Hey !

Merci à The Story of a rabbit, Les-Fictions-De-Niils, Traff Lamy, Katym et Lawiki pour leur review ! Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en fav ou en follow.

RAR

Traff Lamy - Si par calme tu entends, plus calme que One Piece parce qu'il y a moins de coup de canon, et bien peut-être... mais il y aura quand même de l'action. Juste que ce n'est pas leur quotidien, ce sont des lycéeins pour le moment. Merci pour ta review !

Katym - Tiens, tu vas avoir une partie de la réponse en ce qui concerne Ace dans ce chapitre ! Sinon la réponse pour les "deux"... plus tard... sinon ce ne serait pas drôle. Merci pour ton retour sur Roger. Je ne pense pouvoir affirmer que j'ai "réellement comprit Gol. ". J'ai simplement repris les éléments du manga et les ai plus ou moins adapté à l'UA. Quant à Ace, il n'a pas grandi dans le même contexte que sur Goa, donc j'ai réadapter ses sentiments pour son père. Contente que ça t'es plu.

Ta remarque sur Law m'a permi de prendre un peu de recul. En effet, tu as raison, j'ai mal géré ce coup là. Comme j'ai le fin mot de chaque partie, dont le passé de Law et ce qu'il ressent sur divers sujet et surtout pourquoi, et bien j'ai clairement manqué de finesse sur cette partie-là. L'air de rien, j'ai commencé à écrire cette fanfic il y a un bail (tellement que certains éléments ne sont plus d'actualité, comme Sanji), revenir sur les anciens chapitres m'est plus difficile. Je prend bien ta remarque en compte et je vais de faire au mieux pour la suite. Merci pour ta review constructive !

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Chapitre 11

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- Oh oui ! Oui ! OUI ! Prend-moi plus fort ! Aaaaaaaaaaaaah !

- Oh ! Oh ! OH ! Ce que tu es bonne !

- Oui ! Tape dans le fond ! Là ! Là ! LA !

- Nan mais sérieusement, c'est plus possible là, s'exaspère Ace en se redressant, furieux et fixant le mur commun de mes voisins qui s'envoient en l'air un peu bruyamment comme s'il pouvait le faire cramer du regard. C'est invivable.

- Oh, je fais en retenant mon hilarité devant l'expression furibonde d'Ace et celle particulièrement gênée de Sabo qui se morfond sur son devoir. Je le préfère aussi actif que lorsqu'il passe un mois enfermé chez lui sans sortir. Après il y a des odeurs bizarres qui nous parviennent.

- Attend, c'est ta seule alternative ? Des parties de jambes en l'air ou des odeurs bizarres ? Mais faut l'enfermer c'type !

Ça y est. J'ai atteint ma limite : J'éclate de rire. Cette tête que tire Ace, c'est tordant.

- On ne pourrait pas allez taper chez lui ? propose Sabo, toujours rouge pivoine. Ça fait au moins une heure, là…

- Oh, c'est pas faute d'avoir essayé tu sais. Mais on a eu beau tambouriner sur la porte parce qu'il faisait un vacarme pas possible à deux heures du mat' alors que Koala avait une compet' le lendemain, ils n'ont rien entendu. J'ai cru qu'elle allait défoncer leur porte.

- Oh oui ! Encore ! Plus fort, PLUS FORT !

A nouveau, je me mors la lèvre pour ne pas rire.

- C'est d'un romantique, renifle Ace de dédain. Il fait pas ça la nuit d'habitude ?

- Ah non, les garder la nuit chez lui, il a arrêté. Parce qu'au matin, il ne se souvient plus de leur nom et elles l'engueulent. Pendant deux heures.

- Classe.

- Je te le fais pas dire. Du coup il les garde l'après-midi et le soir, elles désertent.

- Mais enfin, reprend Sabo qui passe une main sur sa nuque. C'est la première fois qu'on est… interrompu par ses activités.

- Parce que d'habitude, j'arrive plus ou moins à l'apercevoir quand il ramène une fille, et donc je prévois le coup, et je m'arrange pour que l'on sorte. Mais aujourd'hui, je me suis ratée.

Pour ma défense, c'est à cause de mon invité -encore une fois caché en quatrième vitesse dans la chambre- que je n'ai plus vraiment prêté attention aux vas et viens de mon voisin. Sans mauvais jeu de mot.

- Oh oui, écarte tes cuisses ! Suces-moi avec tes lèvres, avec toutes tes lèvres ! Suce ! Je veux te baiser, te baiser jusqu'à ce que tu ne puisses plus t'asseoir !

