Hey !.

Merci à Les-Fictions-De-Niils, The-Story-of-A-Rabbit, Traffy-D-Lamy, Yeil pour leurs reviews ! Merci également à tous ceux qui ont mis cette fanfic en favorite et/ou follow !

RAR

Traffy-D-Lamy – Merci pour ta review ! Mais il y a eu un bug, et la moitié des mots et des phrases étaient mangé ! Je me suis permise de retoucher les mots dont on devinait le sens, mais je n'ai rien touché d'autre.

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Chapitre 16

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, les choses se sont rapidement calmées. Rien, mais alors rien du tout n'est arrivé.

Rayleigh ne leur a fait aucune remarque en dehors d'une leçon de moral sur le mauvais exemple qu'ils donnaient à Luffy.

Shakky n'a jamais appelé pour leur faire une quelconque recommandation.

Aucun Yakuza n'a sonné à leur porte -en même temps pour sonner à la porte du Roi Sombre, faut être sérieusement atteint.

Mais il ne s'est rien passé.

Ace s'est aussi rapidement remit que d'ordinaire, ne laissant aucune marque.

Sabo a pris sur lui de faire quelques recherches, sans succès.

J'ai fait le tour des bars peu recommandables, mais n'ai vu personne semblant s'en être pris une par Point Ardant.

Et notre dispute est oubliée depuis longtemps.

En somme… les vacances ont simplement repris leurs cours comme si toute cette histoire s'était dissipée au lever du soleil.

Mais, Sab' a un mauvais pressentiment, celui que tout ça n'est pas fini. Or comme rien ne s'est encore passé, il reste en stand-by.

Finalement, la seule vraie conséquence de tout ça… c'est le cas d'Ace.

Quand en partant, il a récupéré ses affaires, il a remarqué le chapeau de fête foraine orange que l'on avait récupérée pour cacher son visage… et il lui a tapé dans l'œil. Sabo était septique -pas très chaud avec la corde fermée par une tête de mort cornue-, et je le trouve un peu… pas ridicule, juste pas très crédible, mais Ace n'a rien voulu savoir. Il l'a définitivement adopté.

Sabo marmonnait quelque chose comme « on avait déjà le chapeau de plage de Luffy, voilà qu'il s'y met aussi ». Mais force est de constaté qu'il lui va parfaitement, ce stetson. Il colle même tellement à la personnalité de son propriétaire que s'en est étrange.

Seule séquelle notable de l'incident, Ace est toujours un peu travaillé du chapeau.

- Je crois que je suis fatiguée…

- Pourquoi ?

- Je fais des jeux de mots stupides.

Il hausse un sourcil, et replonge dans sa lecture, ses yeux gris aussi inexpressifs que d'ordinaire. Il m'énerve quand il fait ça !

Je me détourne avec un reniflement de dédain et croise les bras. Mais je n'arrive pas à tenir cet air bien longtemps.

Je suis vraiment fatiguée à vrai dire.

L'incident Ace remonte déjà à deux semaines, et toujours rien de fâcheux n'était arrivé, les choses s'étaient taries et rien de dangereux ne pointait à l'horizon…

Mais d'un autre côté, ils étaient toujours sur leurs gardes et cette tension permanente ne m'aidait pas vraiment à me détendre.

Avec ça, je continuais à travailler au Laboon's Soul, mais j'avais pris mes horaires d'Août. Je faisais tous les soirs, dimanche compris, vingt-et-une heure/deux heures du matin.

D'ordinaire, je n'aurais eu aucun mal à tenir le rythme, je l'avais déjà fait. Je dormais jusqu'à huit heures le matin, mais faisait une longue sieste l'après-midi pour être en forme la nuit venue. Je remercierais d'ailleurs mille fois mon colocataire de me laisser la chambre et mon futon dans ces moments-là, parce que dormir dans mes couvertures m'avait plus manqué que ce que je pensais.

Il ne faisait pas de bruits et me laissait me reposer. Plusieurs fois, il était même venu me secouer quand je n'entendais pas mon réveil, m'évitant d'arriver en retard. Je l'en remerciais encore plus.

Pourtant, j'étais trop stressée pour être parfaitement reposée.

Ace, Sabo, Brook, et surtout, surtout, Lui.

S'il y avait bien un sujet que je n'osais pas aborder avec lui, en dehors de ses occupations à l'année et de comment il s'était retrouvé à croupir devant ma porte, c'était bien son départ.

Parce que même si j'avais parfaitement conscience d'éviter d'y penser, je savais pertinemment qu'il ne pourrait pas rester cloitrer entre les quatre murs de l'appartement indéfiniment.

Disons que je me changeais lentement mais surement en marmite sans soupape.

Les vacances d'été n'étaient pas finies avant encore deux autres semaines, et pourtant j'avais l'impression qu'elles débordaient. Elles débordaient d'évènements, mais pas forcément ceux auxquels je m'étais attendue.

