Encore un chapitre bien court, mais ça n'aurait pas été sympa de laisser Rusard souffrir comme ça plus longtemps ! Ahah. Allez, je vous remercie pour vos commentaires et je vous dis à demain !


«… cinquième année ou en sixième?» demanda Patmol en regardant Lunard.

Ils étaient tous les trois assis sur un banc aux abords de Pré-au-Lard, entre le chemin qui menait à l'école et la forêt. Lunard avait été reconnu et avait été salué par plusieurs élèves. Harry s'était rapidement caché sous la cape d'invisibilité, mais personne n'était passé depuis plusieurs heures maintenant.

«Sixième.»

Lunard avala une gorgée de Bièraubeurre et sourit à Harry.

«Bellatrix ennuyait sans arrêt Lily. Ça pouvait être par rapport à Rogue-»

Le visage de Patmol se crispa.

«-ou parce que Slughorn lui avait donné des points-»

«-ou juste parce qu'elle se trouvait là, dit Patmol. Bella est une vraie garce, Harry.»

«Je dirais pas le contraire, dit Lunard en souriant. Enfin bref, Lily lui a répondu quelque chose-»

«Sûrement qu'elle allait le dire à un prof.» dit Patmol en levant les yeux au ciel.

Pour autant, son sourire était affectueux.

«Enfin bref, répéta Lunard en échangeant un regard avec Harry pour faire comprendre à Patmol qu'il ferait mieux d'arrêter de l'interrompre. Lily s'était tournée pour partir quand Bellatrix a sorti sa baguette.»

Il fit une pause.

«Aucun de nous n'était présent, Lily me l'a raconté après, donc je ne sais pas de quel sort il s'agissait-»

«Quelque chose de mauvais.» dit sombrement Patmol.

«Sûrement, confirma Lunard. Et Lily lui tournait le dos, alors elle ne pouvait pas se défendre. Et c'est là que Peeves est sorti de nulle part avec des cœurs de crapauds qu'il avait volé dans les cachots et qu'il a commencé à jeter sur Bellatrix-»

«On est sûr de cette partie là, expliqua Patmol. J'étais à l'infirmerie à ce moment-là parce que James m'avait fait tombé une fiole de sang de dragon dessus, j'avais une brûlure au pied et Bella a débarqué avec un œil au beurre noir, complètement couverte de sang de crapaud ...»

«Je suis sûr que c'était une journée magnifique pour toi.» répondit Lunard en levant les yeux au ciel, mais Harry ne manqua pas son léger sourire.

«Ce qu'on a déduit après coup, c'est que Peeves avait tellement entendu James parler de Lily qu'il avait compris qu'elle était spéciale ou qu'elle était plus ou moins associée avec nous-»

«Ses meilleurs et plus fidèles alliés, déclara Patmol. Il n'a jamais vraiment attaqué Lily. Il lui a donné des surnoms, ce genre de choses, mais il l'a toujours laissé tranquille.»

«Je pense qu'il avait peur que James ne vienne le hanter.» avoua Lunard.

«Il n'avait pas tort, dit Patmol. Après cet histoire de crapaud avec Bella, James a eu peur que Peeves ait un faible pour ta mère et il lui a fait comprendre qu'elle était hors limites.»

«Comment ça s'est passé?» demanda Harry en grimaçant.

«Ils ont discuté. Brièvement. Puis Peeves a lancé une Bombabouse sur James, dit Lunard. Mais James a réussi à lui voler son chapeau.»

«Qu'on faisait léviter un peu partout pour faire peur à Rusard ou pour faire diversion quand on voulait l'éloigner.»

Patmol éclata de son rire proche de l'aboiement.

«Aux petits crétins!» lança Lunard, en souriant et en levant sa bouteille.

Patmol et Harry l'imitèrent et trinquèrent.

Ils raccompagnèrent Harry à l'école après ça – enfin, Lunard raccompagna Harry et Patmol, qui s'étaient transformés et se pourchassèrent tout le long du chemin.

«On se voit demain.» lança Lunard, tandis que Harry retrouvait forme humaine.

«Tonks vient aussi?» demanda Harry.

«Elle a hâte de te voir.» dit Lunard en posant une main sur son épaule.

