Ouvrir les yeux
Tom Riddle, quinze ans, tremblait de tous ses membres alors qu'il fermait la porte de sa chambre.
Depuis qu'il avait découvert qu'il était un Gaunt et donc, un descendant de Salazar Slytherin, les Serpentards le traitaient avec précaution. Les grandes familles sang pur posaient enfin leur regard sur lui, notamment les Black, dont Orion, l'héritier, était en admiration devant lui. Ce dernier avait réussi à convaincre ses parents de l'inviter pour les fêtes de fin d'année et il avait accepté.
Grâce à ses talents de manipulation, Tom avait extorqué assez d'argent à celles et ceux qui ne voyaient en lui que l'héritier de Serpentard pour se refaire une garde-robe. Ses vêtements n'étaient pas aussi richissimes que ceux d'Orion mais d'assez bonne qualité pour ne pas être considéré comme un pouilleux.
Mais Lucretia, la sœur aînée d'Orion, n'était pas dupe.
De deux ans son aînée, la jeune femme n'aimait pas ce que fabriquait Tom, surtout avec des preuves qui étaient au mieux lapidaires. Ainsi, deux jours après son arrivée au manoir Black, elle l'avait traîné dans la bibliothèque et lui avait placé d'autorité l'un des journaux de Salazar Serpentard lui-même.
Tom ne sut jamais comment est-ce qu'il avait regagné son lit. Pourtant, il n'avait pas fermé l'œil de la nuit et le matin, il ne savait plus quoi penser.
Comment la réalité décrite par Salazar pouvait être aussi éloignée de ce qui circulait actuellement? Le journal, rédigé en fourchelangue, était très clair: Salazar n'aimait pas les nés de moldus uniquement à cause de leurs parents dont il fallait les protéger. Pour le fondateur, qu'importe ses origines, un enfant magique restait un enfant magique et donc, devait être protégé de la même manière, même s'il fallait utiliser des magies bien moins communes. Mais surtout, la distinction entre la magie «blanche» et la magie «noire» venait essentiellement des sorciers élevés dans la tradition chrétienne, ce qui rendait plus difficile leur intégration dans le monde sorcier qui vénérait la Magie et la Nature, tout comme les populations «païennes».
C'était totalement l'opposé de ce que Tom apprenait à Poudlard. Ou plutôt, c'était une version plus cohérente que la celle manichéenne de Poudlard. Serpentard le méchant, Gryffondor le gentil, magie noire pour faire le mal, magie blanche pour faire le bien … quand est-ce Poudlard s'était perdu pour débiter de telles sornettes? L'adolescent était troublé et ne savait plus quoi penser. Car le pire était que la majorité des sangs purs scolarisés savaient parfaitement que la version de l'histoire revue et corrigée par Albus Dumbledore, pressenti pour devenir le prochain directeur de Poudlard, était fausse de la première à la dernière ligne.
Ça aussi, c'était un problème pour Tom. Albus Dumbledore était le sorcier qui l'avait introduit dans le monde sorcier, dans son monde, alors qu'il ne s'était jamais senti à sa place dans son orphelinat. Il avait suivi ses conseils, était allé le voir quand il avait des doutes, avait refusé d'écouter les autres Serpentards quand ils exprimaient leur scepticisme et l'enjoignaient à la prudence … pour découvrir que son mentor avait tort. Est-ce qu'il ne savait pas la vérité ou il lui avait sciemment menti? Pour une raison qu'il n'arrivait pas à expliquer, il pressentait que c'était la deuxième solution.
-Alors?
Tom sursauta et se trouva nez à nez avec Lucretia Black. Il eut du mal à retrouver son stoïcisme car au-delà de la surprise, il était quand même face à l'une des sorcières les plus séduisantes du pays.
Et dire qu'elle était promise à Ignotus Prewett …
-Alors quoi, Black? cracha Tom
-Maintenant que tu sais que le grand Salazar n'était pas aussi mauvais que tu l'avais entendu, que comptes-tu faire, en tant qu'héritier? demanda Lucretia
-Tu n'as pas à le savoir, siffla Tom. En tant que …
-Remettons les choses à leur place, coupa froidement Lucretia. Si tu veux avoir le respect des sangs purs, commence par les respecter. Tes prétentions minables ne voudront rien dire à mes yeux tant que tu n'auras pas apporter la preuve que tu es bien le descendant du grand Salazar.
-Je parle fourchelangue, cela ne te suffit pas? rappela Tom
-Je ne sais pas qui t'a dit que ce don était héréditaire mais il t'a menti, assura Lucretia. Il y a plusieurs familles sang pur qui le détiennent et aucune d'entre elles n'a prétendu descendre de Salazar.
Le regard de Lucretia se plissa alors qu'elle faisait les connexions.
-Quand es-tu allé à Gringotts pour la dernière fois? demanda Lucretia
-Durant l'été, pour faire mes achats pour la rentrée scolaire, répondit Tom, méfiant.