Dans un bel ensemble, on échange une grimace de dégoût.

- Si un jour, un homme me parle comme ça, je lui assène un coup de pied qu'il est pas prêt d'oublier.

- Je vois ce que tu veux dire.

- Et ça marche dans les deux sens, si j'apprends que vous avez traité une fille comme ça…

- Comme si, s'offusque Sabo, mais Ace a un ricanement et me lance un regard appuyé.

- Une fille, Cara ?

Ah oui, forcément. Je lève les yeux au ciel.

- C'était générique Ace, me regarde pas comme ça.

- Homosexuel ou pas, me coupe Sabo qui ne semble pas s'en remettre. Ça, c'est tout sauf un comportement délicat. Est-ce que c'est vraiment utile d'être aussi vulgaire ?

- Bah, détends-toi un peu Sab', je soupire. Ils s'envoient en l'air comme ils l'entendent dans leur intimité.

- Ouais, marmonne Ace, tant qu'ils n'en font pas profiter tout le voisinage. Mais elle a raison Sab', ils ont bien le droit de s'traiter comme ils l'entendent. Mais je suis aussi d'accord en disant que je pourrais jamais être aussi… quel terme tu as utilisé ? « Vulgaire », avec quelqu'un, comme je n'aimerais pas qu'on l'soit avec moi.

- Ton côté romantique sans doute, je le taquine et il rit avec moi.

- Ouais, sans doute. Je suis encore plus fleur bleue qu'une gamine de quatorze ans.

- C'est ce qui fait tout ton charme, je papillonne devant lui en jouant avec l'une de ses mèches comme si je le draguais. Tous les hommes vont tomber pour toi si tu es aussi a-do-rable.

Il éclate de rire.

- Ouais c'est ça ! Comme si j'avais la moindre chance de trouver un jour un homme du même bord que moi qui, non content de m'aimer avec mes conneries, accepte de continuer à me fréquenter s'il apprend de qui je suis le fils. Tu nous vois au repas chez les beaux-parents ? Ah y'a pas à dire, ça serait festif !

- Plus fort ! Plus foooooooooooort ! Argh !

- Mais c'est pas vrai, il va l'assommer à la taper siiiii fort ! soupire Ace, et Sabo et moi éclatons de rire. Vous marrez pas, ça commence à devenir inquiétant. On devrait peut-être appeler les secours. Vous croyez que l'on peut mourir d'un orgasme trop violent ?

Je ris tellement que j'en ai mal aux côtes et même Sabo s'est recroquevillé sur lui pour ne pas se laisser aller trop fort aux remarques de son frère.

Devant nous, le devoir de physique n'a pas avancé d'un iota, mais on s'en fiche totalement.

- Si ça peut te rassurer Sab', je lance entre deux éclats de rire. Je suis certaine que Koala est pas ce genre de fille.

Sabo s'étouffe tout à coup et tousse si fort qu'Ace se sent obligé de lui tenir le dos, en profitant pour m'envoyer un clin d'œil pendant que son frère ne le voit pas. Lorsque celui-ci se redresse, il est assez rouge pour faire de la concurrence avec une tomate bien mûre. L'est adorable mon meilleur ami.

- C- Cara !

- Bon, c'est vrai que vu son caractère, c'est plutôt elle qui te mènera à la baguette, mais t'en fais pas, je suis sûre qu'elle prendra soin de toi.

Il me lance un livre au visage, mais je l'évite de justesse. Ace s'occupe alors de prendre le relai parce que j'ai trop de mal à me retenir de rire.

- Et puis toi, comme à ton habitude, tu n'en feras qu'à ta tête, alors elle t'engueulera, puis vous finirez par tout faire… ensemble… tous les deux… seuls… nus dans un-

- Vous voulez bien arrêter de parler de la vie intime que je n'ai pas avec Koala s'il vous plait ?!

Mais Ace est dans le même état que moi, et on a un mal fou à reprendre notre sérieux devant son visage d'ange complètement paniqué et rouge de gêne.

- Bah, reprend finalement Ace. T'en fais pas, ça viendra. Le jour où tu te décideras enfin à lui parler de tes sentiments.

Sabo se reprend un peu et détourne le regard.

- Ça va, on a le temps non ? On n'a que dix-sept ans.

- Ouais mais depuis combien de temps tu es fou d'elle ? Cara ?

- Hum… au moins cinq ans je dirais.