«Ne laisse pas Dubois te harceler d'ici là, dit Patmol en souriant largement. S'il est aussi fou que James-»

«Les jours de match, ce n'était pas James qui sautait sur mon lit et qui me lançait des chaussettes dessus jusqu'à ce que je me lève.» lui rappela Lunard.

«Bien sûr que si.» répliqua Patmol en agitant la main.

«Non, continua Lunard. Je me souviens parfaitement-»

«Faux, dit Patmol en souriant encore plus à Harry. Il raconte n'importe quoi.»

Harry se contenta de ricaner et les enlaça tous les deux avant de se glisser derrière les grilles.

«… quoi 'ça ne me ressemble pas'? continuait Lunard tout en offrant son bras à Patmol. Ça te ressemble parfaitement

La réponse de Patmol fut avalée par le bruit de leur transplanage. Harry alluma sa baguette parce qu'il faisait sombre et il commença à cheminer jusqu'au château.

Il rencontra Fred et George sur le chemin. Près de la forêt, ils étaient occupés à collecter des plantes pour le professeur Chourave en guise de retenue et il s'arrêta pour discuter avec eux, profitant de l'occasion pour leur avouer qu'il s'était faufilé à Pré-au-Lard pour l'après-midi. Il savait bien que c'était le genre de choses qu'ils appréciaient.

Et il avait raison. Fred se mit à rayonner et lui tapa dans le dos.

«Harry, dit George, faisant mine de se sécher les yeux avec sa manche. Nous sommes si fiers de toi-»

«Et de Lunard et Patmol, dit Fred en reniflant. Bénis soient-ils. Ils ne font plus partis de l'école, mais ils s'impliquent quand même pour corrompre la jeunesse.»

Il échangea un regard avec son frère.

«En parlant de corruption d'ailleurs, Harry, tu penses que ce serait possible-»

« Pas du tout, répliqua Harry en s'éloignant suffisamment pour qu'ils ne le rattrapent pas. A tout à l'heure, au festin.»

En riant, Fred lui lança de la terre, mais Harry esquiva l'attaque.

Il n'avait pas très faim car Patmol lui avait acheté à manger, mais il était déjà en retard, donc il se dit qu'il ferait mieux de se rendre directement au festin d'Halloween. Du moins c'était son programme avant de tomber sur Peeves dans le hall d'entrée, les mains pleines d'ingrédients pour potions, la clochette sur son chapeau sonnant d'une façon menaçante.

«Salut Peeves, dit-il faiblement. Lunard et Patmol te passent le bonjour.»

«Dis-leur que le bon vieux Peeves leur passe le bonjour en retour, dit Peeves. En fait, j'ai même un message pour eux.»

Il caqueta et lança ce qui ressemblait à un globe oculaire sur Harry, qui ne parvint pas à l'esquiver à temps. Il rebondit sur son genou et s'écrabouilla par terre, avant qu'un deuxième arrive sur lui de la même façon. Celui d'après le manqua, mais le suivant frappa ses lunettes, avant de rouler sur son visage, humide et gluant.

Harry sortit vite sa cape d'invisibilité et s'empressa de bouger, dans le plus grand silence.

«Ooh, il est rusé, dis-donc! Mais pas d'inquiétude-»

Peeves sortit un autre œil de son bocal et le leva.

«-car l'œil peut te voir!»

Harry ricana malgré lui et se déplaça juste à temps pour éviter un nouvel assaut. Il fonça vers les escaliers, Peeves sur ses talons. Harry dut utiliser presque tous les passages secrets qu'il connaissait pour se rendre à la salle commune. Il avait finalement décidé de faire attendre le festin et d'aller d'abord laver ses lunettes et son visage.

Puis, il l'entendit à nouveau. Elle semblait venir du sol et Harry se figea dans la seconde, resserrant la cape d'invisibilité autour de lui.

«Si affamé … disait la voix, glaçant le cou et le dos de Harry. Déchire … écorche … tue … oh oui … depuis si longtemps …»

«Peeves?» demanda Harry.

Un œil lui tomba sur la tête et l'estomac de Harry se contracta violemment. Ce n'était donc pas Peeves, qui se trouvait juste au-dessus de lui.