-Avec quel argent, puisque tu es orphelin de père et de mère? rappela Lucretia
-La bourse de Poudlard couvre mes dépenses jusqu'à la fin de ma scolarité jusqu'à ce que je puisse toucher mon héritage, railla Tom.
Il avait trouvé ce système salutaire quand le professeur Dumbledore était venu le chercher dans son orphelinat. La somme qui se trouvait dans son coffre n'était pas faramineuse, certes, mais suffisante pour ses fournitures de l'année.
Si le regard choqué de Lucretia remplit Tom de joie, son soupir de lassitude l'interpella.
-En fait, Abraxas avait raison, tu es un imbécile complet, soupira Lucretia. Suis-moi, puisque tu es incapable de réfléchir par toi-même.
-Pour qui tu te prends? s'indigna Tom. Je suis …
L'instant suivant, sa baguette tomba à terre et il était suspendu par magie de l'autre côté du garde-corps, au-dessus du vide. Lucretia, la baguette pointée sur lui, le fixait furieusement.
-Ecoute-moi bien, espèce de petit merdeux, siffla Lucretia. Tu n'es rien par rapport aux familles magiques, même en prétendant être le descendant de Salazar Slytherin. Tu es la risée de l'école parce que tu crois que le fait de parler fourchelangue est une preuve suffisante pour ce que tu avances alors que c'est faux. Par ta faute, la réputation de la maison Serpentard dégringole de plus en plus parce que tu es incapable de te remettre en question. Ose encore une fois me manquer de respect et je vais te montrer de première baguette ce que c'est de s'en prendre à une Black. Est-ce que tu as compris?
Proprement terrifié, Tom hocha la tête. Il avait senti la puissance de la sorcière et avait compris qu'il ne pourrait certainement pas lui tenir tête. À sa plus grande rage, il était inférieur à son adversaire et c'était ce qu'il voulait le moins depuis qu'il avait mis les pieds dans le monde sorcier. De plus, il s'agissait d'une femme et elle n'aurait jamais dû élever la voix sur un homme comme lui. Mais en position de faiblesse, il ne pouvait rien faire pour inverser la tendance.
Notant que Tom allait garder ses remarques déplacées pour lui, Lucretia le ramena au sol mais garda sa baguette qu'elle avait récupéré. Elle l'enjoignit d'un geste à la suivre et ils se rendirent dans le bureau de son père Arcturus qui les accueillit.
-Lucretia, salua Arcturus.
-Père, s'inclina Lucretia. J'imagine que tu sais en substance ce qui se dit sur Thomas Riddle ici présent.
-Oui, confirma Arcturus. Te connaissant, tu as réussi à «convaincre» ton jeune frère de l'inviter chez nous pour en savoir plus.
Tom écarquilla des yeux. Lui qui croyait qu'il avait fait tout le travail pour être accepté au sein du clan Black! En fait, ce n'était qu'un plan de Lucretia pour pouvoir en savoir plus?!
-C'est exact, confirma Lucretia. J'ai eu une petite conversation avec lui tout à l'heure qui a confirmé mes doutes.
-C'est-à-dire? demanda Arcturus, visiblement intéressé
-Ce cher monsieur Riddle semble persuadé qu'il lui suffit de parler fourchelangue pour être reconnu comme héritier de Salazar Slytherin, railla Lucretia.
-Personne ne lui a signalé que les dons de la Magie n'étaient pas héréditaires? s'étonna Arcturus
-Disons qu'il n'a pas voulu écouter, répondit Lucretia. Autre point à retenir, il est persuadé de bénéficier d'une bourse de Poudlard pour la durée de ses études qui lui serait versé dans un coffre auquel il a accès.
-Je n'ai pas souvenir que cette procédure ait été mise en place et pourtant, je surveille attentivement tout ce qui se passe avec Poudlard, commenta Arcturus. De plus, la location d'un coffre est trop chère pour une simple bourse d'étude, ce qui ne va pas dans le sens de la politique de Gringotts. En résumé, nous sommes dans une situation anormale. Que souhaites-tu faire?
-L'emmener à Gringotts pour un test de généalogie, décréta Lucretia. Je veux savoir s'il est réellement le descendant de Salazar Slytherin et ainsi, il pourra officiellement être désigné héritier. Ensuite, un examen magique car il ne m'a même pas senti m'énerver tout à l'heure.
-Son instinct magique a donc été assourdi, c'est un crime, déclara Arcturus.
-Enfin, si les examens confirment mes soupçons, qu'il soit placé sous la protection du clan Black, termina Lucretia.
-Si effectivement, il est l'héritier de Serpentard, je ne comprends pas pourquoi, fit Arcturus.
