A/N: Bonjour, Cette histoire se situe quelques semaines après la confrontation de Chuck et Blair dans le hall et plus tard sur le toit de l'Empire dans l'épisode 24 de la Saison 5 mais il y a des variantes. En effet, le père de Chuck est mort dans l'accident de voiture en 2008, Serena et Blair se sont réconciliées. L'histoire sera entièrement UA.

Je ne possède rien, sinon mon imagination.

Bonne lecture !


Chuck était sur Times Square la tête baissée en train de lire un message sur son téléphone en marchant lentement. Quand tout à coup, il haleta de surprise par la sensation de chaleur voire de brûlure; qu'il ressentit sur son torse. Il se regarda et vit une énorme tache brune s'étaler sur sa chemise d'un blanc immaculé et sur sa veste bleu marine de son costume Armani.

Une jeune fille se confondait en excuse en essayant de nettoyer le désastre à l'aide de son mouchoir en étalant encore plus le café répandu. « Je suis vraiment désolée, Monsieur. J'étais en train d'écouter mon interlocuteur qui essayait de m'indiquer le chemin que je devais prendre pour accéder à mon rendez-vous. »

Il la regarda déballer ses justifications, mi amusé, mi énervé. « Laissez, vous ne pourrez rien faire. » Rétorqua-t-il assez sèchement.

Elle continuait à essayer de minimiser les dégâts en frottant le tissu. « Si, je tiens à vous rembourser le nettoyage. »

Il secoua la tête, résigné. « Ce ne sera pas la peine. »

« Si, il n'y a pas de raison. D'habitude je ne suis pas aussi étourdie. »

Elle releva la tête pour regarder son interlocuteur mais quand Chuck vit ses magnifiques yeux hazel, il se radoucit tout de suite. Elle avait des cheveux châtain foncé relevés dans un chignon savant et ses yeux pailletés d'or et vert étaient magnétiques.

Elle portait un tailleur bordeaux constitué d'une jupe tube avec un haut blanc en satin et d'une veste cintrée, de très bonne coupe. Son léger maquillage cuivre relevait son regard profond. Elle était magnifique.

Inconsciente de l'effet qu'elle produisait sur Chuck, elle continua à présenter ses excuses: « J'y tiens énormément. Je suis profondément confuse. Donnez-moi votre adresse, s'il vous plaît. » Lui dit-elle d'autorité.

Il la regarda en fronçant les sourcils, suspicieux : « L'auriez-vous fait exprès ? »

Elle fronça les sourcils, interloquée : « Exprès ? Vous plaisantez. Je ne vous connais même pas et c'est la première fois que je viens à New York. Je viens de Seattle. Je suis là pour un rendez-vous professionnel. »

« Excusez-moi de vous avoir un peu brusquée. » Il lui sourit de son légendaire sourire narquois :« Je pense que vous devez être mannequin. »

Elle releva ses sourcils : « Mannequin ? Oh non, certainement pas. » Elle finit par en rire doucement.

Il continuait à fixer ses yeux : « C'est dommage, je pense que le mannequinat se prive d'une perle rare. »

Elle sourit, elle avait l'habitude des compliments. « Je vous remercie mais je ne voudrais pas que mon visage ou mon corps soit exposé partout. Vous savez ce que l'on dit : Pour vivre heureux, vivons cachés. »

Il sourit à son tour en mettant ses mains dans ses poches « C'est vrai mais ça ne vous plairait pas d'être connue et reconnue ? »

Elle secoua la tête : « Non certainement pas. J'aime la discrétion et j'adore mon métier. »

Il hocha la tête : « Alors quelle est votre filière de prédilection ? »

« Je suis architecte et j'ai un rendez-vous pour un emploi…» Elle regarda sa montre «…dans dix minutes. »

Il releva la tête avec intérêt en reprenant son sérieux et perdant instantanément son côté lubrique : « Quel est le nom de la personne que vous devez rencontrer ? »

Elle fronça les sourcils d'étonnement : « Vous connaissez ce secteur ? »

Il sourit. « Oh oui … » Répondit-il sur un ton espiègle.

« J'ai rendez-vous avec M. Liehman. »

Il opina de la tête : « Je le connais. Venez avec moi, je vous conduis à son cabinet. »

Ils traversèrent la route pour rejoindre le bureau qui était à trente mètres sur la droite. Ils rentrèrent dans le premier bureau qui était occupé par la secrétaire. « Bonjour Madame Peterson. Cette demoiselle a rendez-vous avec Peter. »

« Bonjour Monsieur Bass. Je vais prévenir Monsieur Liehman que son rendez-vous est arrivé. » Elle téléphona à son employeur.

