons.
Elles continuèrent de marcher, sans précipitation, savourant l'instant. À chaque pas, Lexa sentit la tension en elle s'apaiser, comme si elle retrouvait une partie d'elle-même qu'elle croyait perdue à jamais. Mais au fond d'elle, une petite voix lui disait de faire voix sourde, dérangeante, qu'elle essayait d'ignorer. C'est trop parfait.
« Tu sembles enfin plus détendue. Ça fait longtemps que je ne t'avais pas vue sourire comme ça. » Remarqua Costia avec douceur, marchant en synchronisation avec les pas de Lexa.
Lexa s'arrêta un instant et regarda Costia, le regard rempli de gratitude et d'amour. Elle sépara leur main liée pour effleurer sa joue, ressentant la chaleur de sa peau sous ses doigts.
« J'ai l'impression que tout est… parfait. Quand je suis avec toi, je me sens complète. »
Costia pencha légèrement la tête, une expression douce et légèrement triste passant furtivement sur son visage.
« Parfois, on a une seconde chance de ressentir ce qu'on croyait perdu. »
Lexa fronça légèrement les sourcils, une sensation étrange lui serrant la poitrine. Le ton de Costia avait quelque chose de différent, comme si elle parlait de quelque chose qu'elle seule comprenait.
Mais Lexa refusa de laisser ses inquiétudes gâcher ce moment. Pas maintenant. Elle préféra profiter du rire de Costia, de sa présence, de ce parfait instant.
Un papillon passa près d'elles, ses ailes battaient doucement. Costia tendit la main, et le papillon se posa sur son doigt. Lexa observa, fascinée, mais une pensée lointaine lui traversa l'esprit : les papillons ne se posent jamais comme ça, pas aussi facilement.
« Tu vois ? » Murmura Costia en regardant le papillon. « Même les choses les plus fragiles peuvent être belles. »
Le papillon s'envola, mais en une fraction de seconde, il disparut. Comme s'il n'avait jamais existé.
« Je serai toujours là, quoi qu'il arrive. Comme ce papillon, il existe même si on ne le touche pas.» Finit par murmurer Costia.
Lexa se figea, son regard devenant plus grave. Elle observe autour d'elle, et c'est alors qu'elle le remarqua : le vent ne soulevait plus les feuilles, les ombres ne bougeaient plus et l'odeur des fleurs avait disparu. Le parc semblait figé dans une image parfaite, immuable.
« Costia… qu'est-ce que c'est que cet endroit ? »
Costia ne répondit pas tout de suite. Elle baissa les yeux, un léger sourire triste sur les lèvres.
« Un endroit entre deux mondes. Un endroit où je peux encore te parler… une dernière fois. »
Lexa recula d'un pas, son souffle se faisant plus court. Elle ne voulait pas entendre ces mots. Elle refusait de comprendre. Tout en elle criait que c'était injuste, que ce moment devait, ou plutôt était réel.
« Non, non… tu es vivante. Tu es là, avec moi. C'est réel ! » S'écria, les larmes montant à ses yeux.
Costia s'approcha lentement et prit les mains de Lexa entre les siennes, un geste apaisant, mais aussi infiniment douloureux.
« Je sais que tu souffres. Mais tu ne dois pas faire ça. Je suis en paix maintenant, Lexa. Tu dois continuer à vivre. »
« Tant que tu vivras, je vivrai en toi. Je serai toujours à tes côtés, mais ta place n'est pas ici, n'est pas avec moi. Tu dois vivre ta vie Lexa, tu dois avancer et sortir de cette mauvaise passe. Jamais plus tu ne dois attentait à ta vie ; promets-le-moi. »
Costia pose une main douce sur la joue de Lexa, une tristesse infinie dans son regard.
« Comment pourrais-je vivre sans toi ? » Cria Lexa, la voix brisée, des larmes roulant sur ses joues.« C'est toi mon monde, Costia. Je ne veux pas retourner là-bas ! Je ne veux pas vivre sans pouvoir te voir, te toucher ou te parler. »
« La vie peut être cruelle, mon amour, mais tout a une raison. Tu le comprendras un jour. Ma mort n'est pas la fin. Mais pour ça, tu dois vivre ta vie. Je t'aime Lexa, mais il faut que tu repartes. »
Soudain, un son lointain et clair résonna dans l'air : une cloche. Lexa se tourna brusquement, cherchant la source de ce bruit. Lexa commença de nouveau à paniquer et prit Costia dans ses bras.