-Avant d'être l'héritier d'un fondateur, c'est un petit merdeux de quinze ans qui n'est même pas fichu de chercher les bonnes informations pour confirmer ses prétentions, renifla Lucretia. Même si la bibliothèque de Poudlard est assez pauvre sur le sujet, il lui suffisait d'ouvrir n'importe quel ouvrage sur les dons magiques pour lire noir sur blanc qu'ils ne sont pas héréditaires. Comme si cela ne suffisait pas, avec le nombre de fois où il se rend dans les appartements privés de Dumbledore, en croyant que personne ne le verrait, il ne serait pas surprenant qu'il soit considéré sous sa protection, sous la protection d'un sorcier qui a quand même le plus profond des mépris pour tout ce qui est de Serpentard!
Arcturus observa soigneusement son invité qui était sous le choc. Oui, il n'était qu'un enfant influençable sur lequel Dumbledore avait mis le grappin. Or, les sangs purs n'aimaient pas ce qu'il prônait, en complet désaccord avec les us et coutumes magiques. S'il disposait de l'héritier de Serpentard qui buvait visiblement la moindre de ses paroles … il n'osait imaginer la catastrophe que cela déclencherait. Comme si les sorciers n'avaient pas déjà fort à faire avec Grindelwald et son armée moldue qui déferlait sur l'Europe …
-Très bien, fit Arcturus. Accompagne-le à Gringotts, que nous ayons le fin mot de l'histoire. Pour ce qui est de la protection du clan Black … il passera les rituels.
Lucretia s'inclina. C'était une bonne leçon et Riddle comprendrait enfin qu'accéder aux cercles sang pur ne se faisait pas en claquant simplement des doigts …
§§§§§
Tom Riddle se tenait devant le manoir Riddle, indécis.
Majeur, Tom avait décidé de vérifier pourquoi son père n'avait pas été présent dans sa vie. Pour cela, durant les weekends, il s'était rendu sur la dernière propriété des Gaunt et avait glané des informations dans le village de Little Hangleton. L'histoire de la mésaventure de Thomas Sénior avec Mérope Gaunt l'avait surpris et l'avait convaincu de réclamer des explications.
Il frappa à la porte qui fut ouverte quelques minutes plus tard.
-Vous désirez? fit le domestique
-Bonjour, fit Tom. Je souhaite parler à monsieur et madame Riddle, ainsi qu'à leur fils.
-Qui dois-je annoncer? demanda le domestique
-Le fils de Mérope Gaunt, répondit Tom.
Quand il avait appris que sa mère était une cracmol et son père un moldu, Tom avait beaucoup réfléchi à la manière dont il allait se présenter. Puisqu'il avait complètement occulté l'existence de son père, il avait décidé de continuer dans le monde moldu, le temps de comprendre ce qui s'était passé à sa naissance.
-Veuillez me suivre, pria le domestique.
Tom entra et observa les alentours. S'il se fiait à ce qu'il avait vu chez ses camarades, les Riddle faisaient partie de la haute bourgeoisie, voire de la base de l'aristocratie. Il s'agissait donc d'une famille aisée et les contours d'une «faute» de l'héritier avec la jeune fille pauvre du coin se dessinait nettement. Mais le jeune homme ne put pousser plus loin sa réflexion car il fut introduit à la famille Riddle. Le couple était âgé et le fils semblait avoir une bonne cinquantaine d'années. Mais ce qui surprenait le plus jeune, c'était l'absence d'alliance.
-Vous êtes? renifla la femme
-Thomas, le fils de Mérope Gaunt, se présenta Tom. Je suis ici pour comprendre les circonstances de ma naissance.
-Et nous voler notre argent! éclata Thomas Senior. Comme ta catin de mère!
-Ma mère a été abandonnée par son mari dans le froid de décembre alors qu'elle était sur le point d'accoucher, déclara froidement Tom. Si je me fie au nombre d'enfants que j'ai pu croiser au village qui me ressemblaient comme deux gouttes d'eau, c'est un comportement récurent de votre part, monsieur Riddle.
La crispation du couple et les poings serrés de son géniteur lui confirma ses doutes: Thomas Senior avait l'habitude de promettre monts et merveilles aux jeunes filles naïves des alentours et refusait de prendre ses responsabilités quand elles tombaient enceintes. Il pouvait même supposer que sa réputation peu fiable l'ait empêché de fonder sa propre famille.
Les insultes que Tom reçut en réponse ne le touchèrent même pas. Toutefois, l'espoir ténu que son père avait voulu de lui s'était éteint comme une flamme sous un coup de vent. Le moldu semblait incapable de prendre ses responsabilités et surtout, d'admettre ses torts, persuadé de sa haute importance, comme lui quelques années plus tôt, reconnut-il avec un serrement de gorge.
-Il est clair que je ne suis pas le bienvenu dans ce foyer, coupa Tom. Malheureusement, le mariage de Mérope Gaunt et de Thomas Riddle est valable devant la loi, ce qui fait que je porte quand même le nom de Riddle.
-Que doit-on faire pour que tu disparaisses de nos vies? demanda le patriarche. Que tu renonces au nom des Riddle?