«Tu as entendu?»

«L'œil n'a rien entendu.» lança joyeusement Peeves en lançant encore un œil sur Harry qui réussit à s'échapper. Où vas-tu, Potty? Une nouvelle paire d'yeux pourrait bien te servir!»

Bien que sa mission initiale ait été de se débarrasser de Peeves, Harry s'assura maintenant d'éviter ses attaques sans pour autant le lâcher complètement. Au moins jusqu'au septième étage. Après tout, la présence de Peeves valait mieux que de se retrouver seul, même s'il lui jetait des yeux dessus.

Harry cria presque le mot de passe à la Grosse Dame qui gloussa en le voyant, lui disant qu'il ferait mieux de rejoindre tous les autres en bas, mais elle le laissa tout de même passer. Harry fonça directement retrouver son miroir, mais Patmol ne répondit pas. Harry prit une grande inspiration et alla se doucher. Après avoir essayé à nouveau de contacter Patmol, sans succès, Harry laissa un message sur son lit, expliquant ce qui s'était passé au cas où la voix en avait après lui – et il prit la direction de la Grande Salle. Il se débrouillerait pour aller parler à Dumbledore après le festin. Il hocha la tête.

Harry traversait la salle commune après sa douche quand un petit bruit attira son attention. Il s'agissait de Ginny, assise sur un fauteuil près de la fenêtre. Elle était très pâle et avait un livre posé sur les cuisses.

«Harry.» commença-t-elle.

«Tu vas bien?» demandèrent-ils tous les deux au même moment, avant de retrouver le silence.

«Alors?» demanda Ginny.

«J'entends des voix, répondit Harry en essayant de paraître nonchalant. Rien d'inhabituel.»

Ginny laissa échapper un rire, mais il semblait lointain et ses yeux étaient posés sur la baguette qu'il tenait dans la main.

«Et toi?»

«Je crois que- je me suis endormie- T'es tout mouillé toi aussi.»

Ginny se mordit la lèvre et jeta un œil vers ses cheveux humides.

«Peeves m'est tombé dessus, alors je suis allé me doucher.»

«Ça a du m'arriver aussi, dit-elle. Mais je ne me souviens pas.»

Elle jeta un regard vers le livre sur ses genoux, que Harry reconnut comme son journal intime. Elle le referma quand elle vit qu'il regardait, malgré que la page soit complètement vierge.

«Tu vas au festin?»

«Ouais, j'pense, dit Harry. Et toi?»

«Je ne sais pas, dit-elle en regardant encore le journal. Percy n'arrête pas de me dire de me reposer.»

«Viens, dit Harry en lui tendant la main. Tu ne peux pas rater le festin d'Halloween.»

Ginny hésita.

«Hagrid voudra savoir ce que tu as pensé de ses citrouilles.»

Ginny ne prit pas sa main, mais elle se leva.

«Pour Hagrid alors, d'accord.» dit-elle, mais elle souriait largement.

Harry réalisa qu'il n'avait pas vu son sourire depuis un moment.

«Parfait.» dit Harry en lui rendant ce sourire.

Elle grimpa jusqu'au dortoir pour ranger son journal, puis vint le rejoindre. Ils descendirent ensuite tous les deux, discutant à propos du match du lendemain, se demandant si le balai de Hydrus, Nimbus 2001 ou pas, serait capable de supporter son ego. La voix resta silencieuse, mais Harry était heureux d'avoir de la compagnie pour lui changer les idées.

«Harry, dit-elle, quand ils furent arrivés au deuxième étage. Je- Merci pour-»

Elle vacilla légèrement, avant de crier et de véritablement trébucher, manquant d'emporter Harry avec elle dans sa chute lorsqu'elle se rattrapa à lui.

«Arrête de rire! dit-elle, mais elle avait elle-même du mal à s'en empêcher. Ce n'est pas ma faute, le sol est tout mouillé!»

«D'accord.» dit-il en levant les mains devant lui, se rendant tout en riant encore.

Un regard vers le sol lui indiqua qu'elle avait raison.