Ce son grave et lointain retentit à nouveau, comme un glas résonnant au-delà du parc. Le décor commença à se fissurer, lentement, comme une image parfaite qui se brisait en mille morceaux. Les feuilles des arbres se mettaient à scintiller, se désagrégeant en poussière lumineuse. Le paysage commence à s'effacer lentement, comme un voile qui se dissipe.
« Non ! » Hurla-t-elle, agrippant désespérément le bras de Costia. « Je ne veux pas partir ! Non, je reste avec toi ! Je ne veux pas retourner là-bas, je ne veux pas te perdre une seconde fois ! Je t'aime Costia ! »
Mais les fissures dans le décor s'élargissent, et une lumière aveuglante commence à envahir le parc. Costia lui sourit une dernière fois, un sourire doux et paisible, tandis que son image devient de plus en plus floue.
« Tu dois revenir, Lexa. Tu dois vivre, Lexa. Pour toi. Pour nous. »
Le monde autour d'elles s'effaça totalement dans une lumière éclatante. Lexa sentit une force l'arracher à Costia. Dans un dernier réflexe, elle agrippa la main de Costia, mais la lumière devint si intense qu'elle dut fermer les yeux.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures, et la maison semblait plongée dans un silence anormal. Clarke, installée dans le salon, jetait des coups d'œil nerveux à l'horloge accrochée au mur. Elle s'était réveillée en plein milieu de la nuit avec une angoisse pesant sur ses é voulant pas réveiller Luna qui dormait à ses côtés, elle était partie s'installer dans le salon, attendant que cette sensation étrange s'en aille. Mais rien ne fit. Elle était avec une inquiétude constante, un sentiment que quelque chose de terrible allait arriver. Elle se leva, hésitante. Depuis la mort de Costia, Lexa s'était enfermée dans une bulle de silence, refusant toute aide. Mais ce soir, une angoisse particulière serrait la poitrine de Clarke. Elle sentait au plus profond d'elle que quelque chose n'allait pas. Il fallait qu'elle vérifie que tout allait bien.
Elle monta lentement les escaliers, son cœur battant de plus en plus vite à chaque pas. Arrivée devant la porte de Lexa, elle toqua doucement.
« Lexa ? » Appela-t-elle d'une voix inquiète. « Ça va ? »
Aucune réponse. Elle tenta de rationaliser. Il était 3h du matin, Lexa s'était simplement endormie. Mais une part d'elle, cette part instinctive et paniquée, refusait d'accepter cette explication. Elle frappa de nouveau, plus fort cette fois.
« Lexa ? » Chuchota-t-elle de nouveau, le prénom restant suspendu dans le silence.
Clarke souffla. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Si Lexa était endormie, elle allait l'avoir réveillée pour rien, déjà que la brune avait du mal à dormir. Mais son instinct l'a poussé à continuer, et tant pis pour le sommeil de son amie.
Elle posa la main sur la poignée, la tourna, mais la porte était verrouillée. Un frisson glacé lui parcourut l'échine.
« Lexa, je vais entrer, d'accord ? » Toujours rien. Une boule d'angoisse grandit dans sa gorge. Elle tapa alors plus fort contre la porte, étant sûre que cette fois-ci, la jeune femme se réveillerait.
Elle attendit peut-être seulement quelques secondes qui parurent des minutes mais pas de réponse. Juste ce silence, oppressant, lourd, presque étouffant.
Clarke recula d'un pas, puis, d'un coup d'épaule, força la porte. Elle céda dans un craquement sec, s'ouvrant brutalement sur la pièce plongée dans une pénombre inquiétante. Son regard balaya la chambre éclairée par la lumière lointaine du salon en bas, et son cœur se serra violemment.
Lexa était là, allongée sur son lit, immobile, le visage pâle. Sur la table de chevet, des flacons de médicaments ouverts gisaient, vides, à côté d'un verre d'eau à moitié renversé.
« Non… non, non, non ! » Murmura Clarke, déjà en train de se précipiter vers elle.
Aucune réaction. Une peur viscérale, paralysante, l'envahit. Ses mains tremblaient tandis qu'elle vérifiait le pouls de Lexa. Faible, mais présent. Une maigre lueur d'espoir. Mais chaque seconde comptait.