J'avais prévu de me reposer des examens, je tombais sur un demi-macchabé.

On avait fait un festival, mais je n'avais pensé qu'à une chose, le rescapé caché dans mon placard.

J'avais fini mes devoirs, mais pas seulement avec mes deux meilleurs amis, mon colocataire m'avait pas mal aidé sur la biologie et les maths.

Pas de mer et de maillot de bain mais des pansements et des compresses. J'avais rangé la balle de son épaule dans un… miséricorde, j'avais honte de l'avouer, mais je l'avais cachée dans un omamori que j'avais glissé dans mon tiroir. Juste pour éviter que quelqu'un y tombe dessus par inadvertance.

L'été avait vraiment été éprouvant, et il n'était pas fini.

Mais ouais, je dormais mal.

Parce que je savais Ace sur la corde raide.

Parce que Sabo était tendu.

Parce que j'hébergeais un homme que je ne connaissais pas.

Parce que l'homme en question semblait avoir un peu trop de soucis pour un fonctionnaire lambda.

Parce qu'il était Trafalgar Law, et que la personne en lui-même, c'était quand même un sacré personnage.

Des myriades de détails qui s'accumulaient et qui me rendaient parano.

Maintenant, dès que je quittais le bar par la porte de sortie, j'avais cette atroce sensation d'être observée, épiée, suivie. Comme si chacun de mes gestes étaient étudiés. Ça me donnait le vertige.

Bien sûr, il n'y avait personne, je ne faisais que psychoter, mais ça me rendait folle. La tension et les frissons de peur ne me lâchaient pas jusqu'à ce que je rentre et qu'il me salue de sa voix caverneuse s'il était encore réveillé.

Encore une fois, c'était stupide, mais je me sentais en sécurité en rentrant chez moi. Parce que j'hébergeais un homme de vingt-cinq ans, d'un mètre quatre-vingt-onze, sculpté dans un métal aussi dur que son regard d'acier.

Il fallait avouer que ça avait quelque chose de rassurant.

Ah ! Et bien sûr, comme si tout cela ne suffisait pas, j'avais toujours cette foutue douleur à la poitrine.

C'était parfaitement indescriptible comme sensation. Quelque chose entre une gêne, un poids, une chaleur tantôt brûlante, tantôt glaciale. Mon pacemaker déconnait vraiment.

- T'en tire une tête, on dirait que tu as avalé un citron entier.

Je lui fais une grimace puérile.

- Puissant contre-argument, se moque-t-il.

Pas le courage de faire plus. Il a un sourire en coin légèrement taquin, puis me fait signe d'approcher.

- Quoi ?

- Discute pas et ramène-toi, s'impatiente-t-il. Tu vas aimer.

Je lève un sourcil circonspect, mais devant son air exaspéré par ma lenteur, je n'ajoute rien et le lève pour m'approcher de lui. Il s'installe correctement sur le canapé, jambes écartées, et tapote l'espace entre elles.

Il me veut quoi là ? Je ne bouge pas.

- Arrête de faire ta midinette et amène-toi bon sang.

Comme je ne bouge toujours pas -j'arrive plus à réfléchir, chui trop fatiguée- il attrape mon poignet ballant et me tire jusqu'à lui. Un cri de surprise m'échappe et je lève les bras pour me protéger d'une chute… qui ne vient pas. Je suis si insignifiante pour lui qu'il m'a retenu d'une main et de l'autre, m'a assise de force.

- Mais qu'est-ce que tu fous ?!

- Silence et détends-toi.

- Ça va être dur, espèce de brute épaisse, tu viens de me- hum… !

Oh miséricorde !

Un gémissement de plaisir m'a échappé, mais je m'en fiche pas mal d'avoir eu l'air ridicule.

Ses mains… sur mes épaules… Diantre…

- Aaaah… !

Il, est, SUPER, doué ! Ses doigts longs et fins mais d'une force presque surprenante glissent sur mes omoplates, mes trapèzes, ma nuque, ma colonne vertébrale… délient lentement mais surement tous mes muscles, me transformant peu à peu en guimauve trop cuite.

Il n'a pas des mains froides, mais fraiches, et vu la température, je me demande encore comment c'est -humph !- possible. Elles sont agiles… expertes… fichtre, mais en réalité, il est masseur professionnel ? C'est ça, j'ai bon ?

- Ça va mieux ? me demande-t-il d'une voix moqueuse.

Je me contente de pousser un looooong gémissement de plaisir -mes cordes vocales sont trop détendues pour correctement moduler ma voix.

Je sens ses doigts se crisper une seconde, signe qu'il se fiche de moi, comme d'habitude.

- On t'a déjà dit… que t'as des doigts de fée… ?

Il a un ricanement.

- On me dit souvent que j'ai des mains de chirurgien.

