Chuck était rayonnant à son bureau quand il se décida à prendre son téléphone pour appeler sa petite-amie : « Ma Ren, je t'invite au restaurant ce soir. Fais-toi belle, en résumé reste naturelle. » Finit-il par dire avec le sourire.
Elle sourit à son tour en entendant la voix enjouée de Chuck. « D'accord. Je dois être prête à quelle heure ? »
« Je viendrai te chercher à 19h. Ça te va ? »
Elle sourit. « C'est parfait. A tout à l'heure, je t'aime. »
« Je t'aime aussi ma belle. » Il raccrocha avec un petit sourire de quelqu'un qui était en train de manigancer quelque chose.
A 19h, il descendit comme prévu, chez Karen. Quand il la vit, il était époustouflé par sa tenue qui la mettait en valeur. Il la regarda de haut en bas. Cette robe prune asymétrique moulante descendant à mi-cuisse avec une manche bouffante de dentelle prune pailletée, rendait parfaitement hommage à son corps aux formes sculpturales. « Tu es magnifique. »
Elle lui caressa la joue en lui posant un léger baiser sur les lèvres : « Merci. Toi aussi tu es très beau avec ce smoking. »
Il eut une idée : « Attends, je reviens. » Il partit dans sa chambre pour changer son nœud papillon noir par un nœud papillon prune.
Elle fut touchée par cette attention : « Oh, tu es superbe maintenant, nous sommes accordés. »
« Oui, dorénavant, tu me diras la couleur de ta robe pour que nous soyons toujours accordés. »
Elle lui sourit : « C'est une adorable attention. J'apprécie vraiment. »
Le serveur les amena à leur table et leur donna la carte des menus. Ils mangèrent dans un carré privé dans un restaurant aux lumières tamisées. Cette lumière douce relevait la pétillance des yeux de Karen. Il ne se lassait pas de regarder ses iris d'un mélange d'ambre, vert et des pointes de jaune doré.
« Quoi ? » Lui demanda-t-elle, troublée.
Il lui sourit : « Je ne me lasse pas de regarder tes magnifiques yeux. »
Elle rougit légèrement : « Merci. » Chuchota-t-elle.
« Tu es trop mignonne quand tu rougis. » La taquina-t-il gentiment.
« Arrête, c'est vraiment gênant … » Il rit doucement.« Je te prie de m'excuser. » Elle se leva pour aller aux toilettes. C'est tout ce qu'il attendait pour cacher son cadeau sous sa serviette de table.
Elle revint à table, souriante et se rassit. Elle vit une assiette propre devant elle, où était placée une serviette ingénieusement pliée. Elle regarda Chuck avec un air interrogatif. Il lui fit un signe de tête vers son assiette : « Regarde. »
Elle souleva la serviette pour dévoiler une boite carrée, enveloppée d'un joli papier en soie de couleur anis. Elle défit délicatement le papier pour découvrir un joli collier en or blanc où était serti un gros saphir en forme de goutte d'eau.
Elle haleta quand elle souleva le bijou. « C'est magnifique, Chuck. Merci mon amour. Veux-tu me le mettre ? »
« Bien-sûr ma belle. » Il se leva pour lui attacher le l'embrassa dans le cou après l'avoir fixé à son cou. Elle regarda le collier pendre sur son buste. Elle le caressa doucement de l'index.
« Regarde au fond de la boite, ma Ren. » Il mit son menton sur ses poings serrés, un peu inquiet de sa réponse.
Elle prit la carte dans sa main. Elle le regarda en reconnaissant la carte-clé de l'Empire avec son gros "E" gravé au milieu, malgré qu'elle ne soit pas de la même couleur que la sienne. Celle-ci était noire, tandis que la sienne était blanche. « Qu'est-ce que je dois comprendre ? »
Il lui sourit : « Ça me parait clair. C'est le double de ma carte-clé. Je te propose de vivre avec moi, si tu le veux. »
Elle écarquilla ses yeux de surprise : « C'est vrai ? » Il hocha la tête. Elle mit sa main sur sa poitrine en ayant les larmes aux yeux. « Oh mon Dieu ! Bien-sûr que j'accepte. »
Elle se leva, il se leva aussi en sachant ce qui allait suivre; un énorme câlin suivit d'un baiser en public que la haute société réprouverait.