- La ferme tous les deux…

Il passe une main sur son visage pour se calmer.

- C'est juste que… je ne sais pas. Et puis j'ai peur de détériorer notre amitié si je développe quelque chose comme ça avec elle.

- Tu veux dire… je souffle, joueuse. Aussi développée que sa poitrine ?

Sabo m'envoie le cahier d'Ace dans la figure, et cette fois, je me le prends en pleine face. Outch.

- Toujours plus développée que ta poitrine, ton sens de l'humour et ton romantisme.

- Aïe. C'était un coup bas ça, je gémis. Je renonce pas à l'espoir d'un jour remplir correctement un 85B, vu ?

- Rêve, ricane Ace. Si t'étais pas ma meilleure amie et si je savais pas que t'étais une fille, je te ferais du gringe.

-Humph !

Je croise les bras et détourne la tête pour bouder. Mais voyant que Sabo semble toujours aussi mal, Ace et moi abandonnons vite nos bêtises.

- Sab', reprend Ace avec sérieux, ce qui est assez rare pour dérider son frère. Je crois ce que tu as pour Koala va au-delà d'une amourette passagère de lycéen. Non en fait, j'en suis certain. Alors t'as raison. T'as le temps.

Sabo a un rire un peu triste.

- Tu en parles comme si j'étais malade.

- L'affection est une infection sentimentale, dis-je doucement en lui souriant. Aussi incroyable que cela puis-ce être, Ace a raison. J'en suis persuadée.

Sabo hésite, puis nous sourit.

- Je ne sais pas pourquoi j'ai une idée aussi folle, mais je crois que j'ai envie de vous écouter.

Ace lui envoie une bourrasque affectueuse et je lui souris. Puis l'ainé me lance un regard moqueur.

Oh, je sens que ça va encore être pour ma pomme.

- Par contre, depuis quand toi, miss « l'amour c'est des conneries », tu es aussi attentionnée ? Je croyais que tu supportais pas tout ce blablatage sur l'amour et tout ça.

- On discute d'amour, c'est pas ce que sont censés faire tous les ados de notre âge ?

Bonne question. Vu le regard de total ignorance qu'on échange, ils en savent autant que moi.

- Je n'en sais rien, avoue Sabo. J'ai dû lire ça dans un livre ou deux, ouais.

« Lire ça dans un livre ». On est un peu à côté de la plaque je crois.

- Et bien c'est l'occasion de retourner dans le moule des lycéens normaux. C'est quand la dernière fois que l'on a parlé de ce genre de chose ?

Silence. Sabo lance, hésitant :

- Le comming-out d'Ace ?… Non ?

- Heu… ouais, c'est ça. Mince, ça fait une paye. Par contre, ce n'est pas ce que j'voulais dire, Cara.

Je lève le nez. Il semble un peu plus sérieux que tout à l'heure.

- Je m'étonnais de l'intérêt que tu sembles porter à notre petit couple préféré…

- Hey ! On n'est pas en couple !

- … Alors que tu es en général la première à cracher sur ce genre de chose.

Il n'a pas tort. Mais…

- Le prend pas mal Sab', mais j'ai pas changé d'avis là-dessus. Mais je crois que l'on est d'accord pour dire que ce qui t'attire à Koala, c'est au-delà de pulsions purement chimiques que produit notre organisme à notre âge. Ce que je supporte pas, ce sont tous ceux qui se baladent en clamant haut et fort qu'ils ont trouvé l'amour de leur vie alors qu'ils sont juste guidés par des sensations qu'ils ne connaissent pas encore.

Je soupire, dégoutée en pensant à mes parents.

- Et je te parle même pas de ces filles qui s'éprennent des idoles ou de leur professeur. Elles sont juste trop immatures pour savoir faire la différence entre admiration et amour, ça m'énerve.

- Stop, me coupe Sabo. Là, tu deviens juste condescendante.

Ah bon ? Je me suis peut-être un peu emportée. Mais je pensais chacun de mes mots. Il va falloir que j'arrive à me calmer et à prendre un peu de recul si je commence à être ainsi.

- Désolée.

Ace passe l'éponge d'un geste de la main, et Sabo hoche la tête. Son ainé enchaine quand même :

- N'empêche que je te comprends un peu dans le fond. Ils me font tous rire les lycéens de notre âge à chercher à tout prix à avoir une relation pour s'afficher fièrement parce qu'ils rentrent dans le lot. C'est pas ça qui m'intéresse. Je préférai que l'amour me tombe dessus comme pour Sabo et Koala.