-Vous êtes sûr? pointa Tom. Je note que votre fils ne porte pas d'alliance, ce qui veut dire qu'il n'est pas marié et il a largement dépassé l'âge habituel pour le faire. S'il décide subitement d'adopter l'un des enfants qu'il a reniés, vous serez la risée de vos cercles de connaissances.
Pire que des sangs purs, renifla intérieurement Tom en voyant la famille se questionner sérieusement sur le problème qu'il venait de soulever. Sauf si les Riddle cherchaient à le tuer, ils devraient composer avec lui s'ils voulaient garder leur réputation, il s'en rendait maintenant compte. Initialement, il voulait, si sa famille paternelle la rejetait, reprendre définitivement le nom des Gaunt et rayer de sa mémoire son ascendance moldue. Mais maintenant qu'ils connaissaient leur existence, il ne faudrait pas longtemps pour que leurs détracteurs en fassent de même.
Il allait devoir composer avec sa famille paternelle. Merveilleux.
Et il n'était pas encore allé voir les derniers Gaunt restants …
Décidant qu'il avait assez supporté sa «famille», Tom se leva.
-Je vais vous laisser méditer sur vos possibilités et ce que vous allez faire, déclara Tom. Je vous laisse également une copie du certificat de mariage ainsi que de mon acte de naissance, au cas où vous auriez des doutes. Je loge actuellement à Londres donc si besoin, je serais de retour dans deux semaines. Passez une bonne journée.
Sur ces mots, il tourna des talons et quitta les lieux.
Et de une, songea Tom. Espérons que les Gaunt ne soient pas aussi prise de tête …
§§§§§
-Les mangemorts? s'étonna Tom
-Oui, pour aller avec Voldemort, ricana Lucretia.
Malgré leurs débuts houleux, la jeune femme, désormais épouse Prewett, avait gardé contact avec Tom Riddle. La mise au point avait eu des conséquences positives car, avec l'aide de son père, elle lui avait trouvé un apprentissage en ébénisterie magique. À sa plus grande surprise, ça lui avait plu et après trois longues années, il était devenu maître artisan.
-Est-ce que tu vas me reprocher encore longtemps ce moment de ma vie où j'étais si stupide? râla Tom
-Oui, répondit Lucretia malicieusement.
Tom grommela.
-Pourquoi me le dire? demanda Tom, réellement curieux
-Parce qu'il y a quelqu'un qui te veut du mal en utilisant des éléments de la période où tu croyais être reconnu comme héritier Serpentard en claquant des doigts, répondit Lucretia.
-Comment est-ce que tu penses régler le problème? demanda Tom
-En te mariant, répondit Lucretia.
Tom explosa de rire mais quand il remarqua que Lucretia ne le suivait pas, il comprit qu'elle était sérieuse.
-Tu plaisantes? s'étouffa Tom
-Pas du tout, répondit Lucretia.
-Mais … pourquoi? demanda Tom, perdu
-Parce qu'ainsi, on te croira trop occupé à fonder une famille pour croire que tu veux conquérir le monde, répondit Lucretia. Le sorcier qui lancera cette accusation ne sera même pas crédible.
-Mais … mais … balbutia Tom.
-Je sais, tu ne veux pas te marier, soupira Lucretia. Ne t'inquiète pas, ce n'est pas pour tout de suite.
-J'imagine que tu as déjà trouvé la sorcière parfaite, soupira Tom.
-Pas encore, avoua Lucretia. C'était mon premier plan.
-Quel est le second? demanda Tom, las
-Ouvre ta boutique sous le patronat du clan Black, répondit Lucretia.
-Je pensais me spécialiser encore un peu, rappela Tom.
-Tu le feras, assura Lucretia. Une fois que ton commerce sera bien lancé.
-J'ai le choix? demanda Tom
-Si tu ne veux pas une étiquette que tu n'as pas demandée, non, répondit Lucretia.
Tom ne réfléchit que quelques instants avant de rendre sa réponse.
-Montre-moi ce que tu as préparé, souffla Tom.
§§§§§
Lord Jeremiah Prince aimait sa fille, on ne pouvait pas le lui enlever.
Tom Riddle, maître ébéniste de bonne réputation, l'avait remarqué dès l'instant où il avait mis les pieds dans le salon du manoir Prince. En même temps, on ne commandait pas une création pour quelqu'un qu'on connaissait à peine.
Tom avait suivi les conseils de Lucretia et avait ouvert sa boutique non loin du Chemin de Traverse. Pas sur l'artère commerciale mais dans l'une des rues adjacentes car ses produits étaient destinés à une clientèle informée. Grâce à sa protectrice, le bouche à oreilles avait parfaitement fonctionné et les commandes s'étaient enchaînées. Ainsi, il avait pu faire l'acquisition de deux elfes de maison – qui le chouchoutaient à sa plus grande honte – puis engager un vendeur et attirer un apprenti. Sa production en marqueterie était admirée dans toute l'Europe à un tel point que le temps d'attente avoisinait les douze mois et ses œuvres s'arrachaient pour des sommes folles.