Elle le regarda : « Deux magnifiques cadeaux en une soirée, j'aurai du mal à faire mieux. Tu seras récompensé ce soir, du mieux que je peux. » Elle lui fit un clin d'œil coquin.
Il sourit : « Reste la personne que tu es, c'est mon plus beau cadeau, ma Ren. Je t'aime. »
« Tu es tellement gentil, mon amour. Je t'aime tant. Comment faire autrement ? » Ils s'enlacèrent tendrement avant de quitter le restaurant.
Quand ils arrivèrent à l'Empire, elle alla directement dans sa suite et ne perdit pas de temps pour monter quelques produits indispensables pour son hygiène et un change pour le matin dont elle aura besoin dans la suite de Chuck.
« Couche-toi, j'arrive. » Lui ordonna-t-elle.
Il sourit narquoisement en se doutant de ce qui l'attendait. En effet il ne fut pas déçu. Elle entra dans sa chambre, habillée d'une nuisette en voile parme, transparent. Elle n'avait pas mis de soutien-gorge, elle avait juste enfilé un string en dentelle de la même couleur.
Elle avait légèrement caressé ses tétons de telle sorte qu'ils pointent à travers le tissu vaporeux pour bien narguer Chuck. Elle fit un tour sur elle-même : « Alors, comment me trouves-tu ? » Lui demanda-t-elle d'une voix suave.
Il avait la bouche sèche et légèrement ouverte : « Tu es très sexy et je me tiens pour ne pas me lever. »
« Tu n'as pas intérêt, tu gâcherais ma surprise. » Lui répondit-elle avec sa voix caressante.
Elle appuya sur la touche de son enceinte et une musique douce emplie la pièce. Elle entama des pas de danse classique avec une grâce que Chuck n'avait jamais vue chez elle. Il s'installa en remonta les oreillers derrière sa tête pour ne rien rater du spectacle à venir et croisa ses bras sur sa poitrine.
Elle fredonnait en exécutant quelques pas et en lançant une jambe en l'air après l'autre. Elle effectuait les mouvements avec une telle fluidité, qu'ils paraissaient simples.
Elle n'avait pas beaucoup de place pour exécuter tous les mouvements qu'elle voulait mais réussit à garder Chuck canalisé sur elle. Elle était tellement concentrée sur ses pas qu'elle ne l'avait jamais regardé.
Il la regardait virevolter en souriant et comprenait pourquoi elle était si souple dans ses mouvements d'un tout autre registre. Son corps tournoyant, montrant de temps en temps ses fesses, l'excitait et ses seins nus, droits et fermes bougeant lentement sous son voile lui provoqua un afflux de sang qui ne pourra pas juguler très longtemps.
Heureusement pour lui, la mélodie prit fin. Elle se tourna vers lui avec un immense sourire qu'il lui rendit.
Il l'applaudit : « Tu es une merveilleuse danseuse très envoutante. »
Elle lui sourit : « Merci. Allonge-toi. » Elle tira la couette et les draps au pied du lit pour qu'ils ne les gênent pas et s'allongea sur lui de tout son long. Il l'enlaça instantanément et s'embrassèrent langoureusement. Il caressa ses fesses et descendit doucement son string.
Son autre main caressa son seins à travers le tissus mais se sentit frustré et finit par lui enlever en le passant par-dessus sa tête. « Je comprends de plus en plus ta souplesse dans certaines situations. » Lui susurra-t-il à l'oreille entre deux baisers dans le cou.
Elle tendit son cou en souriant : « Je peux faire mieux si tu le veux. » Elle était un peu embarrassée mais se lança : « J'ai un phantasme.» Chuchota-t-elle dans un souffle.
Il la regarda avec un léger sourire et les yeux brillants : « Oh, je t'écoute. »
Elle rougit immédiatement en mettant ses mains sur ses yeux. « J'espère que tu ne vas me prendre pour une dépravée. »
Il ouvrit la bouche, choqué : « Hé, Jamais je ne penserais cela de toi. Nous sommes tous les deux, tu peux tout me dire. Tu as raison de me proposer des choses qui sortent de l'ordinaire si tu en as envie. J'ai beaucoup de recul avec ça. » Il eut un petit sourire en coin.
