La journée fut très productive pour Chuck et Karen; Ils savaient maintenant ce qu'ils voulaient pour le bâtiment. Il restait à transformer le subjectif au réel. C'était le plus gros du travail mais c'est ce qui émoustillait Karen. Le défi était son carburant.

Ils allèrent manger dans un petit restaurant calme et intime. Chuck savait qu'elle était plus sereine dans ce genre de cadre. Il fallait qu'il la mette en condition pour ce soir.

Son téléphone vibra pour la énième fois dans la poche de son pantalon. Il regarda l'appelant et ne répondit pas. « Tu ne réponds pas ? »

Il lui sourit : « Rien d'important, je verrai ça plus tard. Pour l'instant nous mangeons et je n'aime pas répondre au téléphone au restaurant à moins que ce soit très important. »

« Comment peux-tu savoir que ce n'est pas important si tu ne réponds pas ? » Lui demanda-t-elle judicieusement.

Il la regarda en soupirant doucement : « C'est Blair, ça peut attendre. »

« Oh … » Elle baissa la tête, un peu blessée. « Tu sais, si c'est compliqué pour toi, nous pouvons arrêter là. »

Il la regarda en lui tenant la main : « Oh non. C'est elle qui a du mal à tourner la page. Nous nous connaissons depuis la naissance ou presque. Nous nous sommes mis plusieurs fois ensemble et autant de fois séparés. Elle m'a écarté de sa vie, il y a quelques semaines car elle voulait être à cent pour cent disponible pour son début de carrière, m'avait-elle dit. Maintenant qu'elle me voit avec toi, elle panique … »

« … Elle m'a littéralement brisé le cœur. J'ai mis du temps à me remettre de notre séparation alors qu'elle était complètement indifférente à ma douleur. Désormais, j'ai tourné la page. »

Il continua à la regarder droit dans les yeux en espérant qu'elle comprenne le sous-entendu. « Mon avenir n'est plus avec elle. »

« D'accord. » Chuchota-t-elle.

Il sourit content d'avoir libéré son cœur: « Et toi ? Je ne t'ai même pas demandé ta situation matrimoniale. »

Elle leva les sourcils : « Tu me demandes si je suis célibataire ? » Il acquiesça. « Oui bien-sûr que je suis célibataire sinon je n'aurais pas accepté que tu m'embrasses. J'ai connu un garçon pendant deux ans qui était gentil mais j'ai estimé qu'il me ne correspondait plus. Il passait beaucoup de temps sur les jeux vidéo, avec des copains en train de boire de la bière. »

Elle haussa les épaules. « Je me suis lassée. J'ai postulé dans plusieurs endroits et quand Monsieur Liehman a accepté de me recevoir, j'ai sauté sur l'occasion. Tu connais la suite. »

Il leva son verre, elle en fit autant : « Alors à l'avenir ? »

Elle lui sourit en le regarda avec une lueur d'espoir dans le regard qui n'échappa pas à Chuck : « A l'avenir. » Et ils trinquèrent.


Serena arriva chez Blair, elle monta les escaliers devant les yeux ébahis de Dorota. Elle entra sans frapper dans sa chambre. « Hé, B ! Quoi de neuf ? » Lui demanda-t-elle avec son grand sourire habituel.

Blair était allongée sur son lit en train de réfléchir en regardant le plafond. « Ma mère est venue en hurlant parce que j'ai fait licencier Karen Clarkson qui n'est autre que la fille du PDG de Nordstrom. Son père a cassé le contrat avec Waldorf Designs…»

Serena s'assit sur le lit à côté de Blair et resta bouche bée devant l'énormité de sa maladresse.

«… J'ai cru que ma mère allait me frapper. Maintenant elle espère que ses autres partenaires ne soient pas au courant de ce scandale, car ils pourraient la quitter… Je vais la tuer cette pute ! »

Serena fronça les sourcils : « Tu ne crois pas que tu en as déjà assez fait ? Laisse-la tranquille surtout si Chuck est avec elle. Laisse tomber. »

Elle se tourna vers Serena : « Jamais de la vie ! Je suis une Waldorf, je vais trouver quelque chose. »