« Tiens bon… s'il te plaît, tiens bon, » Murmura-t-elle, les larmes lui montant aux yeux.
C'est à ce moment-là que, réveillé par les bruits de Clarke, apparut Luna dans l'encadrement de la porte. Perdu et à moitié endormi, ses yeux se firent ronds quand elle les posa sur la scène se déroulant devant elle. Sa fatigue s'évapora rapidement pour laisser place à la se précipita vers les deux jeunes femmes tout en attrapant son téléphone d'une main fébrile et composa le numéro des urgences. Sa voix tremblait lorsqu'elle donna l'adresse et expliqua la situation.
Clarke continuait à tenter de réveiller Lexa tout en surveillant ses constantes en attendant les secours. Elle pleurait, elle se sentait impuissante et coupable de n'avoir rien vu. Luna, quant à elle, resta en arrière, observant la scène dans une douleur silencieuse.
Les sirènes de l'ambulance brisèrent enfin le silence de la nuit. Luna descendit précipitamment ouvrir la porte, laissant les ambulanciers prendre le relais. Ils posèrent rapidement Lexa sur une civière, la connexion avec les machines confirmant que son cœur battait toujours, bien que faiblement. Clarke monta à leurs côtés dans l'ambulance, incapable de quitter Lexa des yeux. Luna resta sur le palier de leur appartement, choquée de ce qu'il venait de se passer. Elle remit ses idées en place et se dirigea vers sa voiture direction l'hôpital.
Tout le long de la route, son esprit était envahi d'une confusion désagréable. Elle savait que Clarke était bouleversée, elle l'était aussi, mais elle ressentait, malgré elle, une étrange sensation d'exclusion, comme si elle n'était plus qu'une présence périphérique dans cette nuit de cauchemar.
Pendant ce temps-là, durant le trajet, Clarke se sentait impuissante, envahie par une culpabilité écrasante. Elle n'avait pas vu les signes. Elle n'avait pas su empêcher ça. Des pensées sombres tourbillonnaient dans son esprit, mais elle se força à rester concentrée sur une seule chose : Lexa devait s'en sortir.
À l'hôpital, l'attente avait été longue, et Luna n'avait pas bougé.Clarkefaisait les cent pas dans le couloir blanc et impersonnel, les traits tendus, les mains crispées, ignorant complètement la présence de Luna à quelques pas derrière elle. Elle essayait de contenir ses larmes, mais à chaque seconde, la peur d'une mauvaise nouvelle l'écrasait un peu plus. Elle savait que Lexa était entourée de ses meilleurs collègues, mais c'était plus fort qu'elle, la peur refusait de partir.
Luna avait tenté de se rapprocher, de lui parler, mais les mots lui étaient restés en travers de la gorge. Clarke semblait si bouleversée, si absorbée dans son inquiétude pour Lexa, que Luna se sentit… superflue. Elle observait Clarke impuissante.
Lunas'était assise sur une chaise, observant sa compagne sans rien dire. Chaque geste, chaque expression de sa compagne transpirait une détresse qu'elle ne lui avait jamais vue, pas même dans les pires moments de leur relation ou même lors de la mort de Costia. Et c'était là que la vérité avait commencé à la frapper : Clarke ne réagissait pas comme une amie inquiète. Elle réagissait comme quelqu'un qui avait peur de perdre… quelqu'un qu'elle aimait profondément. Luna sentit un poids s'installer dans sa poitrine.
Lorsque le médecin était venu annoncer que Lexa était stable, et qu'elle allait finir par se réveiller, Luna avait espéré, un bref instant, que Clarke se tournerait vers elle, qu'elle chercherait du réconfort dans ses bras. Mais non. Clarke remercia son collègue d'une voix à peine audible puis entra dans la chambre où Lexa reposait, toujours inconsciente, laissant Luna seule dans le couloir, sans un mot, sans une explication.
Les machines émettaient des bips réguliers, rassurants. Clarke s'assit près du lit, attrapant doucement la main de Lexa.
« Tu m'as fait une peur terrible, tu sais… » murmura-t-elle, sa voix brisée par l'émotion. « Je suis là, d'accord ? Je ne te laisserai pas tomber. Ne refais plus jamais ça, je t'en prie. C'est trop dur... » Ses larmes coulèrent seules sur ses joues, elle ne tentait même plus de les cacher. Elle embrassa la paume de sa main avant d'observer la brune.