-Lord Gaunt, fit Jeremiah Prince après qu'ils se soient installés et que Tom ait sorti son nécessaire à dessin. Il est rare que l'un des nôtres s'adonne à une pratique aussi … manuelle.
Tom sourit. C'était l'une des premières questions qu'on lui posait quand on était face à lui et qu'on se rappelait qu'il était Tom Riddle, lord Gaunt.
-Ma famille maternelle a fait de très mauvais choix au cours des siècles, répondit Tom. À un tel point qu'elle a dû vendre tous ses biens pour survivre. Je suis donc dans l'obligation de reconstruire le prestige de mon nom à la sueur de mon front. Et puis … créer ne me déplait pas, milord, surtout en observant le ravissement dans le regard des sorcières et des sorciers qui reçoivent mes œuvres.
Après avoir lu les journaux de Salazar Slytherin détenus par le clan Black, Tom avait décidé de ne pas cacher son ascendance sang mêlé et surtout, la manière dont il pouvait officiellement se targuer du statut de descendant de Serpentard. Il avait serré les dents face aux insultes et aux moqueries mais très vite, il avait forcé l'admiration, ce qui avait réduit ses détracteurs à se taire. Malgré sa maison de Poudlard, son honorabilité était désormais incontestable, malgré une rumeur tenace qui voulait qu'il ne soit pas aussi vertueux qu'il le prétendait.
-Je vous remercie de montrer votre art au monde, sourit Jeremiah.
-C'est un plaisir, répondit Tom. Bien, faisons ce pour quoi nous sommes là. Mademoiselle Eileen, dites-moi donc ce qui vous fait envie.
Alors que la jeune fille de quinze ans s'exprimait tranquillement avec l'autorisation de son père, Tom se surprit à croquer ses traits. Comme toute personne de son âge, Eileen Prince était en équilibre entre l'enfant qu'elle était et l'adulte qu'elle serait. Sans être d'une beauté dévastatrice – il blâmait Lucretia pour occulter par son simple souvenir la beauté des autres sorcières – elle attirait le regard des autres par sa détermination à toute épreuve. L'objet commandé était une boîte à musique, très en vogue actuellement. L'artisan puisait sans honte son inspiration dans le monde moldu et là, il avait envie de sculpter la figurine à l'image de la jeune fille.
Après deux heures de discussion, Jeremiah permit à sa fille de rejoindre ses appartements afin de discuter plus en détail avec Tom. Ils convinrent du prix de l'artefact ainsi que des enchantements qui seraient lancés puis du délai de livraison avant de passer à la politique. Même si cela faisait quelques années qu'il avait repris le siège des Gaunt, en déshérence depuis plusieurs centaines d'années, Tom était considéré comme un nouveau dans l'arène. S'il sélectionnait soigneusement les projets auxquels il accordait son attention, il mettait un point d'honneur à rencontrer les lords et les ladies qui souhaitaient son soutien et écoutait jusqu'au bout leurs revendications. Son statut de descendant de Salazar Slytherin l'auréolait d'un certain prestige et sensibilisé sur le pouvoir des rumeurs, il faisait attention au moindre de ses mouvements, encore plus en se sachant sous la protection du clan Black.
Quand il quitta donc le manoir Prince, Tom était ravi de se faire un nouvel allié et pensif au sujet de sa nouvelle cliente.
§§§§§
Lucretia Black épouse Prewett observait la jeune Eileen Prince remonter l'allée au bras de son père Jeremiah. À côté d'elle, Tom Riddle ne cachait pas les sentiments qu'il ressentait pour sa future épouse.
Et dire que ce mariage aurait pu ne jamais avoir lieu …
Fasciné par la jeune fille, Tom avait eu du mal à mettre des mots sur ce qu'il ressentait. Après un an de tergiversions, poussé par Lucretia, il avait demandé l'autorisation à Jeremiah de commencer une correspondance avec Eileen puis, d'officiellement la courtiser. Initialement, il avait prévu de demander sa main après ses ASPICS mais la situation de la jeune fille avait brusquement basculé au début de sa septième année. En effet, durant l'été, la famille Prince avait été attaquée et son frère aîné, Ethan, s'en était sorti de justesse, mais incapable d'avoir des enfants. Par conséquent, les enfants d'Eileen seraient les prochains héritiers du clan, lui octroyant sans conteste une influence incroyable sur le clan Prince. Elle avait donc été courtisée de toute part par les élèves intéressés mais Jeremiah s'était inquiété quand Albus Dumbledore s'était approché d'elle et avait essayé de lui faire croire de force que peu importait ses choix en matière d'époux, son père ne l'écouterait pas. Ils avaient échappé de peu à la catastrophe quand le père avait été informé que sa fille était en train de vider son coffre lors d'une sortie à Pré-au-Lard. Il avait déboulé dans l'agence et avait exigé un examen magique complet pour découvrir qu'Eileen avait reçu des consignes mentales pour fuir l'école et disparaître dans le monde moldu. Jeremiah avait alors immédiatement réagi en les annulant et en la ramenant chez eux pour qu'elle puisse récupérer du traumatisme. En moins de deux mois, le contrat de mariage entre Eileen Prince et Tom Riddle avait été rédigé et ils se mariaient à Yule, avant qu'elle ne retourne à Poudlard.