«Euh, je me demande pourquoi-»

«Oh non, ça vient des toilettes de Mimi Geignarde.» dit Ginny, soudainement nerveuse.

«Le fantôme qui t'a attaqué?» demanda Harry.

Ginny acquiesça.

«Je te protégerai.» la taquina-t-il.

«Mon héros.» lança-t-elle en le fusillant du regard et en enfonçant son doigt dans ses côtes.

«Aïe-»

«C'est ce que tu mérites pour t'être moqué de moi.» dit-elle en rejetant ses longs cheveux en arrière.

Harry éclata de rire. Du moins jusqu'à ce que l'odeur de son shampoing lui agresse le nez, le faisant éternuer.

«Demande à Ron.»

«Je te crois.» lui assura-t-il en se frottant le nez.

Une autre odeur attira son attention et il se figea.

«Quoi? demanda-t-elle, avant de lever les yeux. C'est Mimi-»

«Miss Teigne.» dit-il en observant les alentours.

Ginny afficha un regard sombre.

«Où ça?»

«J'sais pas. En général, elle ne reste pas cachée-»

Le silence tomba entre eux. Même s'ils ne faisaient rien de mal, le fait que Miss Teigne soit dans le coin indiquait que Rusard n'était pas loin et que la retenue n'était sans doute pas évitable.

«Harry, dit lentement Ginny. Ce n'est pas- est-ce que c'est-»

Harry se déplaça dans la direction que Ginny montrait, où une petite forme sombre pendait de l'une des torches. L'estomac de Harry se serra et il sortit sa baguette en faisant signe à Ginny de rester près de lui. Il ne pouvait ni voir, ni entendre personne, ne sentait aucune autre odeur non plus. Tout ce qu'il sentait, c'était le chat, l'eau et Ginny … et du sang. Harry pouvait sentir du sang. Il leva les yeux et sentit son cœur remonter dans sa gorge.

Tracée – pas très haut – en grosses lettres, une inscription scintillait dans la lueur des torches qui éclairent le passage: La Chambre des Secrets a été ouverte. Ennemis de l'héritier, prenez garde.

«C'est du sang?» demanda Ginny.

Elle était très pâle, mais se pencha pour mieux voir. L'esprit de Harry bouillonnait. Il n'avait aucune idée de ce que pouvait être la Chambre des Secrets, de qui était l'héritier, mais il soupçonnait un lien avec la voix.

«Harry, c'est du sang-»

«Ginny, il faut qu'on s'en aille. Maintenant.» dit-il en attrapant son poignet.

Mais c'était trop tard.

«Pris sur le fait!» fanfaronna une voix triomphante derrière eux.

Tous sauf lui, pensa Harry en fermant les yeux pendant un moment. Rusard s'avança vers eux, frottant ses mains l'une contre l'autre, ses yeux pâles les dévisageant tous les deux.

«D'abord du vandalisme, lança-t-il sans vraiment lire les écritures. Des dommages causés à l'école-»

Il agita la main en direction du sol.

«Ce n'est pas nous.» s'écria Ginny en secouant la tête.

«Et le sol est en pierre, dit Harry. C'est juste de l'eau, ce n'est pas vraiment abîmé-»

«Taisez-vous, gronda Rusard. Et vous n'êtes pas au festin … On file en douce pour se retrouver en privé, c'est ça?»

Il avait l'air presque hystérique et Harry et Ginny échangèrent un regard, le nez froncé.

«Oh, ça sent les ennuis. Le Directeur me laissera peut-être utiliser mes tenailles à pouces-»

Les yeux de Rusard, qui débordaient d'un plaisir malsain en voyant leur visage terrifié, se posèrent enfin sur Miss Teigne.

«Est-ce- ce n'est pas- Miss Teigne? Que lui avez-vous fait?!»

«Nous n'avons rien-»

«Vous avez tué ma chatte!» hurla Rusard.

Il fit un pas en avant et Harry recula en poussant Ginny derrière lui.

«Vous avez assassiné ma chatte!»

Harry pouvait voir des larmes perler dans ses yeux et pour la première fois, il se sentit mal pour l'homme.