De là où elle se tenait, Luna pouvait voir Clarke assise près du lit de Lexa. Elle la regardait lui tenir la main, lui murmurer des mots qu'elle ne pouvait pas entendre, son expression remplie d'une douceur qu'elle ne lui voyait que rarement. Elle était contente et rassurée que Lexa aille bien, mais le comportement de Clarke avait réveillé un sentiment autre chez elle.
C'est alors que tout s'éclaira brutalement dans l'esprit de Luna. Ce n'était pas seulement de l'amitié. Elle avait toujours su que Clarke et Lexa partageaient un lien particulier, un passé fort. Elle savait qu'avant de se mettre ensemble, Clarke avait eu des sentiments pour la brune. Mais elle s'était toujours dit que ce n'avait été rien de fort et seulement passager. Jamais Clarke n'avait fait une allusion ou un geste ambigu envers Lexa depuis qu'elles sont ensemble. Elle avait alors abandonné l'idée qu'un jour, Clarke craquerait pour sa meilleure amie et encore moins avec Costia.
Mais aujourd'hui, en voyant Clarke veiller sur Lexa avec une telle intensité, elle comprit que ce lien était peut-être bien plus profond qu'elle ne l'avait jamais admis.
Un sentiment de tristesse immense l'envahit, mêlé à une douleur sourde. Ce n'était pas de la colère, pas vraiment. Ce qu'elle ressentait, c'était une perte. Une perte lente, insidieuse, celle de Clarke, qui semblait se tourner instinctivement vers Lexa dans les moments les plus graves, oubliant même sa présence à elle.
Luna baissa les yeux, tentant de retenir les larmes qui lui montaient. Elle se sentait invisible, mise de côté. Clarke ne l'avait pas vue, ne l'avait pas sentie. Tout ce qui comptait, c'était Lexa.
Elle resta là, immobile, à observer sa compagne veiller sur une autre femme, se battant avec ses pensées, avec ses émotions. Elle essaya de se dire que Clarke avait le droit d'être inquiète, que Lexa était importante pour elle, que cette situation était exceptionnelle. Mais au fond, cela ne changeait rien. Clarke l'avait exclue, volontairement ou non.
Finalement, Luna se leva. Elle jeta un dernier regard à la scène, à Clarke assise au chevet de Lexa, toujours aussi absorbée, toujours aussi éloignée d'elle. Un goût amer lui remonta dans la gorge, mais elle ne fit aucun bruit. Elle savait qu'elle n'avait plus sa place ici. Alors, sans un mot, sans un regard, elle quitta l'hôpital. Elle avait été là, elle avait soutenu Clarke dans l'ombre. Mais Clarke ne l'avait même pas remarquée. Et à présent, Luna se demandait si elle pouvait continuer à rester dans l'ombre, à être celle qu'on oublie lorsque les choses deviennent vraiment importantes.
Clarke resta ainsi, silencieuse, à veiller sur Lexa peut-être des heures. La peur de fermer les yeux et de ne plus voir la brune l'a maintenu debout tout le reste de la nuit. Jusqu'au moment où Lexa bougea légèrement les paupières. Clarke se redressa aussitôt, son cœur battant à tout rompre. Elle se frotta les yeux, tentant d'effacer les marques que ses pleurs avaient laissées.
« Lexa ? »
Et doucement, Lexa ouvrit les yeux. Son regard était perdu, confus, comme si elle cherchait à comprendre où elle se trouvait. Puis, l'expression de son visage changea : la réalité lui revint brutalement en mémoire. Les larmes lui montèrent immédiatement aux yeux, et une douleur intense envahit ses traits.
« Costia… » Murmura-t-elle d'une voix brisée.
Clarke sentit son cœur se serrer en entendant ce nom. Elle sera un peu plus forte la main de Lexa.
« Je sais… Je sais que c'est difficile. Mais je suis là, Lexa. On va surmonter ça, ensemble. »
Lexa détourna le regard, les larmes coulant silencieusement sur ses joues. Clarke resta près d'elle, ne disant rien de plus. Elle savait que les mots ne suffiraient pas, pas encore. Mais elle était là, et elle resterait là, autant de temps qu'il le faudrait.