Pendant ce temps, elle n'osait pas regarder l'homme qu'elle avait bousculé et sali mais écarquilla les yeux et devint blême en entendant son nom. Tout le monde, dans le métier connaissait M. Bass, même sans jamais l'avoir vu.

Il se tourna vers la jeune fille :« Voilà vous êtes à bon port. Bonne chance pour votre nouvel emploi. »

« Je vous remercie beaucoup Monsieur. Puis-je avoir votre adresse afin que je vienne chercher votre costume ? » Il la regarda, hésitant. « J'y tiens. »

Il scruta ses yeux, calcula rapidement qu'elle ne devait pas être un danger et qu'elle ne montrait pas de malice, sa beauté fit le reste. « D'accord. » Il sortit une carte de visite sur laquelle il écrivit son adresse personnelle, au dos.

Elle la prit sans la lire : « Puis-je venir après mon rendez-vous ? »

Il sourit, amusé : « Si vous voulez. »

Elle opina de la tête : « Merci Monsieur. »

« Appelez-moi Chuck. Quel est votre prénom, afin que je prévienne la réception de votre arrivée. »

« Karen. A tout à l'heure… Chuck. » Il sourit et partit.


Une heure après, elle se retrouvait devant la façade de l'hôtel de l'Empire. Elle entra et alla directement vers la réception afin de se faire connaître. Le réceptionniste lui accorda tout de suite l'entrée dans la suite privée du propriétaire.

Quand il entendit la sonnerie de l'ascenseur, il s'approcha de la porte. Elle était intimidée. Elle entra à petits pas. Il l'encouragea à le suivre jusqu'au canapé. « Vous aussi, vous êtes en transit à New York ? »

Il rit doucement : « Non j'habite ici. »

Elle tournait sa tête à droite et à gauche pour se faire une idée de l'agencement de sa suite. « Oh! Ce n'est pas bizarre de vivre dans un hôtel ? »

« Non, j'ai l'habitude. Je vis dans les hôtels depuis que je suis né. Je vous en prie, asseyez-vous. »

Elle trouvait cela triste. Elle qui avait toujours vécu dans une maison avec un jardin remplis de fleurs et des arbres où logeaient des oiseaux piaillant joyeusement.

Il se leva pour aller dans la cuisine : « Je peux vous servir quelque chose ? »

Elle s'assit, le dos droit, elle était visiblement mal à l'aise. « Je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps. »

Il sourit malicieusement à la voir aussi crispée : « Je ne perds jamais mon temps quand je suis avec une jolie femme. »

Elle se rappela qu'il n'y avait pas que son nom qui était connu mais surtout sa réputation de coureur de jupon, qui le précédait. Elle sourit, un peu gênée :« Je veux bien un verre jus d'orange, si vous avez. »

Il alla dans la cuisine et ramena du jus d'orange et un scotch pour lui. Il lui tendit son verre avant de s'asseoir en face d'elle : « Alors et ce rendez-vous; s'est-il bien passé ? »

Elle hocha la tête : « Oui. J'ai eu le poste. »

« Bravo ! » Ils trinquèrent « Alors à vos futurs succès. »

Elle sourit : « Merci. J'ai vu votre nom sur la carte de visite. » Elle ne lui dit pas qu'elle avait entendu la secrétaire de M. Liehman, le prononcer.

Il eut un léger sourire : « Je suis Charles Bass mais je préfère Chuck. Je suis le PDG de Bass Industries, alors évidemment, je connais toutes les personnes dans le secteur du bâtiment de New York et je connais très bien Peter, enfin M. Liehman. Nous aurons certainement l'opportunité de travailler ensemble. »

Elle n'en croyait pas ses yeux. Elle se trouvait en face et chez le grand Chuck Bass, le plus hargneux dans les affaires. Elle était impressionnée et encore plus intimidée. Elle rougit, embarrassée. Elle était de nature très réservée et relativement timide alors se retrouver devant se redoutable entrepreneur était presque terrifiant.

La sonnerie de l'ascenseur tinta, ce qui fit tourner leur tête vers la porte. Des claquements de talons percèrent le silence ambiant de la pièce. Chuck leva les yeux au ciel en devinant qui arrivait, rien qu'à la démarche saccadée. Il ne bougea pas.

Quand elle vit Chuck en robe de chambre accompagné d'une beauté inconnue, elle sortit tout de suite les griffes. « Je dérange ? »

Chuck la regarda, nonchalant : « Oui. Que fais-tu là, Blair ? »

Karen sentit une certaine tension, se leva tout de suite, encore plus mal à l'aise, si cela était possible. « Je vais vous laisser. »

Chuck la retint de la main, en l'enjoignant à se rasseoir : « Non, vous n'avez pas à partir. »

Elle était encore plus gênée : « Je dois partir, Chuck. »

Blair regardait l'échange, les yeux remplis de haine et lançaient des flammes sur Karen. Elle voyait en face d'elle, une rivale. Une alarme s'était déclenchée dans sa tête lui signifiant qu'il y avait un danger. Ses yeux en mode laser, scrutaient Karen de haut en bas et de bas en haut. Blair savait qu'elle correspondait parfaitement au goût de Chuck. Elle était magnifique; alors oui, c'était une rivale potentielle.