Serena dodelina de la tête : « Tu ne peux rien faire contre les sentiments. Tu ne peux pas forcer Chuck à revenir vers toi. S'il préfère rester avec elle, il faut que tu l'acceptes. Je te rappelles qu'en la licenciant; dorénavant elle travaille avec Chuck et habite en-dessous de chez lui. Ça se trouve, que cela ne serait jamais arrivé si tu n'étais pas intervenue. Maintenant, tu as des problèmes avec ta mère et elle en a avec sa société. Franchement B, stop ! Ça suffit. Il y a des mecs partout. »

Serena la regardait se triturer les méninges pour trouver une riposte. « Je ne la laisserai pas gagner. Personne ne gagne contre moi. »

« Je te rappelle qu'elle a Chuck de son côté et qu'il gagne toujours. »

« Je m'en fiche, si je n'arrive pas à l'avoir, elle ne l'aura pas non plus. »

«Alors quoi, tu vas la tuer ? » Serena soupira en songeant qu'elle allait droit dans une guerre, qu'elle perdra automatiquement. Elle regarda son amie solennellement : « Je te le dis tout de suite B, je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Je ne te suivrai pas dans cette histoire vouée à l'échec. »

« Ce n'est pas grave, je n'ai pas besoin de toi. D'ailleurs tu peux partir. » Lui rétorqua-t-elle, amère et vexée de ne pas avoir le soutien indéfectible de son amie.

Serena se leva : « Arrête de te faire vomir, ce sera déjà un premier pas sinon j'en parle à ta mère. » Elle tourna les talons et sortit de la chambre en claquant la porte de mécontentement.


Arrivés dans le taxi, Chuck mit son téléphone en mode silencieux en soupirant. Il eut le temps de voir plus de dix appels manqués de Blair. De l'entendre vibrer toute la soirée, l'avait un peu lassé et il avait l'intention de passer le reste de la soirée tranquillement avec Karen avec laquelle, il avait des projets bien précis.

Ils montèrent dans l'ascenseur main dans la main. Karen ouvrit la porte de sa suite, elle se retourna vers Chuck : « Veux-tu visiter ma suite ? »

Il sourit narquoisement. « Avec plaisir. Je suis sûr que je n'ai pas la même. » Ironisa-t-il.

Ils rentrèrent, elle referma la porte. Elle l'enlaça pour l'embrasser langoureusement, pendant qu'il lui caressait le dos. Elle recula avec lui dans ses bras jusqu'à sa chambre. Elle se cogna dans le chambranle de la porte, il la redirigea dans la bonne direction.

Il l'allongea délicatement sur le lit. « Tu veux ? » Elle hocha la tête et recommença à l'embrasser. Il passa sa main en-dessous de sa robe pour atteindre sa cuisse nue. Elle replia sa jambe pour l'inciter à continuer. Il descendit doucement la fermeture éclair sur le côté de sa robe.

Elle enleva sa cravate et sa chemise en embrassant son torse. Elle retira sa robe pendant qu'il enlevait son pantalon. Il en profita pour admirer son corps aux formes sculpturales. Elle était restée en sous-vêtements en dentelle roses pales, presque de la même couleur que sa robe.

La chaleur du corps de Chuck la fit haleter de bien-être quand il se pressa contre elle. Il défit son soutien-gorge, révélant des seins gonflés et fermes. Il prit un téton dans sa bouche et tourna sa langue dessus ce qui lui déclencha des halètements. Elle caressait son dos en bougeant doucement ses hanches.

Il descendit en embrassant son ventre, jusqu'à son pubis. Il retira son string et écarta ses lèvres pour atteindre son bourgeon gonflé de désir. Elle émit un petit cri au contact. Il tourna sa langue dessus et le pinça avec ses lèvres. Elle martyrisait son oreiller en le serrant avec ses poings. Elle cria son prénom, ce qui fit sourire Chuck.

Il remonta vers son visage pour l'embrasser, elle tremblait d'excitation. Elle caressa son membre chaud et dur pendant qu'il pénétra un doigt en elle. Elle se cambra et lui demanda de venir. Le temps de mettre un préservatif « Je prends la pilule » lui souffla-t-elle.

« Je préfère en mettre un. » Elle hocha la tête. Ne connaissant pas son corps, il s'introduisit en elle avec une infinie délicatesse. Elle ouvrit la bouche et tendit son cou sous l'intrusion et soupira d'aise. Il entama de doux balancements dans un flux et reflux qui la transporta dans un univers qu'elle ne connaissait pas.