« Oh, je n'en doute pas une seconde avec ta longue liste de conquêtes, il fallait que tu te diversifies. » Ne put-elle s'empêcher de lui répondre avec une pointe d'amertume ou de jalousie.
Il éluda et sourit : « Bon. Quel est ton phantasme ? »
Elle se trouvait toujours dans un univers parallèle quand qu'elle faisait l'amour avec Chuck. Elle pouvait repousser ses limites avec lui et elle adorait ça. « Tu verras. » Lui répondit-elle d'une voix suave.
Elle se mit à califourchon sur lui et l'embrassa dans son cou. Ses seins frôlaient sa poitrine. Elle descendit en lui apposant de doux baisers sur son ventre et prit son membre à pleine bouche ce qui lui déclencha des gémissements.
Elle remonta vers sa bouche pour l'embrasser tendrement. Il lui caressa sa taille et ses hanches. Elle guida la main de Chuck vers son centre. Elle se cambra quand il plongea ses doigts au plus profond d'elle. Elle prit son membre pour le glisser derrière à la grande joie et étonnement de Chuck.
Elle balançait ses hanches en fermant les yeux. Son corps cambré ondoyait doucement sous le regard affamé de Chuck. Elle caressait son bourgeon en gémissant son prénom. Il l'aida en synchronisant les poussées à coups de rein. Elle avait rarement connu une telle extase.
Elle maintenait fermement les doigts de Chuck au plus loin dans son intimité quand ils accélérèrent les frappes. Elle se raidit une dernière fois en criant son prénom lorsqu'elle atteignit le paroxysme de sa jouissance. Puis elle se détendit dans un râle de bien-être complet. Il se libéra dans les secondes suivantes en gémissant après un dernier spasme. Elle s'écroula sur lui absolument comblée.
Après avoir repris ses esprits, elle rit doucement : « J'avais raison de penser que ce serait fabuleux. »
Il lui caressait le dos : « Tu as raison, c'était fantastique. » Il avait toujours le regard dans le vague, en train de repenser à ses cris et aux mouvements de son corps. « Tu sais, il existe des accessoires pour ce genre de pratique. Je peux m'en procurer. »
Elle souleva sa tête pour mieux le regarder en déplaçant des mèches cachant son beau visage : « Ce serait génial. Je te fais confiance sur le choix des … objets. Je pense que tu sauras quoi acheter. »
Il rit franchement : « Oui. Je pense pouvoir me débrouiller. Tu es une dévergondée. »
Elle le regarda, un peu inquiète : « Tu me trouves trop entreprenante ? »
Il souleva ses sourcils : « Non pas du tout. Tu as le droit de vouloir mettre du piment dans nos relations sexuelles. » Il la regarda en voulant la rassurer. « Moi aussi j'adore mettre du piment, c'est très excitant. »
Elle acquiesça : « C'est exactement ce à quoi je pensais. Alors, j'accepte d'être qualifiée de dévergondée mais que par toi. » Précisa-t-elle en le pointant de l'index.
« Bien-sûr ma belle, il ne manquerait plus que ça. Avec qui d'autre ? »
Elle appuya sa tête dans son cou en fermant les yeux. « Je t'aime. »
Il lui caressait doucement son dos en lui embrassant la tête : « Je t'aime aussi ma Ren. »
Nate vit arriver Liam dans les locaux de Spectator quand il rejoignit son bureau, Nate entra également et referma la porte derrière lui. « Salut Liam. » Il lui serra la main. Liam se demandait ce qu'il voulait, si tôt mais quand il vit un grand sourire étirer le visage de Nate, il se détendit.
« Je voulais savoir ce que tu pensais de Blair. Est-ce que tu comptes la revoir ? » Il n'aimait pas trop poser ce genre de questions très intrusives mais il avait promis à Serena qu'il se renseignerait.
Liam le regarda, se demandant en quoi cela le regardait mais ils étaient amis alors en tant que tels, il était moins réticent à lui répondre : « C'est une belle fille et j'ai bien l'intention de la revoir. Elle paressait triste l'autre soir, j'espère lui redonner le sourire. »
Nate était content de cette réponse et approuva. « Ouais elle sort disons, de quelque chose de compliquer. Mais elle a l'air de t'apprécier. Bon je te laisse travailler, à plus tard. »
« Ouais, à tout à l'heure. » Cette petite entrevue avec Nate, incita Liam à laisser un message à Blair pour l'inviter le soir même au restaurant.