«Je promets que nous n'avons rien fait, nous avons juste trouvé-»

«Menteur! Vous avez tué

Des voix se firent entendre au bout du couloir et les ombres des élèves, projetées par les torches, firent leur apparition sur les murs. Rusard fit un bond vers eux, avant de faire volte-face, appelant un Professeur à l'aide. Harry et Ginny s'éloignèrent autant que possible du mur, mais les gens parlaient déjà entre eux, les pointant du doigt.

Puis une voix résonna un peu plus fortement, au milieu des élèves réunis.

«'Ennemis de l'héritier, prenez garde'?»

C'était Hydrus, flanqué de Daphné et Blaise. Blaise avait l'air beaucoup moins excité que les deux autres. Harry se demanda même pourquoi ils se trouvaient là, avant de se dire qu'ils se rendaient peut-être à la bibliothèque.

«Crivey- Où est Crivey?»

Il y eu un petit bruit au milieu du groupe.

«Ah, voilà. Tu ferais mieux de commencer à prendre des photos de toi et des autres sang-de-bourbes. D'ici peu de temps, nous aurons besoin de quelque chose pour nous souvenir de vous.»

Daphné éclata de rire.

«Ça suffit, M. Malefoy.»

Rusard avait trouvé Rogue qui se dirigeait vers eux. Derrière lui, Harry pouvait apercevoir ses amis, l'air inquiet et perplexe.

«Ils ont tué-»

«Oui, Rusard, le railla Rogue. Une seconde.»

Il s'éclaircit la gorge.

«Vingt points de moins à tous ceux qui seront encore dans mon champ de vision dans dix secondes.»

Ses yeux croisèrent ceux de Harry, lui faisant bien comprendre qu'ils étaient censés rester.

«Oui, Drago, vous également. Je suis sûr que vous pouvez supporter d'être séparé du précieux Potter pendant quelques minutes.»

Harry ne chercha pas à croiser le regard de ses amis, mais il vit Ron faire un doigt d'honneur dans le dos de Rogue, tandis que Hermione l'attirait en sens inverse.

«Je jure que nous n'avons rien fait!» dit Ginny, une fois qu'ils se retrouvèrent seuls avec Rogue et Rusard.

« C'est évident, idiote, s'emporta Rogue. Il s'agit-»

Il désigna Miss Teigne.

«-de magie noire bien au-dessus des compétences d'un premier ou d'un deuxième année.»

Il croisa de nouveau les yeux de Harry.

«Ce qui est moins évident, c'est la raison pour laquelle vous vous trouvez ici plutôt qu'au festin.»

«C'est Halloween, dit doucement Harry. Monsieur.»

«J'ai bien conscience de la date du jour, Potter.» gronda Rogue.

Quelque chose dans l'expression de Rogue vrilla, mais Harry n'arrivait pas à bien comprendre ce qu'il y avait derrière ce changement.

«Alors vous me croirez si je vous dis que j'étais avec Patmol et Lunard.»

Après un moment, Rogue hocha la tête.

«C'est facile à vérifier.» dit-il, le menaçant presque.

«Yep.» dit Harry.

Rogue serra la mâchoire pendant un moment, avant d'agiter sa baguette. Un Patronus, qui bougeait trop vite pour que Harry puisse en distinguer la forme, s'élança dans le couloir.

«Et ensuite?» demanda Rogue.

«Ensuite, je suis revenu et Peeves m'a attaqué, alors je suis monté et je suis tombé sur Ginny et on a décidé de descendre ensemble.»

Ginny hocha la tête pour confirmer.

«On vient juste d'arriver ici, dit-elle. Je le promets, monsieur.»

«Ils ont tué mon chat!» s'écria Rusard.

«Elle n'est pas morte, annonça Rogue. J'ignore ce qui lui arrive exactement, mais elle est en vie, je peux l'assurer.»

«J'exige un châtiment-»

«Nous n'avons rien fait!» s'exclama Ginny avec force.

«Qu'il ait tort ou non, Weasley, ce n'est pas correct de s'adresser à un adulte de cette façon. Cinq points en moins pour Gryffondor.»

Rogue détacha Miss Teigne de la torche et la tendit à Rusard, avant de leur faire signe.

«Venez. Le Directeur aura certainement des questions à vous poser.»