Elle appuya sur ses fesses en se cambrant pour atteindre des profondeurs et des endroits que lui seul pouvait connaitre. « Continue ma belle, c'est bon Susurra-t-il.

« Ouiii, hmm, Chuck, c'est tellement bon. » Elle haletait de plus en plus fort. Il sut qu'il devait accélérer ses poussées pour la satisfaire car son orgasme approchait. « Oui, vas-y, plus fort. Oh mon Dieu. » Elle cria dans un dernier spasme et quelques secondes plus tard ce fut Chuck qui gémit dans un dernier soubresaut.

Il s'affaissa sur elle en haletant. Ils restèrent quelques minutes dans le silence à savourer le délice post-coïtal. « Ça va ? »

« Whaou ! C'était phénoménal. Et, toi, ça va ? » Il sourit narquoisement mais n'osa rien dire, il avait l'habitude.

« C'était magique. » Avoua-t-il en l'embrassant sur les lèvres.

« Tu restes là cette nuit ? »

Il la regarda en souriant : « Tu veux ? » Elle hocha la tête. « Aurais-tu des projets ? »

Elle lui sourit. « Peut-être. » Minauda-t-elle.

Il sourit à son tour en la prenant dans ses bras. « Tu ne vas pas beaucoup dormir alors. Ne va pas te plaindre demain matin que tu es fatiguée. »

Elle passa une jambe sur lui en le serrant dans ses bras : « Si mon patron me réprimande parce que je bâille, je lui dirai qu'il vienne te voir. » Lui souffla-t-elle dans l'oreille.

Il acquiesça : « Je lui dirai deux mots, s'il n'est pas content. » Lui répondit-il sur le même ton.

« Merci. Je savais que tu me défendrais. » Elle caressa sa joue et lui tourna la tête pour lui embrasser les lèvres.

Une douce nuit les attendait.


Le lendemain matin ils se réveillèrent tant bien que mal à 7h. Elle sentit une main sur sa taille qui entamait des petits cercles jusqu'à sa fesse. Ils étaient maintenant face à face en train de se regarder : « Bonjour. » Lui dit-elle doucement.

« Bonjour ma belle. »

Elle lui embrassa doucement les lèvres. « Quelle nuit magique. Tu es à la hauteur de ta réputation. »

Il sourit en levant les sourcils. « Oh, ma réputation va jusqu'à Seattle ? »

Elle rit : « Je crois bien que oui… En fait, j'avais connu quelques new-yorkaises. »

« Et que t'ont-elles dit ? »

« Elles ont dit que tu es un coureur de jupons, arrogant et un Dieu du sexe. »

Il rit et resserra sa taille :« Et quel est ton verdict ? »

Elle le regarda dans les yeux avec un sourire : « Hmm, que ta réputation n'est pas surfaite et qu'il est très facile de tomber dans tes griffes. »

Il l'admit sans difficulté en opinant de la tête. Il continuait à lui caresser la hanche et descendit jusqu'à sa cuisse et remonta à son entrejambe. Elle se rapprocha de lui et passa une jambe par-dessus sa taille. Elle lui caressait doucement son membre déjà tendu pendant qu'il pénétra un doigt dans son milieu humide et invitant.

Elle haleta d'impatience. Elle passa son autre jambe en dessous de sa hanche et en se positionnant de façon à être imbriquée à lui. Elle guida son sexe vers son entrée. Elle gémit de soulagement à l'introduction. « Oh Mon Dieu … » Susurra-t-elle. Elle tremblait de désir en amorçant des lents balancements.

Ses yeux étaient fermés, son cou était tendu dans l'oreiller. Il la regardait être en extase pendant qu'elle attrapait ses hanches pour rythmer ses propres coups de reins. Il se contracta, ce qui lui déclencha un petit cri et la laissa prendre le contrôle comme il aimait le faire. Elle savourait son abnégation jusqu'au moment où elle ouvrit les yeux en souriant ce qui lui confirma qu'elle avait eu un orgasme.

Il la serra encore plus dans des bras et reprit le contrôle des poussées qui devinrent plus rapides et profondes. Elle se cambra en espérant qu'il aille dans les recoins les plus secrets de son corps qui lui procureront un orgasme exponentiel, ce qui ne tarda pas à arriver quand elle cria son prénom en s'écroulant dans son cou.