Nate referma la porte du bureau et téléphona à Serena pour lui annoncer la bonne nouvelle. Elle était toute joyeuse à l'autre bout du fil et reprit ses activités avec plus d'entrain.
Blair s'était parée d'une magnifique robe noire très élégante, cintrée à la taille, qui l'affinait encore plus. Elle était très amaigrie mais toujours magnifique quand Liam la découvrit en bas des escaliers du penthouse des Waldorf.
Il la salua et la félicita pour son choix de robe. Bras dessus, bras dessous, ils montèrent dans l'ascenseur. Ils partirent tous les deux dans une voiture de ville et rejoignirent le restaurant, qui se trouvait à quelques pâtés de maison, plus loin.
Ils allèrent s'asseoir à leur table réservée et commandèrent deux cocktails. « Tu as l'air un peu moins triste que l'autre soir, ce qui est un réconfort. » Elle sourit à cette remarque mais n'en dit pas plus. « Tu veux bien me parler de toi, enfin ce que tu veux bien me dévoiler. »
Elle le fixa de ses grands yeux foncés : « J'ai 22 ans, j'ai fini mes études et j'ai repris la filiale New-Yorkaise de la société de haute-couture, Waldorf Designs qui appartient à ma mère. Il n'y a pas grand-chose à dire de plus. Et toi ? »
« C'est tout ? Ok à mon tour; j'ai 25 ans je suis journaliste comme tu le sais et je suis célibataire car mon ex petite-amie a déménagé dans un autre état, il y a environ six mois. »
« Oh. Si c'est ce que tu voulais savoir; moi aussi je suis célibataire et je ne suis pas prête à en parler pour l'instant, désolée. » Elle baissa la tête et tria le riz dans son assiette. Son visage était marqué par la mélancolie.
Il dodelina de la tête : « Ce n'est pas grave. Le principal est que tu aies bien voulu venir au restaurant avec moi. » Il essaya de la faire sourire mais c'était difficile. Elle esquissa tout de même un léger sourire.
« Que fais-tu quand tu sors de Spectator ? » Elle essaya de s'intéresser à lui et de passer une soirée sympa.
« J'aime la peinture et l'art en général. »
Les yeux de Blair s'illuminèrent brusquement : « Nous avons un point en commun. J'adore l'art. D'ailleurs j'ai eu l'occasion de visiter des musées en Europe, plus précisément à Paris et Florence qui étaient fantastique. »
« Oh oui, le Louvre, le musée d'Orsay à Paris, je les connais bien. La galerie de l'Académie et le musée des Offices à Florence sont des endroits incontournables. »
Elle découvrit ses dents pour la première fois, depuis plusieurs semaines grâce à un sourire éclatant. « Je suis absolument d'accord. »
Elle était ravie de connaître enfin quelqu'un avec qui partager sa passion. Le reste du repas se déroula plus sereinement et dans un débat à n'en plus finir sur Michel Ange en qui il vouait un véritable culte et en qui elle reconnaissait son génie pour ses sculptures mais en tant que peintre, elle préférait Raphaël.
Quand ils sortirent du restaurant, elle lui prit le bras et marchèrent tout en continuant leur discussion animée. Ils ne se rendirent même pas compte qu'ils arrivaient devant le bâtiment des Waldorf. Il l'accompagna jusqu'à l'ascenseur.
Elle lui offrit un vrai sourire : « Merci pour cette charmante soirée, Liam. »
Il lui rendit son sourire : « C'était un plaisir que de le partager avec toi. » Il s'approcha d'elle en ceinturant sa taille, baissa doucement sa tête pour l'embrasser sur les lèvres et pour éventuellement, lui laisser le temps de reculer si elle le voulait mais elle ne s'éloigna pas de lui.
Elle l'étonna même, quand elle enroula ses mains autour de sa nuque pour mieux l'embrasser. Le baiser fut tendre et profond qui les laissa un peu étourdis.
Elle se sépara de lui avec un petit sourire : « Mon ascenseur est là. »
Il lui sourit en hochant la tête : « Je te laisse, passe une bonne nuit, Blair. Je t'appelle. »
Elle lui rendit son sourire : « Bonne nuit, Liam.» Et monta dans l'ascenseur.