Chuck s'adressa à la jeune fille, visiblement amusé de voir Blair en rage : « Karen, je te présente Blair Waldorf. Blair je te présente Karen. Karen ? » Il la tutoya sans lui demander son avis, démontrant ainsi sa promiscuité avec elle, simplement pour énerver une Blair clairement jalouse.

« Clarkson. Karen Clarkson. » Elle tendit la main vers Blair pour serrer la sienne. Elle lui tendit la sienne sans grande conviction en faisant un genre de sourire qui ressemblait plus à une grimace. C'était plutôt un geste que lui dictait les règles de la bienséance.

Chuck regarda, moqueur la confrontation puis se leva et entraina Blair vers la cuisine en l'attrapant par le bras. « Je te prie de m'excuser une minute, Karen. » Puis une fois dans la cuisine s'adressa à Blair : « Que veux-tu ? »

Elle le foudroya du regard. « Je voulais te parler mais je vois que tu es occupé avec une de tes salopes ! » Le tacla-t-elle, la bouche pleine de fiel.

Il fronça les sourcils et tourna la tête vers le salon, horrifié que Karen puisse entendre son insulte. Il croisa les bras sur sa poitrine avec un sourire en coin : « La jalousie te donne un teint vert et te fait dire des choses répugnantes. Ça t'arrangerait de croire que c'est une fille sans importance, ça te permettrait de penser que tu as toujours de l'ascendance sur moi. »

Elle le regarda, époustouflée : « Je ne suis pas jalouse ! » Il leva les sourcils en la fixant. « Tu vas me dire que tu as des sentiments pour elle ? Tu es encore en robe de chambre …»

Il sourit narquoisement, heureux qu'elle se pose des questions auxquelles, il se fera un plaisir de ne pas répondre. L'occasion était trop belle pour la narguer.

Elle tourna les talons pour partir : « je te parlerai un autre jour. »

« Nous n'avons plus rien à nous dire. C'est bien ce que tu voulais, tu te rappelles ? » Asséna-t-il sur un ton doucereux de façon que Karen ne l'entende pas. Blair le fixa un petit moment sans lui répondre, remonta dans l'ascenseur, folle de rage mais elle avait une idée.

Karen était très mal à l'aise car elle n'aimait pas les conflits. Elle cherchait une position adéquat sur le canapé.

Il s'est tout de suite rendu compte qu'elle était gênée, à la voir bouger sur le canapé. « Excusez-moi encore pour cette absence. » Lui dit-il en revenant dans le salon pour reprendre sa place en face de Karen.

Quand elle le vit, elle se leva prête à partir. « Je m'excuse Monsieur Bass, enfin Chuck. Je n'aime pas les conflits, je préfère partir. Je vous remercie pour le verre de jus d'orange. »

Il lui tendit les vêtements tâchés, comprenant qu'elle avait été choquée par le comportement de Blair. « Je vous ramènerai votre costume et votre chemise quand ils seront prêts. »

« C'est dommage, nous aurions pu parler travail. » Il chercha un prétexte pour qu'elle reste, il n'avait pas envie qu'elle parte parce que l'ouragan Blair était arrivé sans crier gare mais sa manœuvre ne fonctionna pas. « Pourrions-nous, nous revoir à part pour me ramener mes vêtements ? » Demanda Chuck en souriant.

Elle le regarda : « Je ne crois pas. Et pourquoi faire ? De plus, cette femme n'a pas l'air d'accord. »

Il sourit : « Je n'ai plus rien à faire avec elle. »

« Ça n'a pas l'air réciproque. Tout ça me semble compliqué. Je viens d'arriver à New York, je ne voudrais pas me mettre à dos la haute société de l'Upper East Side. »

Il ne put s'empêcher de pouffer : « Si vous parler de la haute société de l'Upper East Side, sachez que je suis tout en haut de la pyramide. Je pourrai même vous servir de pare-feu. »

Elle grimaça légèrement : « Merci pour le coup de pression. »

Il éclata de rire. « Ne vous souciez pas de Blair. »

Elle le regarda, malicieuse : « Je ne m'en soucie pas. Je vous ramènerai vos vêtements dès qu'ils seront prêts. Au revoir Chuck. »

Il sourit : « A très bientôt alors, Karen. » Lui répondit-il presque tendrement.