Il exhala à son tour un râle de pur plaisir à sa libération. Il posa sa tête contre la sienne pour reprendre sa respiration, tout autant comblé que Karen.

« Mon Dieu, c'était tellement bon, tellement doux.» Lui chuchota-t-elle dans l'oreille.

Il opina de la tête en souriant. « C'est vrai…À tout moment. » Lui répondit-il sur le même ton.

« Je n'ai plus envie de me lever, je suis bien là. »

Il gloussa doucement : « Il faudra bien que tu justifies de ton salaire. »

Elle rit doucement à son tour : « Ah oui c'est vrai, je ne peux pas prétexter à mon patron que je suis malade. Tu as raison, il faut que je me lève. »

Elle sortit du lit et alla directement dans la salle de bain. Elle se regarda dans la glace pour constater qu'elle avait les yeux un peu gonflés, ce qui n'avait rien d'extraordinaire avec ce si peu de sommeil.

Pendant ce temps-là Chuck regarda ses appels, les effaça car il n'y avait pas de message oral, en revanche, Blair laissa un texto menaçant : "Je vais la tuer ta putain de Karen ! " Il soupira et préféra rejoindre sa belle sous la douche.

Il entra doucement dans la salle de bain et la regarda en train de passer ses mains sur son visage sous la douche. Elle avait vraiment un corps magnifique. Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras par derrière ce qui lui fit pousser un petit cri de surprise et un éclat de rire.

Il se colla contre son dos en lui caressant d'une main ses seins et de l'autre son ventre tout en l'embrassant dans le cou. Elle se cambra et tendit son cou contre le sien. Il laissa glisser une main jusqu'à sa cuisse pour la plaquer ensuite sur son entrejambe. Elle émit un râle au contact.

Il continuait à lui caresser ses seins pendant qu'il tourmentait son bourgeon avec son pouce et introduisit ses doigts dans son tréfonds secret. Elle gémissait doucement en fermant les yeux. N'en pouvant plus, elle se retourna pour l'embrasser.

Il la conduisit doucement contre la paroi carrelée et embrassa doucement son corps. « Tu es vraiment insatiable. » Susurra-t-elle.

« Tu n'as pas idée à quel point mais j'ai bien l'impression que tu n'es pas loin derrière moi. » Lui chuchota-t-il dans son oreille entre deux baisers dans le cou et en la caressant des hanches aux seins. « Ton corps aux lignes parfaites, ruisselant d'eau, m'excite incroyablement. »

Elle rougit et descendit pour lui faire plaisir pendant qu'il lui caressait les cheveux. « Oui continue comme ça. C'est bon. » Il attrapa un préservatif, le mit et prit sa jambe droite pour la passer sur son épaule et plongea doucement en elle sous un gémissement commun de satisfaction.

Elle agrippa ses hanches pour accélérer les frappes. Elle cria son prénom dans une exhalation de quiétude absolue lors de sa délivrance. Il gémit à son tour en l'appelant aussi lors de sa libération. Maintenant ils haletaient tous les deux enlacés sous l'eau chaude qui leur caressait la peau.

Elle l'embrassa tendrement comme pour le remercier de tant de moments de béatitude. « On se lave ? » Lui proposa-t-elle.

« Oui. J'irai me changer en utilisant la porte communicante. Je reconnaît que c'est bien pratique. » Ils rirent tous les deux. « Pendant ce temps, appelle le service de chambre. »

« Oui patron ! » Elle éclata de rire.

« Oh non, pitié, pas ça. » Se lamenta-t-il en allant dans sa chambre.

Pendant qu'ils mangeaient il se demandait s'il devait lui parler du message de Blair. Il n'avait pas envie de lui faire peur et en même temps il n'avait pas envie de lui cacher quelque chose qui la concernait.

Il choisit de ne rien dire pour l'instant. Il n'avait pas envie de lui plomber sa journée. En revanche il se promit d'appeler Blair qui commençait réellement à l'énerver et à l'inquiéter car il la savait impétueuse et imprévisible.

Elle le regarda sérieusement : « Je te demanderais la plus grande discrétion sur notre relation au sein de ta société. »

Il la regarda à son tour pendant qu'il prenait un toast : « Bien-sûr ma belle, sinon tes collègues vont croire que tu te tapes le patron. » Elle s'étrangla à moitié en riant alors qu'elle était en train de boire une gorgée de jus d'orange. Il rit à son tour.