-Tu me sembles bien songeuse, très chère, fit Ignotus, l'époux de Lucretia.
L'union avait été acceptée par la Magie et maintenant, les nouveaux époux et leurs invités profitaient de la piste de danse.
-Nous avons agi vite pour Eileen, soupira Lucretia. Mais qui nous dit qu'il n'y a pas d'autres enfants manipulés?
Car oui, il n'avait pas été difficile d'identifier la personne qui avait ensorcelé la jeune fille pour qu'elle se croie indésirable jusqu'à dans sa propre famille et considérée comme une babiole à négocier.
-Je pense qu'il est temps d'agir concrètement mais cette fois, tous ensemble, déclara Ignotus. Je t'avoue que le voir tourner autour de ma cousine et de ses frères ne me rassure pas. S'il s'est permis de s'immiscer dans nos histoires de famille, qui sait ce qu'il fait à ses postes …
-Mais comment faire? demanda Lucretia
-Tu as le soutien des Black, des Prince, des Gaunt et des Prewett, taquina gentiment Ignotus. Je pense qu'avec tout ce petit monde, tu pourras nous concocter un plan pour le mettre hors d'état de nuire.
Le regard de Lucretia se fit machiavélique. Son époux avait raison, il était temps d'agir activement pour préserver leurs familles …
§§§§§
Ce fut en octobre qu'Eileen annonça qu'elle attendait son premier enfant. Tom était fou de joie et couvait littéralement sa femme de présents comme de protection. Pour préserver ses nerfs, Jeremiah avait accepté d'accueillir Eileen chez lui tandis que son mari restaurait la demeure Riddle, car son géniteur et ses parents avaient été emportés l'année précédente par une grippe particulièrement virulente et n'avaient pas réussi à annuler le mariage contracté avec Mérope Gaunt. La propriété et leurs biens étaient donc revenus à Tom qui, en creusant un peu, avait découvert que les terres appartenaient auparavant aux Gaunt mais qu'ils l'avaient perdu quelques siècles plus tôt à cause de leurs choix peu judicieux. La restauration était nécessaire aux yeux du lord Gaunt car certaines menaces à son encontre ne pouvaient pas être ignorées.
Flash-Back
Tom savait qu'il était tenu à l'œil par Albus Dumbledore depuis longtemps. Ce dernier, quand il avait appris le mariage d'Eileen, avait voulu le convoquer à Poudlard mais comme il était «occupé», le vieux sorcier avait dû attendre qu'il se libère puis se déplacer jusqu'au ministère pour discuter avec son ancien élève, ce qui avait pris presque dix mois.
-J'aimerai te présenter mes félicitations pour ton mariage mais ce ne serait pas sincère, déclara Albus en ouvrant la conversation.
Tom se retint de lever les yeux au ciel derrière son bureau obtenu en tant que membre du Magenmagot. Albus Dumbledore était tout sauf sincère et il aurait pu se faire avoir longtemps si Lucretia Black n'était pas intervenue. S'il ne s'était pas détaché de son influence, à ce jour, il serait un sorcier aigri contre la terre entière parce que personne ne voulait reconnaître qu'il était l'héritier de Salazar Slytherin et qui savait quelles mesures il aurait pris pour être reconnu à sa juste valeur.
-Pourquoi? demanda simplement Tom
-Je ne comprends pas pourquoi tu as précipité ce mariage, expliqua Albus. La jeune Eileen aurait pu terminer tranquillement ses études et …
-Elle a obtenu ses ASPICS avec des résultats honorables, coupa Tom. Quant au mariage, c'est elle qui a voulu qu'il soit célébré le plus vite.
-Tu la connaissais à peine, protesta Albus.
-Vous en êtes sûr? pointa Tom. De toutes les façons, cela ne vous concerne plus, puisqu'elle n'est plus sous votre responsabilité et que vous n'appartenez ni au clan Prince, ni au clan Gaunt. Maintenant, que puis-je pour vous, professeur Dumbledore?
-J'ai appris que la jeune Eileen attend son premier enfant, déclara Albus. N'est-ce pas un peu tôt?
-Cela vous dérange parce que…? demanda Tom, curieux
-Elle a à peine dix-huit ans, pointa Albus. Elle aurait pu poursuivre ses études, voyager …
-Rien qu'elle ne pourra faire après la naissance, balaya Tom. Votre intérêt est curieux, professeur. Vous n'avez jamais été proche d'elle donc pourquoi venir vous enquérir de son avenir? J'aurais compris si ces doutes provenaient de son père Jeremiah mais vous … non, je ne comprends pas.
