Je ne possède aucun des personnages des films
Whumpuary 2025 consacré au film The Man From UNCLE de 2015
Un prompt tous les deux jours
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
WHUMPUARY 2025 The Man from U.N.C.L.E
12. Seul
Le froid de la pierre contre sa peau nue fut la première sensation qui traversa la brume de son esprit. Napoléon ouvrit lentement les yeux, la conscience lui revenant par vagues douloureuses. L'obscurité autour de lui n'était pas totale, quelque part très haut au-dessus de sa tête, un cercle de lumière pâle dessinait les contours irréguliers des parois d'un puits.
Il tenta de bouger et un cri rauque lui échappa. Sa jambe droite, tordue dans un angle impossible, envoya une décharge de douleur si intense qu'il crut perdre à nouveau conscience… Cassée… Définitivement cassée… Son dos n'était qu'une carte de souffrance, chaque muscle, chaque vertèbre protestant au moindre mouvement.
Le froid s'infiltrait dans ses os, mordant sa peau exposée. On l'avait laissé en pantalon, mais son torse nu portait les marques de fouilles brutales, ils avaient arraché sa chemise, son gilet, cherchant méthodiquement les micros qu'il aurait pu dissimuler. La pensée de ses vêtements ruinés lui arracha un rire amer qui se transforma en gémissement. Son costumier à Londres allait être dévasté.
- Illya ? Appela-t-il faiblement, sa voix résonnant étrangement contre les parois humides.
Seul le silence lui répondit.
- Gaby ?
Les souvenirs de ce qui l'avait conduit ici restaient flous, comme un film dont on aurait arraché des séquences au hasard. Il se souvenait d'une mission... une base secrète ? Le visage d'Illya, tendu par l'inquiétude. Gaby qui courait. Des coups de feu. Après, c'était le noir total.
Napoléon força sa respiration à rester régulière malgré la panique qui commençait à monter en lui. Il était seul. Complètement seul au fond de ce puits, et il n'avait aucune idée du sort de ses partenaires. Étaient-ils prisonniers eux aussi ? Blessés ? Ou pire... Non. Il refusait d'envisager cette possibilité. Une goutte d'eau tomba quelque part dans l'obscurité et il tenta de se redresser, s'appuyant sur ses coudes, mais son dos protesta violemment. Des ecchymoses, probablement… Peut-être pire… Chaque respiration était un exercice de volonté, suggérant des côtes fêlées ou cassées. Le cercle de lumière au-dessus de lui semblait si loin, peut-être sept ou huit mètres de haut. Dans son état normal, avec son équipement, il aurait pu tenter l'escalade. Mais avec une jambe cassée et le corps couvert de blessures... Il était piégé, aussi efficacement que s'il avait été enchaîné.
- Réfléchis, Solo, murmura-t-il pour lui-même, sa voix étrangement faible dans l'espace confiné. Réfléchis.
Cependant la confusion dans son esprit persistait, rendant difficile toute pensée cohérente. La douleur pulsait dans tout son corps, chaque battement de cœur envoyant des vagues d'agonie à travers ses membres. Le froid n'arrangeait rien, engourdissant progressivement ses extrémités. Ses doigts tâtonnèrent le sol autour de lui, rencontrant la pierre froide et humide. Le puits était ancien, ses parois usées par le temps et l'eau. Asséché maintenant, mais pendant combien de temps encore ? Si la pluie se mettait à tomber...
L'inquiétude pour ses partenaires lui nouait l'estomac. Illya et Gaby étaient devenus tellement plus que de simples collègues. Une équipe. Une famille, même s'il ne l'admettrait jamais à voix haute. L'idée qu'ils puissent être blessés quelque part, ayant besoin de son aide alors qu'il était coincé ici, impuissant...
Un frisson parcourut son corps à moitié nu. L'humidité du puits semblait s'infiltrer jusque dans ses os, transformant la douleur sourde de ses blessures en une agonie aiguë. Sa jambe cassée le lançait horriblement, chaque tentative de mouvement envoyant des éclairs de souffrance pure à travers son corps.
Le cercle de lumière au-dessus de lui commençait à pâlir. Le soir approchait et avec lui, la perspective d'une nuit dans le noir complet, seul avec sa douleur et ses inquiétudes. Napoléon Solo, voleur d'art extraordinaire et agent de l'UNCLE, en était réduit à attendre des secours au fond d'un puits, comme un animal pris au piège.
- Tenez bon, murmura-t-il, ne sachant plus s'il s'adressait à ses partenaires absents ou à lui-même. Tenez bon.