- Tu veux dire… comme Koala m'est tombée dessus non ?

- Ace, ta réplique était tellement fleur bleu, que je suis sûre que la prochaine chose que tu régurgiteras sera des arc-en-ciel, je me moque mais il me répond sur le même ton.

- Tu sais ce qui ferait du bien à ton cœur froid comme la pierre ? Un coup de foudre !

Ok, là, je dois me faire violence pour ne pas faire apparaitre la moindre trace d'hilarité sur mon visage.

- T'es sérieux là ? Un coup de foudre ?

- Ouais ! Ça te dériderais un peu…

- Ace, soupire Sabo, désespéré. Ce n'est peut-être pas la bonne expression à utiliser avec Cara.

- Ah ? s'étonne son frère avant de connecter. Ah ouais, tu as raison. Désolé Cara.

J'ai pas le temps de faire la moindre remarque, que dans un ensemble parfait, mes deux meilleurs amis me lancent un regard goguenard avec un sourire si sadique qu'il me fait froid dans le dos.

- Si la foudre elle-même ne peut plus rien pour toi, c'est que ton cas est définitivement désespéré.

- … Allez vous faire voir tous les deux, bande de traitres.

- Ah ! C'est bon ! C'est bon ! C'est bon ! Ouiiiiii !

- Oh bébé, t'es si serrée !

- Okay, cette fois, je vais m'les faire, déclare Ace en se relevant et en faisant craquer la jointure de ses mains. S'il a tellement le feu au cul, je vais m'arranger pour l'embraser totalement ce chaud lapin. Cara, je t'emprunte un torchon, mais je t'garantis pas qu'il te reviendra.

Et s'exécutant, il nous laisse en claquant la porte. Sabo et moi échangeons un regard.

- Cinq cents Berry qu'il met vraiment le feu au froc du gars.

- Six cents qu'il le fait, et qu'il crame tous leurs vêtements avec.

J'éclate de rire.

- Pari non tenu. Aucune chance qu'ils y réchappent.

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BOM !

Je fais une grimace sincèrement compatissante en entendant un bruit de chute assez violent dans la salle de bain.

- Ça va ? Toujours en un seul morceau ? je lance en m'approchant de la porte.

Pour toute réponse, j'entends un grognement de colère et des bruits de pas avant que la porte ne s'ouvre brusquement devant moi, dévoilant mon colocataire temporaire avec une simple serviette autour de la taille et qui semble se retenir à deux mains de m'étrangler. Un de ses sourcils tressaute dans un tic de colère qui le fait trembler. Même en quasi tenu d'Adam, il sait être flippant.

- Tu te moques de moi ?

Sa voix est basse et pleine de rage contenue.

Heu… Qu'est-ce que j'ai fait ? Parce que là je vois pas. Puis je remarque soudain qu'il a retiré la gaze de sa plaie au flanc… et que donc il y a de forte chance qu'il est fini par jeter un coup d'œil à son dos.

- Ah.

- Y'a pas de « ah » qui tienne ! explose-t-il. C'est quoi ce délire ?!

J'aurais bien pris peur face à sa voix grave encore plus caverneuse que d'ordinaire, toute sa posture qui me crie qu'il va casser quelque chose, ses yeux bouillent de rage… mais lui qui a cette couleur de peau halée si particulière, le voir ainsi avec les pommettes rouges de gêne… c'est au-delà de l'attendrissant. C'est à mourir de rire.

Seulement là, je crois qu'il apprécierait pas, alors je mors ma joue pour ne pas me trahir. Sauf je ne suis pas la plus fine des cachotières et lui, il est pertinent. Grillée.

- Et ça te fait marrer ?!

- Oui, j'avoue.

Il a un geste rageur.

- Tu n'aurais pas pu prendre un couteau ou une petite cuillère ? On parle d'une cautérisation, pas d'un tatouage au henné !

- Roh allez, me marré-je franchement. C'était sur un coup de tête.

- C'est toi qui va te prendre un coup de tête !

Il est tellement furieux que ses paupières sont agitées de tics nerveux, mais je ne peux pas m'empêcher de rire.

- Je me suis dit que quitte à te camer le dos et que ça te fasse une marque à vie, autant que ce soit quelque chose dans le thème. Et puis c'est mignon… un petit bout de chair brulée en forme de cœur…

… Il fulmine. Il va exploser.

Trois… Deux… Un…

- CARA !

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Merci d'avoir lu !