-Tu étais promis à un bel avenir et te marier avec une sorcière aussi jeune … fit Albus.
-Mes projets ont toujours été de restaurer le prestige du clan Gaunt et de rétablir la vérité au sujet de Salazar Slytherin, coupa Tom. Le mariage n'était clairement pas un obstacle et en plus, Eileen répond à mes attentes. Le fait de devenir père de famille n'entrave pas mes projets futurs et je ne comprends pas pourquoi vous pensez que ce sera le cas.
-J'estime que vous ne convenez pas l'un à l'autre, insista Albus. Vous n'auriez jamais dû vous marier aussi vite.
-Pourquoi? répéta Tom. J'entends votre scepticisme mais pas vos raisons.
-Tu dois me faire confiance … fit Albus.
-Je pense surtout que nous tournons en rond, fit Tom. Tout ce que vous avez besoin de savoir, si vous m'estimez réellement, c'est que je suis satisfait de mon union et qu'elle n'entrave pas mes projets.
-Je m'inquiète pour toi, fit Albus avec un sourire un peu mystérieux. Le climat actuel est assez dangereux, c'est tout.
Fin Flash-Back
Tom avait appris à lire entre les lignes – ou il avait laissé sa paranoïa le guider correctement – et il préférait mettre en sécurité Eileen et leur futur enfant à naître au lieu de se dire que Dumbledore n'était qu'un vieux fou. Cependant, après s'en être ouvert à Jeremiah Prince, Arcturus Black et Lucretia Prewett, il était devenu évident que si le directeur adjoint de Poudlard restait un danger pour la société à cause de ses nombreux partis pris, il possédait des informations sur la montée de l'insécurité en Grande Bretagne sorcière. Le dénommé Voldemort sillonnait les campagnes et massacrait sans vergogne les nés de moldus et les sorciers qui les protégeaient. Ses buts étaient flous tout en étant assez parlants pour appâter des personnes désœuvrées et difficilement capables de se rendre compte des incohérences dans le discours qu'on leur servait ou de se poser les bonnes questions. Initialement, il n'avait pas eu l'intention de se prononcer sur son combat mais depuis qu'il se murmurait de plus en plus qu'il était également descendant de Salazar, il avait compris qu'il ne fallait surtout pas qu'il se laisse emporter. Entouré de sorcières et de sorciers qui pratiquaient la politique depuis leur plus jeune âge, il avait discuté avec eux de plusieurs plans pour réduire à néant la montée en puissance de ce déplaisant personnage que personne n'avait vu.
Et quand il agirait, ça ferait très mal.
§§§§§
Albus Dumbledore n'avait rien vu venir.
Alors qu'il se trouvait dans la Grande Salle pour l'annonce du successeur d'Armando Dippet au poste de directeur de Poudlard – il pensait avoir assez bien «négocié» auprès de son supérieur pour qu'il le désigne – il avait été arrêté et placé en cellule. Les regards de mépris des aurors le perturbèrent mais au moins, l'un d'entre eux eut pitié de lui pour lui apporter le journal du jour.
La vérité sur Vous Savez Qui et les mangemorts!
Le département de la justice a accordé une interview à midi sur les agressions qui ont lieu à travers le pays. Avec le concours du département des Mystères, le bureau des aurors avait mené l'enquête sur le dénommé Voldemort – Vous Savez Qui pour celles et ceux qui avaient peur de prononcer son nom – et les mangemorts, sous ses ordres. Si leurs actes avaient été scrupuleusement consignés au fur et à mesure des jours, leur identité et leur signature magique étaient protégées par leurs masques et leurs robes noires.
L'enquête avait fait un bond en avant quand des rumeurs sur l'existence d'un lien de filiation entre Vous Savez Qui et Salazar Slytherin s'étaient répandues. Thomas Riddle, lord Gaunt, descendant officiel de Salazar Serpentard, s'était présenté au département des Mystères pour déterminer si les mangemorts arrêtés avaient réellement prêté allégeance à un membre de la famille Serpentard. L'examen magique avait alors prouvé qu'il n'y avait qu'une fraction dérisoire de la magie du clan Serpentard dans le serment, ce qui voulait dire que les mangemorts avaient été trompés quant à la personne à qui ils avaient soumis leur baguette.
Grâce à un procédé complexe, tous les mangemorts avaient pu être identifiés et ont été arrêtés au cours de la semaine précédente mais également, la personne qui avait monté cette opération de troubles à l'ordre public.