Cette fois, c'est moi qui me marre.

- Avec « D.E.A.T.H » tatoué sur chaque phalange ? Laisse-moi rire.

Il ne réplique pas, mais je sens son souffle hiératique m'indiquer qu'il rit avec moi… même si j'ai l'étrange sensation que je loupe la blague.

Le silence qui s'en suit est tout sauf silencieux. Le vent agite le carillon qui sonne doucement de temps à autres, sur un fond d'un chœur de cigales déchainées.

Mais je me concentre sur le souffle mesuré de mon masseur. Régulier, profond, presque comme s'il dormait.

Dormir…

Je cale ma respiration sur ses gestes lents, doux, et lentement, je me sens partir. Je suis tellement épuisée… que je n'ai même pas le temps de le prévenir que je vais finir par m'endormir, là, comme une idiot-

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Je me réveille en sursaut par une désagréable sensation de chute qui me laisse alerte.

Je suis un peu perdue… ah oui… je me suis endormie.

Mais qu'elle cruche !

Me redressant, je remarque une couverture sur mes épaules.

- Oh ? Réveillée ?

Il s'avance vers moi et me tend une tasse de thé juste à la bonne température. Je l'attrape et la descend, indifférente à son regard moqueur.

- Désolée, je fais piteusement en lui rendant la tasse. Je crois que je me suis écroulée.

- Je confirme, se moque-t-il. Ça fait deux heures que tu roupilles.

Je grimasse et passe une main dans mes cheveux en cherchant mes lunettes de mon regard brouillé. Je les repère sur la table basse, les attrape et les chausse. Voilà, là j'y vois mieux.

J'ai mal à la poitrine.

J'ai vraiment mal à la poitrine.

Pourtant je dormais dans une position antalgique, je n'ai aucune courbature… mais mon cœur bat un peu trop rapidement et ma poitrine me serre.

D'accord, ça suffit.

Je me lève en m'étirant doucement pour ne pas brusquer quoi que ce soit, et attrape mon téléphone.

Je n'ai même pas une vingtaine de contacts, je trouve vite celui que je cherche et appelle.

On décroche deux sonneries plus tard.

- Hôpital Ouest, Centre de Cardiologie, bonjour.

- Bonjour, je suis une patiente du Docteur Nako, Swallow Cara. J'aimerais prendre rendez-vous assez rapidement.

- Ah, Mademoiselle Swallow, me reconnait la secrétaire. Bien sûr. C'est une urgence ?

Je grimace.

- J'en sais rien pour tout vous dire. J'ai mal à la poitrine, mon cœur bat un peu trop rapidement et j'ai une gêne au niveau de mon pacemaker depuis plus d'un mois.

Le silence me répond.

- Ne quittez pas, j'appelle le Docteur Nako.

Ah carrément ? Bon. Je patiente une petite minute en marchant en cercle dans la pièce. Puis j'entends le téléphone grésiller.

- Mademoiselle Swallow ? Bonjour.

- Bonjour Docteur, je salue. Désolée de vous déranger.

- Ce n'est rien, explique-moi tout avec le plus de détails possibles.

Je ne suis pas sûre d'aimer ce ton sérieux, un peu trop sérieux pour le cardiologue.

- Ça va faire plus d'un mois que j'ai une sorte de… gêne, comme si l'on me piquait au niveau de mon pacemaker. Comme visuellement il n'y avait rien, je pensais que c'était juste dû au stress des examens et de mon travail. Mais maintenant, j'ai mal jusque dans la poitrine, comme si l'on serrait mon cœur. Et la cage thoracique.

- A quelle fréquence ?

- La clavicule, très souvent, la poitrine, seulement depuis une dizaine de minutes et…

A vrai dire…

- Je me suis endormie… je crois bien… que j'en ai rêvé.

Je ne me souviens pas de mon rêve, mais à bien y réfléchir, je me souviens d'au moins ça.

- J'étais correctement installée pour dormir.

- Un changement de position habituelle ces derniers temps ?

C'est vrai que je dors sur le canapé… mais je fais toujours attention à la manière dont je m'endors.

- Non.

- Un changement particulier de rythme ? Un effort physique intense ? Activité sexuelle ?

- J'ai changé mes horaires de travail, mais l'année dernière il n'y avait eu aucun problème. J'ai dû faire une course à pied un peu trop « intense », mais ça remonte déjà à il y a deux semaines et je n'ai eu aucun problème cardiaque en résultant. Enfin je crois. Et je suis toujours célibataire et vierge.

Le silence se fait quelques secondes. Qu'est-ce que j'ai à la fin ?

- D'accord, on va avancer votre rendez-vous de contrôle au plus tôt. Je veux vous faire un check-up complet, juste au cas où, et je veux vous examiner. Vous pouvez passer demain matin ?

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Merci d'avoir lu !