Ça a été avec consternation que le département de la justice a annoncé avoir déposé une plainte à l'encontre d'Albus Dumbledore. Vainqueur de Gellert Grindelwald, actuel directeur adjoint de Poudlard et pressenti pour devenir le prochain président du Magenmagot, tous ces postes prestigieux qu'il détenait ou qu'il était sur le point d'obtenir n'empêchait pas le bureau des aurors de soupçonner le sorcier de vouloir déstabiliser la Britannia à son propre profit. Mis en état d'arrestation hier après-midi, il est actuellement détenu dans les cellules du ministère pour répondre dans les plus brefs délais aux questions des enquêteurs, à commencer par la raison pour laquelle il aurait créé les mangemorts pour semer le chaos.
Encore un peu sceptiques, plusieurs journalistes ont demandé la raison pour laquelle Albus Dumbledore était accusé de tels actes et malgré le secret de l'instruction, le département de la justice tenait à rappeler qu'on ne pouvait pas altérer éternellement une signature magique …
Albus blêmit. Visiblement, le département des Mystères avait les compétences pour aller au-delà de sa copie de la magie de Tom Riddle, qu'il avait utilisé pour ensorceler les mangemorts pour qu'il lui obéisse au doigt et à l'œil. Pourtant, il avait utilisé des techniques trouvées par Gellert pour être sûr de ne pas se faire prendre mais cela n'avait pas suffi.
Et mince …
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Tom Riddle garda un visage de marbre quand Albus Dumbledore fut emmené en cellule en vue de son futur transfert vers Azkaban où il recevrait le baiser du détraqueur.
Contrairement à ce qu'il aurait cru, la position de l'ancien héros n'était pas aussi solide qu'on aurait pu le penser pour empêcher une enquête très poussée sur sa vie. Ses liens avec Gellert Grindelwald avant son combat qui l'avait poussé à la célébrité furent dévoilés, sa responsabilité dans la mort de sa jeune sœur Arianna et, plus tôt, dans l'agression des jeunes moldus qui avait valu la prison à son propre père, posé sur la table, mais surtout, son implication dans la montée en puissance de Voldemort et de ses mangemorts … tout avait été minutieusement épluché et pour cela, personne ne s'était encombré de scrupules et le département de la justice avait pu exiger la mise en place de cercles de vérité, même si pour cela, ils avaient fait venir des maîtres en enchantements des autres pays, car cibles prioritaires de Grindelwald pendant la guerre qu'il avait menée. Bien qu'il ait pu montrer ses capacités oratoires, Albus Dumbledore n'avait pas pu se dédouaner des accusations portées de troubles à l'ordre public, les faits reprochés étaient passés à crimes contre la Britannia. La sanction avait été sans appel, car avec les actes dont il était coupable, ses projets à court et moyen terme allaient à l'encontre de la Magie, qu'ils aient été dévoilés à l'audience ou pas. Le Magenmagot, en effet, à l'occasion d'une session exceptionnelle, avait eu la primeur de certaines vérités dérangeantes sur le personnage et avait décidé de strictement encadrer les sujets qui seraient abordés pendant l'audience. Le reste serait dévoilé en comité restreint – comprendre le département des Mystères, une sélection drastique d'aurors, les directeurs de la justice et des Mystères ainsi que le ministre de la magie – pour pouvoir éradiquer toute conséquence du plus grand Bien dont se targuait Albus Dumbledore. Ce ne serait qu'après que l'exécution aurait lieu.
Durant les interrogatoires – dont Lucretia Prewett avait pu avoir une copie – Dumbledore avait fait mention des projets qu'il réservait à Tom. En fait, c'était lui qui aurait dû prendre la place de Voldemort et massacrer les sorciers qui s'opposaient à lui et le vieux sorcier avait pesté sur le fait de ne pas avoir pu utiliser l'héritier de Serpentard comme il l'entendait. Ses aveux avaient été très clairs: repéré dès son plus jeune âge dans un orphelinat de Londres à cause de ses éclats de magie, Albus Dumbledore lui avait illégalement fait signer un parchemin d'ascendance – comme il en avait l'habitude quand il croisait la route d'enfants sorciers puissants – et avait découvert qu'il descendait de la famille Gaunt, et par extension, la famille Serpentard. Il n'avait pas caché l'avoir poussé à assassiner son géniteur et toute sa famille paternelle pour le rendre coupable de crime et surtout, pouvoir le faire chanter le cas échéant.
L'arrestation d'Albus Dumbledore avait fait cesser net les attaques de Voldemort et comme les mangemorts avaient été arrêtés juste avant, la vague de terreur avait disparu. La population sortait de nouveau de chez elle sans avoir la peur au ventre et les nés de moldus n'étaient plus ostracisés. Mieux, sans la «bonne parole» du vieux sorcier, les célébrations magiques n'étaient plus diabolisées et étaient bien mieux transmises avec la création de cours dédiés obligatoires à Poudlard. Autre point qui méritait d'être souligné, ses anciens alliés avaient rapidement cessé de penser et de respirer par lui et jetaient enfin un regard critique sur la voie qu'il leur avait conseillé de suivre.
Ainsi tomba dans l'oubli Albus Dumbledore et Tom Riddle devint enfin libre.
Fin
